Repose-toi sur moi

Couverture du livre « Repose-toi sur moi » de Serge Joncour aux éditions Flammarion

4.147058823

34 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Flammarion
  • EAN : 9782081306639
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 428
  • Collection : Litterature francaise flammarion
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

Aurore est styliste et mère de famille. Ludovic est un ancien agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils partagent la cour de leur immeuble parisien et se rencontrent car des corbeaux s'y sont installés. Leurs divergences pour régler ce problème les mènent à l'affrontement mais... Lire la suite

Aurore est styliste et mère de famille. Ludovic est un ancien agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils partagent la cour de leur immeuble parisien et se rencontrent car des corbeaux s'y sont installés. Leurs divergences pour régler ce problème les mènent à l'affrontement mais ils finissent par apprendre à se connaître.

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Les derniers avis

  • 0.25

    Serge Joncour nous offre une romance totalement contemporaine, avec du style et sans aucune mièvrerie.
    Ludovic et Aurore habitent le même immeuble, les fenêtres du premier donnant sur l’appartement de l’autre.
    Ludovic est un déraciné, veuf il a quitté sa campagne et la ferme familiale où il était en surnombre. Ses parents vieillissant, il a laissé sa place à sa sœur et son beau-frère, qui élèvent leurs deux enfants.
    Lui sans Mathilde, après de long mois hors du temps créés par la maladie, est venu à Paris faire du recouvrement de créances.
    Aurore est styliste, elle a sa propre marque, un mari et deux enfants. A sa façon c’est une déracinée également.
    Ils ont un point commun cet îlot de verdure dans la cour de l’immeuble. Un havre de paix qui bruit du chant des oiseaux, mais il y a des intrus qui font peur à Aurore : deux corbeaux.
    Cette phobie des corbeaux va être le déclencheur de leur rencontre.
    Deux déracinés mais aussi deux mondes les séparent et cela se voit au premier coup d’œil. Lui grand gaillard n’est pas porté sur une apparence soignée, il porte « du pratique » elle nage dans le monde de la mode et de l’argent.
    Notre auteur s’amuse à nous envoyer des images contrastes.
    Il zoome, en bon cinéaste sur les situations qui vont du rire aux larmes, nos deux déracinés vont jouer sur un autre registre.
    Serge Joncour nous rejoue « la comédie humaine » où à défaut de se dépouiller de leurs carcans sociaux, Ludovic et Aurore vont s’affranchir des codes d’une vie où ils ne sont bien ni l’un ni l’autre.

    Leur rencontre sera charismatique :
    « En se serrant contre cet homme, en s'y plongeant avec tout ce qu'elle mobilisait de forces, elle embrassait l'amour et le diable, la peur et le désir, la mort et la gaîté, elle avait la sensation de se perdre en plein vertige dans ces bras-là, d'être embarquée dans une spirale qui n'en finirait jamais de les avaler. »
    Qu'il est bon d'avoir quelqu'un qui vous dit: «Repose-toi sur moi».
    Ce roman a un charme fou, comme ses personnages, il est élégant et sauvage à la fois, sensuel et tellement humain.
    Il deviendra un «classique» avec ses lettres de noblesse.
    ©Chantal Lafon- Litteratum Amor 30 avril 2017

  • 0.2

    Comme à son habitude, Serge Joncour célèbre dans ces pages la campagne, la nature, la forêt.
    J'ai retrouvé les descriptions qui vous plongent au milieu des arbres, dans le silence et la solitude de la forêt profonde.
    On a envie de le suivre, de s'y perdre avec lui.
    C'est une forêt toujours accueillante, bienveillante, une nature qui nourrit, même si elle n'y parvient pas toujours (mais c'est la faute des hommes).
    La campagne est un refuge, un lieu qui ressource, qui apaise.
    C'est aussi le berceau familiale, celui du conflit temporaire qui finit toujours par se régler.
    Comme dans L'amour sans le faire et L'écrivain national, les personnages se retrouvent perdus, ils n'ont plus aucun repère.
    Au fil des pages tout se délite et les laisse dépourvus avant le grand final.
    Car l'une des qualités de Joncour, c'est de soigner ses fins.
    Il y a toujours un évènement qui fait tout basculer, quelque chose qui remet tout en perspective et ce roman ne fait pas exception à la règle.

  • 0.25

    Quel chef d'oeuvre et quelle magnifique histoire d'amour !

    Serge Joncour a mis une multitude d'éléments tous aussi intéressants et pertinents les uns que les autres dans ce roman. Il y a une histoire d'amour et d'infidélité (avec tous les questionnements et remords qui vont avec), un vrai contexte professionnel très développé (dont une histoire d'échec professionnel très réaliste) que les romans ont peu l'habitude de traiter, une réflexion profonde, juste et non manichéenne sur deux mondes sociaux antagonistes (les cadres supérieurs parisiens bobos et la campagne française agricole). Le tout est écrit avec beaucoup de douceur et de bienveillance. Serge Joncour a un talent incroyable pour faire parler les ressentis de ses personnages avec beaucoup de finesse.

    Ce roman est une pure merveille, une vraie pépite littéraire. Comme je suis contente d'avoir découvert Serge Joncour !

  • 0.25

    Aurore Dessage est une styliste prometteuse, la quarantaine. Elle est mariée à un riche homme d'affaires américain se dévouant corps et âme à son business. Elle est maman de jumeaux de six ans. Elle a apparemment tout pour être heureuse. Mais Aurore a la boule au ventre, elle a peur car son associé lui met des bâtons dans les roues, magouillant pour prendre le contrôle de l'entreprise. Aurore est perdue et lorsqu'elle rentre chez elle aussi elle a peur car de vilains corbeaux ont envahi la cour de son immeuble. Son espace arboré qu'elle adorait s'est transformé en jardin de la peur. Elle déteste ces corbeaux noirs qui croassent lorsqu'elle rentre. Elle se sent menacée, angoissée.

    Ludovic, 46 ans, 1m95, 102 kilos. C'est un colosse aux pieds d'argile, un ours maladroit, un dur d'apparence au grand coeur. Il a quitté son Célé natal il y a trois ans. Quittant tout, fuyant la perte de l'amour de sa vie. Il y a trois ans, Mathilde est morte terrassée par un cancer, la faute aux phytos utilisés dans l'agriculture, il en est convaincu. Il a quitté son exploitation agricole laissant sa maman vieillissante, perdant ses repères avec sa soeur et son beau-frère. Il fallait partir, impossible de vivre tous de l'exploitation, la vie est difficile. Il pensait qu'en venant à Paris il ne serait pas seul en ville, mais Paris c'est la solitude avant tout, on y regarde les gens qui nous entourent comme une affiche, sans plus.

    Il est devenu recouvreur de dettes, car il faut qu'il bouge, impossible pour lui de rester dans un bureau. Il vit dans l'immeuble en face de celui d'Aurore. Un immeuble très moderne contrairement au luxueux immeuble d'en face. Il traverse la cour lui aussi pour rentrer chez lui.

    Ils n'ont rien en commun, venant chacun d'un monde opposé, Aurore est ce qu'il exècre. Leurs immeubles se faisant face, cette cour qui fait penser à l'univers "Hitchcockien" "Fenêtre sur cour" ou encore "Les oiseaux" car ces corbeaux noirs qui prennent possession des lieux sont terrifiants pour Aurore. Ludo aime rendre service et il débarrassera les lieux de ces volatiles.

    Peu à peu, ils se croiseront et deviendront attirés l'un vers l'autre comme des aimants. Une rencontre émouvante, une histoire d'amour naissante ? Une épaule sur laquelle se reposer ?

    Je découvre la plume de Serge Joncour et quelle belle découverte. Alternant descriptions et dialogues, les pages se tournent rapidement.

    L'écriture est intense, intimiste, tendre, poétique, drôle et touchante. Oui tout cela à la fois, Serge Joncour a une écriture subtile et son titre est bien choisi, vous le comprendrez en fin de récit.

    Il va dans la profondeur de l'âme et de la psychologie des personnages en opposition, mettant en avant les failles et la fragilité de chacun. Il met en avant de vrais sujets de société : la solitude, la famille, la campagne versus la ville, les crises existentielles de chacun. C'est profond, rempli d'humanité et d'amour.

    Une très belle découverte de la rentrée, un livre qui m'a émue. Une plume que je vous conseille vivement et que je vais creuser de mon côté.

    Un joli ♥



    Les jolies phrases

    Ludovic reste d'un flegme total. Le calme c'est ce qu'on peut opposer de pire à quelqu'un qui vous agresse aussi rudement.

    Une famille, c'est comme un jardin, si on n'y fout pas les pieds ça se met à pousser à tire-larigot, ça meurt d'abandon.

    Vivre, c'est se rapprocher de ce que l'on est, et toi Aurore tu es tout sauf une femme d'affaires, c'est beaucoup trop violent, je suis bien placée pour le savoir, le business c'est soit tu bouffes les autres, soit tu te fais bouffer ...

    Parfois, à des petits carrefours inattendus de la vie, on découvre que depuis un bon bout de temps déjà on avance sur un fil, depuis des années on est parti sur sa lancée, sans l'assurance qu'il y ait vraiment quelque chose de solide en dessous, ni quelqu'un, pas uniquement du vide, et alors on réalise qu'on en fait plus pour les autres qu'ils n'en font pour nous, que ce sont eux qui attendent tout de nous, dans ce domaine les enfants sont voraces, avides, toujours en demande et sans la moindre reconnaissance, les enfants après tout c'est normal de les porter, mais elle pensa aussi à tous les autres, tous ceux face auxquels elle ne devait jamais montrer ses failles, parce qu'ils s'y seraient engouffrés, ils ne lui auraient pas fait de cadeaux. Ils sont rares ceux qui donnent vraiment, ceux qui écoutent vraiment.

    Même si ce manque d'amour c'était un gouffre en lui, c'était comme un lac qui se serait vidé par le fond, et toute cette force vitale qu'on trouve à aimer, à désirer, à embrasser l'autre, à y penser, il savait bien que maintenant il faudrait faire sans, jusque-là il avait fait sans, et ce n'était pas à Paris qu'il rencontrerait quelqu'un.

    Quand d'un coup on s'embrasse, c'est que vraiment on n'en peut plus de cette distance, même collés l'un à l'autre on a la sensation d'être encore trop loin, pas assez en osmose, de là vient l'envie de se fondre, de ne plus laisser d'espace.

    Cette femme représentait bien tout ce qu'il détestait de Paris, tout ce qui le rejetait, tout ce qu'il aurait dû fuir, et pourtant elle l'attirait. Tout d'elle l'attirait.

    Tu sais, Aurore, faire du business c'est comme monter sur un ring, faut tout de suite donner des coups, sans quoi c'est toi qui en prends. Et encore, sur un ring tout le monde voit ce qui se passe, au moins c'est clair, alors que dans le business tous les coups se font par en dessous, ça ne m'étonnerait pas de Fabian.

    Être fort, c'est ne pas prendre la mesure du danger, le sous-évaluer, consciemment, tandis qu'être faible, c'est le surestimer, mais l'autre soir, il s'était fait peur.

    Aux premiers moments d'une histoire, l'idée de l'autre obsède, on y pense tout le temps, ce qu'on a vécu avant n'existe plus, le passé cette chose insignifiante et prodigieuse qui s'est contentée de nous amener là, comme si vivre n'avait servi qu'à ça, à ce besoin de retrouver l'autre.

    Quitter c'est se redonner vie à soi, mais c'est aussi redonner vie à l'autre, quitter c'est redonner vie à plein de gens, c'est pour ça que les hommes en sont incapables, donner la vie est une chose qu'ils ne savent pas faire.

    https://nathavh49.blogspot.be/2017/01/repose-toi-sur-moi-serge-joncour.html

  • 0.25

    Dans "Repose-toi sur moi" de Serge Joncour, on est très vite happé par l'histoire. L'histoire improbable entre deux êtres que tout semble éloigner.
    Aurore , styliste dans sa propre entreprise, mariée et mère de deux enfants habite un magnifique appartement au cœur de Paris. Ludovic, veuf depuis trois ans a quitté sa campagne et la ferme de ses parents où il travaillait la terre. Devenu recouvreur de dettes, il s'acquitte de son mieux de ce métier peu reluisant et habite un petit appartement face à celui d'Aurore.
    Une simple histoire de corbeaux squatteurs de leur cour commune va les rapprocher et être à l'origine de la naissance de leur relation. Une relation aussi brutale que nécessaire mais qui les déstabilise, leur fait perdre pied. Une relation qui finit par devenir si toxique que le lecteur s'inquiète de savoir comment elle va finir. Bien ou mal ? Mal ou bien?
    Le roman, tout en finesse égrène les sentiments des deux protagonistes , leur intimité, Il s'agit bien d'une histoire d'amour qui se déroule sous nos yeux.
    Un très beau roman, fort, puissant, terriblement humain qui ne se contente pas d'évoquer les rapports amoureux de ce couple tout neuf mais également en filigrane les rapports filiaux, les rapports de pouvoir, les rapports humains, l'incommunicabilité aussi.

  • 0.2

    Ce roman auquel a été attribué le « Prix Interallié » est bien dans l'esprit des créateurs de cette récompense.
    C'est un roman sociologique, même si, et par chance pour la lectrice que je suis, aucun des acteurs de ce roman n'est grossièrement caricaturé comme souvent.
    Certes, deux mondes différents se télescopent: ; la parisienne bobo nantie, deux beaux enfants un mari solide, un bel appartement, et l'agriculteur reconverti dans le tertiaire, sans panache.
    Ces deux là bien qu'habitant la même adresse vivent dans deux mondes parallèles, l'une côté soleil , l'autre à l'ombre. Toute leur vie est ainsi organisée,et si deux affreux corbeaux ne gâchaient pas la vie d'Aurore, la cour qui les sépare serait restée une frontière .
    Ludovic, chasseur du temps de sa vie campagnarde la libère de ses peurs et une étrange amitié naît entre cette femme fluette et élégante et ce grand costaud au physique imposant qui le sert pour son travail parisien de recouvrement de créances.
    L'amitié se transforme en passion physique , en confidences aussi, et celles ci amèneront Ludovic a user de sa force pour protéger Aurore des soucis qui l' accablent, elle et sa petite entreprise de prêt à porter.
    Alors que l'époux d'Aurore, séduisant et fringant américain à qui tout réussi pourrait l'aider par l'intermédiaire de ses avocats , sa fierté l'empêche de lui demander de l'aide , et c'est donc Ludovic qui s'y colle.
    Cet homme, veuf, seul, qui paraît si solide est en fait un grand affectif, et plus d'une fois se pose à lui cette lancinante question : « Se sert -elle de moi ? » Il doute beaucoup, peut-être à juste raison, peut-être pas, c'est la fin du roman qui donne la réponse, et le « repose -toi sur moi «  en donne la signification.
    Un bien gros livre pour cette histoire, et pourtant je l'ai dévoré, tant l'incandescence entre ces deux êtres est addictive.

  • 0.25

    Aurore est la parfaite incarnation de la bobo parisienne. Styliste, sa propre marque, un beau mari, de beaux enfants, un très bel appartement.
    Ludovic est lui un déraciné de la campagne, ancien agriculteur, reconverti dans le recouvrement, veuf, solitaire….
    Rien ne les réunit mis à part la cour de l’immeuble et un couple de corbeaux qui terrorisent jusqu’à la dépression Aurore.
    Voilà, à partir de là, vont se dérouler plus de 400 pages de récit, que je pensais impossible à tenir….Et pourtant, si.
    On est porté par cette rencontre entre une jeune quarantenaire à la dérive, dans sa vie personnelle et professionnelle, et un homme qui va se révéler providentiel.
    Je n’en révèlerai pas plus, j’ai crains pour la fin et même elle, est une belle surprise.
    Si vous voulez rester chez vous au chaud, avec ce mauvais temps, ce livre vous sera d’une excellente compagnie !!

  • 0.25

    Ne vous laissez pas duper par la sérénité émanant du titre de ce roman, les rebondissements sont omniprésents. Ce roman a double voix nous narre la rencontre amoureuse entre Ludovic, un ancien agriculteur veuf reconverti dans le recouvrement de dettes avec Aurore, styliste et mère de famille accomplie. Si tout oppose nos deux protagonistes, des corbeaux ayant élu domicile dans leur cour commune vont les rapprocher et précipiter leur rencontre. Ces volatiles de mauvaise augure se jouent d’Aurore en évoquant métaphoriquement sa part d’ombre. Ludovic, tel un preux chevalier va alors les tuer et les offrir en trophée auprès de sa belle. Ce geste pourtant rustre et maladroit va être le début d’une complicité et d’une histoire d’amour forte où péripéties ne cesseront de se succéder sans ébranler ce nouveau couple si différent.

    Serge Joncour utilise les thèmes de l’amour et de la passion qui sont omniprésents dans la littérature sans pour autant jouer avec le pathos mais bien la sincérité et la contemporanéité de sa plume. Le rythme du roman est haletant, entre autre par la multiplicité des obstacles que le duo est amené à affronter mais également par l’alternance des narrateurs. S’ils sont distincts au début du roman se donnant la réplique selon les chapitres ils vont fusionner pour devenir une voix unique, symbole de la solidité établie de leur relation. Joncour s’illustre également par la justesse qu’il fait preuve en dépeignant un panorama élargi de la société actuelle : du monde agricole dont vient Ludovic jusqu’au milieu aisé et urbain d’Aurore en passant par la détresse des clients endettés présents tout au long du roman.

  • 0.25

    Un grand livre. Qui part (et parle) du vertige de la femme, soudain perdue (entre 2 hommes, 2 apparts, 2 parties de son immeuble, ...). Un grand livre sur l’engrenage de la violence (qui commence gentiment). Une écriture maîtrisée, précise, implacable.

    Quand je pense qu'en plus Serge Joncour est drôle (par ailleurs, pas lors de ce livre ci), je me dis qu'il a beaucoup de talents. Et qu'il s'en sert de mieux en mieux ("L'écrivain national" était déjà très bon).

    Et un vrai suspense, une envie de savoir ce qui va advenir des personnages, pour couronner le tout.

    Un grand moment de lecture.

  • 0.2

    Tout d'abord merci à vous de m'avoir offert ce roman qui m'a permis de passer un très bon moment de lecture.
    Deux êtres qui n'ont absolument rien en commun vont se rencontrer par hasard et s'aimer.
    Lui le rustre solitaire, fermé, ancien agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Il intervient auprès de ménages endettés, parfois imprévoyants, qui ont certainement manqué de discernement. Il a migré en ville après le décès de sa femme et il survit dans cet univers qu'il déteste.
    Elle bobo parisienne, styliste vivant dans un immense appartement. Tout pour être heureuse, réussite professionnelle, famille, mari brillant, enfants. Tout va se gripper avec un associé pas honnête, et des corbeaux dans la cour de son immeuble.
    Et là c'est la rencontre entre ces deux êtres que tout sépare. Ils vont se découvrir et s'aimer intensément.
    La naissance de leur amour est un ravissement
    Pour autant, si Serge JONCOUR excelle dans la description du milieu urbain, des campagnes, des banlieues, j'ai trouvé les cent dernières pages un peu lentes.
    Je conseille néanmoins la lecture de ce roman. Vous passerez un bon moment de lecture !

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