Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar

Couverture du livre « Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar » de Antoine Choplin aux éditions La Fosse Aux Ours

4.125

8 notes

  • Nombre de page : 200
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

Quelques jours dans la vie de Thomas Kusar ou comment un jeune cheminot de Trutnov (Tchécoslovaquie) croise sur son chemin Vaclav Havel, comment une amitié se noue entre les deux hommes entre parties d'échecs et bières partagées jusqu'au balcon du Château, place Venceslas, à Prague... Le dernier... Lire la suite

Quelques jours dans la vie de Thomas Kusar ou comment un jeune cheminot de Trutnov (Tchécoslovaquie) croise sur son chemin Vaclav Havel, comment une amitié se noue entre les deux hommes entre parties d'échecs et bières partagées jusqu'au balcon du Château, place Venceslas, à Prague... Le dernier roman d'Antoine Choplin, inspiré d'une histoire vraie, s'intéresse comme souvent aux humbles et montre comment, parfois, le destin les porte, les fait basculer du côté des justes et les fait participer, presque par hasard, à la grande Histoire...

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Les derniers avis

  • 0.15

    Antoine Choplin aime explorer l’histoire du XXe siècle en s’attachant à des personnages simples et humbles dont la petite histoire rejoint la grande.
    L’intrigue de son dernier roman suit le parcours de Tomas Kusar , modeste employé des chemins de fer à Trutnov dans la Tchécoslovaquie des années 70.
    A l’occasion du bal des cheminots, une troupe venue de Prague tente de donner une représentation théâtrale. C’est là que Tomas rencontre Václav Havel. Cette rencontre va changer sa vie.
    Presque tranquillement, Antoine Choplin évoque le processus de ce que l’on appelé la « révolution de velours », jusqu’à la victoire de Vaclav Havel.

    Le style est toujours aussi impeccable, sans fioritures inutiles ni dialogues excessifs. Choplin utilise l’ellipse, les flash-back, les phrases courtes. Sa marque de fabrique est de savoir parler des choses graves avec une délicatesse redoutable
    Ici, c’est la puissance de l’art théâtral qui est à l’œuvre, doublée de la solidité d’une amitié qui va permettre à Tomas d’ouvrir sa conscience politique.
    Antoine Choplin signe un profond et superbe roman sur la richesse des relations humaines, l'évolution des individus au fil de la vie ainsi que sur l’histoire récente de la Tchécoslovaquie.

    Une belle lecture.

  • 0.25

    Quand la soif de liberté est plus forte que la peur et la répression. Ce très bon roman retrace une part de l'histoire de l'Europe. Nous sommes dans les années 70 et le joug soviétique sur les états du pacte de Varsovie pèse de tout son poids.

    Tomas Kusar est cheminot, il parait un peu simplet, timide avec les filles et en butte aux railleries de ses compagnons de travail. Il aime se promener dans la forêt et photographier les arbres. Il rencontre par hasard Vaclav Havel et les deux hommes se lient d'amitié.

    Vaclav Havel, intellectuel dissident est surveillé par le pouvoir et, bientôt, cette surveillance s'étend à Tomas qui est obligé de quitter ses chers arbres pour se réfugier dans l'anonymat de la capitale.
    A partir de là, les évènements s’enchaînent, poursuites, traques, rétention, interrogatoires, prison…
    Mais la soif de liberté est la plus forte et finit par triompher.

    Ce roman, aux dialogues rares, tout dans la suggestion, laisse travailler l'imagination du lecteur. C'est ce qui fait sa force et son charme. L'auteur nous laisse découvrir, au fil du récit, le calme mais aussi la détermination et le courage des principaux personnages.

    Jean-Pierre du Club Lecture « Des livres et vous »

  • 0.1

    http://lechatquilit.e-monsite.com/pages/mes-lectures-2017/quelques-jours-dans-la-vie-de-tomas-kusar.html

  • 0.2

    Tomas Kusarest garde-barrière à Trutnov en Tchécoslovaquie. C'est un homme calme, solitaire, peu bavard. Il aime et se plait dans la nature, qu'il photographie à merveille. C'est un artiste à sa façon, même s'il est troptimide et humble pour l'admettre. Il voit sa vie basculer un soir de bal des cheminots par sa rencontre avec Vaclav Havel, écrivain et dissident politique. Une amitié simple et profonde va se contruire au fil des années entre ces deux personnages, malgré les épreuves qu'ils vont traverser.

    J'ai aimé découvrir cette amitié naissante entre ces deux personnages de milieux différents. L'un s'ouvre à la politique, à la vie, aide son ami dans ses actions sans se poser de questions. L'autre découvre la natur, la simplicité de penser, les choses simples et encourage son ami dans son développement (écriture, photographie).
    Cette rencontre pleine de richesse, d'échange, de soutien sans arrière-pensée, toute en simplicité m'a beaucoup touchée.

    L'écriture simple et brute illustre très bien les sentiments qui traversent ce roman. On ressent très bien le calme et les silences.

    A découvrir.

  • 0.25

    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2017/03/30/35113725.html

    Tchécoslovaquie, fin des années 70. Tomas Kusar est un garde-barrière dans la petite ville de Trutnov. C’est un homme simple, taiseux qui aime passer son temps à prendre des photos en forêt. Un soir, lors d’une représentation théâtrale à laquelle tous les cheminots assistent, il fait la connaissance de l’auteur de la pièce. Il s’agit de Václav Havel, le dissident qui lutte pour la liberté du pays et qui deviendra le futur président. Alors que tout semble les séparer, une amitié solide naît entre les deux hommes, entre l’intellectuel et l’ouvrier. Au contact de Václav, Tomas s’éveille à la politique et aide son ami à ses risques et périls.

    J’ai été profondément charmée par ce roman au style simple, à l’écriture concise voire minimaliste. La relation amicale entre les deux hommes passe souvent par les silences. Aucun des deux ne juge l’autre, bien au contraire. Il y a une forme tacite de reconnaissance et une grande compréhension mutuelle malgré l’absence des mots. Ce roman redonne foi en l’humanité et aux amitiés, relations improbables. Ce style dépouillé, cet éloge du silence et de la lenteur m’ont apporté une forme de plénitude que je ressens rarement dans un roman. J’ai également apprécié ce lien entre la petite histoire de ces hommes et la grande Histoire, un peu comme ce que j’avais pu lire avec le roman "Giboulées de soleil" de Lenka Hornakova-Civade.

    Un bien beau roman qui mérite amplement d’être lu par le plus grand nombre. Je suis ravie qu’il fasse partie des trente sélectionnés du Prix Orange 2017. Espérons qu’il aille plus loin.

  • 0.2

    A l'époque du Mur, lorsque l'Europe était partagée en deux mondes antagonistes, Thomas Kusar, cheminot tchécoslovaque, se lie d'amitié avec un artiste dissident: Vaclav Havel.
    Très belle histoire que celle-ci. C'est l'histoire simple d'une amitié entre un intellectuel engagé militant pour la liberté dans son pays, Vaclav Havel, et un cheminot à la fibre artistique qui s'exprime à travers la photographie, Thomas Kusar. L'art est certainement ce qui les lie. Le combat pour la liberté vient certainement après et c'est sous l'influence de Havel que Kusar s'y intéresse.
    Ce que je retiens le plus c'est donc cela: l'amitié et la simplicité, au sens noble du terme. chacun des deux protagonistes n'attend rien de l'autre si ce n'est le plaisir simple du partage, malgré les difficultés de la dictature les difficultés matérielles, sentimentales.
    Et puis, se replonger dans le contexte de l'époque a été assez amusant ne serait-ce que pour mesurer le chemin parcouru par l'Europe ces 30 dernières années. Choplin y décrit le harcèlement policier auprès de Havel dans un pays qui aujourd'hui n'existe plus: la Tchécoslovaquie. Tout cela pourrait presque paraître improbable. Presque...
    Sans être un grand roman c'est un vrai grand plaisir de lecture.

  • 0.25

    Beaucoup de douceur, d'humanité, de tranquillité dans ce roman qui pourtant parle de dissidents, de gens qui s'opposent au pouvoir en place et qui sont arrêtés, interrogés, emprisonnés. Mais leur soif de liberté est plus forte, ils courbent l'échine, le temps que l'orage passe et qu'ils puissent se relever sans crainte. Pas pour revendiquer une quelconque fierté ou de vagues avantages le jour où leur combat sera gagné. Non, Tomas est modeste, discret et le restera jusqu'au bout. Lui, c'est un homme de la nature, il aime les arbres, les fleurs, il photographie les écorces simplement sans se douter que ses clichés peuvent être formidables. Antoine Choplin écrit admirablement ces passages : "Les blessures d'écorces, voilà ce à quoi il se consacrait ces derniers temps lors de ses promenades, photographiant les plus singulières d'entre elles. Discrètes ou béantes, sculptées en relief ou en creux, traits d'élégance ou plaies difformes. Et c'est au tronc des bouleaux, clair et soyeux, qu'elles lui semblaient, plus que sur les autres essences, prendre toute leur force." (p.79/80).

    D'une manière générale, ce roman est beau, humain, foncièrement humain : Vaclav et Tomas se parlent peu, tout passe par la description de leurs attitudes, pas les non-dits. C'est une amitié forte qui se forge dans des moments difficiles. Naturel aussi, j'en parlais plus haut, car Tomas ne peut rester loin de la forêt. Il ne peut respirer que s'il y a des fleurs, des oiseaux et/ou des arbres autour de lui. Tout découle naturellement dans l'ouvrage, comme si le romancier se contentait de nous relater des évidences, . La simplicité en littérature demande du travial et n'est pas le plus aisé à obtenir, Antoine Choplin y parvient. On a l'impression qu'il nous chuchote son texte à l'oreille ou qu'il le lit tout bas à quelques privilégiés rassemblés dans une pièce confortable. Un tel roman si sensible, si humain, si discret, si simple ne peut se déclamer, il nécessite du calme. Tout cela est étonnant parce que le thème n'est pas particulièrement joyeux et calme, Vaclav Havel a quand même fait des séjours en prison, ses camarades itou, mais sans rien occulter et en ayant l'impression qu'il en dit peu, Antoine Choplin réussit cette prouesse.

    Bon, j'arrête là, parce que je sens que je vais partir dans une dithyrambe tant je suis encore sous le charme...

  • 0.25

    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/01/quelques-jours-dans-la-vie-de-tomas_6.html

    Une histoire d'engagement et d'amitié

    Le roman s'ouvre sur l'arrivée au pouvoir de Vaclav Havel en 1989 comme président de la république fédérale tchèque, cérémonie à laquelle assiste Tomas. Le récit va retracer le chemin parcouru par les deux hommes sur le chemin de l'engagement et de l'amitié.

    Thomas Kusar est un jeune cheminot, garde barrière à Trutnov, petite ville tchèque. C'est un taiseux, un solitaire timide qui prend plaisir à regarder passer les trains et à photographier les oiseaux et les écorces des arbres de la forêt environnante.

    Sa route croise pour la première fois Vaclav Havel lorsqu'une troupe de théâtre vient jouer une pièce dans la gare où il travaille, la troupe est chahutée par ses collègues mais le jeune homme rencontre à la fin de la représentation celui qui a écrit la pièce : Vaclav Havel
    Cinq ans plus tard, Vaclav arrive travailler dans une brasserie de Trutnov et Tomas et Vaclav prennent l'habitude de se retrouver quotidiennement pour jouer aux échecs dans la brasserie en buvant de la bière.
    Nous sommes dans une Tchéchoslovaquie où les habitants ont appris à vivre avec la présence de la police qui peut s'immiscer dans leur vie à tout moment, un pays où la délation sévit violemment. Vaclav est un intellectuel dissident opposant au régime communiste. Il se sait surveillé par la police mais il fait circuler des textes d'auteurs interdits de publication et poste avec ses amis des exemplaires de la charte qu'il a écrite pour la défense des droits de l'homme.

    "Si on pouvait réussir à sauvegarder un espace d'expression un peu libre. J'ai la conviction que la culture peut être un levier. Comme un outil de savoir et de plus grande conscience sur le monde."

    Tomas devient rapidement son compagnon de résistance, il va même partager son intimité avec sa femme lorsque Vaclav lui propose de l'héberger. Pour Vaclav Havel s'enchainent des années avec des séjours en prison, des interrogatoires, des perquisitions.
    J'ai trouvé particulièrement émouvants les dialogues entre Vaclav et son épouse Olga alors qu'il sait qu'il va être emprisonné.
    " Par la distance au monde qu'elle m'impose, la prison peut me servir à ça. A ces retrouvailles profondes avec moi même. Il ne s'agit de renoncer à ma vision du monde. Plutôt de me donner la chance de mieux réaliser ce que le monde m'impose."

    "Les vins et les bons repas me manquent en prison. Mais beaucoup moins je crois que les livres et que la philosophie."

    Inspiré d'une histoire vraie, ce roman retrace la rencontre et l'amitié entre un intellectuel et un ouvrier, l'histoire est originale et belle mais c'est, comme toujours avec Antoine Choplin, la façon dont elle est racontée qui lui donne tout son charme.

    J'ai aimé découvrir la personnalité de Vaclav Havel, un homme engagé aux fortes convictions, un ami fidèle et loyal et un mari aimant, un homme peut-être un peu trop parfait?

    J'ai aimé la personnalité de Tomas, son amour pour la nature, son embarras quand il veut écrire pour la première fois à son ami emprisonné, lui qui maîtrise si mal l'écrit. Un homme simple et humble qui mesure la chance qu'il a eu de s'ouvrir à la pensée de Vaclav Havel.

    J'ai aimé la pudeur dans la relation entre les deux hommes, leur amitié sincère, honnête et franche.

    J'ai aimé les dialogues entre Tomas et Vaclav un peu à la manière d'une pièce de théâtre dans laquelle les expressions et les sentiments sont décrits très sobrement "Tomas, traits du visage immobiles".

    J'ai aimé le soin apporté aux détails, aux postures décrites avec une extrême concision, une écriture qui crée une atmosphère presque envoûtante. J'ai aimé les silences qui en disent plus que les mots et les regards qui "ressemblent à une poignée de main." J'aime la façon dont Antoine Choplin ne fait que suggèrer les choses...

    Bref du grand Choplin avec son écriture toute en finesse, retenue et sobriété.
    J'ai lu ce livre tout doucement pour bien le déguster, ce fut un vrai régal.

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