L'ombre de nos nuits

Couverture du livre « L'ombre de nos nuits » de Gaelle Josse aux éditions Noir Sur Blanc

4.363636363

33 notes

  • Nombre de page : 196
  • Collection : Notabilia
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

De passage dans une ville sans nom, une femme, dont nous ne connaîtrons pas l'identité, entre au musée.
Au cours d'une déambulation distraite, elle est saisie par le Saint Sébastien soigné par Irène, de Georges de la Tour. Devant l'attitude d'Irène, tout en tendresse et en compassion, la femme... Lire la suite

De passage dans une ville sans nom, une femme, dont nous ne connaîtrons pas l'identité, entre au musée.
Au cours d'une déambulation distraite, elle est saisie par le Saint Sébastien soigné par Irène, de Georges de la Tour. Devant l'attitude d'Irène, tout en tendresse et en compassion, la femme va revivre les errements d'une histoire d'amour passée.
En parallèle, nous suivons Georges de la Tour à Paris, pendant la création du Saint Sébastien, alors qu'il a pour projet de présenter le tableau au roi de France.
Deux voix se font écho, celle du peintre et celle de Laurent, son apprenti, chargé de copier le tableau.
Au fil des deux histoires qui se chevauchent, avec la toile pour fil conducteur, les deux époques s'entre- lacent, se complètent, jusqu'à donner chair au récit.

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Les derniers avis

  • 0.25

    C'est un roman à trois voix que nous propose Gaëlle Josse autour du tableau de Georges de la Tour "San Sébastien soigné par Irène". Ce tableau sera l'élément central du récit.

    Tour à tour trois personnages vont s'exprimer, on voyage dans le temps et dans l'espace.

    - A Lunnéville, en Lorraine en 1639, on assiste à la création du tableau "San Sébastien soigné par Irène"

    Georges de la Tour nous parle, il imagine la création de son tableau, le choix avec soin de ses personnages, la mise en place de sa composition. Irène sera incarnée par sa fille Claude. On assiste à la naissance de cette oeuvre à qui il réservera un grand destin. Avec minutie, précision il donnera tout pour trouver la perfection dans son tableau.

    Laurent, son apprenti - un orphelin recueilli par le maître suite aux ravages de la peste et de la guerre des 100 ans - s'exprimera également. Il est l'assistant du maître, admiratif du travail de celui-ci, il est humble, doué. Il nous décrira à merveille son amour pour la peinture, son admiration sans limite pour de la Tour, le don de soi et la passion de son maître. Il décrit avec justesse la beauté douloureuse de Claude incarnant Irène dont il est éperdument amoureux. Il souffre en silence de cet amour n'étant pas de la même classe sociale qu'Irène. Il nous décrit avec justesse ses tourments, ses blessures. Il devra faire des choix. Il est dans l'ombre, elle est dans la lumière.
    - Rouen, en 2014, une jeune femme est fascinée des siècles plus tard par ce tableau, cette lumière qui jaillit de l'ombre. Elle se plonge dans ses souvenirs, dans sa douleur, ses amours difficiles.

    J'ai souvent posé le livre pour me plonger à mon tour dans ce tableau où le regard d'Irène incarne tant l'amour, la sollicitude, la compassion et nous montre tant la beauté douloureuse de la passion.

    Ce roman met en lumière la fascination devant le tableau ; cette lumière qui transparaît au milieu de l'ombre, comme nos espoirs au milieu de nos tourments. La bienveillance, l'amour et la sollicitude du regard d'Irène m'ont procuré de belles émotions à la lecture.

    Les trois voix s'entrecroisent au fil des pages, nous questionnent sur l'aveuglement amoureux, sur notre place dans notre vie.

    Très très bon moment de lecture.

    Ma note : 9.5/10



    Les jolies phrases


    Elle dit que le Maître sait peindre le silence.

    La capacité d'oublier est peut-être le cadeau le plus précieux que les dieux ont fait aux hommes. C'est l'oubli qui nous sauve, sans quoi la vie n'est pas supportable.

    Les livres savent des choses que nous ignorons.

    Je reconnais que l'immobilité absolue est une chose exténuante, proche de l'impossible.

    Notre monde est un théâtre agité, mouvant, fait d'appétits désordonnés et de désirs inavouables. Le malheur y règne en maître.

    Nous trichons en paroles, rarement en gestes.

    Elle n'est que beauté et son âme est à l'image de ses traits.

    Tu aimais la nuit. Comme si ses ombres absorbaient les tiennes et te permettaient de les oublier.

    C'est la vision intérieure du peintre, au-delà de sa technique, qui donne toute sa force à un sujet.

    Il faut savoir écouter les rêves, ils tentent de nous éclairer sur nos désirs les plus secrets.

    La main, le geste, le visage. Tout ce que je peins tient là, dans cette mystérieuse trinité.

    Etre quittée, c'est un risque consenti au premier regard. Mais partir, c'était autre chose.

    Croire en l'autre suppose l'abandon de nos résistances, de notre défiance. Don total qu'on veut croire réciproque.

    Ce qui se passe au profond de nos âmes est souvent noir comme la nuit, comme celle qui sert de fond à mes compositions, lorsque nulle lueur ne les atteint.

    https://nathavh49.blogspot.be/2017/07/lombre-de-nos-nuits-gaelle-josse.html

  • 0.2

    Deux récits qui se croisent et une écriture savoureuse, douce, toute en finesse. Le premier récit est celui de la naissance d’un tableau par le Maître Georges de La Tour, le « San Sebastien à la lanterne soigné par Irène» et de sa consécration lorsque l’œuvre est présentée au roi de France. Nous sommes en 1639 en Lorraine, la guerre et la peste sévissent et déciment les populations. Le Maître, lui, se consacre à sa création. Il est assisté par son fils et un jeune talent qui mêle son récit à celui du Maître. Les pages sont magiques, hors du temps, le tableau naît sous les yeux du lecteur ébahi.
    Le second récit, en 2014, campe une femme qui tombe sous le charme du tableau lors d’une visite inopinée de musée. Elle se remémore son histoire d’amour douloureuse avec un homme qu’elle pensait délivrer de ses maux comme la jeune Irène du tableau qui ôte délicatement la flèche de la cuisse de San Sebastien.
    Les deux histoires se croisent. La femme du musée est hors du temps présent comme le lecteur conquis par cette écriture sensible. Même si j’ai été beaucoup plus conquise par le récit plus ancien j’ai passé un moment de lecture savoureux et inattendu. Un très beau roman délicat et poétique.

  • 0.2

    Si je n'avais pas eu à le lire, par le biais d'un concours, je pense que je serais passée à coté d'un très bon roman...de prime abord, il ne me tentait pas du tout ! Alors merci de nous l'avoir proposé à lire, car j'ai beaucoup aimé ! Une très belle surprise que je conseille à tous les lecteurs.

    Deux époques, deux histoires...c'est écrit avec beaucoup de finesse, où la passion est le sujet principal ! L'amour pour la peinture pour l'un et l'amour d'un homme pour l'autre.
    On nous fait partager la passion du peintre pour ses tableaux, où cet homme est entouré de personnages très attachants..sa femme, sa fille et le garçon recueilli y a quelques années qui sont complément soumis à ce "grand maître"....et puis il y a cette femme qui est très amoureuse d'un homme, qui veut y croire et se donne à corps perdu dans cet amour, aimant pour deux....complètement soumise aussi.

    Deux fins différentes..une fin plutôt heureuse et une fin malheureuse pour l'autre mais malgré tous, porteurs d'espoirs et d'optimistes dans un futur proche pour ces deux personnages...deux destins qui prennent une direction différente où la passion parfois est bonne et parfois destructive.

    c'est poétique, sincère et délicat...ma préférence va vers cette femme qui vit dans notre monde actuel où la désillusion malheureusement est trop souvent présent...J'ai été touchée par ses émotions, ses espoirs de femme !

  • 0.15

    Deux récits se peignent dans ce roman avec pour point commun: un tableau de Georges de La Tour.
    On alterne entre la réalisation du tableau par le grand Maitre: on suit l'artiste dans ses doutes, ses recherches des modèles, des couleurs, du travail de ses apprentis, sa vie familiale et sa consécration par la remise de l'oeuvre au roi Louis XIII.
    Et le récit actuel d'un couple dont la femme (la narratrice) voit son couple mourir à cause de l'alcoolisme de son compagnon tout en étant subjuguée par le tableau de ce peintre vu dans un musée.

    Le croisement des 2 histoires se fait sans heurt, sans fioritures et sans nous perdre dans les méandres historiques
    J'ai un penchant pour l'histoire du peintre au détriment de celle plus moderne. J'ai aimé découvrir l'envers du décor de cette réalisation. L'écriture est ciselée et agréable à lire..

  • 0.2

    Une femme dans un musée s'attarde sur un tableau de Georges de la Tour : "Saint Sébastien soigné par Irène", et c'est toute une vie qui défile dans sa tête. Histoire en parallèle, où alternent le peintre lui-même, son apprenti Laurent, digne héritier du talent de son protecteur, et la visiteuse dont le nom importe peu et ne sera pas dévoilé. Ce mélange d'époques et de personnages m'a un peu perturbée au début de la lecture, mais très vite on est pris par le récit alterné de ces trois personnages principaux, 17ème et 20ème siècle se rejoignent et fusionnent harmonieusement. Gaëlle Josse réussit à nous envoûter par son écriture parfaite, paysages, cadres de vie, sentiments, tout est décrit avec minutie et font de cette lecture un vrai régal.

  • 0.15

    Lorraine,1639. le peintre Georges de la Tour et son apprenti nous racontent la réalisation d'un tableau et nous plongent au coeur de la vie de leur maisonnée. En parallèle,de nos jours, une jeune femme tombe sur ce même tableau au détour d'un musée et voit affluer les souvenirs d'un ancien amour. Un roman passionnant ! L'analyse toute contemporaine de l'amour de la passante au musée, entre deux trains, est précise, fine, délicate. J'aime cette douceur dans l'écriture, cette précision dans l'expression de l'intime, sans concession sur le fond.
    L'ombre et la lumière se répondent, entre celles créées dans le tableau et celles imagées de l'amour défunt.

  • 0.25

    Un jour, dans un musée de Rouen, une jeune femme, dont on nous connaîtra pas le nom, tombe en admiration devant un tableau, il s'agit de Saint Sébastien soigné par Irène, tableau peint par Georges de La Tour vers 1649 et qu'il destine au roi de France.
    Sur ce tableau, le visage d'Irène est rempli d'attention et de compassion pendant qu'elle soigne Sébastien qui a une flèche plantée dans la cuisse.

    A partir de là, Gaëlle Josse mêle deux histoires d'amour très fortes et nous associe à la réalisation de ce tableau par Georges de La Tour.

    C'est un roman à lire avec le tableau sous les yeux pour détailler toutes les intentions que Gaëlle Josse prête au peintre.

    Le peintre a choisi Claude sa fille de 15 ans comme modèle, Marthe la fille d'une servante porte la lanterne et Jérôme le fils de voisins prend la pose pour Sébastien. Le maitre est assisté dans sa tâche par son fils Étienne et par Laurent, un jeune apprenti qu'il a recueilli, un orphelin dont toute la famille a été décimée par la peste.

    Georges de La Tour travaille à Lunéville en Lorraine, dans le sombre de son atelier chauffé juste par un feu dans la cheminée. "Je ne veux plus peindre à la lumière du jour qui ne sait éclairer que terreur et désolation... de l'obscurité émerge une étrange vérité, celle de nos cœurs". En effet le contexte de l'époque est terrible, la région en guerre depuis de nombreuses années " la Mort y danse sa gigue macabre, faisant tournoyer sa faux en tout sens, cisaillant tout ce qui se trouve sur son passage". Tout est violence, horreur et famine "ceux qui échappent aux massacres et au gibets sont rattrapés par la faim ou la peste".

    Claude à qui son père dit "pense à ce que tu as de plus cher" pour exprimer l'attitude et les sentiments qu'il recherche n'a pas de difficulté à exprimer la mélancolie qu'elle ressent en pensant à ses sentiments pour un jeune homme...

    Ce tableau que la jeune femme admire dans le musée exhume ses souvenirs. Elle se retrouve plongée dans sa douloureuse histoire d'amour avec un homme qu'elle a follement aimé mais qui vivait avec le fantôme de Lucia, sa femme qui l'avait quitté. Lucia, créatrice de tissus, était une femme très belle, "flamboyante et altière". Cet homme était accablé de tristesse, sujet à des vagues d'accablement et trouvait souvent refuge dans la nuit et l'alcool. "Te guérir d'elle. Te sauver de toi-même, car je te voyais dériver, tanguer, et je craignais ton naufrage".

    Gaëlle Josse a eu l'originale et merveilleuse idée d'entrelacer ces deux histoires d'amour à des époques très éloignées et à nous faire vivre la création de ce tableau pour lequel le peintre recherche sans cesse la vérité des expressions et la justesse des attitudes. L'époque est également formidablement retracée.

    Le sujet est certes original mais surtout l'écriture est sublime. J'avais beaucoup aimé "Le dernier gardien d'Ellis Island" de Gaëlle Josse sans avoir autant été subjuguée par sa plume.
    Éblouissant !

    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2016/05/lombre-de-nos-nuits-de-gaelle-josse.html

  • 0.2

    1639, En Lorraine, Georges de la Tour prépare ses couleurs et choisit parmi ses proches les visages de sa future œuvre.
    Dehors, la guerre fait rage. La famine, le froid et la maladie plongent le pays dans le malheur.

    2014, dans un musée de Rouen, une jeune femme admire un tableau « Saint Sébastien soigné par Irène » et devant la grâce émanant de la scène, elle se souvient de son histoire d’amour et trouve enfin les mots qu’elle aurait dû adresser à l’homme qu’elle a aimé autrefois.

    La force du roman de Gaëlle Josse est de lier de manière subtile et habile deux destins que rien ne devait rapprocher, si ce n’est leur recherche insensée de lumière au milieu de la nuit. Les deux époques s’entrelacent et se croisent et par la magie de son écriture, Gaëlle Josse joue avec les ombres pour nous plonger au fond des âmes.
    Une fois de plus Gaëlle Josse m’a procuré un immense plaisir littéraire.

  • 0.25

    J’ai reçu ce livre suite à ma candidature pour le prix du livre Orange, pour lequel je n’ai malheureusement pas été retenue (certains participants ont eu la chance de pouvoir choisir un livre a chroniqué à choisir parmi les 28 finalistes). Comme j’adore l’écriture de Gaëlle Josse, ça ne pouvait pas mieux tomber.

    Les premières pages nous amènent au 17ème siècle, dans un atelier de peinture, auprès d’un Maître, George de la Tour, et de ses deux apprentis, dont l’un, Étienne, est son fils. Le Maître s’apprête à réaliser un nouveau tableau : « Saint Sébastien soigné par Irène », tableau présenté sur la couverture mais aussi dans le livre avant le texte. Le Maître de La Tour a demandé à Claude, sa fille, de poser pour la première fois, ce qui déstabilise Laurent, l’apprenti, secrètement amoureux d’elle. Son visage représentera celui d’Irène, la femme qui soigne Saint Sébastien. Dans cet atelier, nous suivons à la fois les pensées du Maître mais aussi celles de son apprenti Laurent qui sont inscrites en italique.

    « Comme chaque matin je me suis levé tôt, bien avant le jour. J’ai balayé l’atelier, rincé le sol, fini de gratter la peinture sèche sur les palettes, essuyé les brosses et les pinceaux mis à tremper. J’ai retiré les cendres refroidies de la cheminée, disposé une épaisseur de sarments, puis une autre de petites branches, et enfin quelques bûches. Lorsque Maître de La Tour descendra, tout sera prêt, il régnera ici la bonne chaleur qu’il apprécie. Il pourra commencer sa journée de peinture et moi celle d’apprenti, avec son fils Étienne ».

    Quelques pages plus loin direction la France, en 2014, à Rouen dans un musée. Une jeune femme s’arrête et contemple la copie d’un tableau de George de La Tour. Captivée par la peinture, elle se remémore une histoire d’amour, intense et douloureuse.

    « Tu vois, B., c’est ainsi que je t’ai aimé. Comme cette jeune femme penchée sur ce corps martyrisé, à tenter de retirer cette flèche qui l’a blessé. J’aurais voulu que tu le saches, mais il est trop tard, maintenant. Peut-être l’as-tu deviné, où ne voulais-tu pas le savoir ».

    Ces deux histoires s’emmêlent à merveille, des passages se font écho malgré les siècles qui les séparent.

    L’écriture est agréable à lire, tout en douceur et en fluidité. On avale les mots, on se laisse glisser sur les sons et le sens. Une certaine poésie se dégage de ce texte.

    Les histoire sont touchantes, pleines d’amour, pas forcément charnel. L’ensemble offre un œuvre talentueuse, d’une grande beauté.

  • 0.25

    Il y a des livres dont l'histoire, l'écriture et la narration sont si délicatement tissées ensemble que je crains d'en détruire l'harmonie en les commentant. "L'ombre de nos nuits" de Gaëlle Josse est de ces livres-là, rares, précieux, lumineux, de ces livres-là qui nous font soudainement comprendre pourquoi on aime lire, pourquoi la lecture est un bien irremplaçable.
    Regardez : voici l'atelier de Georges de la Tour à Lunéville en 1639. Tout autour, c'est la guerre et la misère. Mais le peintre est tout entier tourné vers sa création, vers ce tableau qu'il rêve parfait. C'est lui qui nous confie son vertige, ses doutes, ses choix. En écho, Laurent, son apprenti, observe et apprend. Peut-être sait-il voir ce que son Maître obsédé par son tableau ne regarde plus. L'artiste a choisi sa fille, Claude, pour figurer Irène la Compatissante qui se penche vers Saint Sébastien percé de flèches. Le peintre regarde sa fille mais ne voit qu'Irène, Laurent voit Claude qui souffre et le tableau qui se forme peu à peu, Irène est toute à la douleur de celui qu'elle soigne. Et dans ces regards entrecroisés s'insère le nôtre qui embrasse le visible et l'invisible, le dit et le secret, le dedans et le dehors, l'ombre et la lumière.

    Regardez : voici une femme qui, en 2014, contemple une copie du tableau de Georges de La Tour. Peut-être la copie réalisée par Laurent, l'apprenti-amoureux ? Dans ces personnages comme surgis de l'ombre et sculptés par la lumière, c'est une histoire d'amour qu'elle voit. L'histoire de la passion qui l'a consumée d'avoir tout donné à celui qui ne savait que refuser. Comme éclairés par la lanterne tenue par la servante, les souvenirs affluent pour leur dernier voyage. Au regard d'Irène sur le martyrisé, elle substitue le sien et se voit telle qu'elle fut, telle qu'elle n'est plus. De la même manière que le peintre a composé sa toile, la jeune femme décompose et recompose son histoire d'amour, agençant les ombres du passé à la lumière du présent.

    L'amour n'est-il qu'une création ? La création peut-elle se passer de l'amour ? Que sait-on voir lorsque l'on regarde ? L'ombre ? La lumière ? De quelle nature est la quête d'un artiste ? Le succès ? La reconnaissance ? La vérité ? Le réel ?
    Le roman de Gaëlle Josse laisse un sillage de questions, mais c'est la pureté de l'écriture et de la construction qui restitue magnifiquement les sensations, les sentiments, l'ombre et la lumière. Comme le tableau d'un Maître.

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