L'ombre de nos nuits

Couverture du livre « L'ombre de nos nuits » de Gaelle Josse aux éditions Noir Sur Blanc

4.428571428

28 notes

  • Nombre de page : 196
  • Collection : Notabilia
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

De passage dans une ville sans nom, une femme, dont nous ne connaîtrons pas l'identité, entre au musée.
Au cours d'une déambulation distraite, elle est saisie par le Saint Sébastien soigné par Irène, de Georges de la Tour. Devant l'attitude d'Irène, tout en tendresse et en compassion,... Lire la suite

De passage dans une ville sans nom, une femme, dont nous ne connaîtrons pas l'identité, entre au musée.
Au cours d'une déambulation distraite, elle est saisie par le Saint Sébastien soigné par Irène, de Georges de la Tour. Devant l'attitude d'Irène, tout en tendresse et en compassion, la femme va revivre les errements d'une histoire d'amour passée.
En parallèle, nous suivons Georges de la Tour à Paris, pendant la création du Saint Sébastien, alors qu'il a pour projet de présenter le tableau au roi de France.
Deux voix se font écho, celle du peintre et celle de Laurent, son apprenti, chargé de copier le tableau.
Au fil des deux histoires qui se chevauchent, avec la toile pour fil conducteur, les deux époques s'entre- lacent, se complètent, jusqu'à donner chair au récit.

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  • 0.15

    Lorraine,1639. le peintre Georges de la Tour et son apprenti nous racontent la réalisation d'un tableau et nous plongent au coeur de la vie de leur maisonnée. En parallèle,de nos jours, une jeune femme tombe sur ce même tableau au détour d'un musée et voit affluer les souvenirs d'un ancien amour. Un roman passionnant ! L'analyse toute contemporaine de l'amour de la passante au musée, entre deux trains, est précise, fine, délicate. J'aime cette douceur dans l'écriture, cette précision dans l'expression de l'intime, sans concession sur le fond.
    L'ombre et la lumière se répondent, entre celles créées dans le tableau et celles imagées de l'amour défunt.

  • 0.25

    Un jour, dans un musée de Rouen, une jeune femme, dont on nous connaîtra pas le nom, tombe en admiration devant un tableau, il s'agit de Saint Sébastien soigné par Irène, tableau peint par Georges de La Tour vers 1649 et qu'il destine au roi de France.
    Sur ce tableau, le visage d'Irène est rempli d'attention et de compassion pendant qu'elle soigne Sébastien qui a une flèche plantée dans la cuisse.

    A partir de là, Gaëlle Josse mêle deux histoires d'amour très fortes et nous associe à la réalisation de ce tableau par Georges de La Tour.

    C'est un roman à lire avec le tableau sous les yeux pour détailler toutes les intentions que Gaëlle Josse prête au peintre.

    Le peintre a choisi Claude sa fille de 15 ans comme modèle, Marthe la fille d'une servante porte la lanterne et Jérôme le fils de voisins prend la pose pour Sébastien. Le maitre est assisté dans sa tâche par son fils Étienne et par Laurent, un jeune apprenti qu'il a recueilli, un orphelin dont toute la famille a été décimée par la peste.

    Georges de La Tour travaille à Lunéville en Lorraine, dans le sombre de son atelier chauffé juste par un feu dans la cheminée. "Je ne veux plus peindre à la lumière du jour qui ne sait éclairer que terreur et désolation... de l'obscurité émerge une étrange vérité, celle de nos cœurs". En effet le contexte de l'époque est terrible, la région en guerre depuis de nombreuses années " la Mort y danse sa gigue macabre, faisant tournoyer sa faux en tout sens, cisaillant tout ce qui se trouve sur son passage". Tout est violence, horreur et famine "ceux qui échappent aux massacres et au gibets sont rattrapés par la faim ou la peste".

    Claude à qui son père dit "pense à ce que tu as de plus cher" pour exprimer l'attitude et les sentiments qu'il recherche n'a pas de difficulté à exprimer la mélancolie qu'elle ressent en pensant à ses sentiments pour un jeune homme...

    Ce tableau que la jeune femme admire dans le musée exhume ses souvenirs. Elle se retrouve plongée dans sa douloureuse histoire d'amour avec un homme qu'elle a follement aimé mais qui vivait avec le fantôme de Lucia, sa femme qui l'avait quitté. Lucia, créatrice de tissus, était une femme très belle, "flamboyante et altière". Cet homme était accablé de tristesse, sujet à des vagues d'accablement et trouvait souvent refuge dans la nuit et l'alcool. "Te guérir d'elle. Te sauver de toi-même, car je te voyais dériver, tanguer, et je craignais ton naufrage".

    Gaëlle Josse a eu l'originale et merveilleuse idée d'entrelacer ces deux histoires d'amour à des époques très éloignées et à nous faire vivre la création de ce tableau pour lequel le peintre recherche sans cesse la vérité des expressions et la justesse des attitudes. L'époque est également formidablement retracée.

    Le sujet est certes original mais surtout l'écriture est sublime. J'avais beaucoup aimé "Le dernier gardien d'Ellis Island" de Gaëlle Josse sans avoir autant été subjuguée par sa plume.
    Éblouissant !

    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2016/05/lombre-de-nos-nuits-de-gaelle-josse.html

  • 0.2

    1639, En Lorraine, Georges de la Tour prépare ses couleurs et choisit parmi ses proches les visages de sa future œuvre.
    Dehors, la guerre fait rage. La famine, le froid et la maladie plongent le pays dans le malheur.

    2014, dans un musée de Rouen, une jeune femme admire un tableau « Saint Sébastien soigné par Irène » et devant la grâce émanant de la scène, elle se souvient de son histoire d’amour et trouve enfin les mots qu’elle aurait dû adresser à l’homme qu’elle a aimé autrefois.

    La force du roman de Gaëlle Josse est de lier de manière subtile et habile deux destins que rien ne devait rapprocher, si ce n’est leur recherche insensée de lumière au milieu de la nuit. Les deux époques s’entrelacent et se croisent et par la magie de son écriture, Gaëlle Josse joue avec les ombres pour nous plonger au fond des âmes.
    Une fois de plus Gaëlle Josse m’a procuré un immense plaisir littéraire.

  • 0.25

    J’ai reçu ce livre suite à ma candidature pour le prix du livre Orange, pour lequel je n’ai malheureusement pas été retenue (certains participants ont eu la chance de pouvoir choisir un livre a chroniqué à choisir parmi les 28 finalistes). Comme j’adore l’écriture de Gaëlle Josse, ça ne pouvait pas mieux tomber.

    Les premières pages nous amènent au 17ème siècle, dans un atelier de peinture, auprès d’un Maître, George de la Tour, et de ses deux apprentis, dont l’un, Étienne, est son fils. Le Maître s’apprête à réaliser un nouveau tableau : « Saint Sébastien soigné par Irène », tableau présenté sur la couverture mais aussi dans le livre avant le texte. Le Maître de La Tour a demandé à Claude, sa fille, de poser pour la première fois, ce qui déstabilise Laurent, l’apprenti, secrètement amoureux d’elle. Son visage représentera celui d’Irène, la femme qui soigne Saint Sébastien. Dans cet atelier, nous suivons à la fois les pensées du Maître mais aussi celles de son apprenti Laurent qui sont inscrites en italique.

    « Comme chaque matin je me suis levé tôt, bien avant le jour. J’ai balayé l’atelier, rincé le sol, fini de gratter la peinture sèche sur les palettes, essuyé les brosses et les pinceaux mis à tremper. J’ai retiré les cendres refroidies de la cheminée, disposé une épaisseur de sarments, puis une autre de petites branches, et enfin quelques bûches. Lorsque Maître de La Tour descendra, tout sera prêt, il régnera ici la bonne chaleur qu’il apprécie. Il pourra commencer sa journée de peinture et moi celle d’apprenti, avec son fils Étienne ».

    Quelques pages plus loin direction la France, en 2014, à Rouen dans un musée. Une jeune femme s’arrête et contemple la copie d’un tableau de George de La Tour. Captivée par la peinture, elle se remémore une histoire d’amour, intense et douloureuse.

    « Tu vois, B., c’est ainsi que je t’ai aimé. Comme cette jeune femme penchée sur ce corps martyrisé, à tenter de retirer cette flèche qui l’a blessé. J’aurais voulu que tu le saches, mais il est trop tard, maintenant. Peut-être l’as-tu deviné, où ne voulais-tu pas le savoir ».

    Ces deux histoires s’emmêlent à merveille, des passages se font écho malgré les siècles qui les séparent.

    L’écriture est agréable à lire, tout en douceur et en fluidité. On avale les mots, on se laisse glisser sur les sons et le sens. Une certaine poésie se dégage de ce texte.

    Les histoire sont touchantes, pleines d’amour, pas forcément charnel. L’ensemble offre un œuvre talentueuse, d’une grande beauté.

  • 0.25

    Il y a des livres dont l'histoire, l'écriture et la narration sont si délicatement tissées ensemble que je crains d'en détruire l'harmonie en les commentant. "L'ombre de nos nuits" de Gaëlle Josse est de ces livres-là, rares, précieux, lumineux, de ces livres-là qui nous font soudainement comprendre pourquoi on aime lire, pourquoi la lecture est un bien irremplaçable.
    Regardez : voici l'atelier de Georges de la Tour à Lunéville en 1639. Tout autour, c'est la guerre et la misère. Mais le peintre est tout entier tourné vers sa création, vers ce tableau qu'il rêve parfait. C'est lui qui nous confie son vertige, ses doutes, ses choix. En écho, Laurent, son apprenti, observe et apprend. Peut-être sait-il voir ce que son Maître obsédé par son tableau ne regarde plus. L'artiste a choisi sa fille, Claude, pour figurer Irène la Compatissante qui se penche vers Saint Sébastien percé de flèches. Le peintre regarde sa fille mais ne voit qu'Irène, Laurent voit Claude qui souffre et le tableau qui se forme peu à peu, Irène est toute à la douleur de celui qu'elle soigne. Et dans ces regards entrecroisés s'insère le nôtre qui embrasse le visible et l'invisible, le dit et le secret, le dedans et le dehors, l'ombre et la lumière.

    Regardez : voici une femme qui, en 2014, contemple une copie du tableau de Georges de La Tour. Peut-être la copie réalisée par Laurent, l'apprenti-amoureux ? Dans ces personnages comme surgis de l'ombre et sculptés par la lumière, c'est une histoire d'amour qu'elle voit. L'histoire de la passion qui l'a consumée d'avoir tout donné à celui qui ne savait que refuser. Comme éclairés par la lanterne tenue par la servante, les souvenirs affluent pour leur dernier voyage. Au regard d'Irène sur le martyrisé, elle substitue le sien et se voit telle qu'elle fut, telle qu'elle n'est plus. De la même manière que le peintre a composé sa toile, la jeune femme décompose et recompose son histoire d'amour, agençant les ombres du passé à la lumière du présent.

    L'amour n'est-il qu'une création ? La création peut-elle se passer de l'amour ? Que sait-on voir lorsque l'on regarde ? L'ombre ? La lumière ? De quelle nature est la quête d'un artiste ? Le succès ? La reconnaissance ? La vérité ? Le réel ?
    Le roman de Gaëlle Josse laisse un sillage de questions, mais c'est la pureté de l'écriture et de la construction qui restitue magnifiquement les sensations, les sentiments, l'ombre et la lumière. Comme le tableau d'un Maître.

  • 0.2

    Beaucoup de délicatesse dans cette écriture, le premier livre de cette auteure que je découvre et certainement pas le dernier, une atmosphère en clair-obscur, une jeune femme dans un musée à Rouen de nos jours, admirant un tableau de Georges de la Tour, Irène soignée par Saint-Sébastien. Les couleurs, l'expression du regard d'Irène portent sa réflexion sur elle-même et son histoire d'amour qu'elle a eu avec un homme tourmenté et compliqué qui ne l'aimait pas vraiment. En parallèle l’autre histoire se déroule à Lunéville en 1639 alors que la guerre de trente ans, les maladies dévastent la Loraine, un peintre trouve une réelle inspiration en faisant poser sa fille mais cette toile restera secrète dans l’âme de l’artiste. Une belle analyse de cette passante de ce musée reste précise, délicate, la lecture de ce beau roman sentimental repose, apaise et c’est très bien fait, stylé, je me suis sentie transportée dans les temps, 17ème siècle, 21ème siècle avec les inconvénients différents et d’autres personnages touchants.

  • 0.2

    Deux récits composent ce livre : l’un se déroule à Lunéville en 1639 avec la guerre de Trente ans en fond historique et met en scène le peintre Georges de la Tour ; le second en 2014 une jeune femme dont on ne connaîtra pas le nom.

    Le point commun entre ces deux histoires ? Le tableau peint par de la Tour en 1639 et qui représente Saint Sébastien soigné par Irène. On suit ainsi le maître dans sa réalisation mais aussi dans son voyage vers Paris afin de présenter le tableau à Louis XIII. La jeune femme, quant à elle, en visite au Musée de Rouen, s’arrête devant une copie de ce tableau, ce qui fait ressurgir en elle une ancienne histoire d’amour.

    Le tableau agira comme une révélation, non seulement pour son auteur, mais également pour la jeune femme qui trouve enfin les mots pour décrire cette relation et parler à son ancien amant à distance.

    Dans un très beau style, Gaëlle Josse nous fait rentrer dans les réflexions des protagonistes avec beaucoup de justesse. De ce côté sombre revendiqué par le peintre, ou encore subi par la jeune femme, en ressort une grande lumière. Pour le plus grand plaisir du lecteur.

  • 0.25

    En 1639 du côté de Lunéville, autour du peintre Georges de La Tour, il y a l'épouse Diane, le fils Etienne, la fille Claude (15 ans) et Laurent Collet, apprenti talentueux et prometteur. En ces années de guerre, le maître de l'ombre et de la lumière donne les premières touches à un projet d'envergure : son tableau "Saint Sébastien à la lanterne", dont une probable copie est conservée de nos jours au musée des Beaux-arts de Rouen. La Tour décide de faire poser Claude pour incarner la figure d'Irène, qui soigne saint Sébastien sur la toile, celui que l'on invoque contre la peste qui fait rage en ce temps-là. Quelques siècles plus tard, au musée de Rouen, une femme (dont on sait qu'elle est traductrice), en contemplation devant le tableau, laisse ses pensées vagabonder dans le souvenir d'une liaison amoureuse déçue...
    Georges de La Tour, Laurent et cette femme anonyme, par tableau interposé et sur le ton de la confidence qui sied si bien à cette scène éclairée par une lanterne comme un phare dans la nuit, dialoguent à trois et agencent ainsi les fragments de leurs espérances, de leurs émois, de ces ténèbres que viennent dissiper des moments de grâce. On songe à "L'arrière-saison" de Philippe Besson, pour l'art de donner chair et vie au tableau et nous faire pénétrer dans l'intimité du peintre face à sa toile ; à "Amours" de Léonor de Recondo, également d'une magnifique sensibilité... L'écriture est d'une beauté pure, sans artifice, tout en clair-obscur - à la fois lumineuse et noire lorsqu'elle s'attache à explorer la douleur de l'amour et la solitude de l'être aimant à défaut d'être véritablement aimé ("Je m'effaçais derrière les mots des autres, comme je me suis effacée pour toi dans ma propre vie"). Et cette question en filigrane, qui est venue à moi dans ce roman sobre et palpitant (mais il y en a bien d'autres) : en amour comme en art, comment oscillons-nous entre servitude et liberté ?

  • 0.25

    Une pure merveille, sous le charme de cette écriture.

  • 0.2

    1639, à Lunéville, la guerre de 30 ans continue à faire ses ravages.
    Georges de la Tour met en scène son futur tableau « Saint-Sébastien soigné par Irène», incarnée par sa fille Claude. Totalement absorbé par son travail, le peintre met toute sa passion à faire naître ses personnages, à travailler leurs expressions, de façon que ceux qui les regarderont puissent en imaginer la pensée, les sentiments, et qui sait, se retrouver en eux. Il guide Claude dans sa pose : « pense à ce que tu as de plus cher, et regarde-le comme un trésor ». A côté, Laurent, apprenti s’émerveille…
    2014, à Rouen, une femme pousse la porte du musée et se fixe devant la copie du « Saint-Sébastien soigné par Irène », de Georges de la Tour. C’est alors un flot de souvenirs qui la ramènent à un pan de sa vie, à la fois révolu mais encore tellement présent.

    Dans ce roman, trois voix s’entremêlent à travers deux époques éloignées. Les personnages n’ont a priori pas de ressemblance, mais pourtant des similitudes se font écho. Les tourments amoureux, la force et la fragilité des sentiments, les désirs n’obéissent pas à la loi du temps qui passe.

    La poésie de Gaëlle Josse effleure avec délicatesse le tableau du maître ; la sensibilité est à mon sens moins présente dans l’histoire douloureuse de l’inconnue. C’est peut-être pour cette raison que les deux situations m’ont parfois parues antagonistes, ou du moins les liens entre elles presque artificiels. Le rapprochement des deux périodes et des contextes sociaux si éloignés en sont certainement la cause.
    Aussi, mon intérêt s’est-il davantage porté sur la partie historique, qui m’a rappelé le sublime roman de Tracy Chevalier, « La jeune fille à la perle », que sur le souvenir douloureux de l’inconnue, comme si les sentiments, les rêves ou les regrets, la mélancolie, peints au XVIIème siècle ne pouvaient ressusciter les mêmes émotions au XXIème siècle.
    Grâce à l’écriture délicate de l’auteur, j’ai été complètement absorbée par l’artiste, sa réflexion en amont puis le moment où le pinceau glisse sur la toile dans une ambiance sombre et feutrée, jusqu’à la livraison de l’oeuvre achevée.

    Je dois dire également que j’ai eu grand plaisir à tenir ce livre, à regarder sa couverture, y revenir pendant ma lecture pour m’imprégner de la posture d’Irène et essayer de décrypter ses sentiments. Plaisir aussi de tourner les pages imprimées sur un papier délicatement teinté et entrer rapidement dans l’expression de chacune des 3 voix marquée par le changement de caractères d’imprimerie.
    Une belle découverte et un très bon moment.

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