L'insouciance

Couverture du livre « L'insouciance » de Karine Tuil aux éditions Gallimard

4.448275862

29 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070146192
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 528
  • Collection : Blanche
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

De retour d'Afghanistan où il a perdu plusieurs de ses hommes, le lieutenant Romain Roller est dévasté. Au cours du séjour de décompression organisé par l'armée à Chypre, il a une liaison avec la jeune journaliste et écrivain Marion Decker. Dès le lendemain, il apprend qu'elle est... Lire la suite

De retour d'Afghanistan où il a perdu plusieurs de ses hommes, le lieutenant Romain Roller est dévasté. Au cours du séjour de décompression organisé par l'armée à Chypre, il a une liaison avec la jeune journaliste et écrivain Marion Decker. Dès le lendemain, il apprend qu'elle est mariée à François Vély, un charismatique entrepreneur franco-américain, fils d'un ancien ministre et résistant juif. En France, Marion et Romain se revoient et vivent en secret une grande passion amoureuse. Mais François est accusé de racisme après avoir posé pour un magazine, assis sur une oeuvre d'art représentant une femme noire. À la veille d'une importante fusion avec une société américaine, son empire est menacé. Un ami d'enfance de Romain, Osman Diboula, fils d'immigrés ivoiriens devenu au lendemain des émeutes de 2005 une personnalité politique montante, prend alors publiquement la défense de l'homme d'affaires, entraînant malgré lui tous les protagonistes dans une épopée puissante qui révèle la violence du monde.

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  • 0.25

    Trois personnages masculins habitent ce roman. Tout d’abord Romain Roller, lieutenant dans l’armée. Il revient d'Afghanistan, là il a perdu des hommes au combat. Puis Osman Diboula. S’il est un fils d'immigré, il a cependant réussi et on le découvre conseiller du président. Ensuite, François Vely, de son vrai nom Levy, est un homme d'affaires très en vue. Enfin, Marion Deker, le lien entre ces trois principaux personnages. Si elle est la femme de Vély, elle devient aussi l’amante de passage de Romain, qu’elle rencontre alors qu’elle réalise un reportage à Chypre.
    Alors nous voilà face à un trio banal ? Non, car de ces situations, Karine Tuil tisse une toile fine et dense qui va dépeindre un monde très actuel, où antisémitisme, conflit social, islamisme et terrorisme, ascension sociale et intégration, riment avec vie, amour perdu, amour retrouvé, et s’insèrent avec justesse dans la vie de chacun. Car quoi que l’on fasse, peut-on échapper à ses origines, peut-on oublier d’où l’on vient, et comment peut-on accepter le monde tel qu’il est aujourd’hui sans comprendre qu’il est également synonyme de la fin d’une époque d’insouciance et de sérénité.

  • 0.2

    Karin Tuil déguise de nombreux faits d’actualité ainsi que des personnes qui ont fait l’actualité et, de façon très efficace, mélange le tout avec beaucoup d’imagination pour créer un roman très prenant qui ne se lâche pas. Grandeurs et décadences, crispations identitaires, difficultés de vivre ensemble, violence de la société contaminant la sphère privée, épreuves, politiques, journalistes, hommes d’affaires, banlieues, Etat, armées, extrémistes, terrorisme, exécutions… J’ai eu l’impression que l’auteure écrivait au rythme quotidien des informations télévisées au point où on a même presque droit au scandale de la sex- tape… L’écriture est énergique. L’humain mis à nu. Pas de temps mort. Courts paragraphes donnant un rythme de lecture rapide.
    « …Je crois qu’il n’y a pas de possibilité d’être heureux après l’épreuve. » Paul Vely se détourna légèrement. « C’est l’obstacle sur lequel tous les êtres humains butent un jour ou l’autre. Peut-être qu’il ne faut pas chercher à être heureux mais seulement à rendre la vie supportable. »

  • 0.25

    De ce livre, on ne ressort pas indemne.
    Tout comme chacun des personnages de Karine Tuil traversent les épreuves de leur vie.
    L'insouciance laisse très peu de place à l'espoir mais permet de nombreuses réflexions sur notre époque d'aujourd'hui : mensonge, trahison, chantage, déception. L'idée que le monde est gouverné par l'argent, le sexe et la manipulation. Les amours se font et se défont, parce que les personnalités évoluent, formatés par l'environnement professionnel, les expériences de la vie, les souffrances que celle-ci nous inflige.
    Chacun tente de devenir quelqu'un, chacun essaie de vivre malgré ses failles, son passé, ses souvenirs ...
    Karine Tuil dresse le portrait de 4 personnages emplis de volonté.
    Mais à notre époque, la volonté ne permet pas tout. Certains sont rattrapés par leur égo, d'autres par leur peurs et d'autres encore, par leur certitudes.
    De L'insouciance il faut surtout retenir que la vie est courte, unique et même si elle nous dicte ses peurs, ses peines et ses doutes, il faut la vivre.
    Ne serait-ce que pour conserver un peu d'espoir ... Que ce monde si sombre ne restera pas tel qu'il est !

  • 0.25

    C’est le premier roman de Karine Tuil et je suis sous le charme. Cette histoire est très forte, tous les personnages ont été étudiés dans le détail : leurs qualités, leurs défauts, leur zones d’ombre, leurs fragilités….Je me suis attachée à chacun d’eux.

    Elle décrit très bien ces soldats qui reviennent de la guerre (quand ils reviennent) avec un syndrome de stress post traumatique, comme Romain, qu’ils ont tendance à ne pas vouloir reconnaître, le déni permettant de rester un soldat qui ne se plaint pas, fait son devoir et refuse toute aide car ce serait de la faiblesse, avec de surcroît, la culpabilité du survivant.

    Marion, la journaliste, qui a suivi ce groupe de soldats, a participé au stage de décompression sur une île grecque, comme si passer de l’horreur des bombes, des attentats-suicide, à une île paradisiaque avec tout le confort pouvait les aider en seulement quelques jours. Pour que l’Etat se donne bonne conscience.

    Karine Tuil raconte aussi comment deux tragédies peuvent s’interpénétrer et donner une attirance violente entre deux êtres que tout oppose mais qui oublient tout dans le sexe, chacun s’étant, à sa façon éloigné, de son époux légitime : comment reprendre la vie quotidienne avec sa femme quand on revient de l’enfer et qu’on se réveille en hurlant parce qu’on a fait un cauchemar en relation avec la guerre. Une reprise du train-train quotidien est-elle possible.

    Il y a plusieurs tragédies dans ce livre, Marion a épousé François Vély, un homme d’affaire en vue, dont l’ex-femme s’est suicidée en apprenant son remariage, dont la vie parfaitement millimétrée dérape lorsqu’il pose assis sur une œuvre d’art représentant une femme noire, dans une position de soumission, et se fait traiter de raciste sur les réseaux sociaux et se retrouve taxé de Juif alors que son père, déporté, avait fait changer son nom après la guerre. Il a une mère catholique, a été élevé dans la laïcité… suite sur http://eveyeshe.canalblog.com

  • 0.2

    De retour d'Afghanistan où il a perdu plusieurs de ses hommes, le lieutenant Romain Roller est dévasté. Au cours du séjour de décompression organisé par l'armée à Chypre, il a une liaison avec la jeune journaliste et écrivain Marion Decker. Dès le lendemain, il apprend qu'elle est mariée à François Vély, un charismatique entrepreneur franco-américain, fils d'un ancien ministre et résistant juif. En France, Marion et Romain se revoient et vivent en secret une grande passion amoureuse. Mais François est accusé de racisme après avoir posé pour un magazine, assis sur une oe'uvre d'art représentant une femme noire. A la veille d'une importante fusion avec une société américaine, son empire est menacé. Un ami d'enfance de Romain, Osman Diboula, fils d'immigrés ivoiriens devenu au lendemain des émeutes de 2005 une personnalité politique montante, prend alors publiquement la défense de l'homme d'affaires, entraînant malgré lui tous les protagonistes dans une épopée puissante qui révèle la violence du monde

  • 0.25

    J’ai entendu parler de Karine Tuil pour la première fois lors de la sortie de son précédent roman « L’invention de nos vies ». Je n’avais pas eu l’occasion de le lire alors je me devais de ne pas manquer le nouvel opus.

    Se basant sur trois destins totalement différents, Karine Tuil nous propose un roman choral sur le monde d’aujourd’hui. Elle profite du portrait de ces personnages principaux et de ceux gravitant autour pour décrire les règles qui régissent la société actuelle. Avec des origines variées, ils permettent de mettre en lumière les différences de traitement dont sont victimes les gens selon leurs origines. Ainsi l’auteure ouvre la discussion sur un grand nombre de thèmes omniprésents dans notre quotidien. Elle nous fait entrer dans le milieu de la guerre, de la politique, de l’économie, de la presse… Cela lui permet de mettre le doigt sur les dérives de notre temps comme le traumatisme militaire, le racisme, l’antisémitisme, le sexisme, l’argent et bien sûr l’égoïsme, point commun à toutes ces discriminations. Devant toutes ces lois devenues presque naturelles, les protagonistes évoluent et s’adaptent pour survivre dans la communauté. Chacun y va de sa mesquinerie afin d’arriver à ses fins. Et pour ce faire, ils sont capables de tout. Certains iront même jusqu’à renier tout ce en quoi ils croyaient, juste pour exister.

    C’est un roman qui met fin à l’insouciance, quand la réalité nous rappelle que l’Homme continue avec tous ces failles et que le temps ne change rien aux préjugés, malheureusement inscrits dans notre Histoire. L’auteure maîtrise son sujet grâce à une belle plume et au contraire de certaines critiques (de renom en plus !), je ne me suis jamais ennuyé malgré l’épaisseur de l’ouvrage. J’ai été emporté par le scénario et le romanesque de ses destins. On pourrait lui reprocher de ne pas approfondir la multitude de domaines traités mais ce n’est pas l’objectif de cette histoire. En narrant des évènements parfois un peu caricaturaux mais sans jamais vouloir donner de leçons, Karine Tuil cherche juste à photographier notre monde à un instant T, c’est réussi mais ce n’est pas vraiment réjouissant !

  • 0.25

    Parmi les ouvrages favoris des Prix littéraires, Karine Tuil figure en bonne place. Un choix parfaitement justifié tant l’auteur parvient à tenir son lecteur en haleine tout au long des 528 pages de L’Insouciance, faisant de cet ambitieux roman un «page-turner» formidablement efficace.
    Les premiers chapitres nous présentent les personnages qui vont se croiser au fil du déroulement de ce récit, à commencer par le baroudeur Romain Roller qui revient d’Afghanistan, après avoir déjà traîné sa bosse dans d’autres points chauds de la planète. Avec ce qu’il reste de sa troupe, il se retrouve dans un hôtel de Chypre, afin de décompresser et se préparer à retrouver la «vie normale». Un programme dont les vertus ne sont pas évidentes, faisant côtoyer de grands traumatisés avec de riches touristes.
    Le second personnage a 51 ans. Il s’appelle François Vély. On pourrait y reconnaître un Vincent Bolloré, un Bernard Arnault ou encore un Patrick Drahi, bref un tycoon qui est à la tête d’un groupe de téléphonie mobile qui s’est développé à partir du minitel rose et dont les marottes sont les médias (il vient de racheter un grand quotidien) et l’art contemporain (il aime parcourir les salles de vente).
    Vient ensuite Osman Diboula. À l’opposé de François Vély, ce fils d’immigrés ivoiriens a grandi dans la banlieue parisienne la plus difficile. Toutefois, grâce à son engagement – il avait créé un collectif, «avait imaginé des sorties de crise, présenté les quartiers en difficulté sous un autre jour» et était devenu porte-parole des familles lors des émeutes de Clichy-sur-Bois. Du coup les politiques s’intéressent à lui et lui va s’intéresser à la politique. Il gravit les échelons jusqu’à se retrouver dans les cabinets ministériels. Mais n’est-il pas simplement le black de service, chargé de mettre un peu de diversité au sein du gouvernement ? À ses côtés une femme tout aussi ambitieuse ne va pas tarder à le dépasser dans les allées du pouvoir.
    Puis vient Marion Decker, envoyée spéciale sur les zones de guerre. Jeune et jolie, «il y avait de la violence en elle, un goût pour la marginalité qui s’était dessiné pendant l’enfance et l’adolescence quand, placée de famille d’accueil en famille d’accueil, elle avait dû s’adapter à l’instabilité maternelle, une période qu’elle avait évoquée dans un premier roman remarqué, Revenir intact, un texte âpre, qui lui avait permis de transformer une vie dure en matière littéraire». Ce caractère trempé fascine François Vély qui n’hésite pas à délaisser son épouse pour partir à la conquête de la journaliste. Il l’invitera pour quelques jours à Chypre.
    Dès lors le roman peut se déployer, jouer sur tous les registres du drame et de la comédie, et ce faisant, dresser un état des lieux de ce XXIe siècle commençant.
    Le lieutenant Romain Roller craint de retrouver sa femme Agnès, sa famille et ses amis. Pris dans un stress post-traumatique, il essaie vainement d’oublier son cauchemar. Quand il croise Marion, c’est pour lui comme une bouée de sauvetage. Dans ses bras, il oublie ses plaies et sa culpabilité, ayant survécu à l’embuscade mortelle dont son bataillon a été victime et dont le récit-choc ouvre le roman. Il fait l’amour avec la rage du désespoir et se sent perdu dès qu’elle le quitte pour sa «vraie vie».
    Car ce n’est vraiment pas le moment de quitter François Vély. Le capitaine d’industrie est pris dans une sale affaire, après la publication d’un entretien illustré par une photo le montrant assis sur une chaise représentant une femme noire «soumise et offerte». Lui dont la famille a voulu, par souci d’intégration, changer son nom de Lévy en Vély, se retrouve accusé de racisme et d’antisémitisme. Le scandale dont les réseaux sociaux font leurs choux gras ne tarde pas à prendre de l’ampleur et la société est salie. Confronté à un fils qui entend renouer avec ses racines et partir en Israël rejoindre un groupe fondamentaliste, il doit aussi surmonter le suicide de sa femme qui s’est jetée sans explication d’un immeuble.
    «Il croyait vraiment qu’un couple peut survivre à un drame sans en être atteint, déchiré, peut-être même détruit ? L’amour n’est pas fait pour l’épreuve. Il est fait pour la légèreté, la douceur de vivre, une forme d’exclusivité, une affectivité totale. L’amour est un animal social impitoyable, un mondain qui aime rire et se distraire – le deuil le consume, la maladie atteint une part de lui-même, celle qui exalte le désir sexuel, les conflits finissent par le lasser, il se détourne.»
    En courts chapitres, qui donnent un rythme haletant au récit, on va voir s’entremêler les ambitions des uns, la douleur des autres. Le tout sans oublier quelques rebondissements qui font tout le sel d’une intrigue que l’on n’a pas envie de lâcher. François, qui a eu vent de son infortune, aura-t-il la peau de Roller ? Rejouera-t-il l’histoire du Roi David et de Bethsabée ? Osman Diboula parviendra-t-il à éteindre l’incendie qui met en péril l’empire de son ami ? Retrouvera-t-il les grâces d’un Président de la République qui semble l’avoir mis sur une voie de garage ? Romain quittera-t-il sa femme pour Marion ? À 29 ans, cette dernière quittera-t-elle son confort matériel pour une aventure incertaine ?
    Partez à la découverte de ce grand roman pour le savoir, au risque de perdre cette insouciance qui lui donne son titre : «quelque chose en nous était perdu, non pas l’innocence – car il y avait longtemps que nous n’y croyions plus – mais l’insouciance…»
    http://urlz.fr/4gRK

  • 0.25

    L'insouciance est un livre passionnant. Hyperréaliste, cette grande fresque sociétale raconte le retour des soldats français d'Irak. Le récit croise les destinées de quatre héros qui représentent les différents acteurs de la présence française en Irak : soldat, homme politique, homme d'affaires, journaliste. Loin de faire le conflit, ces personnages sont réunis par hasard à l'occasion de cette guerre qui les bouleversera, qui formera comme une longue griffure sur leurs vies. Rarement dans la littérature française les destins individuels se voient mêlés si finement aux grandes destinées collectives. Karine Tuil a su capturer, figer de manière vivifiante l'impact de cette guerre lointaine sur des destins français, et donner voix aux hommes qui composent l'armée, la Grande Muette. L'épaisseur psychologique des personnages et la finesse pleine d'ironie de ce récit sont également à souligner. Extraordinaire et bouleversant.

  • 0.2

    Romain est un soldat de retour d’Afghanistan ; durant son séjour de décompression, il rencontre la journaliste Marion Decker, mariée à un richissime homme d’affaires, François Vély. Alors que celui-ci fait l’objet d’un scandale médiatique, il reçoit le soutien inattendu d’Osman, un ancien ministre ami d’enfance de Romain.

    Quel beau titre pour un roman qui parle de la violence du monde. C’est la guerre à tous les étages : dans les rapports sociaux, les conflits familiaux, jusque dans les relations amoureuses… le conflit est général, autant international que personnel.
    L’auteure entrecroise histoires d’amour et de pouvoir, scandale médiatico-politique avec des sujets aussi contemporains que le communautarisme ou l’identité, ses sujets de prédilection. Ses personnages sont plus différents les uns que les autres et pourtant leurs trajectoires vont fatalement se croiser et être inextricablement liées – incroyable construction littéraire comme les pièces d’un puzzle complexe qui finissent par s’emboiter à merveille.
    Avec une lucidité impitoyable elle brosse le tableau d’une génération en perte de repères et de valeurs, d’une société qui a perdu sa légèreté et n’arrive même pas à la préserver dans les comportements amoureux ; ses personnages s’imaginent que tout est acquis, alors qu’au contraire tout est d’autant plus fragile que les rapports de force sont accentués par la médiatisation à tout crin – ce n’est sans doute pas un hasard si ses personnages en rappellent de bien réels – et que lorsqu’on est dans la lumière il est facile d’y rester – plus dure sera alors la chute lorsque survient le moindre dérapage. Solidement documenté et nourri de faits réels, le roman de Karine Tuil raconte la fin de l’insouciance et le début de la violence, comme une photographie au jour d’aujourd’hui de notre société dans ce qu’elle a de plus brutal – et ça ne fait pas toujours plaisir à lire / à voir.

  • 0.2

    Un livre intéressant qui m'a dérangé mais sa lecture ne m'a pas laissé indemne.
    Le reflet qu'il renvoie de notre société et son avenir ne laisse que peu d'espoir....

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