L'expédition

Couverture du livre « L'expédition » de Monica Kristensen aux éditions Gaia

4

7 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Gaia
  • EAN : 9782847207231
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 268
  • Collection : Polar gaia
  • Genre : Policier / Thriller grand format
Résumé:

L'inspecteur de police Knut Fjeld est en poste dans l'archipel du Svalbard. Il reçoit un appel au secours en provenance du 87e parallèle nord. Une expédition norvégienne est touchée par une épidémie inexplicable qui frappe hommes et chiens. Le chef de l'expé­dition refuse cependant... Lire la suite

L'inspecteur de police Knut Fjeld est en poste dans l'archipel du Svalbard. Il reçoit un appel au secours en provenance du 87e parallèle nord. Une expédition norvégienne est touchée par une épidémie inexplicable qui frappe hommes et chiens. Le chef de l'expé­dition refuse cependant d'abandonner?: le but, le pôle Nord, doit être atteint à tout prix. Knut Fjeld est un homme expérimenté et n'a guère le choix. On le dépose en plein désert arctique pour rejoindre cette expédition à la dérive, et la pression ne cesse d'augmenter au fur et à mesure que les hommes s'approchent du pôle. Dans l'ombre guette un danger dont personne ne peut imaginer l'envergure.

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  • 0.2

    L’expédition, un roman venu du grand Nord comme nous pouvons en trouver dans toutes les librairies ces derniers temps. A juste titre puisque son auteure est glaciologue, la 1ère femme à avoir dirigé une expédition en Antarctique.

    L’inspecteur Knut Fjeld est en poste dans l’archipel du Svalbard en Norvège et il reçoit un appel très inquiétant : au 87ème parallèle Nord, une expédition composée de deux attelages, soit quatre hommes et huit chiens, se trouve en grande difficulté. Les uns et les autres tombent un à un, en proie à un mal inconnu.

    Leur but unique : rejoindre le pôle Nord coûte que coûte ! Pas un vain mot quand on lit comme l’expédition a été préparée, ou plutôt non préparée : « Je regardais Svein se repaître des louanges des autres. Malgré moi, je frissonnai, mais je gardai le silence alors que j’aurais dû protester. Etait-ce ce soir-là que nous avions mis le doigt dans l’engrenage qui allait déboucher sur un véritable aveuglement et une tragédie ? ». La tension se met en place à -34°C et Knut Fjeld s’engage sur le chemin de cette équipée sans autre choix. Le lecteur avance pas-à-pas dans la neige craquante. Sur place, il découvre l’innommable : un traîneau, huit chiens quasi morts, une toile de tente en lambeaux et des hommes comme désorientés aux traits marqués, quasi morts. Que s’est-il passé sur leur parcours et qu’ont-ils bien pu rencontrer ? L’inspecteur perçoit de fortes incohérences entre les propos et les faits relatés par les témoins. Malgré leur état, trois des quatre explorateurs s'obstinent dans leur projet initial et Knut Fjeld se décide à les suivre.

    Dans sa trame, ce policier est original car nous suivons à la fois une histoire haletante entrecoupée des témoignages de certains personnages dont l’une des compagnes des explorateurs qui apporte un éclairage important sur l’ensemble. Il y a une forme de reportage dans certaines très belles descriptions de l’Expédition.
    Un beau récit, structuré et original, que je recommande, et qui traite de la campagne des egos, de l’affaiblissement du collectif et de la violence ou de la révélation de personnalités pathologiques de certains êtres devant l’urgence. Intéressant !

  • 0.2

    Je remercie Lecteurs.com et Gaïa Editions pour la découverte du roman.

    Lorsque le policier Knut Fjeld s'envole pour porter secours à une expédition norvégienne désirant atteindre le Pôle Nord, il ne s'attendait certainement pas à un accueil aussi glacial. Et pour cause, bien qu'en détresse, les membres ne désirent pas retourner vers la civilisation, mais consentent, néanmoins, à laisser évacuer leur blessé, Sven qui est accessoirement leur musher. Il faut dire que les chiens de traîneaux étant quasiment tous morts dans d'étranges conditions, il ne leur est plus d'aucune utilité.

    Le policier, dans un excès de conscience professionnelle ou d'optimisme, décide alors de rester sur place, sans se douter que cette décision le conduira à endurer des épreuves plus que difficiles dans un climat parfois tendu, très tendu. En effet, pièce rapportée, Knut n'est pas le bienvenu parmi cette équipe qui est très loin d'être aussi bien préparée que ce que ses instigateurs veulent faire croire au monde entier voire à eux-mêmes. Petit à petit, le policier découvrira d'ailleurs l'étendue du manque de préparation, mais aussi les tensions sous-jacentes entre les différents membres.

    Contrairement au policier qui vit l'histoire en huis clos, le lecteur a la chance de découvrir aussi bien les aventures de notre expédition, qui tente de survivre dans un environnement peu hospitalier, que Karine, l'épouse de Karsten, chef de l'expédition. A travers des flashbacks, on découvre ainsi la préparation de l'expédition avec tous les mensonges sur lesquels elle a été bâtie. Cela nous apporte un éclairage nouveau qui aurait été fort utile à notre policier pour comprendre les motifs ayant poussé chacun à tenter l'aventure, mais également saisir jusqu'où les membres sont prêts à aller pour atteindre leurs objectifs.

    Quant aux personnages, dès le début, ils m'ont paru antipathiques notamment avec leur insouciance et leur entêtement qui les font passer pour des enfants capricieux n'ayant pas prise avec la réalité. J'avoue avoir très souvent admiré la patience du policier qui essaie de temporiser cette obsession du Pôle Nord que partagent, bien que pour des raisons très différentes, les participants de l'expédition. Je peux vous dire que je me suis à maintes reprises énervée derrière mon livre ayant envie de distribuer des baffes et pourtant, je suis d'un naturel plutôt calme. La seule personne, en dehors de Knut, qui m'a semblé un tant soit peu raisonnable est Karine, même si vous verrez que personne n'est tout blanc dans cette histoire...

    Bien que l'auteure nous fasse voyager dans un environnement dominé par le vide et la glace, elle arrive à nous plonger dans une atmosphère étouffante où le sentiment de tension et d'urgence est permanent. On sent la catastrophe proche, mais on a du mal à la définir et la saisir complètement. Est-ce que le danger provient des conditions extrêmes dans lesquelles évoluent les explorateurs, de la présence d'un prédateur qui rôde laissant planer une aura de danger autour de la tente, des membres de l'exploration eux-mêmes ou bien, d'un mélange de tout ça ? Je laisserai le soin à chacun de se faire sa propre opinion, mais je peux vous dire que ces questionnements contribuent fortement à vous faire tourner les pages les unes à la suite des autres.

    Le seul point qui pourrait en déranger certains, ce qui ne fut pas mon cas, complètement subjuguée par l'ambiance glacée de l'histoire, c'est la lente mise en place de l'intrigue qui est néanmoins nécessaire pour créer l'atmosphère angoissante et étouffante du livre. Nous sommes, en outre, dans un polar, il y a donc bien au moins un mort, mais l'enquête pour déterminer les causes de ce décès n'est pas menée tambour battant. Elle se fait naturellement au rythme de cette exploration...

    En conclusion, si vous avez envie d'un roman qui vous fait voyager dans un environnement dépaysant et glacé où la nature a repris ses droits, L'expédition est fait pour vous. Dans une ambiance étouffante et angoissante, vous découvrirez jusqu'où le mensonge, l'avidité et la cupidité peuvent mener...

  • 0.25

    Quatre amis d’enfance décident de monter une expédition : rallier le Pôle Nord depuis un archipel au nord de la Norvège. Durant leurs préparatifs, tout ne se passe pas comme prévu. Leur inexpérience pour affronter un seul périple ne rend pas dupe les sponsors et les journalistes, ils manquent d’argent pour tout fiancer correctement. Mais qu’à cela ne tienne, ils réussissent tout de même à partir.
    Knut Fjeld, policier norvégien à Svalbard, reçoit un appel au secours de l’expédition. Il doit se rendre sur place.

    Tout au long du récit, nous nous retrouvons enveloppé dans le froid et les tempêtes de neiges, frappé par le vent, frigorifié par l’humidité et la peur d’être surpris par un ours polaire. Toute cette atmosphère est très bien décrite par la plume envoutante et hypnotisante de l’auteur.

    C’est un polar mais pas seulement. C’est un roman d’aventure. On retient notre souffle aux côtés du policier.

    J’ai beaucoup aimé ce livre. L’écriture d’abord, qui nous décrit très bien l’atmosphère qui règne sur cette banquise. J’ai beaucoup aimé découvrir les paysages polaires, toutes les descriptions nous permet d’être au plus près de l’expédition. La construction du récit à deux voix donne un certain dynamisme et m’a plu : il y a la narration descriptive des évènements et de temps en temps il y a quelques flash-back les coulisses de l’expédition raconté par la femme d’un des explorateurs.
    Les personnages ensuite. On les découvre petit à petit. Au fil des pages, leur psychologie et leur profil sont dévoilés. Monica Kristensen décrit très bien l’engrenage sans fin, l’ambition, la jalousie pour arriver au but ultime que ce sont fixé les explorateurs.
    Et j’ai aussi adoré le suspens. Cette énigme à résoudre. La vérité ne se laisse approcher qu’à la toute dernière page.

    Cela a été une très bonne lecture.

  • 0.25

    Même si l'intrigue se déroule en grande partie dans les immenses espaces glacés de l'Arctique, l'atmosphère du roman de Monica Kristensen est bien celle d'un huis-clos. Un huis-clos paradoxal, donc, entre quatre hommes, trois explorateurs autoproclamés et Knut Fjeld, le policier qui les a rejoints lorsque le musher a été victime d'une étrange maladie qui a d'abord tué ses chiens. Prisonniers de la banquise, une fois que l'hélicoptère a évacué le malade, Karsten Hauge, le chef de l'expédition, Mads Friis, son ami et Terje Kraemer sont prêts à aller jusqu'au bout de leur projet, atteindre le Pôle Nord, malgré les risques insensés que le manque de préparation leur fait encourir. L'affrontement avec Knut Fjeld est inéluctable et prend de sinistres proportions lorsque la mort frappe à nouveau. Sous son apparence immaculée, la banquise devient un piège rendu infernal par les sombres machinations d'hommes prêts à tout pour obtenir gloire et fortune.

    A Longyearbyen, point de départ de l'expédition, Karin et Camilla, les épouses de Hauge et Friis, tentent de rassurer les sponsors en ne distillant que des informations anodines, pendant que Tom, collègue de Knut, assiste à l'agonie de Svein, le musher, en tentant d'en éclaircir les raisons. Emberlificotée dans un autre enfer, Karin Hauge rembobine le fil du temps jusqu'à son enfance, jusqu'à ce sentiment d'exil qu'elle ne cesse de ressentir et jusqu'à la préparation hasardeuse de cette expédition. L'alternance des récits et des lieux donne un côté haletant à cette intrigue superbement menée et dont je n'ai pu m'arracher avant le mot de la fin.

    Un roman que j'ai trouvé très original tant dans l'histoire qui en est le coeur que dans le traitement que lui impulse l'auteure. Le réalisme des descriptions est si intense qu'on ne peut s'empêcher de frissonner de froid, de sentir les menaces latentes de cet environnement extrême mais aussi de la compagnie des hommes dont le sens moral semble aussi gelé que la banquise qu'ils foulent. Les aspects techniques, humains et matériels ainsi que les enjeux (souvent loin de toute préoccupation scientifique) du montage d'une expédition polaire sont clairement identifiés et analysés sans nuire au déroulement de l'intrigue principale. Ils y sont au contraire complètement intégrés et c'est l'une des nombreuses richesses de ce roman passionnant car on a véritablement l'impression de vivre les dramatiques aléas de cette expédition, à la fois grandiose et dérisoire. Un roman qui, pour moi, a eu le côté addictif des meilleurs page-turner !

  • 0.15

    https://littelecture.wordpress.com/2017/03/17/lexpedition-de-monica-kristensen/

    Un polar polaire...
    Un équipage de 4 hommes et 8 chiens s'embarque pour une expédition polaire direction le pôle nord.
    Se prenant pour les grands explorateurs mais non expérimentés, ce périple tourne vite à la catastrophe. Une telle aventure nécessite une préparation de haut niveau, préparation qui fut bâclée : que ce soit l'itinéraire comme la saison choisis, ou les problèmes financiers, rien n'aide ce groupe à progresser dans cette aventure dans les meilleures conditions. Tel est leur challenge : faire ce qu'aucun autre n'a encore fait.
    Au fil de ce voyage périlleux, les embûches se multiplient... des malades, des agressions puis des morts. Certains tués par l'ours polaire, qui rôde dans les environs, d'autres par un poison.. mais par qui ?
    La police s'en mêle, et plus étroitement le policier Knut, qui décide d'intégrer cette équipe, déjà en perdition.
    L'histoire nous raconte cette escapade de grande envergure, cette expédition qui pourrait fortement plaire aux amoureux et aventuriers du désert arctique et de la banquise.
    Même si la présence du policier tout au long du chemin glacial, dilue le côté polar de cet ouvrage, ce livre reste majoritairement axé sur ce périple.
    Même si l'intrigue et les recherches sur les mystérieuses morts ponctuent l'histoire, le thème "polar" ne ressort davantage que dans les tous derniers chapitres.
    Même si les descriptions des paysages et de l'ambiance nous permettent de nous plonger dans cette atmosphère périlleuse et hermétique, des lenteurs alourdissent la lecture. Le lecteur n'y retrouve que par moments la notion d'enquête policière qui renoue le rythme avec ce qu'on peut appeler "le monde du polar". Au rayon "roman d'aventure" s'y trouverait il mieux....

  • 0.25

    Sortez vos polaires, vos gants, votre chapka et vos boots, vous partez pour Longyearbyen, capitale administrative du Svalbard, deux mille kilomètres au nord de la Norvège. De là, direction le pôle Nord. Température moyenne : - 34°C. Question d’habitude, me direz-vous. Certes, mais quand même, j’aurais du mal. Et celle qui vous va vous raconter cette histoire s’y connaît car Monica Kristensen est glaciologue et elle est la première femme à avoir dirigé une expédition en Antarctique. Elle a travaillé comme directrice de station de recherche dans la région du Svalbard. Et franchement, pour dire vrai, je n’ai jamais eu aussi froid de ma vie en lisant un livre !
    Bon, allez, je trépigne, donc je vous le dis tout de suite : j’ai A-DO-RÉ ce livre ! J’ai été portée par un suspense haletant, une vraie angoisse qui vous tient tendu et frigorifié jusqu’à la dernière page. Impossible de m’arrêter, ce qui est gênant pour les activités quotidiennes… Je n’avais qu’une envie : retrouver l’expédition où je l’avais laissée, j’allais dire, dans l’état où je l’avais laissée, au beau milieu de nulle part sur la banquise arctique…
    Quelques mots sur l’intrigue, sans rien dévoiler, promis. Mais, encore une fois, ne lisez pas la 4e de couv’, elle en dit trop !
    Un hélicoptère norvégien porte secours à une expédition qui s’est mise en route pour le pôle Nord assez tôt dans l’année, trop tôt certainement, au mois de février. Un appel de détresse a été envoyé du 87e parallèle nord informant les autorités que le campement vient d’être attaqué par un ours polaire. Habituellement, dans ce cas, sont envoyés deux hommes : un policier - et ce sera un certain Knut Fjeld qui s’y collera - et un agent du service environnement. Or ce dernier, trop jeune et insuffisamment expérimenté, ne partira pas.
    Sur place, le policier découvre un traîneau (il y en avait deux), huit chiens quasi morts, une toile de tente en lambeaux et des hommes endormis : morts ? Non, enfin dans un état second, méconnaissables, totalement désorientés, ayant à peine l’apparence d’êtres humains : le chef Karsten Hauge et trois autres membres : Mads Friis, Terje Kraemer et le musher (conducteur de traîneaux à neige tirés par des chiens), Svein Larsen. Ce dernier est vraiment dans un sale état. Qu’a-t-il bien pu se passer ? Qu’est-il arrivé aux chiens et à leur maître pour qu’ils soient dans cet état là ?
    J’ai beaucoup aimé l’organisation du récit car, tandis que l’on suit de près l’évolution de ces hommes vers le pôle, certains chapitres racontés par la femme d'un des explorateurs mettent en lumière la personnalité de chacun de ces hommes et la façon dont ils ont conçu, programmé et financé cette expédition. Des zones d’ombres se creusent, toujours plus nombreuses et s’ajoutent à la terrible tension que nous font partager sur place ces explorateurs prisonniers des glaces et de bien d’autres dangers auxquels ils ne sont peut-être pas suffisamment préparés.
    Vraiment, on s’y croirait tellement les descriptions sont réalistes et saisissantes de vérité, ce qui ne fait qu’accentuer le sentiment d’angoisse et la tension extrême qui règne dans ce huis clos glaçant, dans tous les sens du terme !
    Préparez-vous au pire…

    Lireaulit: http://lireaulit.blogspot.fr/

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