Les sirènes noires

Couverture du livre « Les sirènes noires » de Jean-Marc Souvira aux éditions Fleuve Noir

4.461538461

13 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Fleuve Noir
  • EAN : 9782265099302
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 448
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Policier / Thriller grand format
Résumé:

03 h 20 du matin, Ouest parisien. Le commissaire Mistral écoute un morceau de jazz, son humeur à l'unisson. Les lumières de la ville défilent à travers la vitre. Plongée en apnée dans son âme. Il ne le sait pas encore mais le compte à rebours a commencé.
Plein jour, sud-est du Nigeria. Les... Lire la suite

03 h 20 du matin, Ouest parisien. Le commissaire Mistral écoute un morceau de jazz, son humeur à l'unisson. Les lumières de la ville défilent à travers la vitre. Plongée en apnée dans son âme. Il ne le sait pas encore mais le compte à rebours a commencé.
Plein jour, sud-est du Nigeria. Les tambours résonnent. Margaret, 17 ans, corps de déesse et coeur sur le point d'imploser d'émotion, s'avance sous la tente. La cérémonie débute. Elle ne le sait pas encore mais son destin, et celui de sa famille, sont sur le point de basculer.
Retour à Paris. Un homme guette, attend, les sens en alerte dans l'obscurité. Il n'en peut plus. Il fredonne comme une litanie sans fin son morceau culte d'AC/DC. Il savoure par avance le moment où il possédera sa proie.
Le tic-tac s'égrène. Le point d'impact de ces trajectoires humaines est imminent.

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  • 0.15

    03 h 20 du matin, Ouest parisien. Le commissaire Mistral écoute un morceau de jazz, son humeur à l'unisson. Les lumières de la ville défilent à travers la vitre. Plongée en apnée dans son âme. Il ne le sait pas encore mais le compte à rebours a commencé. Plein jour, sud-est du Nigeria. Les tambours résonnent. Margaret, 17 ans, corps de déesse et coeur sur le point d'imploser d'émotion, s'avance sous la tente. La cérémonie débute. Elle ne le sait pas encore mais son destin, et celui de sa famille, sont sur le point de basculer. Retour à Paris. Un homme guette, attend, les sens en alerte dans l'obscurité. Il n'en peut plus. Il fredonne comme une litanie sans fin son morceau culte d'AC/DC. Il savoure par avance le moment où il possédera sa proie. Le tic-tac s'égrène. Le point d'impact de ces trajectoires humaines est imminent.

  • 0.2

    3 enquêtes qui se percutent, s’entremêlent, et compliquent la vie du commissaire de la Crim Ludovic Mistral : un couple d’albinos retrouvé démembrés en plein Paris, un tueur en série narcissique qui viole et assassine dans les parkings souterrains et la jeune Stella, prostituée nigériane qui se demande bien comment elle pourrait échapper au piège qui se referme sur elle. Attention, « Les sirènes noires » est un polar pur sucre, presque à l’ancienne, très réaliste, terre à terre, procédurier et c’est exactement cela qui fonctionne. Jean-Marc Souvira est un vrai flic en activité, alors il sait ô combien de quoi il parle et son polar sent le vrai, le sincère, le réel à chaque page. Comme Hervé Jourdain (un autre flic-auteur qui j’apprécie), il décrit de l’intérieur une mécanique policière soumise à la pression de la hiérarchie, du chiffre, de la presse et de la procédure. Il dépeint des policiers souvent attachants mais au bord de la rupture, mais qui tiennent bon, qui ne tombent jamais du mauvais côté, même si ça tangue parfois. Le style est percutant, sec, parfois même un peu âpre mais cela convient parfaitement à son propos. La vérité est sale et crue et le polar de Souriva la dépeint avec tout son pessimisme, son cynisme, mais sa beauté aussi. Ici, pas de machination tordue, pas de tueurs aux méthodes ésotériques (encore que…), pas de flic héroïque et solitaire aux cheveux sales et aux nuits enivrées. 3 enquêtes qui finissent évidemment par se rejoindre et se résoudre, parfois pour le meilleur, mais aussi pour le pire. Attendez-vous à avoir le cœur gros sur la fin car un rebondissement (qui n’en n’est pas vraiment un car on l’a un peu vu venir quand même, malheureusement) va venir vous cueillir et vous rappeler que dans la vraie vie comme dans les romans de Souvira, les meilleurs ne gagnent pas toujours à la fin et les salauds, parfois, demeurent des salauds impunis. Je ne regrette pas une seconde d’avoir plongé dans le monde de Souvira et j’y reviendrai. Je regrette juste d’avoir lu « Les sirènes noires » avant le reste de son travail car il semble que Ludovic Mistral soit un héros récurent et qu’il existe des romans avant celui-là. C’est toujours mieux de lire les livres dans l’ordre mais pour cette fois, je vais faire une entorse et essayer de trouver les romans précédents qui, j’en suis sure, doivent être de la même veine et de la même qualité.

  • 0.2

    Policier-thriller, ce roman nous entrainent dans l' univers des flics du quai des orfèvres menant de front trois enquêtes qui vont se révéler liées. Lecture captivante, intrique bien ficelée, sans artifice ,on est dans la vraie vie où les flics, humains, risquent leur peau. L'écriture évite les détails scabreux et la surenchère dans le sordide et révèle le talent de l' auteur qui alterne les trois enquêtes sans nous perdre.

  • 0.25

    La plongée au coeur d'une enquête policière est toujours source d'excitation, de suspense... Pour ma part, je n'ai pas lâché ce livre rigoureusement bien écrit. Pourtant 3 enquêtes se mêlent, les personnages se retrouvent subtilement embarqués dans l'une ou l'autre des enquêtes pour finalement se retrouver.

    Le malheur des polars est souvent de compliquer les faits et les histoires. Pas de cela dans ce livre, Je découvre l'auteur et vais de ce pas réserver d'autres ouvrages du même nom.
    C'est bien écrit, ça se passe en France et plutôt très réaliste.
    Je ne décrirais pas l'histoire mais si vous lisez ces lignes, lisez le sans crainte, c'est un petit bijou :)

  • 0.2

    Le cadre de ce roman policier n'est autre qu'une plongée au coeur de trois enquêtes policieres qui s'entremêlent ...
    Un réseau de prostitution de jeunes femmes africaines d'où le nom du roman "les sirènes noires" auxquelles on a promis un avenir meilleur sur Paris et à leur famille un meilleur quotidien ,le tout arrosé de rituels vaudous qui ont pour but de les apeurer afin de les rendre plus dociles ,obéissantes et plus consentantes...
    L'autre enquête concerne des assassinats d'albinos qu'on retrouve démembrés ,vidés parfois de leur sang...ce qui reste déconcertant ,peu compréhensible pour notre société où la magie et la sorcellerie ne tiennent pas la même place que dans les pays africains .
    Le personnage principal est le commissaire Ludovic Mistral , personnage récurrent
    de Jean Marc Souvira qui se trouve aussi confronté à un tueur psychopathe qui assassine des femmes dans les parkings et qui hélas est en fuite.
    On est plongé dans le quotidien du mythique quai des orfèvres avec un réalisme détonnant ,un pragmatisme déconcertant dans un enchaînement de faits qui ne nous laisse aucun répit...
    Si vous aimez vivre les enquêtes comme si vous y étiez ,ce livre est fait pour vous car on a l'impression de faire partie de l'investigation.
    Le ton du livre suit le rythme des enquêtes;d'une traite ,sans pause,on est sur le qui vive le jour ,la nuit où les nuits sont courtes et où les jours commencent tôt.
    Ça ne s'arrête pas ,l'écriture de l'auteur est une écriture sûre ,affirmée ,on sent l'expérience d'enquêteur de l'auteur ,tout le livre transparaît de vécu ,le commissaire Mistral n'est autre que le double littéraire de Jean Marc Souvira...
    L'auteur ne prend aucunes pincettes tout est décrit comme c'est vécu ,le ton du roman ne nous permet pas de nous lasser ni de prendre du recul ,on a pas de temps de réflexion ,on doit encaisser ,se nourrir des évènements ,les assimiler car dans une enquête le temps est précieux ...
    C'est un bon polar très détaillé ,on est un enquêteur à part entière ,on se prend au jeu ...
    Alors sortez les sirènes ,investissez le 36 quai des orfèvres ,prenez part à l'adrénaline ,nourissez vous d'insomnies ,dénouez les indices,traquez les criminels ...
    Embarquez dans les tumultes des enquêtes policières ...car le commissaire Mistral vous attend ...

    Les explorateurs du polar

  • 0.25

    « Les sirènes noires », titre à la beauté tragique qui nous met direct dans l’ambiance…
    Ce polar, très dense et prenant, décrit à la perfection la traite des jeunes filles à la peau d’ébène ainsi que leurs illusions perdues dès le départ de leurs villages.

    J’ai eu la chance de rencontrer l’auteur ce soir lors d’un dîner / rencontre littéraire des plus intéressants.

    Jean-Marc Souvira n’a pas eu besoin de se documenter.
    Commissaire divisionnaire il a, dans le cadre de sa belle carrière (toujours d’actualité) exercé (entre autre) au sein de l’Office Central pour la Répression de la Traite des Etres Humains.
    Il le dit lui même : son livre reste une fiction mais celle-ci est basée sur de véritables morceaux d’enquêtes.
    C’est donc un milieu qu’il connaît extrêmement bien et qui encre son livre dans un réel pas si courant en la matière.

    Côté écriture je l’ai trouvée très visuelle, j’entends par là que tout du long j’avais l’impression de participer à un film grandeur nature.
    Il faut savoir que c’est par le biais du scénario qu’il est entré en littérature, et cela se ressent vraiment beaucoup et rend l’histoire haletante tellement les détails offerts à la lecture sont imagés.

    Plusieurs évènements se mêlent, marquant ainsi le fait que la PJ ne travaille jamais que sur une seule affaire.
    En cela aussi ces pages sont terriblement crédibles.

    Difficile d’en dire plus sans trop raconter l'(es) intrigue(s)…

    Tout ce que je peux ajouter, c’est que j’ai découvert un écrivain de polar que je vais continuer de dévorer (il a déjà écrit trois livres : « Le magicien », « Le vent t’emportera » et « Les rotules en os de mort ») et si l’occasion se représente je prendrai plaisir à converser une nouvelle fois avec lui tellement il est abordable et intéressant à écouter.
    Au-delà du commissaire il y a un auteur assurément talentueux……… et un homme. Un homme qui a deux passions, aussi fortes l’une que l’autre et qu’il sait partager.

    Pour information, il sera le 11 juin prochain à Dijon pour les rencontres littéraires « Clameur(s) ».
    Ne le ratez surtout pas…

    Je terminerai avec ses propres mots fort à propos relevés lors du dîner : « L’écriture apporte des moments de coïncidences exceptionnelles ».

    Ma chronique sur https://arthemiss.com/les-sirenes-noires-de-jean-marc-souvira-2/

  • 0.25

    Après mon immense coup de coeur littéraire pour Olivier Norek, je n'avais pas pris autant de plaisir et d'impatience à découvrir le fin mot de l'histoire d'un livre. Chose faites avec Les sirènes noires de Jean-Marc Souvira.
    Un peu à contre coeur, le commissaire Mistral est venu bousculer mon personnage préféré Victor Coste à la première place de mon top personnage coup de coeur. Bon mon petit Coste reste quand même Le personnage mais Mistral est vraiment à un cheveu de le détrôner. Me voilà donc à la recherche des autres livre de Mr Souvira pour faire un peu plus connaissance avec ce Cher Commissaire.
    Avec ce livre vous plongerez dans la noirceur du Vaudoux, de la magie, des rituels, des meurtres d'Albinos, de prostition et de viol. Des enquêtes qui se percutent tous pour finir sur une fin tout simplement prenante et addictive..
    N'hésitez plus à découvrir cette belle plume !!!! Mon gros coup de coeur de Mai !!!!

  • 0.25

    Si vous lisez un peu ce blog vous devez déjà savoir que j’adore les polars. J’avais parlé d’ailleurs dans un ancien article d’un « livre » que j’avais commencé à écrire lorsque j’avais une dizaine d’années, une enquête policière qui se déroulait à Paris alors que je vivais à Nîmes à l’époque. Mon embryon de livre a été piqué avec la vieille micra de ma tante et j’ai cessé toutes velléités de livre pensant que ce vol était un signe.

    Tout ça pour dire que ma passion pour les polars ne date pas d’hier. J’adore les livres avec une enquête que je peux mener de mon côté, j’aime être tenue en haleine du début à la fin du livre. Hélas je suis bien souvent déçue par une intrigue dont on me donne toutes les ficelles très tôt dans le bouquin et ça m’exaspère.

    Lorsque lecteurs.com a lancé les « explorateurs du polar » en partenariat avec « Quai du polars » je me suis inscrite illico. J’ai donc reçu « Les sirènes noires » de Jean-Marc Souvira aux éditions Fleuve et « Les petites filles » de Julie Ewa publié chez Albin Michel.

    Découverte de Jean-Marc Souvira pour moi et quelle découverte !! Une enquête comme j’adore.

    Ludovic Mistral, commissaire au 36, quai des orfèvres est fatigué mais bien trop accro à son boulot pour « lâcher l’affaire »…pour le coup les affaires. Nous voilà plongés en douceur dans le Sud-Est du Nigéria lors d’une cérémonie qui scelle le destin du jeune beauté à celui de « Madam » pendant qu’à Paris un homme guette les entrées et sorties de parking…

    Le décor est planté, le héros récurrent de Jean-Marc Souvira va avoir du pain sur la planche. Les pages avancent, les histoires se mêlent sans jamais s’embrouiller, les intrigues se posent et les questions se font incessantes pour le lecteur au point d’être agacé de devoir faire autre chose que poursuivre l’enquête.

    L’histoire est brillamment menée et jusqu’à la fin du livre, nous allons de rebondissements en rebondissements sans jamais les voir arriver. Pas de répit, pas de longueurs, l’écriture est nette, parfois violente mais Jean-Marc Souvira maîtrise à la fois l’intrigue et la plume. Commissaire divisionnaire lui-même il tient les commandes du début à la fin et rien ne lui échappe, il est captivant.

    Je ne parlerai pas d’avantage de l’histoire pour que vous puissiez la découvrir de vous même mais si vous aimez lire un polar avec l’impression que vous faites partie de « l’équipe des flics », foncez sur ce bouquin, il est génial !

    Jean-Marc Souvira en a écrit deux autres livres, « Le vent t’emportera » et « Le magicien » que j’ai hâte de lire évidemment.

    Merci beaucoup à Lecteurs.com et Fleuve Editions pour ce fabuleux livre, je me plonge dès à présent dans le second

  • 0.25

    Trois histoires s'entremêlent dans ce thriller où le héros, le commissaire Ludovic Mistral, va devoir lutter sur plusieurs fronts : des meurtres d'albinos inexplicables, un réseau de prostitution international et un tueur insaisissable. Alors que des cadavres découpés sont retrouvés dans des squats de La Goutte d'or, Mistral et son équipe enquêtent sur un domaine qui les laisse perplexes et sceptiques....

    • Nadia D'ANTONIO le 14/04/2016 à 15h28

      LES SIRENES NOIRES, cela pourrait être un joli surnom mais il n’en est rien car on apprend que, dans ce livre de J.M. SOUVIRA, c’est le surnom donné à des prostituées nigérianes.
      Dans ce thriller, le commissaire Ludovic Mistral, aidé par Ingrid Sainte-Rose, va devoir enquêter sur plusieurs affaires : des meurtres d’albinos, un réseau de prostitution de grande ampleur, et la recherche d’un tueur surnommé « le violeur des parkings ».
      Avant ce livre, où se mêlent sorcellerie et croyances ancestrales, je ne connaissais pas l’auteur et je dois dire qu’il m’a passionnée du début à la fin.
      Malgré l’horreur des meurtres, en effet les cadavres sont découpés, on arrive à surmonter le dégoût que l’on ressent et l’on est pris par ces enquêtes qui se recoupent.
      Le lecteur ressent de l’empathie pour ces pauvres jeunes filles venues du Niger en croyant devenir coiffeuses à Paris. Mais elles vont, en fait, connaître l’enfer.
      On ne peut pas dévoiler toute l’histoire mais on peut dire que là où l’auteur est excellent, c’est parce que, malgré des descriptions horribles, il arrive à tenir le lecteur en haleine jusqu’à l’aboutissement d’une affaire aussi compliquée.
      Et la fin du livre, nous laisse abasourdis.
      Pour moi, la lecture de ce livre m’a donné envie de me renseigner un peu plus sur l’écrivain et j’ai appris qu’il était Commissaire Divisionnaire au sein de la Police Judiciaire et qu’il avait déjà écrit deux autres thrillers.
      C’est donc un auteur qui m’intéresse particulièrement.

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  • 0.25

    http://alombredunoyer.com/2015/11/12/les-sirenes-noires-jean-marc-souvira/

    Les sirènes noires est le dernier livre de Jean Marc Souvira. Il sort aujourd’hui, 12 novembre 2015.

    J’avais entendu parler de cet auteur mais je n’avais jamais eu l’occasion encore de le lire. Cette remarque est désormais du passé et j’ai depuis acheté (et fait dédicacé par Jean Marc Souvira) les deux premières enquêtes de Frédéric Mistral, son alter égo flic, tellement j’ai été conquis et enthousiasmé par ce 3ème opus. C’est sans contestation un nouveau coup de cœur.

    Très réalistes, les sirènes noires se dévorent tellement le rythme est haletant et le contenu est passionnant. Intrigues, personnages, action, écriture, style, adrénaline, vous l’avez déjà compris j’ai tout apprécié dans ce polar.

    Le livre nous conte le quotidien des flics du 36, quai des orfèvres. Frédéric Mistral a 4 enquêtes à mener de front, toutes distinctes en apparence : jeunes filles africaines à qui on promet la belle vie à Paris et qui sont prises au piège d'un réseau de prostitution (les fameuses sirènes noires), violeur psychopathe et meurtrier, assassinats sordides et démembrement de pauvres victimes albinos, assassinat d’une prostituée de luxe. C’est clairement basé sur du vécu, c’est violent même si c’est romancé. C’est ce qui donne tout l’intérêt pour moi de ce polar si différent de l’habituel.

    Certes on peut regretter qu’une enquête n’ait pas de suite et se demander pourquoi l’auteur en a parlé si ce n’est pour perturber son lecteur. Mais cela permet d’avoir une vision très pragmatique du difficile travail d’un commissaire de police et de son équipe aujourd’hui. A l’heure où les séries TV (françaises ou américaines d’ailleurs) falsifient les choses, les sirènes noires permettent de bien remettre les faits dans leur contexte.

    L’écriture est sèche, directe, ciselée, sans superflu ni élément perturbateur. La vérité, rien que la vérité. Les faits, rien que les faits. Elle n’est pour autant pas dénuée d’émotions, ni d’empathie (on déteste certains, on se prend d’affection pour d’autres, on souffre…). Elle s’adapte aux personnages (du dialecte africain au parler « d’jeuns »). Elle exprime parfaitement les états d'esprits des différents personnages.

    Les faits sont rapportés de manière brute, ce qui exacerbe la dureté et le caractère si réaliste de ce livre. C’est fort, dur, limite supportable souvent. On est réellement en immersion dans l’enquête, au côté des commissaires et autres policiers.

    « Des mecs et des gonzesses partout. Les filles hurlaient, hyper agressives, les mecs roulaient des mécaniques, prêts pour la baston. Il a fallu en sécher deux ou trois pour calmer un peu le jeu. T’imagine ? Un début de bagarre générale éclairée à la lampe torche ! La pire, c’était la mère maquerelle, Justina. Elle hurlait dans leur dialecte et ça électrisait tout le monde. J’ai dû l’attacher pour qu’elle se calme. Bien entendu les autres familles africaines nous sont tombées dessus. La BAC est venue en renfort, j’avais prévu le coup, et tout s’est calmé. »

    Le style est très descriptif, très évocateur et précis. On n’a aucun mal à imaginer la scène, se représenter chaque détail, à frissonner, à détester ou à compatir. L’auteur accorde une importance particulière à décrire avec soin l’environnement et les faits. Il ne laisse ni flou, ni ambiguïté, ni n’autorise d’autres interprétations au lecteur. Peu de surprise dans ce polar.

    « Il s’isola et, fidèle à son habitude, ferma les yeux pour s’extraire de la nef des fous dans laquelle il naviguait. Il parla longtemps avec son épouse. Les yeux fermés, il devinait son parfum. Un parfum qui n’existait pas dans le commerce, qu’elle n’avait conçu que pour elle, en parlant avec son mari, si sensible aux odeurs. Mistral ouvrit les yeux, raccrocha la communication et mit quelques secondes à se replonger dans l’univers hallucinant de la maison du sorcier. »

    La plume est sans concession. On se retrouve happé par les journées et les nuits de Mistral, captivé par le déroulement des enquêtes et ce souhait de savoir. C'est addictif et un pur concentré d'adrénaline. Il est impossible de lâcher le livre.

    L’auteur connait son métier et ça se voit (mention spéciale sur les analyses ADN par exemple), ça se lit et se ressent en tournant les pages. Quel bonheur !

    L’écrivain s’autorise même quelques piques sur le métier « de la vraie vie de l’auteur » comme l’atteste la citation suivante. C’est subtilement écrit et criant de vérité.

    « La discrétion, on s’en fout ! Tout le monde parle à tout le monde. Le secret de l’instruction ? Vaste fumisterie, les journaux en sont remplis, et le public en raffole. Les flics sont toujours pointés du doigt et les premiers à morfler, alors que ça bavasse dans tous les coins. Et pour l’instant, il n’y a pas de juge d’instruction, donc pas de violation du secret de l’instruction. Le procureur ? Le secret de l’enquête ? J’en fais mon affaire. »

    Vous l’aurez je pense compris, il ne faut absolument pas passer à côté de ce livre. Il se lit comme on regarderait un épisode d’une série ou un documentaire sur le 36. Il se déguste sans modération et je vous le conseille très vivement. En ce qui me concerne, je vais plonger dans les deux premières enquêtes de Mistral.

    5/5

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