Les nuits de Reykjavik

Couverture du livre « Les nuits de Reykjavik » de Arnaldur Indridason aux éditions Points

3.916666666

12 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Points
  • EAN : 9782757857960
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
  • Nombre de page : 360
  • Collection : Points policiers
  • Genre : Policier / Thriller format poche
Résumé:

Le corps du sans-abri flottait près du pipeline où il avait trouvé refuge. Triste fin pour un l'alcoolique ? Affaire bouclée ou presque. Un jeune policier, intuitif et obstiné, juge la thèse de l'accident douteuse. Dans la nuit boréale, entre foyers de clochards et planques de dealers, il... Lire la suite

Le corps du sans-abri flottait près du pipeline où il avait trouvé refuge. Triste fin pour un l'alcoolique ? Affaire bouclée ou presque. Un jeune policier, intuitif et obstiné, juge la thèse de l'accident douteuse. Dans la nuit boréale, entre foyers de clochards et planques de dealers, il sillonne Reykjavik, déterminé à résoudre ce mystère. Ce policier n'est autre qu'Erlendur.

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Les derniers avis

  • 0.2

    Du bon Erlendur, poétique, désabusé, mais je ne dirais qu'une chose: ça ne nous dit toujours pas s'il est vivant ou mort!!!! Nom de nom!!! Blague à part je me suis dit (je vais attaquer le Lagon Noir) que ces romans "flashbacks", puisque Indridason a dit lui-même à plusieurs reprises en interviews qu'il ignorait s'il vivait ou mourrait à la fin d'Étranges Rivages, représentaient peut-être... sa vie qui défile devant ses yeux tandis qu'il est toujours coincé dans la neige? Bref, le jeune Erlendur me plaît autant que l'ancien, avec lequel il est à la fois cohérent et déjà entier...

  • 0.25

    Un auteur que j'aime particulièrement.
    A la mi-juillet, les nuits de Reykjavik sont claires et ensoleillées. Tout particulièrement en cette année 1974, quand les Islandais s'apprêtent à célébrer les 1 100 ans de la colonisation de leur île. Mais il il y a quelqu'un que cette gaieté oppresse. Il a 28 ans, vient d'entrer dans la police, use ses nuits à panser les plaies de la poisse urbaine : conduites en état d'ivresse, tapages nocturnes, femmes battues. Il est infatigable, toujours concerné, débordant d'attention et d'empathie. Au matin, l'uniforme replié, il ne trouve aucun repos, hanté par ceux qu'il a croisés, poursuivi par les victimes oubliées ou maltraitées, comme ce clochard retrouvé noyé dans une tourbière, à qui personne ne cherche vraiment à rendre justice...

  • 0.2

    «En près d’un siècle, ce récit a dû être raconté quelques dizaines de fois, par un nombre limité de personnes, cinq ou six, au maximum. Avec le temps, il a acquis la force d’une légende, d’une fable débarrassée de ses défauts, lissée par des années de manipulation. Il s’est durci, comme de la pâte à modeler. Il a fini par se dessécher puis devenir friable. Je me dépêche de le transposer sur le papier avant qu’il ne s’émiette et ne disparaisse à jamais. Il renferme évidemment une part de vérité. »
    Quand Christophe Boltanski entreprend de raconter l’histoire de sa famille, de remonter dans son arbre généalogique, il sait combien l’entreprise est aléatoire. Mais le romancier dispose d’un atout de taille : il peut construire un scénario qui lui permettra d’occulter certains trous de mémoire, voire de sélectionner les anecdotes les plus marquantes pour nous proposer l’un des premiers romans les plus réussis de la rentrée 2015.
    Chapitre après chapitre, on ajoute une pièce à l’appartement Rue-de-Grenelle où se situe la cache qui donne son titre au livre, un peu comme dans La vie mode d’emploi de Georges Perec. Toutefois, avant d’entrer dans la maison, on commence par la fiat 500 garée devant l’entrée. Cette petite voiture dans laquelle s’entassent les membres de la famille livre d’emblée la caractéristique principale des Boltanski : ils sont soudés les uns aux autres, ne formant quasiment qu’un seul corps aux multiples tentacules. Et tant pis s’il est un peu difficile de respirer, car cela permet de conjurer la peur. Celle qui peut accompagner des personnes qui ont un jour quitté Odessa pour venir s’installer en France et qui doivent constamment lutter contre la mélancolie liée à l’exil et multiplier les efforts pour s’intégrer. Et ce depuis les grands-parents, Marie-Élise, rebaptisée Myriam et son mari Etienne, jusqu’à leurs trois fils et leur fille, dont l’artiste Christian et Luc, le père de Christophe. Etienne est fier d’être russe, mais pressent que s’il veut se fondre dans la foule, il lui faudra raboter quelques aspects de sa personnalité. Juif, il se convertit au catholicisme, mais n’hésitera pas à se cacher durant l'Occupation dans un réduit, de crainte d’être raflé.
    Tour à tour truculente, drôle, grave et formidablement attachante, la galerie de personnages nous permet de traverser le siècle tout en suivant les aventures quelquefois très rocambolesques, mais ô combien romanesques, qui nous sont ici proposées. Et si le drame est constamment sous-jacent, c’est d’abord la belle volonté et la formidable énergie qui dominent le récit : « Je n’ai jamais été aussi libre et heureux que dans cette maison. J’aimerais pouvoir la décrire avec la précision d’un entomologiste détaillant la vie d’une fourmilière, galerie après galerie, ce faisant, je passerais à côté de tout ce qui ne se voit pas à la loupe : l’incroyable appétit de vivre, les moments d’ivresse, d’euphorie même. »
    Il n’y a pas mieux pour conjurer les mauvais jours !
    http://urlz.fr/2V5d

  • 0.05

    Je n'accroche pas ... je m'ennuie !

    Et pourtant fan absolue d'Arnaldur Indridason ! Mais que se passe-t-il, je suis complètement dépassée par cette histoire insipide, lente, sans aucun intérêt alors que par le passé cet auteur m'a captivée ! Mais où est "la femme en vert" ?

  • 0.2

    Les nuits de Reykjavik est le dernier livre de Arnaldur Indridason. Il retrace les débuts dans la police islandaise (police de proximité et non criminelle encore ) de son célèbre héros enquêteur Erlendur.
    Cela fait toujours bizarre d'ailleurs de lire les premiers pas de quelqu'un que l'on connait depuis les premiers livres de l'auteur. Le lien entre ce livre et les autres est d'ailleurs joliment fait en fin de roman.

    Je n'ai jamais réellement eu envie de me plonger dans les polars de Arnaldur Indridason. J'avais commencé l'homme du lac mais je n'étais pas allé jusqu'au bout à l'époque... Celui-ci sera donc une première.

    On n'est pas réellement dans un thriller habituel. Certes il y a une enquête: en l’occurrence très lente, très progressive et sans réel rebondissement même si vous verrez il y a quelques coups de théâtre.
    Certes Indridason utilise le style du polar: chapitres courts, nombreux, avec beaucoup de dialogues. C'est donc entrainant et ça donne envie de tourner rapidement les pages. C'est bien mené.
    Bref on ne s'ennuie pas et c'est même très agréable à lire. Toutes les petites histoires narrées dans le livre se mélangent bien avec le déroulement de l'enquête.
    Aucun regret de ce côté la, surtout que l'écriture de Indridason est agréable et souvent profonde. Même les difficultés de la langue (le nom des personnages, le nom des villes) n'altère pas la fluidité de lecture.

    Mais on découvre surtout ici l'homme Erlendur: besogneux, mystérieux et déjà secret (je n'en dis pas plus...), laborieux, triste (son histoire familiale...), indécis (doit il aller plus loin et donc vivre avec Halldora?)... en résumé profondément humain dans son comportement. Ainsi que bon psychologue. Il aime s'attacher aux écorchés de la vie et montre déjà tout son intérêt pour les disparitions mystérieuses.
    Que dire de cette enquête parallèle, en dehors de tout cadre et toute autorité, qui l’emmènera à trouver la faille?
    Une bonne idée et une très belle reussite!

    Enfin, ce livre nous montre aussi en 1974 l'envers du décor de l'Islande: la drogue, la violence (conjugale ce qui est difficilement supportable), l'alcool... on est loin de la description de la nature ou des beaux paysages idylliques habituels...

    En conclusion, j'ai beaucoup apprécié ce thriller atypique qui ressemble plus à un roman contemporain qu'à un roman noir. Après mes récentes lectures, il est peut être un petit peu trop lent et un peu trop sage finalement pour moi. Mais je lirai assurément d'autres Indridason.

    4/5

  • 0.2

    Voila ! Je suis fan ! Après "Etranges rivages" où j'avais découvert ce drôle de flic islandais, j'avais hâte de me plonger à nouveau dans ses enquêtes.
    Cette fois, le roman est un "préquel", un zoom arrière sur la jeunesse d'Erlendur à ses débuts dans la police avec la patrouille de nuit de Reykjavik. Et c'était assez déroutant de lire ses interrogations sur la disparition de son petit frère en ayant lu juste avant "Etranges rivages" qui résout presque le mystère.
    Mais, comme avec le précédent, ça fonctionne ! Pas de violence, si on exclut celle liée à la misère des sans-abris et des femmes battues, une enquête lente sans rebondissements, un flic toujours aussi taiseux mais également humain, sensible, blessé, qui s'attache aux disparitions inexpliquées. Un hommage à Reykjavik où les nuits d'été libèrent une frénésie de fêtes et de plaisirs, où l'alcool fait des ravages.
    J'ai aimé le rythme de la narration, sans précipitation, et cette enquête qui révèle un Erlendur tenace, incertain, fragile.

  • 0.25

    Les nuits de Reykjavik est un polard absolument génial, on y découvre un Erlendur âgé de 28 ans, au début de sa carrière dans la police.
    On découvre son obstination, son refus de règles et ces traits de caractère qui ont séduit Marion Briem.

    Mais c’est aussi un roman profondément humaniste, qui nous décrit les bas fond de Rykjavik, avec ses vols, ses problèmes de drogues, ses clochards, …
    Arnaldur Indridason creuse vraiment la personnalité des personnages, on s’y attache, on se prend d’empathie pour eux à tel point qu’on souhaiterait que le livre ne se termine pas. On a envie de savoir ce que deviennent les personnages. Rebeka va-t-elle enfin se pardonner ? Thuri va-t-elle en sortir ou replonger ?

    L’auteur nous tient en haleine, pas besoin d’hémoglobine pour ça mais le suspense est tel qu’une fois le livre ouvert, on ne peut le refermer avant la fin.

    Un thriller à lire absolument pour tomber sous le charme d’Erlendur et être séduit par la plume de l’auteur si vous n’y êtes déjà.

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