Le petit garçon sur la plage

Couverture du livre « Le petit garçon sur la plage » de Pierre Demarty aux éditions Verdier

3

4 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Verdier
  • EAN : 9782864329312
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

« C'est un petit garçon couché sur le sable de cette plage de nulle part, de n'importe où, où il n'y a rien et où il n'y a personne, où la mer n'a pas de couleur et où il n'y a pas de ciel, pas de vent, pas de bruit, pas de lumière. Le petit garçon est couché sur le ventre. Tourné légèrement de... Lire la suite

« C'est un petit garçon couché sur le sable de cette plage de nulle part, de n'importe où, où il n'y a rien et où il n'y a personne, où la mer n'a pas de couleur et où il n'y a pas de ciel, pas de vent, pas de bruit, pas de lumière. Le petit garçon est couché sur le ventre. Tourné légèrement de trois quarts, vers nous. » Un soir d'été, un homme, dans une salle de cinéma, est bouleversé par l'image d'un enfant abandonné sur une plage. Quelque temps plus tard, une autre image, d'un autre enfant, sur une autre plage, vient en écho raviver en lui cette émotion violente et incompréhensible.
Ces deux images, s'embrasant au contact l'une de l'autre, vont révéler les fêlures intimes de cet homme qui jusqu'alors se croyait à l'abri des soubresauts du monde et des remuements du coeur. De réminiscences en visions, sa vie vacille en silence, débordée par une lame de fond qui renverse et transfigure tout sur son passage : les certitudes, les beaux jours insouciants, l'enfance perdue, ses mystères et ses châteaux de sable, et le regard fragile, d'amour et d'effroi mêlé, que portent sur leurs fils les hommes qui sont un jour devenus des pères.

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  • 0.15

    Deux images, celle d'un enfant abandonné sur la plage dans un film et celle d'un autre enfant allongé sur le sable. Ces deux images bouleversent un homme, le bouleversent plus qu'il ne l'imaginait sans doute. Elles vont alors bouleverser aussi ses pensées, et le rouvrir des fêlures qu'il n'imaginait même plus. Deux images, deux petits garçons sur la plage qui vont alors se croiser dans l'esprit de cet homme pour ne plus le quitter.

    En découvrant ce livre je me suis demandée ce que pouvait cacher cette couverture jaune soleil, et ce titre Le petit garçon sur la plage. Une chose est sure, je n'avais pas imaginé ce roman.

    C'est donc un homme, un seul que l'on découvre à travers ces pages. Cet homme bouleversé par des images, des images que nous avons nous aussi déjà croisés dans notre quotidien. Souvenez-vous il y a de cela quelques années, ce cliché du corps de ce petit garçon migrant découvert sur une plage de Grèce, c'est un de ses images. Tout est détaillé, le moindre détail est relevé, mais je me suis rapidement demandée pourquoi ? Pourquoi tout cela ? Pourquoi réagit-il ainsi ? Que nous réserve la suite ?

    Je me suis posée de nombreuses questions durant cette lecture, sans pour autant avoir mes réponses. Le petit garçon sur la plage, c'est l'histoire donc d'un homme, qui peut être n'importe qui, qui se retrouve à repenser sa vie, ses acquis suite à ces deux images. Deux images qui ont donc un terrible impact sur lui. On suit donc cela durant moins de cent cinquante pages.

    Pierre Demarty use d'un style particulier. Utilisant tantôt des phrases et paragraphes courts, et tantôt des phrases aux descriptions longues. Cela semble donner un certain rythme à la lecture, mais pour moi cela ne prend pas. Je suis restée totalement spectatrice, ne me sentant pas impliquée dans cette histoire et ne ressentant pas toutes les émotions qui bousculent notre homme. Je dois même avouer qu'heureusement que le livre était court, sinon j'aurais du m'accrocher pour le terminer...

    Le petit garçon sur la plage est un livre difficile à classer dans une catégorie, une histoire et un style particuliers auxquels, je pense, il faut réussir à adhérer de suite sinon on passe à côté, comme ce fut le cas pour moi.

    Le petit garçon sur la page de Pierre Demarty est disponible aux Editions Verdier.


    [Mon avis initial sur la page 100 / ici page 50]

    Impossible de savoir où l'auteur veut m'emmener, tout me semble confus avec cette histoire des deux petits garçons. Pourquoi réagit-il ainsi ? Que nous réserve la suite ? Les paragraphes courts essaient de donner un certain rythme à la lecture qui a du mal à prendre. Je suis très indécise et espère que cette deuxième moitié sera efficace.

  • 0.15

    Chronique Explolecteurs 2017

    "Le petit garçon sur la plage" s'ouvre sur deux longues descriptions : la première, détaillée à l'extrême, est celle de la photographie d'un petit garçon échoué sur une plage. Il ne faut que quelques minutes pour reconnaître l'image de l'enfant syrien mort noyé, qui a fait le tour de la planète. La seconde image est tirée d'un film (en l'occurrence, "Under the skin" de Jonathan Glazer) : un petit garçon se retrouve seul sur une plage après que ses parents se soient noyés en essayant de rattraper un chien. L'héroïne du film, une mystérieuse créature interprétée par Scarlett Johansson, passe à côté de lui sans l'aider. Deux images profondément mélancoliques, qui illustrent l'abandon. Le roman nous raconte la manière dont ces deux images vont profondément bouleverser la vie d'un homme qui est le personnage unique du livre.

    La lecture du "Petit garçon sur la plage" m'a laissée mitigée. J'ai aimé le mystère qui entoure le roman, notamment car l'auteur donne peu d'explications, laissant le lecteur libre d'interpréter à sa manière. Le personnage principal, par exemple, reste un inconnu dont on ne connaîtra même jamais le nom. On le devine, entre les lignes, taiseux, étouffant ses sentiments, comme on lui a appris qu'un homme devait le faire, mais nous n'en saurons guère plus. A travers ce personnage, Pierre Demarty interroge les relations père-fils : les deux petits garçons inconnus renvoient l'homme à ses propres enfants et à ce qu'il leur transmet.
    J'ai également été sensible à l'idée qu'une image, qui plus est une image de film, puisse secouer au point de changer la vie d'un homme. En effet, grâce aux deux images et au déferlement d'émotions qu'elles provoquent, le personnage se rapproche de ses deux fils, rapprochement trouvant son bel apogée lors d'une scène de jeux sur la plage. L'image du château de sable, construction éphémère et pourtant solide, représente ici les relations familiales. Les deux images décrites interpellent aussi notre part d'humanité et de sensibilité face aux drames : sommes-nous indifférents, comme l'alien d'"Under the skin", ou simplement trop loin pour nous en soucier réellement ? A sa manière, Le petit garçon sur la plage questionne la responsabilité collective, message que j'ai trouvé nécessaire, notamment concernant le sort des immigrés.

    J'ai eu cependant beaucoup de mal avec l'écriture de l'auteur : dès les premières pages, Pierre Demarty impose un style à part, alternant des phrases courtes, presque sèches, et de longues tirades de plusieurs lignes. Les premiers chapitres, très descriptifs, m'ont ennuyée, d'autant plus que j'avais déjà vu "Under the skin" et que la description de l'auteur ne m'apportait rien de plus. J'ai aussi trouvé qu'il y avait trop de répétitions : les deux images du début sont reprises plusieurs fois, alourdissant le récit et noyant ainsi son message. Enfin, et c'est selon moi la plus grande faiblesse du livre, l'auteur peine à faire passer de véritables émotions : le style est recherché mais trop formel, presque plaqué, et cela m'a empêchée d'être touchée par le récit.

    J'ai ainsi été plutôt déçue par ce roman, dont la quatrième de couverture m'avait pourtant vraiment attirée !  


    Avis de la page 50
    La quatrième de couverture a fortement intrigué la cinéphile que je suis, mais le début du livre peine à me convaincre. Pierre Demarty s'attache à nous décrire deux images : la photo d'un petit garçon échoué sur une plage, et une scène tirée du film "Under the skin" de Jonathan Glazer. Les descriptions sont très pointilleuses et détaillées, trop à mon goût (surtout en ayant vu le film en salle), s'apparentant presque à un exercice de style, certes réussi, mais formel. Tout va se jouer pour moi dans la suite du roman, à savoir le rôle qu'ont joué ces deux images dans la vie du personnage, que l'on découvre seulement. Donc plutôt déçue pour le moment, mais prête à être surprise !

  • 0.15

    L'avis de la page 50:

    C'est un livre qui demande des pré-requis pour être apprécié dans toute sa valeur:
    pré-requis de société pour la référence de la photo de ce petit migrant mort sur une plage(Aylan)
    pré-requis cinématographique pour la description du film Under the skin
    Sinon je crois qu'on passe à côté.
    Il faut rentrer dans le style particulier qui passe de descriptions de quelques mots à des descriptions de plusieurs dizaines de lignes.
    De phrases très simples à des phrases très complexes dans la construction mais pas dans la compréhension heureusement.
    Ca me plaît assez pour l'instant, car on ressent l'émotion du narrateur.

    CHRONIQUE LES EXPLORATEURS:

    Un homme quarantenaire est bouleversé par deux images qui se ressemblent et qui représentent un petit garçon sur une plage. Pourquoi l’évocation de cet enfant seul sur la plage a-t-elle une telle répercussion sur cet homme devenu adulte, que fait-il de ses images et que font-elles de lui?

    L’auteur aborde avec subtilité la prise de conscience d’être devenu adulte avec la perte d’insouciance, la transmission de parents à enfants, la séparation temporaire ou définitive, le « faire son deuil ».

    Je pensais tout d’abord que les images évoquées demandaient des pré-requis pour une bonne compréhension du livre, il n’en est rien. Et l’auteur a choisi de ne pas donner leurs références, de ne pas donner leurs identités. Le lecteur averti reconnaît cependant, dans la première le corps d’Aylan le petit Syrien échoué sur une plage, image dont on a beaucoup parlé ces dernières années, et dans la seconde, une scène du film d’anticipation “Under the skin” de Jonathan Glazer avec Scarlett Johansson. Par chance, j’ai suivi l’actualité et j’ai vu le film, ce qui me permet de rester attentive au récit.

    Je pense que l’auteur a choisi de ne pas donner plus d’informations sur ces images car l’important ce n’est pas ce qu’on voit mais ce que ces images renvoient à l’homme qui les regarde, et par extension ce qu’elles nous renvoient à nous lecteur et être humain, qui embrasse la question de la condition humaine.

    Car le petit garçon sur la photo, ou dans la description du film ce n’est pas uniquement à Aylan et aux personnages d’un film qu’il fait référence mais aussi à l’enfant qu’a été cet homme, et devenu père, l’enfant qu’il a eu .
    Il porte en lui le sentiment d’abandon depuis l’enfance, ravivé par la séparation temporaire d’avec ses enfants le temps des vacances, ce sentiment comme l’ébauche d’une séparation définitive celle de la mort des parents à la fin du livre. N’a-t-on pas conscience dès notre plus jeune âge qu’un jour on perdra nos parents, de notre condition d’humain rappelée à chaque séparation.

    Et la lectrice que je suis y voit, par extension, l’enfant qu’elle a été et l’enfant qu’elle a eu. Cette introspection d’un homme arrivé à maturité me renvoie à mes propres peurs existentielles celles de la séparation, de l’abandon, de la perte et du deuil.
    Et les mots que je lis, petites phrases courtes d’abord, puis flots de paroles par dizaines de lignes pour une seule phrase ensuite, sont comme les deux photos à l’origine du récit, ils parlent de cet homme mais ils parlent aussi de moi, qui les lis.

    Comme un écho émotionnel, comme une mise en abîme de l’émotion.

  • 0.15

    Mon avis d'#Explolectrice :

    Comment oublier cette photo ? Elle a fait le tour du monde, nous a tous bouleversés le trois septembre deux mille quinze. Elle représente un petit garçon mort sur une plage.
    Qui a oublié Aylan ? Et comment, aussi, ne pas être remué à la vue d'un enfant abandonné sur une plage, qui hurle de tout son soûl ?

    Le Petit Garçon sur la plage s'ouvre avec cette image extraordinairement puissante, ancrée à jamais dans notre mémoire collective. Un petit garçon a échoué sur la plage. Ce petit garçon, Aylan, laisse vite place à un autre petit garçon d'un an à peine qui pleure, hurle sur la plage. Il est seul.
    On rembobine les images d'un film, autre référence du livre. La scène surréaliste se déroule sous nos yeux. D'abord un chien. Il s'approche trop du bord de la falaise, attiré, il tombe à l'eau. Il est englouti par la mer. Son corps ne réapparaît pas. Le père inquiet de ne plus le voir se penche à son tour. Il tombe et disparaît. Vient le tour de la mère. Même scène, même sort. Le chien, le père puis la mère tombent à l'eau, qui reste-t-il ? Un petit garçon sur la plage. Il est seul.

    Ces deux images de petits garçons vont bouleverser un homme. Deux enfants seuls. L'un est mort, il a échoué sur la plage, l'autre est en vie, mais abandonné. Un fait divers envahit les écrans du monde entier, y compris celui de ce père de famille. Cette image réelle va faire resurgir l'image fictive, la fameuse scène du film et va réveiller les émotions que cet homme avait enfouies. Sa peur de l'abandon va le rattraper et il va perdre pied.

    Si l'idée de départ m'a plutôt séduite, je dois bien avouer que Pierre Demarty m'a semée en chemin. Je m'attendais à ce que ces deux images aussi fortes l'une que l'autre fassent vraiment vaciller cet homme, qu'il nous révèle avec la même force ses fêlures, ses failles, tout ce qu'il a enfoui au plus profond de lui. Malheureusement, rien de cela ne s'est produit. Les images défilent en boucle et nous, nous tournons en rond. Á vouloir faire imploser son personnage en silence, sans faire de vague, Pierre Demarty a mué Le petit garçon sur la plage en une mer d'huile et noie le lecteur dans une logorrhée pour le faire échouer sur la plage, sans savoir s'il y avait un message à saisir. Dommage !


    L'avis des 50 premières pages :

    Le petit garçon sur la plage s'ouvre avec cette image extraordinairement puissante, ancrée à jamais dans notre mémoire collective. Un petit garçon échoué sur la plage. Il porte un T-shirt rouge, légèrement remonté sur le ventre, un short ou un pantalon remonté aux genoux, des baskets bleues. Ce petit garçon échoué sur la plage est Aylan. Il laisse vite place à une autre image. Un petit garçon âgé d'à peine un an. Il pleure, il hurle sur la plage. Il est seul.
    On rembobine...
    La scène surréaliste se déroule sous nos yeux. D'abord un chien. Il s'approche un peu trop du bord de la falaise, comme attiré, il se jette à l'eau. Il est englouti par la mer. Son corps ne réapparaît pas. Le père inquiet de ne plus le voir se penche un peu trop à son tour. Il tombe et disparaît. Vient le tour de la mère. Même scène, même sort.
    Le chien, le père, puis la mère tombent à l'eau, qui reste-t-il ? Un petit garçon sur la plage. Il est seul.
    A l'approche de la 50ème page, on comprend qu'il s'agit d'un film, un film étrange que le narrateur regarde au cinéma seul.

    Et alors ? J'sais pas, j'ai ciné justement...

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