L'amie prodigieuse

Couverture du livre « L'amie prodigieuse » de Elena Ferrante aux éditions Gallimard

4.142857142

77 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070138623
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 400
  • Collection : Du monde entier
  • Genre : Littérature Italienne
Résumé:

Naples, fin des années cinquante. Deux amies, Elena et Lila, vivent dans un quartier défavorisé de la ville, leurs familles sont pauvres et, bien qu'elles soient douées pour les études, ce n'est pas la voie qui leur est promise. Lila, la surdouée, abandonne rapidement l'école pour travailler... Lire la suite

Naples, fin des années cinquante. Deux amies, Elena et Lila, vivent dans un quartier défavorisé de la ville, leurs familles sont pauvres et, bien qu'elles soient douées pour les études, ce n'est pas la voie qui leur est promise. Lila, la surdouée, abandonne rapidement l'école pour travailler avec son père et son frère dans leur échoppe de cordonnier. En revanche, Elena est soutenue par son institutrice, qui pousse ses parents à l'envoyer au collège puis, plus tard, au lycée, comme les enfants des Carracci et des Sarratore, des familles plus aisées qui peuvent se le permettre. Durant cette période, les deux jeunes filles se transforment physiquement et psychologiquement, s'entraident ou s'en prennent l'une à l'autre. Leurs chemins parfois se croisent et d'autres fois s'écartent, avec pour toile de fond une Naples sombre mais en ébullition, violente et dure. Des chemins qui les conduiront, après le passage par l'adolescence, à l'aube de l'âge adulte, non sans ruptures ni souffrances.
Formidable voyage dans Naples et dans l'Italie du boom économique, L'amie prodigieuse trace le portrait de deux héroïnes inoubliables, qu'Elena Ferrante traque avec passion et tendresse jusqu'au plus profond de leur âme.

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  • 0.2

    On entre dans la vie de ce quartier de Naples et de ses habitants. on découvre tout un monde et ses habitudes, ses relations et ses modes de fonctionnement. On suit surtout la vie d'Elena (Lenù) aux côtés de son amie d'enfance Lila. C'est donc une histoire d'amitié , aussi forte que l'amour, aussi évidente mais surtout aussi compliquée. Une relation positive mais parfois négative pour la narratrice qui nous donne l'impression d'être liée à la vie à la mort à cette amie. Une amitié qui peut parfois détruire , ou en tout cas empêcher de s'épanouir. J'ai été touchée par cette dépendance pour la narratrice.
    C'est aussi l'amour des livres et de l'apprentissage, de la culture dont les 2 fillettes sont les parangons.
    Un livre sur le destin dans ce quartier pauvre où toutes les familles du quartier se connaissent et où leurs destins se croisent . Un livre qui nous emporte. On a vraiment envie de dévorer le prochain tome.

  • 0.2

    Voila un roman que je ne voulais pas lire, trop de "barouf" autour, trop d'avis unanimes, trop de pâmoison... Et puis, au détour d'une formidable émission (Ça peut pas faire de mal sur France Inter) consacré au premier volume de cette quadrilogie, je me suis laissée emportée par cette langue magnifique.

    J'ai donc décidé de faire fi de mes convictions et que je me suis procuré ce roman. Et j'ai retrouvé cette écriture superbe, cette histoire dure, cruelle, mais dont on ne veut - peux- pas se détacher.

    Lila et Lena m'intriguent. Lila est un personnage magnifique, elle vit aux côtés du lecteur, Lena en est par comparaison presqu'invisible, or elle est la colonne vertébrale de ce récit. Mais Lila est une merveille, pleine d'aspérités, pleine de contradictions et de fragilité.

    Livre dense, histoire dense, on en sort épuisé mais avide de lire la suite!

    Un coup de cœur! Merci à Guillaume Galienne d'avoir su me faire changer d'avis ^_^

  • 0.2

    Véritable voyage dans l’Italie d’après-guerre en plein boom économique, Elena Ferrante nous livre un récit pertinent sur notre rapport au temps et la nostalgie de notre enfance ; mais également sur le nivellement de la violence qui régnait dans les quartiers de Naples à cette époque et dans lequel sont plongées les héroïnes.

    Le lien qui unit ces deux enfants semble indéfectible, jusqu’à l’adolescence. Elles prennent des chemins différents et leur amitié évolue vers la rivalité.

    Le style d’Elena Ferrante est très fluide. Elle sait manier les mots, les faire résonner avec harmonie et le résultat est d’une beauté remarquable, presque poétique. Le vocabulaire est très imagé, elle relate les souvenirs qui vont influencer la vie de Lila et d’Elena avec une certaine profondeur tout en respectant leur point de vue d’enfant.

  • 0.25

    Travaillant en bibliothèque, j'ai vu ce livre passer un certain nombre de fois et il m'a rapidement intéressée. Les avis divergents beaucoup, je ne les ai achetés que le mois dernier et quelle surprise !
    J'ai tout simplement adoré ce livre !
    On s'attache très rapidement et facilement aux personnages, Elena surnommée Lenuccia ou Lenù et Raffaella surnommée Lila ou Lina.
    Elena, la suiveuse. Raffaella la tempétueuse.
    On les regarde évoluer, grandir dans un quartier miséreux de Naples où la pauvreté côtoie la richesse à coup de règlement de compte, où les plus aisés font la loi au détriment des plus démunis.
    Mais dans cette noirceur, il y a leur drôle d'amitié. Un avenir meilleur, ailleurs, est possible. Mais seulement pour l'une d'entre elles. Dès lors, leur amitié se transforme, se modifie. La jalousie, l'envie s'invitent rapidement et ne les quittent pas. On suit avec passion leur relation faite d'amour et de haine, de douceur et de violence, d'espoir et de désillusion.
    Dans ce premier tome, on les voit passer de l'enfance à l'adolescence. Les pages défilent avec une écriture est fluide, recherchée mais sans alourdir la narration.
    Bref, un petit bijou à lire !

  • 0.15

    Bof, trop long le premier tome....ou alors on m'en a trop parlé. J'ai pas accroché, certains personnages ne sont pas assez attachants pour moi......

  • 0.25

    J'ai lu les trois premiers à la suite et j'ai vraiment hâte de connaître la fin de cette aventure.

  • 0.25

    Je ne vais pas vous refaire le résumé ou l'analyse du roman, vous êtes nombreux à l'avoir fait avant moi. Je dirai juste que pour une fois, un roman à succès ne m'a pas déçue, bien au contraire, à la hauteur de ses critiques, L'Amie Prodigieuse est un petit bijou de tendresse et de violence, de simplicité et de finesse, aussi bon sur la forme que sur le fond. J'anticipe le durcissement des opus à venir avec l'avancée en âge des protagonistes et les "problèmes d'adultes" remplaçant ceux des fillettes, et je m'en réjouis d'avance, les deux tomes suivants m'attendant déjà sur ma table de nuit...

  • 0.25

    L'amie prodigieuse, comme son nom l'indique, est une histoire d'amitié.
    On fait la connaissance d'Elena et de Lila alors qu'elles entrent à l'école. Dans leur quartier défavorisé du vieux Naples, ces deux là vont développer une amitié rare, particulière, qui frôle l'amour et qui frôle la haine.
    Ce roman, c'est le roman de leur vie. On les rencontre à l'enfance et on ne les suivra jusqu'à leur grand âge, Et déjà rien que pour ça, ce roman est formidable. On s'attache et on ne se détache plus.
    Elena et Lila sont des personnages très vrais, des gens comme vous et moi, on a l'impression de les connaitre. Je me dis que si je prenais un vol pour Naples demain, je pourrai les trouver.
    Elena Ferrante nous fait si bien ressentir l'ambiance de ce vieux Naples, on arrive même à sentir les odeurs, à reconnaître les rues, à se sentir chez nous dans leurs maisons, à connaitre leurs parents, leurs amis, On est un membre de la famille. On est dans la confidence. On sait tout d'elles au point qu'on peut parfois leur en vouloir, comme on en voudrait à une amie qui nous aurait trahie. Mais toujours on se réconcilie parce que c'est ça l'amitié. Se perdre de vue parfois, être en désaccord, mais toujours être là pour l'autre si jamais il en a besoin et savoir que l'inverse est vrai aussi.

    Je ne vous raconterai pas l'histoire, je préfère vous laisser la découvrir, car c'est l'histoire d'une vie qu'Elena vous racontera bien mieux que moi - avec se joies, ses chagrins, ses déceptions, ses coups de folie, ses amours, ses haines et ses amitiés... Bref, une vie.

    Espérant que cette rapide introduction aura réussi à vous transmettre tout le plaisir que j'ai pris à lire ce très joli roman

  • 0.2

    Juin n’est jamais propice à la lecture, pour ma part, ce qui signifie que la lenteur est de mise. Mais de ce « triste » constat peut découler bien des avantages ! Au fil des semaines, les personnages d’un roman me deviennent familiers, le lieu décrit me semble tout proche, comme si je pouvais le toucher du doigt, l’écriture de l’auteur a le temps de se glisser en moi.
    Non, contrairement à nombre de lecteurs, je n’ai pas lu L’amie prodigieuse en trois-quatre jours mais plutôt en trois-quatre semaines. Il en est ainsi. Je n’aime pas forcer les choses… Il s’agit juste d’une autre façon d’aborder une histoire.
    Et quelle histoire !
    La narratrice, Elena, décide de dire celle qui pourrait presque être l’autre moitié d’elle-même, son amie de toujours, celle qui vient de disparaître, voulant effacer toute trace de son existence : Lila.
    Dès la fin du prologue –quelques pages seulement- nous voilà soixante ans plus tôt, belle analepse « filée » puisque ce retour en arrière brutal ne quittera plus le lecteur jusqu’à la dernière page du roman.
    L’amie prodigieuse, c’est d’abord un lieu, une sphère, un quartier. Peut-être le véritable protagoniste du roman (ou, tout du moins, un des personnages principaux). L’auteure, par son style, réussit ce tour de force de nous faire entendre, de nous faire voir, de nous faire sentir ce quartier populaire napolitain des années cinquante : on entend ceux et celles qui braillent, qui s’insultent dans leur dialecte, on les voit se castagner, jouer les caïds à coups de couteau ou rouler des mécaniques quand ils ont la chance d’avoir une voiture, on sent l’odeur du cuir chez le cordonnier, les odeurs de cuisine, autant que celle des parfums bon marché, de la gomina…
    Evidemment, ce roman est aussi cette étrange histoire d’amitié entre deux gamines élevées à la dure ; deux gamines qui grandissent ensemble, dans le même quartier, et qui vont voir leur vie prendre des chemins très différents. Amitié fusionnelle empreinte de pudeur, de fascination, mais aussi de rivalité, de rosserie : qui n’a jamais eu la sensation d’être toujours « moins » que l’autre ?
    « En la voyant, on se disait qu’elle dégageait une lumière qui était une grande claque assenée à la misère de notre quartier. » (p.341)
    Parce qu’il est également question de rêves brisés dans ce roman, de désirs inavouables et d’un certain déterminisme social : on ne sort pas de son quartier, la violence est là pour vous le rappeler, l’éducation se fait dans la rue, on naît femme dans l’espoir d’épouser un bon parti… Alors, comment trouver la force de s’émanciper, le courage de s’affranchir de ce joug qui peut sembler insupportable ?
    « Ce fut comme franchir une frontière. Je me souviens d’une foule dense de promeneurs et d’une différence qui était humiliante. Je ne regardais pas les garçons mais les filles et les femmes : elles étaient totalement différentes de nous. Elles avaient l’air d’avoir respiré un autre air, d’avoir mangé des aliments différents, de s’être habillées sur une autre planète et d’avoir appris à marcher sur des souffles de vent. […] Elles ne voyaient aucun de nous cinq. Nous étions invisibles. Ou sans intérêt. » (p.246)
    Voilà donc un beau roman dont je conseille la lecture, même s’il m’a manqué un « p’tit quelque chose » pour être totalement conquise. Le fait qu’il y ait tant de personnages, tant de thèmes traités, une écriture peut-être pas toujours aboutie ?
    Il n’en reste pas moins que j’ai hâte de me plonger dans le second tome de cette saga : Le nouveau nom.
    (chronique qui vient de mon blog: https://unbouquindanslapocheblog.wordpress.com/2016/07/03/lamie-prodigieuse-elena-ferrante/

  • 0.25

    http://contemplerlesvivants.blogspot.fr/2017/03/lamie-prodigieuse-delena-ferrante.html


    "Cet argent donna encore plus de force à mon impression qu'elle avait ce qui me manquait et vice-versa, dans un perpétuel jeu d'échanges et de renversements qui, parfois dans la joie, parfois dans la souffrance, nous rendait indispensables l'une à l'autre."



    L'amie prodigieuse s'ouvre sur une mystérieuse disparition : Lila, femme d'une soixantaine d'années, a quitté son domicile sans crier gare ni prévenir qui que ce soit. C'est son fils aîné, Rino, qui contacte la narratrice du roman pour signaler la disparition de sa mère. Celle-ci ne semble pas vraiment surprise par la disparition de Lina ; au contraire, cet évènement l'amène à se replonger dans ses souvenirs d'enfance...

    C'est une histoire d'amitié que nous conte L'amie prodigieuse : celle de Raffaella, dite Lina ou Lila, et d'Elena, dite Lenuccia ou Lenu, dans l'Italie des années 50. Elles vivent toutes deux dans un quartier pauvre de Naples, au sein duquel tous les habitants se connaissent : la violence, les commérages, la misère font partie de leur quotidien, et les deux petites filles ignorent qu'il en existe un autre. La narratrice, Elena, est une enfant plutôt sage, docile, peu intrépide. A l'inverse, Lila est autoritaire et directive. Elle semble n'avoir peur de rien, et son intelligence déjà vive impressionne. Elena commence ainsi par l'admirer, avant de se rapprocher d'elle, et finalement une sorte d'amitié débute entre les deux enfants. Amitié qui peut sembler inégale, tant Lila semble avoir le pouvoir sur Elena, mais, déjà, quelques détails prouvent combien Lila a elle aussi besoin d'Elena pour s'affirmer.
    Les deux petites filles grandissent ensemble, puis sonne l'heure de la fin de l'école primaire : Elena passe le concours d'entrée au collège, tandis que son amie doit arrêter là ses études pour aider ses parents à la cordonnerie. Première scission dans la vie des deux jeunes filles, qui ne vont pas cesser par la suite de s'éloigner puis de se rapprocher, jusqu'à ce que leurs deux vies prennent un virage radicalement différent.

    Une amie prodigieuse est donc avant tout l'histoire d'une amitié qui évolue au fil du temps et se transforme. C'est en effet un drôle de lien qui se tisse entre Lila et Elena, qui parait asymétrique, Elena semblant sans cesse quêter l'approbation de Lila, tout en craignant ses réactions.
    Elle s'affirme lorsqu'elle rentre au collège tandis que Lila reste au magasin, mais s'aperçoit vite que Lila continue à apprendre de son côté, et que, malgré tous ses efforts, elle ne pourra jamais l'égaler. Elena est bien consciente qu'elle restera toujours à la deuxième place, derrière son amie. Cependant, avec ses manières directives, Lila encourage Elena à toujours plus travailler et apprendre, afin de la rattraper. C'est ainsi un mélange de compétition et de profonde affection qui se noue entre les fillettes et se poursuit au fil de leur adolescence.
    Elena raconte à la première personne du singulier, nous suivons donc l'histoire entièrement d'après son point de vue. Cela ajoute de la complexité au livre, car la narratrice se révèle parfois incapable de bien comprendre les réactions de Lila, et nous n'avons que son interprétation. Ce qui se passe dans la tête de Lila ou dans sa vie quand elle n'est pas avec son amie, nous ne pouvons que tenter de le deviner. Ainsi, au fil du roman, Elena grandit et observe, parfois avec naïveté, parfois avec maturité, les changements qui se produisent en elle et autour d'elle. A ce titre, L'amie prodigieuse est un roman d'initiation : le premier tome s'arrête à un moment charnière de la vie des deux jeunes filles, une sorte de transition entre l'adolescence et l'âge adulte, et l'on devine que les tomes suivants se poursuivent dans le temps.


    "Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C'était la vie, un point c'est tout : et nous grandissions avec l'obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile."


    Elena, malgré sa brillante réussite scolaire, semble être perpétuellement dans une quête de reconnaissance : elle cherche à plaire avant tout à Lila, mais aussi à son père, à ses professeurs... Car la culture et l'éducation ne sont pas des valeurs clairement reconnues dans le quartier où vivent les fillettes à cette époque là.
    Il s'agit d'une grande qualité du roman que de dépeindre ce quartier de manière particulièrement réaliste : l'atmosphère pesante, la misère qui entraîne souvent la violence, les restes de fascisme, tout est parfaitement décrit et perceptible. Le roman est aussi porté par une galerie de personnages, (un lexique au début du livre rappelle les différents membres de chaque famille) qui eux aussi grandissent et évoluent en même temps que les jeunes filles. Ces personnages, mêmes s'ils ne sont que secondaires et n'apparaissent que dans leurs interactions avec les héroïnes, possèdent leur propre complexité : l'ennemi d'un jour deviendra l'ami de demain, et vice versa. Les relations entre les personnages, les disputes et les drames, les réconciliations et les fêtes, les idylles naissantes, donnent un véritable dynamisme au roman. Par certains aspects, il m'a ainsi rappelée le livre d'Erri de Luca Le jour avant le bonheur qui se déroulait lui-aussi dans le Naples des années 50.


    L'amie prodigieuse a été un véritable coup de cœur pour moi : j'ai entièrement basculé dans le monde d'Elena et Lina. L'histoire se révèle d'une belle intensité, complexe et pleine d'émotions, portée par un style particulièrement littéraire et très agréable à lire. Difficile de lâcher le livre entre deux chapitres, tant les évènements semblent se bousculer dans la vie de la narratrice ! Elena Ferrante excelle dans la description de cette petite communauté de personnages et des connexions qui les unissent les uns aux autres.

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