L'amant

Couverture du livre « L'amant » de Marguerite Duras aux éditions Minuit

3.936170212

47 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Minuit
  • EAN : 9782707306951
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 148
  • Collection : Roman francais minuit
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

« Dans L'Amant, Marguerite Duras reprend sur le ton de la confidence les images et les thèmes qui hantent toute son oeuvre. Ses lecteurs vont pouvoir ensuite descendre ce grand fleuve aux lenteurs asiatiques et suivre la romancière danstous les méandres du delta, dans la moiteur des... Lire la suite

« Dans L'Amant, Marguerite Duras reprend sur le ton de la confidence les images et les thèmes qui hantent toute son oeuvre. Ses lecteurs vont pouvoir ensuite descendre ce grand fleuve aux lenteurs asiatiques et suivre la romancière danstous les méandres du delta, dans la moiteur des rizières, dans les secrets ombreux où elle a développé l'incantation répétitive et obsédante de ses livres, de ses films, de son théâtre. Au sens propre, Duras est ici remontée à ses sources, à sa « scène fondamentale » : ce moment où, vers 1930, sur un bac traversant un bras du Mékong, un Chinois richissime s'approche d'une petite Blanche de quinze ans qu'il va aimer. Il faut lire les plus beaux morceaux de L'Amant à haute voix. On percevra mieux ainsi le rythme, la scansion, la respiration intime de la prose, qui sont les subtils secrets de l'écrivain. Dès les premières lignes du récit éclatent l'art et le savoir-faire de Duras, ses libertés, ses défis, les conquêtes de trente années pour parvenir à écrire cette langue allégée, neutre, rapide et lancinante à la fois capable de saisir toutes les nuances, d'aller à la vitesse exacte de la pensée et des images. Un extrême réalisme (on voit le fleuve, on entend les cris de Cholon derrière les persiennes dans la garçonnière du Chinois), et en même temps une sorte de rêve éveillé, de vie rêvée, un cauchemar de vie : cette prose à nulle autre pareille est d'une formidable efficacité. À la fois la modernité, la vraie, et des singularités qui sont hors du temps, des styles, de la mode. » François Nourissier (Le Figaro Magazine, 20 octobre 1984).

Donner mon avis

Les derniers avis

  • 0.2

    Bel ouvrage sur l'amour adolescent et le colonialisme en Cochinchine. M. Duras a attendu la mort de sa mère pour écrire ce livre où elle raconte sa première relation sexuelle et amoureuse avec un Chinois...

  • 0.25

    Ma première rencontre avec l'Amant de Marguerite Duras, fut le film de Jean Jacques Annaud. Celui ci traitait de la relation amoureuse qu'a entretenu la jeune fille avec un riche chinois. Il dépeignait les rencontres, les non dits de ces sentiments amoureux qui n'avaient de réalité que lors de leurs rencontres. J'ai toujours aimé ce film pour ce côté à la fois poétique et cette voix envoutante et troublante de Jeanne Morreau, dont je n'ai pu me défaire lors de la lecture du livre.
    A la fin de ce livre, j'ai eu un coup de colère en moi même. L4amant n'est pas uniquement le résumé de cette rencontre. Marguerite Duras a pour moi utilisé le récit de sa relation avec cet homme pour parler avec dureté mais réalisme de ce qu'elle vivait dans sa propre famille.
    Il y a une pudeur toute légitime, lorsqu'elle parle de son amant, car elle ne le décrit que par les relations et rencontres : un amant. La relation amoureuse, impossible, est refoulée, mise de côté pour éviter les questions et l'embarras. Plus qu'un amant, il a été le premier amour; celui qu'on ne peut oublier, malgré le temps et les épreuves.
    Elle le rencontre alors qu'elle retourne à sa pension de jeune fille. Les mots échangés sont rares, l'alchimie fait le reste. Ils se rencontrent le plus souvent dans sa garçonnière. Elle fait face aux allusions, aux rumeurs, et garde la tête haute lorsque cette relation lui ai reprochée par une famille difficile à cerner.
    Je ne peux m'appesantir plus sur cette relation, qu'il faut réellement découvrir par les mots de Marguerite et cette différence entre la raison et les sentiments.
    "Il dit qu'il est seul, atrocement seul avec cet amour qu'il a pour elle. Elle lui dit qu'elle aussi elle est seule. Elle ne dit pas avec quoi. Il dit : vous m'avez suivi jusqu'ici comme vous auriez suivi n'importe qui. Elee répond qu'elle ne peut pas savoir, qu'elle n'a encore jamais suivi personne dans une chambre." (p.47)
    Il y a une force dans l'écriture qui est à la fois proche et détachée. Mais ne faut il pas se détacher pour s'approprier davantage une histoire, ou simplement pour la raconter sans que les sentiments nous rattrape?
    Durant tout le roman, on sent la peine, l'injustice, l'amour mais parfois la colère. L'écriture est très travaillée et j'aime ce style, qui veut qu'on soit happé par l'histoire, mais en même temps repoussé par l'auteur qui passe d'un sujet à l'autre, revenant sur des périodes de vie, puis à la relation difficile et compliqué avec sa famille : cette mère dont elle se détache, ce frère dont elle a peur, et l'autre frère, le plus jeune, qu'elle protège.
    Derrière l'amant, il y a cette souffrance familiale, racontée sans pathos, avec une simple volonté de dire et raconter sa propre histoire.
    Je deviens de plus en plus amoureuse de la plume de cette auteur qui parvient à me faire fléchir, et malmène mon cœur par des palpitations insensées. J'ai aimé cette lecture, mais je suis une fois encore déçue par la transposition à l'écran.

  • 0.25

    C’est l’histoire simple d’une toute jeune fille qui prend un amant bien plus vieux qu’elle. C’est aussi l’histoire simple, comme le dit Duras elle-même, du passage d’un bac sur le Mékong. Et c’est aussi l’histoire moins simple de l’éphémère et du silence qui pourtant laisse des traces. C’est ce qui est annoncé au fronton du roman: « Très vite dans ma vie il a été trop tard. »
    Dans la mise en roman de l ‘enfance de Duras, il ne s’agit ni de raconter un événement traumatisant, ni une exotique adolescence en Asie, et encore moins de détournement de mineur. L’Amant de Marguerite Duras, c’est le déchirement. D’abord celui du visage de l’auteure, vieilli subitement et trop tôt : « un visage dévasté », une gueule cassée, belle comme un tableau de Picasso.
    Duras noircit alors les pages des mots de son enfance qui ont fané son teint. Son roman épidermique écrit l’histoire d’un visage qui s’offre sans se mettre totalement à nu. La beauté de son art réside dans la pudeur et les non-dits, au moment même de la confession.
    Puisque la vie n’a pas de forme, le roman s’en voit dépourvu. Pourquoi s’enfermer dans les carcans d’un genre qui sent le formol dans le temps où il faut faire sentir à son lecteur l’odeur de la terre des rives du Mékong ? Ce sont alors des réseaux épars de souvenirs qui se mêlent comme les gouttes d’eau dans les méandres du fleuve. Tout prend source dans le for-intérieur de ce je qui écrit un roman de ce qui n’a une existence que dans le murmure à soi-même. Duras écrit les hommes comme des êtres magnifiques de désirs, et de silence.
    Ce qui reste de la lecture de L’Amant, c’est la photographie d’une jeune fille accoudée au bastingage d’un bac sur le Mékong, en robe de soie et souliers dorés, ses cheveux longs et cuivrés recouverts d’un chapeau d’homme – une photo qui n’a jamais été prise.

  • 0.25

    Je crois que c'est le moment de relire cette petite merveille ... et pourquoi pas, toute l'oeuvre de Marguerite Duras ?

  • 0.25

    Un très célèbre roman. Une belle histoire d'amour qui brave les interdits et le "qu'en dira t-on?"

  • 0.15

    osé, elle a osé écrire ! et quoi de plus beau que d'écrire pour laisser à jamais les souvenirs, même les plus délicats, pour les générations futures.
    En tant que femme, je ressens cet amour, cette déchirure profonde, cette simplicité des sentiments qui ne font que complications sur complications...et les larmes des dernières lignes m'ont laissé nostalgique, comme si j'avais été Elle durant cette lecture.

  • 0.05

    un embrouillamis de mots, des bouts de phrases sans queue ni tête, un texte brouillon, des mots mis bout à bout, sans structure.... voilà ce que j'ai retenu de ce roman, qui ne m'a laissé aucun autre souvenir, sinon une impression d'avoir perdu mon temps et une incompréhension devant tant de louanges....

Voir tous les avis

Où trouver ce livre en librairie ?

Service proposé en partenariat avec Place des Libraires

Les dernières discussions

Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre
Soyez le premier à en lancer une !

Afficher plus de discussions

Lancez une discussion

Pour lancer une discussion, vous devez être connecté...
Vous n'avez pas encore de compte ? Rendez-vous ici et laissez-vous guider !

Les articles associés

  • Femmes écrivains

    Emblématiques d'une époque, frondeuses, révoltées, sulfureuses ou imaginatives mais surtout libres, les femmes écrivains ont su imposer une légitimité dans un contexte qui ne leur a pas troujours... Lire la suite

Du même auteur

Cahiers de la guerre et autres textes Marguerite Duras P.O.L

4

Voir tous les livres de Marguerite Duras

Autres éditions

L'amant Marguerite Duras MINUIT

3.936170212

Voir toutes les éditions

Récemment sur lecteurs.com