La renverse

Couverture du livre « La renverse » de Olivier Adam aux éditions J'ai Lu

3.851851851

27 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : J'ai Lu
  • EAN : 9782290139820
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
  • Nombre de page : 280
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Littérature Romans Poche
Résumé:

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  • 0.2

    Un scandale mêlant sexe et politique où un jeune homme a été éclaboussé lors de son enfance…dû à sa mère, car en tant qu'adjointe et complice du politicien qui est accusé de viol et agression sexuelle, il est une victime aussi. Une victime collatérale ! En effet, ce genre de scandale ont un impact sur la famille, sur les proches où les rumeurs, la honte, les humiliations marquent à vie. Mais a-t-on toutes les « éléments » de cette affaire quand on est « jeune » ? as-t-on compris ce qu’il s’était réellement passé ? n’y a-t-il pas eu de jugement trop rapide envers sa mère ???? Questionnements et retour en arrière afin de comprendre… et peut être, cesser de fuir et renouer avec sa famille.
    Un très bon roman, écrit avec beaucoup de sensibilité et de délicatesse. Captivant !

  • 0.2

    Comment vivre lorsque les turpitudes de vos proches, en l’occurrence la mère, ont été divulguées au grand jour à la révélation d’un scandale politico-sexuel ? Comment survivre à la honte, au dégoût, à l’humiliation et se construire un avenir sans être ramené sans cesse à un passé encombrant ? C’est le sort d’Antoine qui a choisi d’aller ailleurs pour oublier lorsque sa mère a été inculpée dans une affaire qui ressemble étrangement à des faits divers récents. Le passé le rattrape et il revient sur les lieux de son enfance ; les souvenirs vont ressurgir, mélange d’images obscènes et de honte. Antoine et son frère n’ont pas été protégés par leurs parents trop égoïstes. Alors que le frère choisi un l’exil à l’étranger, Antoine a enfoui ses souvenirs malodorants et s’est construit une vie morne dans une autre ville. Après une longue errance et un retour sur les lieux de sa souffrance il semble faire sien le passé, renouer avec son frère et se diriger vers une vie apaisée et tournée vers l’avenir.
    Un très beau roman qui a le mérite de s’intéresser à ceux qui sont éclaboussés et meurtris par des scandales dont ils ne sont pas responsables.

  • 0.2

    La Renverse, relate l'enfance d'un jeune homme figée dans une humiliation, broyée par un scandale et l'indifférence des adultes vis-à-vis des plus jeunes.
    Ce nouveau roman décrit l'incapacité du narrateur, Antoine, d'être dans ce monde, et le mo­ment où sa vie va basculer.
    Adulte et solitaire, Antoine apprend soudainement la mort d'un homme politique, maire d'une commune et ancien ministre. Dans son adolescence, ce Monsieur a fait la une des journaux, accusé du viol de deux de ses employées avec la complicité de son adjointe et maîtresse, la mère d'Antoine.
    Ce roman fait écho à de nombreuses histoires actuelles et, Olivier Adam nous revele les stratégies et manigances des classes politiques pour assurer leurs pouvoirs et son impunité. Mais Antoine nous dévoile sa version de l'histoire qui fut douloureuse et inexprimée
    Roman d'apprentissage parfaitement inspiré et éclairant

  • 0.15

    Un récit contemporain où l'on peut suivre avec dégoût et parfois incompréhension les moeurs dissolues de de Jean François Laborde, homme politique ambitieux et pervers, et Cécile Brunet, la mère d'Antoine, le narrateur. Des familles détruites par les frasques et le déni, au point que les enfants quitteront leur domicile sans que les parents cherchent à les retenir, ni même à les revoir. Comment dans de telles conditions ces jeunes pourraient-ils vivre une vie harmonieuse, et c'est à l'annonce de la mort accidentelle de Jean François Laborde, quelque dix ans après les faits, qu'Antoine revit ces années d'errance, et trouvera la force de faire table rase du passé pour tenter de se reconstruire. Une note d'espoir termine ce roman, et c'est une nouvelle vie qui pourra démarrer.

  • 0.15

    Premier livre que je lis de cet auteur, il était temps !

    Antoine est adolescent lorsque sa mère se trouve impliquée dans un énorme scandale mêlant la politique, le pouvoir et le sexe. Avec son petit frère , ils vont vivre une descente aux enfers dans un quotidien ourdit de silence et de non-dit, un quotidien qui leur devient incompréhensible et dont il voudraient fuir la réalité.
    Suite à ces événements , Antoine va vivre en Bretagne dans un village au bord de la mer où il a trouvé refuge et il travaille dans une petite libraire. Il mène une vie simple et solitaire, jusqu’au jour où la nouvelle de la mort de Jean-François Laborde le happe.
    La mort de cet homme qui a plongé sa famille dans le cahot fait sortir Antoine de sa torpeur et le replonge dans l’histoire qu’il a fuit.

    Antoine et son frère sont des personnages attachants, et l’écriture d’Olivier Adam à une fluidité qui allège l’histoire qui somme toute est glauque, d’autant plus glauque qu’elle raisonne avec l’actualité. Il a le don de nous planter dans des paysages, que ce soit dans un pavillon de banlieue ou devant l’océan.
    Mon bémol est cette mère qui a force d’être glaçante m’a paru caricaturale, même si je sais que parfois la réalité porte des êtres de papier.

  • 0.25

    Deux adolescents, Antoine et Camille, ont pris de plein fouet un scandale politico-sexuel impliquant leur mère. Camille a mis des milliers de kilomètres entre sa famille et lui, Antoine essaie de préserver le lien, il se sent coupable de ne pas l’avoir mieux protégé.
    Antoine a fui, mais est resté en France, il s’est établi en bord de mer : « La mer grondait si fort qu’on se croyait dans son ventre. Par la fenêtre, les eaux s’épaississaient et tanguaient si violemment que j’en avais la nausée. Tout évoluait dans un nuancier de gris brutal. Puis un matin je me réveillais et tout était étrangement suspendu. Plus rien ne bruissait et le ciel était limpide et neuf. La mer un lac émeraude. Les sables lessivés s’étendaient en grandes nappes blanches jusqu’aux falaises et le jaune des ajoncs, le mauve des bruyères pulsaient acides. », il a choisi un décor terrestre qui ressemble à la tempête qu’il y a dans sa tête. Et il a choisi et était choisi par Jacques libraire « sa tendresse un peu féroce, sa lucidité érudite, son empathie lettrée. Il était un genre de père idéal. Un père rêvé. A mes yeux du moins. »
    Et un jour, dix ans plus tard, un flash info remet à l’ordre du jour le tsunami qui a ravagé plusieurs vies.
    Antoine se souvient, sa condition pavillonnaire, car c’est souvent le rêve des parents, un pavillon. C’est le moyen terme entre une HLM et une maison bourgeoise. L’habitat qui donne l’image d’avoir un peu réussi. Mais souvent dans ces pavillons, entre ces quatre murs, les parents et les enfants vivent une vie en parallèle. Les parents s’occupent du matériel, les enfants ont pour mission de grandir selon les préceptes édictés par le chef de famille. La mère a développé une image de jolie femme, différente des autres femmes de ces pavillons et un jour, elle accède au pouvoir, celui que lui confère le sénateur-maire de sa ville. Il en a fait sa maîtresse et elle est impliquée dans ce scandale d’abus sexuel avant d’être jetée par l’édile.
    Lorsque le scandale éclate le père se rallie à sa femme malgré les scènes de violence de celle-ci, il n’explique rien à leurs fils et leur reproche même de ne pas être à la hauteur. Camille est le plus fragile, il fuit d’abord à Bordeaux puis au Canada.
    Antoine ne l’a pas vécu ainsi, mieux entouré par ses copains et notamment par la famille de l’un d’eux qui l’accueille comme un fils, sans juger, à bras ouverts.
    Il se rallie également à Laetitia, la fille du sénateur-maire : « ses mains se crispaient sur le papier et elle conspuait cette société pourrie, cette corruption généralisée, cette collusion entre les systèmes du pouvoir et les médias, cette façon qu’avaient les puissants de se serrer les coudes et d’essuyer leurs pieds sur la gueules des plus petits, qu’on baisait, dont on usait comme de choses et qu’on réduisait au silence non sans avoir veillé à bien ruiner leur réputation, bafouer leur honneur. »
    Après l’errance Antoine a trouvé un certain modus vivendi. Il décide d’assister aux obsèques, il se questionne, il observe…
    L’auteur même une véritable introspection dans ces vies qui subissent des dégâts collatéraux, qui de lisières en lignes de faille, se cherchent car la vie est là en chacun de nous.
    La résilience est au bout du chemin mais lequel prendre ?
    L’écriture d’Olivier Adam fait tournoyer les images devant nos yeux, le vent pénétrer notre chaire le lecteur n’est jamais à l’extérieur des histoires narrées par l’auteur.
    Il a l’art de manier la narration et d’y impulser un suspense qu’il tient jusqu’au bout mais aussi de nous faire amener à approfondir ce qu’il nous raconte.
    J’aime retrouver son univers où les apparences ne sont pas ce que nous croyons, où chacun a son chemin à parcourir. Du noir il sait nuancer tous les gris. La nature est omniprésente, elle est là pour forger les êtres.
    Le lecteur n’est jamais indifférent.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 28 février 2017

  • 0.15

    Quel plaisir de retrouver l'écriture dense et intense d'Olivier Adam ! Ses phrases longues, à tiroirs, ses descriptions, ses portraits. On retrouve des thèmes qui me semblent de prédilection chez cet auteur, l'adolescence, la solitude, la famille et les liens de fratrie, les grands espaces, les éléments....
    Il explore cette fois les conséquences d'un scandale politico-sexuel dans une petite ville de province sur les membres des familles des protagonistes principaux. Le propos est implacable, l'atmosphère lourde...
    J'ai été un peu gênée par des passages qui m'ont paru répétitifs, et par le sentiment que certains aspects restaient en suspens, nous ne connaissons finalement pas la trajectoire de certains personnages. Cela dit, c'est une très bonne lecture...

  • 0.25

    L’auteur nous emmène dans l’univers de la politique de province, dans une ville de banlieue coincée entre Paris et Rouen.

    Qui plus est se mêle une sortie histoire de sexe ardemment décrite sur fond de pouvoir social.

    Au milieu d’adultes aux dents longues surnage un adolescent paumé et rêveur, devenu l’adulte qui nous raconte l’histoire à postériori.

    Et comme nous, pauvre lecteur, avons l’habitude d’adhérer aux histoires que nous raconte Olivier Adam, nous croyons les yeux fermés à l’histoire que nous raconte le narrateur. Avant que la dernière partie, lorsque l’adolescent se réveille, nous apporte une autre façon d’envisager cette histoire.

    Un roman un peu moins misérabiliste que les précédents, mais toujours aussi près d’une certaine réalité sociale.

    L’image que je retiendrai :

    Celle du narrateur travaillant dans une librairie bretonne au bord de la mer, frappée par les embruns.

    http://alexmotamots.fr/?p=1791

  • 0.15

    Moi qui suis fan des livres d'Olivier Adam, ce dernier m'a un peu décue, mais je pense que c'est le thème qui ne m'a pas plu, le style est toujours superbe, les blessures des personnages sont toujours aussi bien décrites, les paysages sont toujours si bien amenés qu'on entend la mer (et on sentirait presque le sel sur notre peau). Donc en somme c'est un très bon livre mais pas mon préféré de cet auteur.

  • 0.2

    « La Renverse » Olivier ADAM :

    Nouvel opus de cet auteur prolifique et dont la couleur de ses écrits mi mélancolique – mi dramatique de nos quotidiens ne me laisse jamais indifférent.
    C’est à l’exploration d’une nouvelle chronique familiale que nous plonge cette fois Olivier Adam. On le sait, les secrets ou les non-dits au sein de nos familles, sont pour lui source d’inspiration et de descriptions d’une société en crise morale. A la lecture de ce livre, on ne peut rester insensible aux rappels d’affaires politiques et sexuelles récentes dans lesquelles, Olivier Adam n’a pas manqué de s’inspirer même si heureusement, cela reste en bordure de ce récit.
    Récit de vie donc pour Antoine, le principal personnage du roman, en rupture de famille et minimaliste dans ses liens sociaux, pour des raisons que l’on découvrira au fur et à mesure de ces 266 pages. A priori, exclu du monde volontaire, Antoine passe son temps entre un emploi de plus ou moins permanent dans une librairie dans une ville en bord de mer (Saint Malo ?) et une relation plus ou moins amoureuse vécue en pointillé lorsque surgit l’évènement (toujours celui qui bouleverse la donne dans de nombreux romans d’Adam) ; la mort d’un homme politique, Jean François Laborde, plus ou moins en vogue et ayant été au cœur d’une affaire de viol très sur médiatisée. Ces circonstances posées, Antoine va, à l’annonce de ce qui pourrait semblait être un fait divers (mort accidentelle d’un ancien élu) se retrouver plonger dans son adolescence et ce qui fut l’origine de l’explosion de son noyau familial et à sa rupture avec ses parents, son ancienne petite amie et son frère. En touches sensibles et de plus en plus précises, Olivier Adam va explorer les sentiments et les réactions d’une famille, à priori classique, lorsqu’un de ses membre (la mère) est impliquée dans une histoire sordide car maitresse et complice supposée de Jean François Laborde. Une famille, jusque là très grise où la fratrie n’est pas des plus choyée, où le quotidien et le délitement des sentiments sont monnaie courantes. Une mère au foyer, ex mannequin, convertie à la politique, probablement désenchantée et dépourvue de véritables sentiments maternels et conjugaux, un père, le plus souvent au travail, deux adolescents dont Antoine est l’aîné et le moins sensible, un portrait bien commun d’une certaine société middle-class dans une banlieue plus ou moins dorée de Paris….. Lorsque l’affaire des viols éclatent, c’est un coup de tonnerre extraordinaire dans cette petite société et chacun le gère étonnamment ; les frères semblent les plus touchés, entre un père qui ne les autorise en aucun cas à y croire ni à évoquer ce qu’il veut continuer à croire comme mensonger. Antoine, le narrateur, en révolte, va trouver refuge chez les parents d’un copain de collège, opposant un rejet pur et simple de son père et de sa mère, se rapprochant paradoxalement de la fille de Jean François Laborde, pour associer une douleur et une haine à leur parent. Camille, son frère, lui subit avec beaucoup de mal les propos de ces camarades de collège, sans réels amis ni complicité fraternel qui pourraient le soutenir, prend la fuite pour aller vivre chez son oncle, loin de la maison.
    On l’imagine, à travers ces parcours, une certaine quête de la vérité, le talent d’Olivier Adam, avec une plume précise et concise, poursuit son diagnostic et parcours littéraire sur une société de solitudes, mixant amoralité et indifférence comme des spécificités des fratries ou des relations amoureuses. Une enquête précise se dessine alors, celle du narrateur pour comprendre son mal-être, ses ruptures et la part de vérité la plus complète sur l’importance réelle ou supposée de son parcours solitaire et se voulant sans attache…. Replis sur soi, incertitude quant à la vérité de l’affaire, retour ou non dans la ville de son enfance aux obsèques de Laborde pour affronter ses fantômes, renouer ou non avec son frère et son ex amie…. Toutes les hypothèses s’offrent au lecteur avec le même plaisir teinté d’une certaine amertume d’une société peu avenante et compréhensive, trop soumise à l’importance des faits divers et un voyeurisme malsain. Beauté des portraits, parfois inachevés ou juste ébauchés, des paysages et diagnostic sans faille..

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