La chair

Couverture du livre « La chair » de Rosa Montero aux éditions Metailie

3.5

6 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Metailie
  • EAN : 9791022605403
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 196
  • Collection : Bibliotheque hispanique
  • Genre : Littérature Hispano-Portugaise
Résumé:

Pas facile d'accepter son âge quand on a soixante ans, qu'on vit seule et que votre amant vous quitte pour faire un enfant avec sa jeune épouse. Soledad engage donc un gigolo de trente ans pour l'accompagner à l'opéra et rendre jaloux le futur père. Mais à la sortie, un événement... Lire la suite

Pas facile d'accepter son âge quand on a soixante ans, qu'on vit seule et que votre amant vous quitte pour faire un enfant avec sa jeune épouse. Soledad engage donc un gigolo de trente ans pour l'accompagner à l'opéra et rendre jaloux le futur père. Mais à la sortie, un événement inattendu et violent bouleverse la situation et marque le début d'une relation trouble, volcanique et peut-être dangereuse.
Soledad se rebelle contre le destin avec rage et désespoir, avec humour aussi, et le récit de son aventure se mêle aux histoires des écrivains maudits de l'exposition qu'elle prépare pour la Bibliothèque nationale.

La Chair est un roman audacieux et plein de surprises, l'un des plus subtils et personnels de l'auteur. Son intrigue touchante nous parle du passage du temps, de la peur de la mort, de l'échec et de l'espoir, du besoin d'aimer et de l'heureuse tyrannie du sexe, de la vie comme un épisode fugace au cours duquel il faut dévorer ou être dévoré. Le tout dans un style allègrement lucide, cruel et d'une ironie vivifiante.

Une grande romancière décortique avec acuité et humour les sentiments d'une séductrice impénitente aux prises avec les ravages du temps.

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Les derniers avis

  • 0.2

    Encore une fois, Rosa Montero nous parle d’amour.

    Son personnage principal, Soledad, est, dans ce roman, une sexagénaire fraîchement séparée de son compagnon, par ailleurs mari adultère. Pour tenter de se venger, elle fait appel à un escort.

    S’installe entre eux une relation charnelle non tarifée.

    Au même moment, Soledad se voit confier une exposition sur les écrivains maudits. L’occasion pour le lecteur de découvrir une palette d’auteurs damnés (dont Anne Perry, ce que je ne savais pas).

    Nous découvrons également l’enfance si particulière de Soledad en compagnie de sa jumelle Dolores : la maman avait le sens de l’humour. Mais Dolores, souffrant d’une maladie mentale, est enfermée.

    Un roman riche et puissant sur l’amour sororal, l’amour passion qui se termine, l’amour-amitié.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de Soledad enfermée dans sa douche et croyant sa dernière heure arrivée.

    http://alexmotamots.fr/la-chair-rosa-montero/

  • 0.15

    Je ne connaissais pas cette auteure donc en ouvrant ce roman, je ne savais pas à quoi m'attendre, surtout que le sujet n'est pas banal ! Et bien, ce fut un bon moment de lecture..pas un coup de cœur mais une lecture tout a fait agréable. Récit contemporain, un roman sensuel et ironique parfois.

  • Lechoixdeslibraires.com

    Une histoire très agréable à lire, légère en apparence mais qui se révèle d'une grande profondeur.
    L'héroïne, parfois agaçante et souvent plus vraie que nature. L'écriture est fluide et le roman est émaillé de jolies considérations, toujours très bien vues, sur la maternité, la vie et l'amour, la folie, la gémellité et les "écrivains maudits".
    Un roman réaliste, bien rythmé, sympathique et intelligent.

  • 0.15

    Soledad vient d’être quittée par son amant qui est retourné auprès de sa femme enceinte. Piquée au vif, elle décide d’engager un gigolo pour l’accompagner à l’opéra lors d’une soirée où elle croisera son ancien amant. Sa vengeance a un goût de cendres et ne satisfait pas Soledad en ce soir de son soixantième anniversaire, d’autant qu’elle succombe au charme du jeune homme.
    Rosa Montero dessine le portrait d’une femme complexe qui approche du crépuscule de sa vie et qui désire encore la vivre pleinement. Elle aborde la question de la différence d’âge et la sexualité avec franchise et pudeur. Un beau roman sensible et personnel.

  • 0.1

    Très déçue par ce roman alors que la présentation qui en a été faite me donnait le sentiment d'une réelle pertinence et d'une jolie narration. Tout commençait pourtant très bien avec une fort belle phrase d'introduction, mais par la suite, cela se gâte sérieusement.
    Certes, Rosa Montero écrit bien, d'un ton alerte et je l'ai beaucoup appréciée dans son précédent roman. Mais ici, j'ai le sentiment qu'elle a voulu toucher du doigt trop de choses pour être finalement dans la confusion : la femme de 60 ans et le sexe (faut-il vraiment "payer" à cet âge pour jouir ?), les parents qui maltraitent et abandonnent leurs enfants, les gigolos russes, la folie d'une jumelle et j'en passe ... méli-mélo qui me laisse dubitative. J'ai souri quelques fois mais l'ensemble me paraît sinistre et certainement pas féministe. Il ne s'agit pas ici de liberté d'aimer mais de douleur de ne pas l'être. Et de difficulté à s'aimer soi-même.

  • 0.2

    http://lechatquilit.e-monsite.com/pages/mes-lectures-2017/la-chair.html

  • 0.25

    Adagietto de la 5° symphonie de Gustav Malher, emblème du film de Luchino Visconti "Mort à Venise" tiré du roman de Thomas Mann et dont un opéra a été composé par Benjamin Britten : la musique vous enivre, les notes montent dans votre tête, un largo frémit dans votre corps, la beauté nous emporte. La mélancolie aussi. Un des chefs-d’œuvre artistiques magnifié dans le dernier roman de Rosa Montero "La chair" qui donne le tempo d’une force littéraire où surgissent les sentiments.

    C’est pourtant une autre musique qui illustre l’ouverture de l’histoire de Soledad Alegre : Tristan et Isolde, légende celte sur la passion et l’amour impossible avec ce final du "Liebstod", final que l’héroïne diffuse pendant ses ébats avec son amant, Mario. Mais ce dernier la quitte pour éviter une double vie avec son épouse désormais enceinte. Soledad est folle de rage et veut rendre jaloux le jeune ingrat. Mais à désormais 60 ans, la quête d’un amoureux est de plus en plus difficile. Il faut faire vite, elle doit rencontrer le couple lors d’une représentation de Tristan et Isolde au Teatro real. Pas d’autres solutions que de payer les services d’une agence « d’accompagnateurs »... trouver un gigolo. Ce sera Adam, un beau ténébreux, 32 ans, 1m91.
    Par un événement imprévu, s’ensuit une course mi-folie, mi-raison, entre le désir de croquer la pomme (d’Adam en l’occurrence) et de résister contre un amour tarifé. Car la vieillesse approche et comme l’a sculpté Camille Claudel, l’âge mur est cruel et source d’abandon. Pourtant le désir de satisfaire son corps ne faiblit pas grâce à un esprit toujours printanier. Les hommes peuvent se permettre d’entretenir des relations avec des jeunes femmes, le contraire demeure hélas tabou et source de moqueries. Quant à l’absence de maternité, que dire...

    Rien n’est laissé au hasard dans ce récit, chaque détail ayant été scrupuleusement étudié, à l’image d’une commissaire d’exposition, métier qu’exerce Soledad Alegre.
    Soledad ou la solitude, Soledad n’a jamais vécu en couple, des amants mais pas d’union durable. Désormais les 60 ans sonnés, la quête d’un compagnon s’avère encore plus risquée, encore plus lorsque ce sont seulement les hommes jeunes et séduisants qui vous attirent.
    Alegre, parce que malgré une certaine tristesse sur le temps qui passe et ne se rattrape jamais, l’auteur raconte de façon tellement aérée, tellement endiablée que ce sont des petites bulles qui pétillent dans votre encéphale.

    Une fiction bien orchestrée où se mêle une culture abyssale de l’auteure espagnole. A commencer par un kaléidoscope des "écrivains maudits" (thème de l’exposition de la protagoniste) ou défilent, s’il vous plait : William Burroughs, Maria Luisa Bombal, Maria Carolina Geel, Philip le Dick, Guy de Maupassant, Maria Lejarraga, Thomas Mann, Françoise Sagan, Ulrich von Liechtenstein, Anne Perry… s’ajoutent des morceaux d’anthologie, comme déjà citée "Mort à Venise" et son triste héros Gustav von Aschenbach, "terrifié par la force de ses sentiments" ou encore la description spontanée du page si amoureux Cherubino des Noces de Figaro…Sento un affeto pien di desir, ch'ora è diletto, ch'ora è martir"

    Rosa Montero devient elle-même son propre personnage de roman avec l’histoire de Josefina Aznares, le seul écrivain inventé dans cette galerie littéraire de l’amour solitaire et/ou tourmenté. Elle joue le jeu, avec autodérision, tant qu’un rire de la journaliste écrivain se fait presque entendre !
    Le style de Rosa Montero est fougueux : souplesse de l’écriture, richesse du vocabulaire, un ton à la fois désinvolte et sérieux, une combinaison ( justement il est question sur plusieurs paragraphes de lingerie féminine) d’humour élégant et de mélancolie poétique. La fougue oui, mais la pudeur aussi. Pudeur dans la narration des moments intimes, juste dévoiler avec tact un érotisme idiomatique sur une partition romanesque oscillant entre moderato, allegro, vivace et surtout crescendo !
    Noisette sur l’ouvrage, une fin succulente à laquelle un célèbre félin cinématographique (à vous de lire "La chair" pour savoir qui et pourquoi) pourrait y voir une "étoile dominant les certitudes".

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