Karoo

Couverture du livre « Karoo » de Steve Tesich aux éditions Monsieur Toussaint Louverture

3.5

16 notes

  • Nombre de page : 606
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Littérature Anglo-Saxonne
Résumé:

Achevé quelques jours avant la mort de Steve Tesich (1942- 1996), Karoo est le chant du cygne d'un auteur hors norme.
Ce roman est l'odyssée d'un riche consultant en scénario dans la cinquantaine, Saul "Doc" Karoo, gros fumeur et alcoolique, écrivaillon sans talent séparé de sa femme... Lire la suite

Achevé quelques jours avant la mort de Steve Tesich (1942- 1996), Karoo est le chant du cygne d'un auteur hors norme.
Ce roman est l'odyssée d'un riche consultant en scénario dans la cinquantaine, Saul "Doc" Karoo, gros fumeur et alcoolique, écrivaillon sans talent séparé de sa femme et traînant plusieurs tares émotionnelles. En tant que script Doctor pour Hollywood, Saul Karoo mutile et "sauve" le travail des autres.
En tant qu'homme, il applique le même genre de contrôle sournois à sa vie privée et se délecte de nombreuses névroses très particulières : son incapacité à se saouler quelle que soit la quantité d'alcool absorbée, sa fuite désespérée devant toute forme d'intimité, ou encore son inaptitude à maintenir à flot sa propre subjectivité.
Même s'il le voulait, il ne pourrait pas faire les choses correctement, et la plupart du temps, il ne le veut pas. Jusqu'à ce qu'une occasion unique se présente à lui: En visionnant un film, il fait une découverte qui l'incite à prendre des mesures extravagantes pour essayer, une fois pour toutes, de se racheter. Si Karoo est bien l'ambitieux portrait d'un homme sans coeur et à l'esprit tordu, c'est aussi un pur joyau qui raconte une chute vertigineuse avec un humour corrosif.

C'est cynique. C'est sans pitié. C'est terriblement remuant.
C'est à la fois Roth et Easton Ellis, Richard Russo et Saul Bellow.

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Les derniers avis

  • 0.05

    Dans la catégorie déception puissance Buzz L'Éclair (i.e. infini et au-delà) je demande Karoo !

    La purge a un nom, Karoo, et une couleur, l'argenté. Et pourtant, c'est cette couverture ultra-lumineuse qui m'a dans un premier temps séduite, et qui a envoyé ce livre tout droit entre mes mains.

    Première interrogation, dès les premières pages : ça, c'est un coup de coeur des lecteurs ? Mais pourquoi, pourquoi ? Le ton se veut péchu, il est trop hâtif, dans la parfaite lignée du cliché de l'auteur qui se veut original, mais qui au final ne fait qu'ennuyer le lecteur. On s'y perd, dans toute cette surenchère d'animation, on n'accroche à aucun personnage, et personnellement, je baille à chaque nouvelle page tournée. Je m'accroche cependant, j'espère que comme La Consolante, ce pavé qui met des heures à démarrer, Karoo a la détente lente mais une fois parti dans le talent littéraire, on ne l'arrête plus.

    Las... Rien ne se passe, je laisse traîner le livre et le reprend, j'oublie l'histoire, me creuse la tête sur des questions qui ne devraient pas se poser, je comprends la moitié de ce que je lis, bref, au final, j'abandonne : à une vingtaine de pages de la fin, j'ai l'impression d'avoir été déjà sacrément courageuse.

  • 0.05

    Je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire et à suivre le protagoniste antipathique. J'ai abandonné

  • 0.2

    "Karoo" est un roman chaudement recommandé par tous les libraires, mais c'est avant tout une odyssée hors normes. Saul Karoo est un être détestable dont le destin va dérouter toutes ses croyances et ses convictions. L'homme qui ne porte aucun intérêt à autrui, qui subit quotidiennement les relations et les échanges avec le monde qui l'entoure, va prendre concience de la relative importance des autres dans son existence. Jusque là, rien ne semblait pouvoir l'atteindre, et pourtant des évènements vont foncièrement modifier son rapport à la vie.
    Les trois quarts du roman, à la 1ère personne, nous font découvrir Saul Karoo, homme antipathique, de par sa richesse quasi illimitée, son égoisme permanent, son hypocrisie pleine de lâcheté, sa méchanceté gratuite et son royal "jemenfoutisme". Mais malgré ce portrait chargé de défauts, le suivre dans ses déambulations, a été une expérience réellement jubilatoire. Je me suis vraiment amusé avec un plaisir coupable. La dernière partie, à la 3ème personne, est beaucoup plus philosophique, avec une pincée de bons sentiments qui tranche , peut être un peu trop, avec le personnage Karoo et éteint sur la fin l'attachement malsain que l'on avait jusque là.
    Bon moment de lecture immoral un peu terni par les 100 dernières pages.

  • Lechoixdeslibraires.com

    Julie Jacquier recommande ce livre au micro d'Augustin Trapenard, dans Le Carnet du libraire, sur France Culture, en partenariat avec Lechoixdeslibraires.com

  • 0.2

    Saul Karoo, le génie du cinéma, le bon vivant, l’homme à femmes, le père bienveillant…

    Ou Karoo, le salopard du cinéma, l’alcoolique invétéré, le baiseur de jeunes filles, le père et le mari qui ne tient jamais ses promesses, le menteur obsessionnel...
    [...]
    Karoo est un riche salopard, cynique, superficiel, bedonnant et consumériste, à l’image des États-Unis à la fin du XXe siècle. Le regard qu’il porte sur lui-même et sur son entourage est à la fois pathétique, désabusé et comique. L’homme populaire du cinéma, à l’apogée de sa carrière, voit s’infiltrer en lui des failles, des questions, des doutes. Il n’est plus le même, mais à force d’avoir usé toute sa vie du mensonge (nous ment-il aussi ?) et du spectacle, personne ne peut croire au changement. L’homme, dépossédé de sa propre identité à force de se mettre en scène, ne s’assume pas. Sa chute ne sera que plus grande pour lui, et plus jouissive pour nous.

    Dans ce roman de plus de 600 pages, Steve Tesich donne à son personnage le temps et le plaisir de raconter les événements, sans concision, de décrire les personnages qui entourent Karoo (lesquels sont, comme son ex-femme et Cromwell, d’excellents personnages secondaires). Il a aussi ce je ne sais quoi qui tient en haleine, en partie dû au travail de l’éditeur : Monsieur Toussaint Louverture, éditeur indépendant et original, a choisi un beau papier de couverture. À l’intérieur, le papier est épais et a une belle couleur, et la mise en page est à la fois hyper confortable, avec de larges interlignes, et hyper esthétique avec de petits détails sympathiques à découvrir.

    L'article entier sur mon blog :
    http://www.bibliolingus.fr/karoo-steve-tesich-a105883474

  • 0.15

    Saul Karoo est une imposture vivante:dans sa vie privée,il triche et ment et son métier consiste à réécrire des scripts pour en faire des films "grand public",même si pour cela il doit dénaturer un chef-d'oeuvre.Il ne sait plus vivre autrement et lorsqu'il essaie,c'est une catastrophe car il entraîne dans le chaos ceux qu'il aime.
    Une personnalité peu aimable mais fascinante.

  • 0.1

    Lire le quotidien de Saul Karoo, écrivain totalement auto centré, souffrant à mon avis d'un manque TOTAL d'intelligence émotionnelle, incapable d'éprouver la moindre émotion, s'acheminant grâce à l'alcool et à la cigarette vers une mort inéluctable, s'avère assez fastidieux au bout de de 200 pages. J'ai apprécié l'humour sarcastique de Steve Stesich et son style alerte mais so what ! ...les états d'âme de Karoo ne m'ont pas suffisamment intéressée pour avaler les 600 pages de ce pavé, du reste très joli !

  • 0.2

    Un livre touffu en émotions, on passe du rire au cœur serré en quelques pages. Très bel objet éditorial, par ailleurs, le papier de la couverture et la typo sont en soit un premier régal avant la grande dégustation à la lecture du roman.

  • 0.25

    Attention:chef-d-oeuvre...qui se mérite.
    Le récit de la chute d'un homme plutôt vélléitaire,qui fait du mal sans s'en rendre compte,pas méchant,plutôt égoïste,bien inséré dans la vie,faisant même partie de la haute société de NY.Alors qu'il veut se racheter d'avoir négligé son fils adoptif en retrouvant sa mère biologique,alors qu'il travaille dans le milieu du cinéma,il se sentira obligé de trahir un chef-d-oeuvre et tout cela n'aboutira qu'à un malheur absolu.On ne peut vraiment dévoiler l'histoire de Karooparce que l'on est embarqué dans la lecture d'un roman à suspense surtout dans la seconde partie.

  • 0.2

    un intello milieu cinéma , alcoolique jamais ivre et qui se tord l'esprit par plaisir; faut le faire mais vraiment interessant jusqu'au bout.... qui n'en finit pas.

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