Jeux de miroirs

Couverture du livre « Jeux de miroirs » de Eugen-Ovidiu Chirovici aux éditions Les Escales

3.3

10 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Les Escales
  • EAN : 9782365692021
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 314
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Littératures Européennes Rares
Résumé:

Un agent littéraire, Peter Katz, reçoit un manuscrit intitulé "Jeux de miroirs" qui l'intrigue immédiatement. En effet, l'un des personnages n'est autre que le professeur Wieder, ponte de la psychologie cognitive, brutalement assassiné à la fin des années quatre-vingt et dont le meurtre ne fut... Lire la suite

Un agent littéraire, Peter Katz, reçoit un manuscrit intitulé "Jeux de miroirs" qui l'intrigue immédiatement. En effet, l'un des personnages n'est autre que le professeur Wieder, ponte de la psychologie cognitive, brutalement assassiné à la fin des années quatre-vingt et dont le meurtre ne fut jamais élucidé. Se pourrait-il que ce roman contienne des révélations sur cette affaire qui avait tenu en haleine les États-Unis ?

Persuadé d'avoir entre les mains un futur best-seller qui dévoilera enfin la clef de l'intrigue, l'agent tente d'en savoir plus. Mais l'auteur du manuscrit est décédé et le texte inachevé. Qu'à cela ne tienne, Katz embauche un journaliste d'investigation pour écrire la suite du livre. Mais, de souvenirs en faux-semblants, celui-ci va se retrouver pris au piège d'un maelström de fausses pistes.

Et si la vérité n'était qu'une histoire parmi d'autres ?

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Les derniers avis

  • 0.15

    Jeux de miroir, c’est l’histoire d’un meurtre non élucidé. Un homme à l’agonie envoie une partie d’un livre élucidant enfin le meurtre d’un psychologue de nombreuses auparavant à un agent littéraire. A sa mort, la fin de son roman reste introuvable. L’agent engage alors un journaliste qui met lui-même un policier à la retraite sur l’affaire.
    Le roman est divisé en trois parties, en fonction du personnage qui enquête. La première partie, la plus intéressante à mon sens, adopte le point de vue de l’agent littéraire. On y apprend comment le manuscrit arrive entre ses mains et les raisons qui le poussent à s’intéresser au livre reçu. On y découvre d’ailleurs la partie du livre qui lui a été adressée par Richard. On la lit d’ailleurs. C’est la partie la plus intéressante. Elle raconte comment l’auteur a rencontré le futur macchabée. Elle explique les relations entre les différents personnages. La situation semble simple alors qu’elle est en réalité complexe. On le ressent dans les différentes descriptions faites par le narrateur. Et en même temps, on sent que celui-ci non plus n’a pas toujours les idées claires. Porté par sa jalousie, il imagine peut-être des choses. Au terme de cette partie, on ne sait pas quel est le véritable coupable.
    La deuxième partie raconte l’enquête menée par le journaliste. C’était assez long, comme une véritable enquête en fait. On y apprend des tas de choses qui sèment surtout le doute. Qui dit la vérité ? Qui ment ? Qui a menti ?
    C’est la troisième partie qui nous dévoile le fin mot de l’histoire, en partie du moins. C’est le policier qui au final m’a le plus touchée, et cette partie m’a plutôt plu, Elle était de la longueur qu’il fallait. Et la fin est plutôt bonne, bien qu’elle n’en révèle pas assez à mon goût.
    Pour ce qui est de l’histoire, j’avoue avoir eu du mal à tout saisir. En effet, c’est beaucoup trop fouillis pour moi. J’ai bien conscience que c’était sans doute voulu puisqu’une enquête n’est pas linéaire. Mais j’ai eu du mal à comprendre certains éléments. De plus, on n’a jamais la certitude du déroulement du meurtre. Ça m’a manqué, et au final, ça m’a donné la sensation que c’était trop brouillon. Ça faisait un peu mauvais téléfilm policier, plein de paranoïa.
    Pour ce qui est des personnages, il faut bien dire qu’ils sont recherchés. Les zones d’ombre de leurs personnalités permettent de saisir toute leur complexité.
    Le style d’écriture de l’auteur, que je ne connaissais pas avant cette lecture, est vraiment agréable. Il y a un bon rythme, bien que certaines digressions le cassent parfois de façon dommageable. En effet, j’ai trouvé assez maladroits les moments qui, au milieu des révélations, donnaient des détails sur la vie privée des personnages.
    Conclusion : ♥♥♥ J’ai trouvé l’histoire trop fouillis, pas assez organisée. Au final, la partie avec le journaliste m’a parue trop longue. Dommage également que la complexité des personnages et de leurs relations n’ait pas été plus exploitée que ça. Je suis frustrée de ne pas savoir quels étaient les implications réelles de chaque personnage dans l’histoire. Malgré tout, le livre se laisse lire assez rapidement et offre une histoire plutôt agréable et originale.

  • 0.2

    http://lechatquilit.e-monsite.com/pages/mes-lectures-2017/jeux-de-miroir.html

  • 0.25

    Un livre captivant, un cold case qui met en avant l'enquête sur la mort d'un professeur en psychologie réputé qui n'a pu être vraiment résolu.
    Ce livre commence par ... un livre, et se termine par une enquête trépidante à travers des acteurs de l'époque et des enquêteurs actuels.

  • 0.15

    « Un grand écrivain français a dit un jour que le souvenir des choses passées n’est pas nécessairement le souvenir des choses telles qu’elles furent. Il avait sûrement raison. (p309) Un roman policier qui nous entraîne dans une ancienne affaire qui ne fut jamais résolu. Un jour, un agent littéraire Peter Katz, reçoit par email, les premiers chapitres d’un roman. Il est captivé par ces lignes et décide d’en savoir plus sur cette histoire, inspirée semble t il d’une histoire vraie. Ces premières lignes racontent l’assassinat du professeur Wieder. Eminent psychologue, il est professeur à l’université de Princeton, il est aussi expert auprès des tribunaux pour des affaires criminelles. Il écrit des ouvrages et il est en train de préparer la préparation de son nouvel ouvrage. Il y est assisté par une jeune étudiante, Laura Baines. Celle-ci vient d’aménager dans un nouvel appartement et va connaître son nouveau locataire. Celui-ci est le narrateur du roman. Ce roman partagé en trois parties va alors nous entra^piner et balader dans les recherche des principaux protagonistes de cette histoire. Mais qui est l’assassin de cet éminent professeur, retrouvé sauvagement assassiné dans le salon de son manoir, isolé. L’agent littéraire va alors faire appel à un ancien ami, John Keller est détective et va alors essayer de refaire l’enquête vingt ans plus tard, avec des recherches sur internet mais aussi en tentant de retrouver quelques protagonistes de cette étrange affaire. Nous allons aussi en dernière partie retrouver l’un des inspecteurs chargés de l’enquête à l’époque et qui en retraite, aimerait bien en savoir plus sur cette enquête qui n’avait jamais abouti. L’auteur nous « balade » alors à travers les méandres de ces enquêtes, plusieurs pistes s’ouvrent et on ne saura vraiment ce qui s’est passé que dans les dernières pages de cet étrange roman. Celui-ci m’a fait penser à la lecture « baladeuse » (déjà) de « la vérité sur l’Affaire Harry Quebert » de Jérôme Dicker, les deux romans ont d’étranges similitudes. J’ai apprécié cette lecture et le fait de nous raconter cette histoire à travers divers points de vue, un jeu de miroirs. Chaque personnage est à la recherche d’une vérité mais chacun a sa vérité, chacun a sa façon de vivre cette recherche de vérité. Il y a bien eu meurtre et pour le moment, aucun coupable n’a été arrêté mais aucun crime ne peut être parfait ! L’auteur nous parle aussi très bien de la société américaine, que ce soit le monde de l’édition avec le rôle d’agent littéraire, celui des milieux universitaires, et bien sûr, celui de la justice et de la police avec le rôle des inspecteurs, des détectives privés, qui se chargent d’enquêtes et qui emploient presque tous les moyens pour résoudre des affaires mais aussi le rôle de certains experts et, en particulier, celui des experts en psychologie.

  • 0.1

    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/02/jeux-de-miroirs-de-eo-chirovici.html

    Un agent littéraire, Peter Katz, reçoit les premiers chapitres d'un manuscrit de Richard Flynn intitulé Jeux de miroirs, l'écrivain a joint à son envoi une lettre de présentation qui intrigue Peter.
    Le personnage principal de ce manuscrit est le professeur Joseph Wieder, un ponte de la psychologie cognitive de Princeton, sommité du monde universitaire, brutalement assassiné en 1987. Son meurtre n'a jamais été élucidé.
    Peter est très intéressé par ce texte, espérant que ce récit apporte des révélations sur cette affaire car Richard Flynn, lorsqu'il était étudiant, a côtoyé le professeur dans les derniers mois de sa vie. Il pense tenir entre ses mains un futur best-seller.
    Grâce à sa colocataire Laura Baines dont Wieder supervisait le travail de recherche, Flynn avait trouvé en 1987 un petit boulot chez Wieder pour financer ses études : il était chargé de l'archivage électronique de l'énorme bibliothèque du professeur. Laura et Flynn disposaient tous deux de la clé de la maison de Wieder.
    Wieder était un homme étrange qui exerçait une sorte de mélange de fascination et de répulsion sur son entourage.

    Mais quand Peter veut récupérer la suite du texte auprès de Richard, c'est trop tard, celui-ci vient de décéder et la suite du manuscrit reste introuvable...
    Peter embauche alors un journaliste John Keller et lui confie la mission de rechercher le fameux manuscrit, d'élucider l'affaire ou d'inventer la suite à partir des premiers chapitres.

    Dans les premiers chapitres Richard a planté le décor, situé l'époque, indiqué les personnes impliquées mais que voulait il révéler au public?
    Pourquoi s'est-il lancé dans la rédaction de ce manuscrit 20 ans après? Quelle est la découverte mentionnée dans sa lettre d'accompagnement qui l'a amené à changer sa vision des événements de 1987? Pourquoi, alors qu'il était très malade, a-t-il consacré les derniers mois de sa vie à rédiger ce manuscrit? A-t-il tout inventé avec l'intention d'écrire un roman?
    Où est le reste du manuscrit? Il semble s'être volatilisé comme celui sur lequel travaillait Wieder 30 ans plus tôt juste avant sa mort, d'ailleurs sur quoi portaient les recherches secrètes de Wieder en 1987, menait-il des expériences clandestines?

    Dans une troisième partie un inspecteur de police en retraite qui a été chargé de l'enquête sur le meurtre de Wieder à l'époque prend le relais de Keller pour assembler toutes les pièces du puzzle et chercher à comprendre ce qui s'est passé entre Wieder, Laura Baines et Richard Flynn le soir de la mort du professeur.

    Ce livre est construit en trois parties avec chacune un narrateur différent, l'agent littéraire puis le journaliste et enfin le policier.

    J'ai trouvé ce polar correct mais sans plus. Il n'est pas déplaisant à lire mais l'écriture est vraiment très ordinaire. Comportant peu de personnages, les fausses pistes distillées au cours du récit sont pour la plupart malheureusement assez prévisibles. Le dénouement réserve certes quelques surprises mais cela n'a pas suffi à effacer ma mauvaise impression globale.
    Ce polar aura donc été pour moi une déception et j'avoue avoir du mal à comprendre le battage médiatique qui est fait autour de ce roman.

  • 0.15

    En prévision de la prochaine discussion proposée par la maison d’édition Les Escales, j’ai lu "Jeux de Miroirs", le roman d’Eugene Ovidiu Chirovici.

    J’ai eu plaisir à lire cette histoire de manuscrit inachevé reçu un jour par Peter Katz, agent littéraire. L’auteur Richard Flynn y raconte ses années d’étudiant à Princeton, sa rencontre avec une colocataire, Laura Daines et avec un grand ponte dans le domaine de la psychologie cognitive, Joseph Wieder, pour lequel il a travaillé. Il faut dire que l’assassinat du professeur à la fin des années quatre-vingt n’a jamais été élucidé. Et justement on dirait que ce manuscrit contient des indices, mais… pas la réponse finale…

    Le récit réserve un certain suspens. Nous avons droit à différentes versions toutes aussi plausibles les unes que les autres. Mais, comme la vérité de l’un n’est pas celle de l’autre, l’auteur nous entraîne sur différentes pistes. Oui, il y a bien un jeu de miroirs qui fausse les apparences. Mais le suspens n’est pas, à mes yeux, la qualité première de ce roman. J’ai davantage apprécié l’étude psychologique de chaque personnage, très fouillée. Elle permet de démontrer que l’objet regardé dépend non seulement de la personne qui l’examine mais aussi de l’appareil de mesure qui est le sien.

    L’écriture n’a pas, par ailleurs, retenu mon attention. Elle est simple et permet une lecture facile, mais je l’ai trouvée sans originalité, assez linéaire. Il lui manque un brin d’originalité, un rien de folie, quelques bribes d’émotion.
    Peut-être parce que je ne suis pas suffisamment férue en littérature policière, sans doute parce que je n’ai pas été en mesure d’en analyser finement toutes les subtilités, mais plus sûrement parce que j’en attendais trop, beaucoup trop, je ne peux rejoindre les chœurs laudatifs qui ont encensé cet ouvrage, au-delà du raisonnable, me semble-t-il.

    En un mot le récit est plaisant et il me fut difficile de l’abandonner avant la fin. Ce n’est toutefois pas suffisant pour que je qualifie "Jeux de Miroirs" de livre événement.

  • 0.2

    Si Jeux de miroirs n’est pas le « roman événement » annoncé par son bandeau rouge, il reste néanmoins un bon roman policier qui tient son lecteur en haleine jusqu’au bout.
    Tout commence par un long mail d’un certain Richard Flynn envoyé à un agent littéraire de chez Bronson & Matters, Peter Katz. En pièce jointe, ce dernier découvre les premiers chapitres d’un roman, visiblement autobiographique, dans lequel le dénommé Richard Flynn raconte ses premières années à l’université de Princeton et sa rencontre avec deux personnes : une jeune et brillante étudiante, Laura Baines, dont il est tombé éperdument amoureux et un professeur de faculté renommé, Joseph Wieder, spécialisé en psychologie cognitive qui effectue des travaux de recherche sur la façon d’effacer chez les individus des traumatismes psychologiques graves, « comme une bobine de film qu’on aurait la possibilité de couper au montage », bref, une espèce de « chirurgie esthétique de la mémoire ».
    Il se trouve que le professeur a besoin de recruter quelqu’un pour ranger sa bibliothèque et organiser ses documents : c’est ainsi que Richard Flynn sera embauché et passera des heures dans la vaste maison, s’interrogeant parfois sur les relations entre sa petite copine Laura et Joseph Wieder et se demandant assez souvent qui est dans le fond cet homme que tout le monde adule dans le milieu universitaire.
    Or, le fameux professeur est assassiné dans la nuit du 21 au 22 décembre 1987.
    A l’époque, l’enquête n’aboutit à rien : personne ne retrouva le meurtrier.
    Vingt-sept ans plus tard, Richard Flynn envoie donc par mail les premiers chapitres de son roman : il semble à coup sûr vouloir dire quelque chose, avoir une idée assez précise sur l’identité du coupable en question, celui qui a assassiné sauvagement l’illustre professeur.
    L’agent littéraire n’a donc plus qu’à contacter ce mystérieux Richard Flynn pour lui demander la suite de cette histoire extraordinaire qu’il ne manquera pas de publier : ce sera inévitablement un best-seller ! Tout le monde a entendu parler de cette affaire non résolue et les livres se vendront certainement comme des petits pains.
    Mais… les choses ne se passent pas toujours comme on le veut…
    Encore une fois, j’ai pris plaisir à lire ce texte qui pose le problème de la vérité et du mensonge, de la manipulation, des apparences et des non-dits. Jeux de mise en abyme, jeux de points de vue, puzzle à construire : on passe d’un témoin à l’autre, d’une version à l’autre. Qui dit la vérité ? N’y a-t-il qu’une vérité ? Existe-t-il UNE vérité ?
    Le suspense nous tient jusqu’au bout : un bon moment de lecture sans aucun doute.

    Lireaulit: http://lireaulit.blogspot.fr/

  • 0.15

    Mouais........Voilà le « roman évènement » vendu comme tel , même par quelques libraires.
    En fait il s'agit d'un roman gigogne, et mieux vaut ne pas en perdre le fil.
    Un agent littéraire reçoit quelques chapitres d'un roman en cours apparemment, accompagnés d'une lettre fort intéressante.
    Il convoque un journaliste afin de mieux comprendre., parce qu'est nommé dans cet embryon de roman un célèbre professeur de psychologie cognitive, assassiné de nombreuses années auparavant.Depuis l'affaire est classée.
    Le journaliste essaie de retrouver tous les protagonistes de l'histoire, à commencer par l'auteur des premiers chapitres:pas de chance , il est décédé ; reste son amie qui affirme n'être au courant de rien.
    Puis ,il retrouve une pièce maîtresse , une jeune femme à l'époque, puis des policiers maintenant en retraite, et ce jusqu'au dénouement. Effectivement il s'agit bien d'un jeu de miroirs. » Tous les personnages avaient commis des erreurs d'interprétation parce qu'ils avaient été confrontés à leurs propres obsessions en essayant de regarder par une fenêtre qui, en rélité, était un miroir. »
    C'est un roman de lecture facile, attachant, sons plus à mon humble avis.

  • 0.15

    Un agent littéraire reçoit un manuscrit inachevé dont l’un des personnages est un éminent professeur en psychologie de Princeton, assassiné des années plus tôt. Que s’est-il réellement passé cette nuit-là ? Il embauche un journaliste pour découvrir la fin de l’histoire.

    On comprend la fascination de Peter Katz pour le manuscrit en question, il se lit avec une fluidité incroyable ; on y suit la rencontre de l’auteur avec une jeune femme (devenue sa colocataire) dont il tombe fou amoureux, alors qu’elle semble entretenir une relation proche avec le professeur Wieder qui travaille sur les traumatismes et la mécanique de la mémoire. C’est ensuite que les choses se compliquent, lorsque le journaliste se met à enquêter et retrouve chacun des protagonistes un par un, commençant à aller de surprise en surprise, à relever toutes les invraisemblances et les affabulations de chacun (et il y en a un paquet).

    Le roman est d’une construction brillante puisqu’en fonction du narrateur (l’agent, l’auteur du manuscrit, le journaliste, le policier à la retraite…), l’histoire change radicalement d’angle (à la façon des Apparences de Gillian Flynn) jusqu’à la résolution de l’énigme qu’on attend avidement, comme la dernière pièce d’un puzzle. Jeux de Miroirs fait en effet partie de cette catégorie de livres qu’on dévore, pour lesquels plus on appproche de la fin et plus on néglige le monde alentours dans un seul but : savoir qui est le/la coupable ! Dommage seulement, puisqu’il est ici question de manipulation, que les ressorts ne soient pas encore plus diaboliques, surtout que les travaux du professeur nous laissaient entrevoir une issue bien plus prometteuse, du moins en termes de coups de théâtre !

  • 0.15

    Je n’avais jamais entendu parler de cet auteur (logique, c’est son premier roman traduit !), mais dès que j’ai reçu cet ouvrage, j’ai été marqué par la couverture très attirante et par le bandeau « Roman évènement ». J’ai donc chamboulé mon programme de lecture pour me jeter dans cette nouveauté.
    Le début est assez prenant. Dans le premier tiers, on retourne dans le passé et on découvre les péripéties sous la forme d’un manuscrit écrit par un des acteurs. C’est une présentation très originale qui lance le roman sur de bons rails. A ce moment de l’aventure, j’étais encore enthousiaste. Mais après cette partie très réussie, le soufflé retombe graduellement.

    On connaît déjà le déroulement des évènements et on sait donc comment s’est déroulé le drame. Au fil du livre, l’histoire du meurtre nous est répétée par plusieurs narrateurs différents. Chaque point de vue apporte sa propre version des faits. Et finalement, tout ça devient redondant. J’ai eu l’impression de relire plusieurs fois le même scénario et au bout de la troisième fois, c’est un peu lassant. De plus, les personnages qui enquêtent sur l’affaire abandonnent leurs recherches les uns après les autres. Chaque renoncement est un coup d’arrêt dans le récit, un désenchantement et on enchaîne dans la suite, un brin frustré.

    En conclusion, j’ai passé un moment agréable avec ce livre mais ce n’est pas le coup de cœur espéré. L’écriture de E.O. Chirovici est fluide et facile d’accès toutefois elle manque peut-être de suspense ou de singularité pour qu’elle soit vraiment efficace jusqu’au bout. Ce n’est pas un mauvais roman, certains apprécieront surement sa sobriété, mais pour moi il est trop classique et ne restera pas dans ma mémoire. Je le conseillerais en définitive aux lecteurs qui cherchent une lecture soft avec un bon scénario, sans grandes secousses.

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