Est-ce ainsi que les femmes meurent ?

Couverture du livre « Est-ce ainsi que les femmes meurent ? » de Didier Decoin aux éditions Grasset Et Fasquelle

4

6 notes

Résumé:

« D'après le rapport des flics, ils étaient trente-huit. Trente-huit témoins, hommes et femmes, à assister pendant plus d'une demi-heure au martyre de Kitty Genovese. Bien au chaud derrière leurs fenêtres. Certains entortillés dans une couverture, d'autres qui avaient pris le temps d'enfiler une... Lire la suite

« D'après le rapport des flics, ils étaient trente-huit. Trente-huit témoins, hommes et femmes, à assister pendant plus d'une demi-heure au martyre de Kitty Genovese. Bien au chaud derrière leurs fenêtres. Certains entortillés dans une couverture, d'autres qui avaient pris le temps d'enfiler une robe de chambre. Aucun n'a tenté quoi que ce soit pour porter secours à la pauvre petite. » Didier Decoin s'est inspiré de ce fait divers, qui fit d'abord l'objet d'un entrefilet, « une habitante du quartier meurt poignardée devant chez elle », avant de passer à la Une de tous les journaux, une fois que la lâcheté des témoins devint le vrai sujet d'enquête pour la presse. New York, une nuit de mars 1964 dans le Queens, une ville encore insalubre et dangereuse, un trottoir mal éclairé, et c'est aussitôt pour l'auteur de John l'Enfer le prétexte à un saisissant roman où sous un tapis de neige, nous découvrons les atrocités que commit un tueur en série. Se détachent en personnages de chair la coquette Kitty, poignardée, le tueur Winston Moseley, monstre froid et père de famille qui ne jouissait pleinement que de victimes mortes, le narrateur Nathan Koschel, les journalistes en filature, les habitants planqués derrière leurs fenêtres ouvertes sur le crime. Qui est le plus coupable ? Le criminel ? Ou l'indifférent qui entend la plainte de la victime sans réagir ?

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Les derniers avis

  • 0.2

    Que dire ? Je suis encore bouleversée par ce court roman à nouveau basé sur un fait divers choquant...

    Kitty Genovese est assassinée un soir de mars 1964 dans le Queens, il y a au moins 38 témoins... et aucun n'a fait le moindre geste pour l'aider...

    Ce roman qui décrit les faits sans juger ou en tout cas sans intention de le faire m'a rendue malade... Comment peut-on entendre des appels à l'aide et ne même pas prendre son téléphone ? Comment peut-on tout simplement assister à la morte longue et violente de quelqu'un sans réagir ?

    Ce roman se termine sur un épilogue très intéressant qui montre par des études que plus il y a de témoins, moins la personne agressée aura de chance d'être secourue, les spécialistes appellent cela "responsabilité diffuse"...

    Ce livre nous fait nous poser une question : aurions-nous regarder ou écouter sans agir ?

    Bonne lecture

  • 0.25

    Un livre difficile à lire qui nous met en face de l'indifférence.
    A lire absolument.

  • 0

    Pour mon second commentaire sur le site Orange, me voici confronté à un roman dont le sujet est bouleversant : fait divers réel de l’année 64, le meurtre atroce d’une jeune fille dans un quartier du Queens (NY), sous le regard de 38 témoins devenus soudain autistes et impotents. A la clé, le débat Passivité = Complicité ? Mais refermant le livre de Didier Decoin, j’ai trop le sentiment d’avoir traversé les attendus d’une enquête judiciaire très complète, une sorte de cas d’école pour étudiants en criminologie. J’attendais plus, j’aurais aimé vivre ma lecture en témoin compassionnel devant tant d’horreur et de lâcheté.
    Pour autant, je reconnais la valeur du document au travers de l’enquête du journaliste Martin Gansberg qui publie un article dans les pages du NY Times, qui lui vaudra un torrent de réactions et de nombreux prix. Une sorte de « J’accuse » moderne, mettant l’accent sur le comportement des 38 témoins qui, derrière leurs fenêtres, sans intervenir à aucun moment, ne serait-ce que pour téléphoner à la police, ont assisté en direct à la longue mise à mort de leur jeune voisine. Cette image ne l’a pas emporté, une vitre d’appartement a eu le même pouvoir d’interposition qu’aura demain l’écran (l’écran !) de télévision pour encourager la passivité et la veulerie de spectateurs qui au mieux s’émeuvent mais ne bougent pas.
    L’habileté romanesque est d’avoir choisi comme narrateur un couple de retraités, absents lors de la nuit du crime (ils ont un alibi), ce qui permet d’ouvrir le débat sur la base de leurs réactions. Auraient-ils bougés ? Naturellement clament-ils, « nous ne voudrions pas être confondus avec les autres ». L’absence du délit de non-assistance à personne en danger dans le droit civil américain affaiblit malheureusement la dispute.


  • 0

    La qualité de l'écriture et le talent de l'auteur nous fait revivre ce fait divers atroce. C'est une preuve, s'il est besoin, de l'individualisme et de l'égoïsme de l'humanité, une véritable autopsie de la lâcheté humaine.Avec un tel sujet la réalité rejoint, hélas, la fiction !... C'est terrifiant !

  • 0

    J’ai lu le roman de Didier Decoin dans un frisson exactement comme le dit le résumé du livre. Didier Decoin raconte avec un réalisme cru minutes après minutes, l’assassinat puis le viol d’une femme. Trois points de vue sont décrits: celui de la victime, de son assassin et des spectateurs indifférents. Le plus déconcertant est de vivre l’assassinat de l’intérieur, racontée par la personne qui le subit jusqu’à son dernier souffle. Didier Decoin a-t’il voulu mettre son lecteur dans la peau de la victime afin de faire ressentir de l’intérieur l’horreur et la complicité criminelle de l’indifférence ? Probablement et c’est une des forces de ce roman. Pourtant, je reste sur ma faim, j’ai ouvert et fermé ce livre trop vite. La psychologie des personnages est abordée exclusivement par les faits, par ce qu’ils font ou par ce qu’ils subissent. C’est peut être pour cette raison que je n’y trouve pas mon compte, par l’impossibilité de me glisser dans l’histoire des personnages.

  • 0

    Voilà ce qui arrive à force de dire ou de croire que l'on ne doit pas se méler des affaires des autres !
    Ce livre est un vrai manifeste contre l'individualisme et un réel appel à un peu de considération et d'humanisme ... autrement dit apprenons ou ré-apprenons à vivre parmi les autres et donc avec les autres.
    Ce livre est vraiment saisissant.

  • 0

    L’assassinat de Kitty Genovese dans la nuit à New York en 1964 a suscité bien des réactions car il fut commis sous les yeux de 38 témoins, réveillés par les cris, qui assistèrent à la scène derrière leur fenêtre, sans qu’aucun n’appelle la police. Ils ne furent jamais appréhendés car la notion de non-assistance à personne en danger n’existe pas dans le droit américain. Le narrateur veut trouver des réponses à l’inertie fatale de ses voisins et apaiser sa tristesse, il habitait lui aussi en face de chez Kitty mais était absent le soir du crime.
    Decoin fait entrer la fiction dans un fait divers véridique pour interroger sur la nature humaine, pour en faire sortir quelque chose de la connaissance du cœur de l’homme. On sort de cette lecture avec une sensation de malaise assez désagréable, un mal de cœur tenace… c’est voulu.

  • 0

    Récit d'un fait divers. Résurection de la victime dans un ouvrage où se mèle un réalisme journalistique et une analyse froide de nos comportements.
    Le roman se situe dans un quartier de New-York en 1964, mais où en sommes nous aujourd'hui et ici ?

  • 0

    BRRRR! Il est vrai que le sujet est propre a donner des frissons. Mais je trouve interessante cette idée de partir d'un fait divers et de construire un roman. Une rencontre entre la réalité etl'imagination de l'auteur. Et n'oublions pas que Didier Decoin a été journaliste.
    Un livre que j'ai bien envie de découvrir.

  • 0

    oui c est pas donner a tous le monde d ecrire mais pourquoi que du masacre pourquoi parler que des trucs angoissante ecrire c est guider mais pourquoi pas dans le meilleur sens
    cher ecrivain pourquoi racconter n importe quoi ?
    Avant nous oublier que nous sommes des creatures seintes mais c est la dsestinee de tous le monde pensees a nous et c est trops tard

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