De nos frères blessés

Couverture du livre « De nos frères blessés » de Joseph Andras aux éditions Actes Sud

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22 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Actes Sud
  • EAN : 9782330063221
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 144
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

Alger, 1956. Jeune ouvrier communiste anticolonialiste rallié au FLN, Fernand Iveton a déposé dans son usine une bombe qui n'a jamais explosée. Pour cet acte symbolique sans victime, il est exécuté le 11 février 1957, et restera dans l'Histoire comme le seul Européen guillotiné de la guerre... Lire la suite

Alger, 1956. Jeune ouvrier communiste anticolonialiste rallié au FLN, Fernand Iveton a déposé dans son usine une bombe qui n'a jamais explosée. Pour cet acte symbolique sans victime, il est exécuté le 11 février 1957, et restera dans l'Histoire comme le seul Européen guillotiné de la guerre d'Algérie. Ce roman brûlant d'admiration, tendu par la nécessité de la justice et cinglant comme une sentence, lui rend hommage.

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Les derniers avis

  • 0.25

    Le roman commence fort : arrestation, torture, Fernand subit les pires outrages de la part de l’armée française.

    Puis le roman alterne entre le récit de la rencontre entre Fernand et Hélène, comme une respiration, et l’emprisonnement de Fernand et son procès.

    Le parti communiste reste étrangement muet ; les avocats de Fernand ont même audience chez le Président Coty ; Fernand répète qu’il ne voulait blesser personne avec ses bombes qui ne devaient que détruire du matériel ; ses bombes n’ont même pas explosé ; mais rien n’y fait.

    Une citation en début de roman nous apprend que le destin tragique de Fernand Iveton est resté comme une blessure dans la vie de François Mitterand.

    L’image que je retiendrai :

    Celle d’Hélène se démenant pour rendre visite à Fernand à la prison, forçant l’admiration du directeur.

    http://alexmotamots.fr/de-nos-freres-blesses-joseph-andras/

  • 0.15

    Fernand Iveton est arrêté à Alger en 1956, pour terrorisme. Ce jeune ouvrier communiste avait posé une bombe dans une partie désaffectée de l’usine dans laquelle il travaillait. Membre du FLN, il cherchait à soutenir le mouvement algérien indépendantiste, par un événement marquant, à condition de ne pas tuer ni blesser de civil. La bombe n’explose finalement pas et même si elle avait explosé, elle aurait difficilement endommagé un mur mais Fernand Iveton est arrêté, torturé et condamné à mort.

    Qui était cet homme ? Pourquoi soutenait-il le FLN alors qu’il était d’origine française et non musulman ? Pourquoi fut-il condamné à mort pour une petite bombe qui n’explosa pas et n’aurait fait aucun dégât ? Ce sont les questions qui servent de fil conducteur à ce court roman de Joseph Andras. Plutôt que de mener son l’intrigue à la façon d’une enquête, ce dernier choisit le roman fictionnel.

    De nos frères blessés repose en grande partie sur des faits historiques et s’en inspire pour redonner vie à cet homme et à son entourage. Joseph Andras raconte le moteur idéaliste et humaniste de Fernand Iveton, ainsi que sa vie sentimentale. Il jongle ainsi entre deux narrations : celle de son arrestation à sa mise à mort et celle de sa vie avant son engagement et notamment sa rencontre avec Hélène.

    Il y a beaucoup de simplicité et d’humanisme dans ce court texte. En l’espace d’une centaine de pages, Joseph Andras arrive à conjuguer la narration de ce qui faisait la personnalité de Fernand Iveton et celle du système politique, médiatique et judiciaire qui l’a broyé avec une rapidité déconcertante.

  • 0.25

    https://cahiersvarisetplumenacre.wordpress.com/2016/11/08/de-nos-freres-blesses-joseph-andras/

    « De nos frères blessés »est un roman. Le premier roman de Joseph Andras. Pour moi, c’est surtout la biographie (certes romancé) de Fernand Iveton. Un livre poignant dès le premier chapitre particulièrement dur.

    Le contexte historique est celui de l’Algérie qui lutte pour son indépendance. Fernand Iveton combat pour l’indépendance de son pays. Il est arrêté dans l’usine où il travaille parce qu’il détient une bombe qu’il voulait déposer dans un entrepôt. Il n’a tué personne : la bombe n’a pas éclaté et de toute façon, il ne visait pas des humains. La torture ne l’épargne pas lors de son arrestation. Il est ensuite jugé pour « tentative de destruction par substance explosible d’édifices habités ou servant d’habitation » (p 48).

    Un de ses avocats rappelle : « Il ne faut pas juger Iveton sur les attentats commis par d’autres mais sur son acte personnel et seulement cela. » (p 70) Toutefois, il est condamné à mort et met tous ses espoirs dans la grâce présidentielle.
    Ce récit historique est entrecoupé par des moments de la vie de Fernand « avant » : la rencontre avec son épouse Hélène, leur installation en Algérie. Cette alternance de périodes si différentes dans la vie de ces personnages met encore plus en exergue les difficultés présentes.

    Une terrible réflexion sur le rôle de chacun dans le destin d’un homme. La puissance de l’opinion publique dans la prise de décision des politiques. Un livre qui m’a habitée plusieurs jours.

  • 0.2

    Il y a des livres dans lesquels on trouve à pas de loup, en faisant attention de bien rester attentif à ce qui nous entoure.




    C'est le cas avec ce livre, on fait la connaissance de Fernand et du mouvement indépendantiste. On découvre un homme passionné qui veut défendre ses idées. Et pour cela il écopera de la peine maximale.


    A partir de là, on entre dans la vie de Fernand et on découvre un homme attaché à sa famille, attaché à ses valeurs. L'auteur veut nous montrer autre chose et veut nous aider à comprendre ce qui a pu se passer. Pourquoi on condamne si fort un homme ? Evidemment, les preuves sont contre lui mais la justice est là aussi pour réfléchir et être neutre. Elle ne peut condamner seulement pour l'opinion publique. Comment mesure t'on la gravité d'un acte manqué ? Quelle part doit-on accordée aux conséquences qu'il n'y a pas eu mais qui aurait pu être graves ?


    C'est un récit fort, poignant et qui permet d'affiner un jugement, une idée, une opinion. Je ne pensais pas être prise autant dans la lecture de ce livre mais ce livre a une dimension particulière. Il met en avant un homme qui a défendu ses idées et qui est convaincu de son action. C'est honorable mais le prix à payer le mérite t'il ? A chacun de trouver sa réponse...

  • 0.15

    Je ne connaissais par l'histoire de Mr F Iverton et je l'ai découvert avec ce livre. Merci pour cela.
    On suit Fernand, jeune homme Français d'Algérie qui fut le seul à être CAM (condamné à mort) pour avoir posé une bombe durant le temps de l'Algérie Française et qui n'a fait aucun blessé. On le suit tout au long de son incarcération, son procès jusqu'à son exécution. Il se livre à nous, nous raconte sa rencontre avec sa femme, les raisons de son adhésion au parti communiste...

    Un livre brutal qui ne laisse pas indéifférent et, qui m'a permis de découvrir un événement de notre Histoire dont j'ignorais tout.
    L'auteur réhabilite ici la figure méconnue par la plupart de Mr Iverton.
    Tout de même je l'ai trouvé un peu long par moments....

  • 0.25

    Fernand Iveton. Voilà un nom qui m’était inconnu, jusqu’à ce que je reçoive, pour le Club des Explorateurs de lecteurs.com, De nos frères blessés, paru chez Actes Sud. Le roman est écrit par Joseph Andras, pseudonyme d’un normand qui a eu l’audace, le culot, l’affront - à vous de voir - de refuser le Prix Goncourt du premier roman 2016 pour ce récit court et intense.

    Fernand Iveton, donc. L’histoire non pas d’une injustice, mais d’une négation de justice, « pour l’exemple ». Le roman relate l’histoire de ce militant communiste et indépendantiste pendant les « événements » d’Algérie - que le gouvernement français refuse encore, à ce moment, de nommer « guerre ». En octobre 1956, Iveton dépose une bombe dans un local désaffecté de l’usine où il travaille, sensée exploser après la fermeture afin de ne blesser ni tuer qui que ce soit. A l’époque, les attentats sanglants se multiplient, mais Iveton refuse de tuer, ce qu’il n’aura de cesse de clamer (« Je n’aurais jamais accepté, même sous la contrainte, de faire une action qui puisse entraîner la mort », p. 67).
    En parallèle de l’histoire militante d’Iveton, l’auteur nous raconte sa rencontre en France avec sa femme Hélène, jeune femme d’origine polonaise dont il tombe amoureux alors qu’il est en métropole pour passer des examens médicaux. A la douceur et l’intensité de leur amour s’opposent la cruauté et la rigidité de la justice en tant de guerre.

    "De nos frères blessés" est un récit puissant. Le style est au début déroutant mais très prenant : les dialogues sont intégrés au texte, sans guillemets, tout se lit d’une traite, tout se déroule d’un coup, sur le fil tendu de l’histoire. Cela rend chaque parole, chaque pensée, chaque action vivantes et accentue le ressenti : « La minuterie, incessante, à devenir fou dans la plus stricte littéralité du terme, tic-tac tic-tac tic-tac tic-tac tic-tac tic-tac tic-tac tic-tac tic-tac tic-tac tic-tac… » (6 lignes de tic-tac, p. 15). Ce roman est tout en tension, en attente, et les souvenirs heureux de la rencontre entre Fernand et Hélène sont quelques rares éclaircies. Mais c’est aussi une leçon, une dénonciation, une révélation des faits de guerre qui sont minimisés ou tombent facilement dans l’oubli, en particulier les actes de torture : « Fernand n’aurait jamais cru que c’était cela, la torture, la question, la trop fameuse […]. Que cela pouvait être aussi atroce. Non, le mot n’y est pas. L’alphabet a ses pudeurs. L’horreur baisse pavillon devant vingt-six petits caractères. » (p. 19)

    Bref, un immanquable de votre PAL cette année !

  • 0.25

    J'ai lu ce roman dans le cadre des 68 premières fois, et encore une fois, j'ai fait une magnifique découverte.
    Une histoire vraie, celle de Fernand Iveton, condamné à mort en 1956, à Alger.
    Condamné à mort pour une bombe posée sans intention de tuer dans un local désert.
    Une bombe qui n’explosera même pas.
    Alors pourquoi une telle sentence ?
    Parce qu’il y a les attentats qui font beaucoup de victimes civiles.
    Parce que l’opinion publique réclame la sévérité.
    Pour l’exemple.
    Et tant pis si un homme meurt injustement.
    Un homme tellement humain.
    Amoureux de son pays, luttant pour plus de justice et de respect, afin qu’une société algérienne pérenne voit le jour.
    Amoureux d’une femme qui n’hésitera pas à le suivre en Algérie, même si les temps sont troubles.
    Un homme qui finira par donner le nom de deux camarades, sous la torture, en espérant qu’ils auront eu le temps de se cacher.
    Un homme qui restera optimiste jusqu’au bout.
    Il y a deux écritures très distinctes dans ce roman.
    L’une, tranchante, vive, informative, qui nous dit le présent de la narration, le temps de la bombe, de la torture, et de ce qui va suivre, inexorablement.
    L’autre, douce, lyrique, celle du flashback, de l’amour, de l’émerveillement.
    Ces deux écritures renforcent la violence du destin de Fernand.
    De nos frères blessés, un destin particulier pour une situation universelle, et tellement d’actualité.
    Ce premier roman est magistral. Il se lit très vite, il résonne longtemps, très longtemps...
    Un coup de cœur.

  • 0.2

    Lu dans le cadre du challenge des « 68 premières fois »
    J’ai toujours un peu de mal de lire des livres sur les événements d’Algérie, pour des raisons personnelles. Mon père a été soldat pendant ces événements mais n’a jamais voulu en parler. Je garde quelques photos de lui soldat mais c’est tout. Et cela n’a jamais pu être raconté car je pense que cela était des souvenirs difficiles. Mais cela ne m’empêche pas de lire et d’essayer de comprendre cette histoire. Ce livre est impressionnant pour cela et il est aussi d’une actualité très proche. Il nous raconte donc les événements d’Algérie, puisque à l’époque on ne parlait pas de la guerre d’Algérie ; Fernand Iveton est un français, communiste qui vit en Algérie et qui décide de militer pour l’indépendance de ce pays. Il a passé sa jeunesse dans ce pays qu’il aime. Un jour, il apprend la mort de l’un de ses amis d’enfance, Henri. Aspirant de l’armée française, celui-ci vola une cargaison d’armes et prit le marquis pour libérer l’Algérie du joug de la France ; Mais il va être assassiné par l’armée française. Cette nouvelle va inciter Fernand, militant communiste, à s’engager plus concrètement dans cette lutte pour l’indépendance, mais sans vouloir faire de victimes civils. « Je ne suis pas musulman.. Mais je suis algérien d’origine européenne. Je considère l’Algérie comme ma patrie. » (p124). Il va déposer une bombe dans un local désaffecté de son usine où il est tourneur, mais celle-ci ne va jamais sauter et il va être arrêté. Il va alors être un CAM, condamné à mort. Texte court, ce roman va nous raconter alors cette histoire individuelle et l’histoire de cette guerre. Nous sommes au plus prés de l’ensemble des personnages de cette histoire. Nous sommes dans la cellule avec Fernand, qui attend la décision de Coty pour sa clémence et demande en grâce, avec ses codétenus arabes, Bakri et Chikhi. A l’extérieur avec la description des événements de cette période : attentats, exactions de l’armée française dans des villages… Nous suivons aussi sa femme Hélène, qu’il a rencontré lors d’un séjour en France et qui en l’épousant s’est installé à Alger. Nous sommes avec Fernand dans sa cellule, avec ses doutes, ses espoirs, ses moments de paix et d’apaisement pendant la lecture « des misérables » de Victor Hugo, en attente de la décision de grâce. Ce texte est romanesque mais il est aussi au plus prés de cette période et les personnages historiques sont aussi présents : Coty, Camus, Mitterrand… Ce livre aborde aussi le sujet douloureux du choix d’un homme de devenir un terroriste, ici c’est pour une cause politique mais celui-ci s’interroge aussi sur la nécessité ou pas d’utiliser la violence ; Cela peut nous interpeller actuellement dans le climat actuel que nous vivons. Comment décide-t-on de passer à l’acte et surtout à un acte violent ? Un premier roman vraiment très maîtrisé et une lecture bouleversante et on garde en souvenir cet homme, dès la dernière page terminée. Livre documenté, mais l’écriture est romanesque. Un livre indispensable et qui nous parle magistralement bien de la guerre d’indépendance d’Algérie.
    L’un de mes coups de cœur de ce challenge qui me fait découvrir des premiers textes.

  • 0.25

    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2016/07/14/34068432.html

    « Mais tout ceci me rappelle une histoire, poursuit-il : en 1917, j'étais un jeune officier, j'avais trente-cinq ans, quelque chose comme ça, et j'ai vu de mes yeux deux jeunes soldats français se faire fusiller. Et lorsque l'un d'eux était conduit au poteau, le général lui a dit, je m'en souviens parfaitement, toi aussi, mon petit, tu meurs pour la France. Il s'arrête sur ces mots. Smadja entend ce qu'il ne dit pas, ou du moins le croît, le comprenant ainsi : Coty, en évoquant ce triste soldat, ne songe qu'à Fernand Iveton – lui aussi, alors, s'apprête à mourir pour la France... »

    Grâce aux 68 premières fois, j'ai encore eu le droit à un très gros coup de cœur avec « De nos frères blessés ». Son auteur, Joseph Andras, avait défrayé la chronique il y a quelques temps pour avoir refusé le Goncourt du Premier roman. Et pourtant, on comprend pourquoi il a obtenu ce prix !

    L'auteur nous plonge dans une histoire plutôt méconnue (en tout cas pour les jeunes générations), celle de Fernand Iveton, un jeune ouvrier communiste et anticolonialiste, condamné à mort en 1957 pour une bombe qui n'a jamais explosée et qui n'avait pas vocation à faire de victimes. Il est ainsi devenu le seul guillotiné de la guerre d'Algérie, un homme victime d'un gouvernement français voulant faire de lui un exemple comme cela a été bien souvent le cas à chaque guerre. Ironie du sort, François Mitterrand était le ministre de la justice de René Coty au moment du l'affaire... ce même homme qui œuvra en 1981 pour l'abolition de la peine de mort.

    Au-delà du thème plus qu'intéressant, j'ai été assez bluffée par le style de ce jeune écrivain et par la construction du roman : il alterne les scènes sur son arrestation, son emprisonnement, son procès avec des flash-back sur sa rencontre avec sa femme Hélène, apportant une respiration au récit. L'auteur a su également dresser un beau portrait d'un idéaliste, amoureux de la France et de l'Algérie et surtout de la liberté. Jusqu'au bout, il pensera que sa cause saura toucher les hautes instances... en vain. Lyrique, idéaliste, exalté, ce roman est une vraie pépite. Je n'ai aucun doute sur le talent de ce nouvel écrivain et je suis prête à le lire à nouveau.

  • Lechoixdeslibraires.com

    Alger, 1956. Fernand Iveton est un Français d'Algérie qui a pris fait et cause pour l'indépendance. A ce titre, il prépare un sabotage de l'usine où il travaille : il s'agit de faire du bruit, sans pour autant blesser quelqu'un. Il est dénoncé avant d'avoir pu mener à bien son acte. Et donc arrêté, torturé, puis jugé et condamné à mort pour cette intention. Il est exécuté deux ans plus tard. C'est qu'il faut un exemple, une démonstration de force.

    C'est une histoire vraie, émergée des trous noirs de la République française. Fernand Iveton n'était ni un intellectuel ni un militant ; c'était un homme modeste, qui s'est levé au nom des valeurs simplement humaines d'égalité, de liberté, de fraternité, pour et avec ses frères algériens.

    La puissance et la grâce de ce premier roman résident dans l'entremêlement de la grande avec la petite histoire : on y respire par son chant d'amour pour un pays, aux échos parfaitement maîtrisés de Camus, et celui pour Hélène, l'épouse aussi simple et belle que lui.

    Porté par une écriture remarquable, certainement le plus beau roman de cette année !

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