Danser au bord de l'abîme

  • 0.25

    A quarante ans, Emmanuelle semble tout avoir pour être heureuse. Un mari, trois beaux enfants. Mais un jour, dans cette brasserie où tout commence, le destin met Alexandre sur la route d’Emma. Un geste, un seul, de la part de cet inconnu, et un désir ardent naît en elle, pour ne plus jamais s’éteindre. Le premier jour du reste de sa vie. (Re)vivre, fuir un quotidien routinier, et s’épanouir, ressentir au plus vif, en tant que femme. Ne plus seulement vivre comme une épouse et une mère. Être, dans le regard d’un homme. De cet homme… Un coup de foudre, auquel le destin réservera toujours d’autres surprises, bonnes ou mauvaises, joyeuses ou tristes…

    Si l’on s’en tient au résumé, aux quelques lignes qui figurent en quatrième de couverture, on pourrait s’attendre à une banale histoire d’adultère, d’amour impossible entre un homme et une femme mariés. Sauf que non, pas du tout. C’est bien plus profond que cela. J’ai moi-même été cueillie par la tournure qu’a pris l’histoire. Je ne m’y attendais pas, et mon intérêt pour ce roman s’en est trouvé renforcé. De ce fait, j’étais curieuse de savoir quelle serait la suite…

    Je tiens par ailleurs à souligner d’emblée cette faculté qu’a eu l’auteur de dépeindre son personnage principal jusque dans les sphères les plus intimes du désir féminin, au point d’en faire l’essence même de son histoire. Époustouflée de constater que cela est fait avec autant de justesse, par un homme (!) muni de sa plume, sans tomber dans le cliché ni en exagérer le trait.

    En écho au désir brûlant d’Emma, de son besoin d’être pleinement femme, l’histoire que nous livre Grégoire Delacourt nous rappelle aussi qu’il suffit d’un rien pour que l’existence bascule. Destins fragiles. Que le plus souvent, la liberté a un prix. Que parfois, rien ne se passe comme on l’aurait souhaité. C’est la vie, dans ce qu’elle de plus beau mais aussi de plus dur et de plus violent, qui aura toujours le dernier mot…

    Les références littéraires et artistiques sont nombreuses, et viennent nourrir le cœur même de l’histoire, pour lui donner un sens encore plus intense… La trame de l’intrigue s’appuie plus particulièrement sur l’une des célèbres nouvelles d’Alphonse Daudet, La chèvre de Monsieur Seguin. Blanquette, cette petite chèvre éprise de liberté, malgré le confort offert par son maître, et qui se fait dévorer par le loup, à la fin. Le destin de cette petite chèvre est rappelé tout au long du roman, en reflet à cette femme, Emma, qui au nom du désir, et du désir seul, reprend sa liberté. Mais pour qui, pour elle aussi, rien ne se passera comme attendu, loin du bonheur et de la quiétude espérés.

    J’avais eu un véritable coup de cœur pour le roman précédent de cet auteur, Les quatre saisons de l’été. J’espérais vraiment retrouver ce qui m’avait plu dans celui-ci. Et ça a été le cas, et même plus encore. Une nouvelle fois, j’ai été bouleversée par la plume de Grégoire Delacourt. Touchée par cette atmosphère particulière qui émane de ses mots, par cette sensibilité, par la façon qu’il a de mettre en scène des personnages comme vous et moi dans ce qu’ils sont et dans ce qu’ils ont de plus profond, de plus secret….

    Encore un coup de cœur, donc. Le premier de cette année 2017, pour ne rien vous cacher !

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