Dans la forêt

Couverture du livre « Dans la forêt » de Jean Hegland aux éditions Gallmeister

4.818181818

11 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Gallmeister
  • EAN : 9782351781425
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 304
  • Collection : Nature writing
  • Genre : Littérature Anglo-Saxonne
Résumé:

Rien n'est plus comme avant : le monde tel qu'on le connaît semble avoir vacillé. Des rumeurs courent : épidémies, crise énergétique, catastrophe nucléaire... Les gens se terrent et fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au coeur... Lire la suite

Rien n'est plus comme avant : le monde tel qu'on le connaît semble avoir vacillé. Des rumeurs courent : épidémies, crise énergétique, catastrophe nucléaire... Les gens se terrent et fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au coeur de la forêt. Quand la civilisation s'effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours bien vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l'inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d'inépuisables richesses.
Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

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Les derniers avis

  • 0.25

    Le nature-writting ce n’est pas mon truc, ni les romans post-apocalyptique, d’habitude. Pourtant, cette lecture a été un coup de coeur.

    Dans une maison californienne située à l’orée d’un bois, deux jeunes filles et leur papa tentent d’organiser leur vie sans électricité (elle a disparu peu à peu), puis sans pétrole (il n’y en a plus non plus). Coupés du monde, le père garde pourtant espoir que la vie reprendra son cours.

    Mais tout ne se passe pas tout à fait comme prévu.

    Si Eva aime danser et ne pense qu’à ça, Nell prépare son examen d’entrée à Harvard. Mais la nécessité de manger les pousse à cultiver le potager et le verger, à faire des bocaux pour l’hiver.

    Ce roman pourrait paraître ennuyeux, mais il n’en est rien, car il y a toujours une nouvelle difficulté qui attend les personnages.

    Petit à petit, l’atmosphère devient plus lourde, la situation plus désespérée. Sans oublier les cauchemars de Nell.

    J’ai aimé le mantra de la mère qui poursuit encore les filles longtemps après : « ta vie t’appartient« .

    J’ai aimé Eva qui danse, encore et toujours, malgré les deuils et sans musique.

    J’ai aimé l’ingéniosité dont les filles font preuve pour survivre, leur lien à la nature qui se tisse peu à peu, mais aussi leurs coups de blues.

    Une lecture marquante. Un coup de coeur.

    L’image que je retiendrai :

    Celle des plantes médicinales que Nell apprend à connaître pour soigner sa soeur.

    Quelques citations :

    J’avais appris que l’envol et le frisson valaient la peine d’avoir eu peur. (p.62)

    Tout ce qui nous menace, ce sont les souvenirs, tout ce qui me fait souffrir, ce sont les regrets. (p.68)

    Mais que je le touche ou que je m’enfuie, que je rêve ou que je sois éveillée, le jour de son anniversaire ou n’importe quel autre jour, ma vie entière est contaminée par le fait qu’il est mort. (p.97)

    http://alexmotamots.fr/dans-la-foret-jean-hegland/

  • 0.25

    " Ces jours-ci, nos corps portent nos chagrins comme s'ils ètaient des bols remplis d'eau à ras bord. Nous devons être vigilants tout le temps ; au moindre sursaut ou mouvement inattendu, l'eau se renverse et se renverse et se renverse."

    Petit à petit le monde s'est mis à changer. L'électricité ne fonctionne plus, l'essence s'est raréfiée, le réseau téléphonique s'est éteint. Aucun véhicule roulant ou volant ne circule plus. Et quand tu vis à cinquante kilomètres de la ville la plus proche, l'isolement que ce père de famille a choisi au départ devient vite un problème quand l'essence déclare forfait. Difficile de garder contact avec la civilisation restante. La Dernière excursion en ville les laissera abasourdie. Avec quelques denrées épargnées ils retrouveront leur foyer dans la forêt et démarreront leur survie.

    Nell et Eva , sont les deux filles de ce couple , dix sept ans pour l'une et dix huit ans pour l'autre .Très proche l'une de l'autre même si la passion d'Eva pour la danse l'éloigne un peu de Nell.

    Sous la forme d'un journal intime, Nell va nous conter leur histoire, un huis-clos en plein cœur de la forêt.

    "Petit à petit, la forêt que je parcours devient mienne, non pas parce que je la possède, mais parce que je finis par la connaître. Je la vois différemment maintenant. Je commence à saisir sa diversité - dans la forme Et les feuilles, l'organisation des pétales, le million de nuance de vert. Je commence à comprendre sa logique et à percevoir son mystère."

    Rien ne leur sera épargné, elles vont acquérir en peu de temps par la force des choses une grande maturité. Elles vont découvrir en elle une force qu'elles ne soupçonnaient même pas , même si certains jours seront beaucoup plus durs que d'autres.

    La forêt, mère nature déjà là avant l'arrivée du premier homme continuera à nourrir et protéger ces deux âmes livrées à elle-même.

    Jean Hegland nous offre un magnifique roman apocalyptique, à l'esprit nature writing énormément chargé d'émotion à chaque page. La qualité de la narration est excellente et te bouleverse constamment. Le parcours de ces deux sœurs est remarquable. Chaque jour de plus est une victoire vers le nouveau monde. Eva danse et Nell écrit , chacune aidé par sa passion dans sa survie.

    Dans la forêt est un roman splendide, bouleversant, qui résonne en nous pendant longtemps. Une belle leçon de vie , de courage, un parcours exemplaire de deux jeunes femmes qui luttent et gardent espoir avec tout l'amour fraternel qui les unit à tout jamais.

    C'est beau, c'est puissant, c'est bouleversant, c'est plein d'amour et d'espoir , ça se passe " Dans la forêt " Et c'est un beau trésor de la littérature américaine à lire absolument.

  • 0.25

    Paru en 1996 aux Etats-Unis, le roman de Jean Hegland, non seulement n'a pas pris une ride, mais semble au contraire être entièrement ancré dans l'actualité de ces "vingt ans après". Une maison à l'intérieur de la forêt et tout était normal. Nell, la narratrice, se préparait à entrer dans une prestigieuse université alors qu'Eva, sa soeur aînée, était prête intégrer une compagnie de danse. Tout était normal : un jean usé était jeté et aussitôt remplacé, les congélateurs débordaient d'aliments préparés par d'autres, il suffisait de décrocher le téléphone, d'allumer l'ordinateur ou la télé pour avoir des nouvelles du monde. Tout était normal. Et puis il y a eu la mort de la mère. Et puis il y a eu les coupures d'électricité, de plus en plus fréquentes, de plus en plus longues, jusqu'à l'extinction - peut-être - définitive. Et puis l'essence est venue à manquer. Aller en ville à 50 km est devenu une odyssée. Et puis il y a eu la mort du père. Nell se souvient de ce temps où tout était à disposition, facile, si évident que l'origine de chaque produit se perdait dans un labyrinthe de filières, de sous-traitants, d'industries lointaines, si bien que toute chose semblait perpétuellement disponible à volonté.

    Au moment où Nell entame sa narration, ce monde d'avant n'est plus. Provisoirement, sans doute, forcément, pense-t-elle. Il suffit d'attendre et de survivre jusqu'à ce que l'électricité revienne. Complètement isolées dans la maison familiale, les deux soeurs n'ont plus aucun contact avec ce monde en suspens. Et une fois les réserves épuisées, il faut faire face aux nécessités vitales : se nourrir, se chauffer, se défendre, se soigner... survivre. Quelle place peuvent désormais avoir la danse pour Eva, qui s'obstine à s'entraîner sans musique, et la connaissance pour Nell qui lit obsessionnellement l'encyclopédie ? Simples rituels nostalgiques ? Ou moyens de se sentir encore humaines ? Comment grandir et apprendre à vivre dans un environnement déserté ? Faut-il attendre et espérer que tout redevienne comme avant ? Faut-il s'affranchir des souvenirs et se créer une nouvelle vie ? Faut-il baisser les bras et se laisser mourir ? C'est véritablement à l'intérieur de la forêt, comme dans la matrice originelle, que se trouvent des réponses...

    Avec ce roman post-apocalyptique, ne vous attendez pas à un scénario-catastrophe aux scènes convenues ! Tout se passe de manière feutrée, dans l'intimité d'une relation sororale et de la pensée d'une jeune fille de 17 ans. Ce qui n'exclut ni la noirceur, ni la violence. Et c'est toute la puissance de ce roman impressionnant que de parvenir à traiter en profondeur des thèmes aussi divers que le gaspillage des produits, les liens avec la nature, la renaissance sans réparation, le Beau, le Vrai, l'imagination, la foi en une force vitale qui conduit à créer sans cesse et la possibilité de toujours se régénérer.

    J'ai été happée dès les premières pages et époustouflée par la subtilité et la force de ce roman stupéfiant. Un roman qui finalement redonne confiance.

  • 0.25

    un gros coup de cœur... Nell et Eva voit le monde qu'elles connaissent et ses valeurs s'effondrer. Elles se reconstruisent une nouvelle vie sans essence, sans électricité et apprennent à vivre en ne comptant que sur elles-même. Un livre qui se dévore jusqu'à la dernière ligne.

  • 0.25

    Quelle belle idée a eu Jean Hegland de nous plonger dans un temps où on ne peut plus compter que sur soi même pour survivre dans un monde dévasté…. L'histoire se passe dans un futur (proche ?) mais pourrait aussi bien être du passé (pendant les Guerres où l'on se privait de tout, où la vie continuait en campagne sans avoir beaucoup de nouvelle du front ou d’ailleurs)....

    Mais quand vous avez connu internet, l'électricité, les ordinateurs, la radio, les magasins achalandés et que vous vous retrouvez avec presque rien, un toit au dessus de votre tête, du bois pour vous réchauffer, des livres pour vous occuper et juste votre envie de survivre, d'aller au bout de vos rêves (une grande école pour Neil, la danse pour Eva) il faut un sacré moral et une solidarité sans faille pour les deux sœurs pour continuer à croire qu’un jour, tout redeviendra comme avant….

    Par chance leurs parents leur ont inculqués le minimum en s’installant au fin fond d’une forêt, tout en s’offrant une porte de sortie de temps en temps vers la petite ville où elles aimaient comme on va à une fête, avec ses préparatifs, ses bonheurs et ses déceptions. Nos héroïnes s s’appuient à présent sur leur souvenirs en espérant que le bon temps reviendra.

    Mais les jeunes filles sont bien obligées de grandir, devenues orphelines (de leur mère avant le chaos, de leur père pris par la forêt…), elles s’organisent pour survivre, domestiquent la nature, en font une alliée et font face aux catastrophes en gagnant en maturité jusqu’à arriver à un point de non retour avec cette forêt….
    Cela se lit sans effort, comme un journal, et on ne peut qu’avoir de l’admiration pour Neil et Eva…
    .
    Et vous ? Comment survivriez-vous ?

  • 0.25

    Quand on sait, en ouvrant un roman, qu'il va nous porter loin, nous bouleverser, se révéler être un coup de cœur....

    Une lecture absolument incroyable sur un postulat romanesque post-apocalyptique avec une narration sensible, travaillée, à la fois douce et âpre.

    Par le biais du journal de Nell, qui aspire à être écrivain, on apprend comment les deux sœurs se sont retrouvées seules dans cette maison qui menace ruine et où l'on sent les dangers proches : la forêt qui était auparavant leur terrain de jeu, les voisins, les inconnus de passage.. Impossible pour autant de dater lé décor ; tout parait pourtant vraisemblable, sans doute parce que sans extrapolation futuriste. Il n'y a plus d'électricité, plus grand chose nulle part, mais il reste la maison familiale comme cocon et quelques conserves.

    Un huis-clos loin d'être étouffant, une histoire de sororité forte, le tout baigné de nature writing, d'espoir...On n'est d'ailleurs jamais très loin du conte naturaliste, à la manière parfois d'un Robinson Crusoë ! Même quand la violence pourrait s'inviter, il reste de la douceur et une invitation au bonheur.

    Un roman que je recommande tant sa force est inouïe, tant le verbe y est fluide : un bijou de littérature américaine ! Je ne sais pas si d'autres livres en 2017 tiendront ce genre de promesse, mais j'aurais bien volontiers lu 500 pages supplémentaires !

    Un grand MERCI à Léa et aux Editions Gallmeister qui m'ont permis cette lecture en avant-première, ce coup de coeur !

  • 0.25

    Encore un coup de cœur !

    Jean Hegland a réussi avec talent le défi de rendre cette histoire passionnante, avec peu d'"ingrédients" : les personnages se comptent sur les doigts de la main, l'histoire se déroule pratiquement sur un seul lieu et pourrait presque être considérée comme un huis clos, la préoccupation majeure des personnages principaux est l'attente d'un retour à la normale. Il n'en faut pas plus à J. Hegland pour captiver le lecteur et faire accélérer son rythme cardiaque au même niveau que celui de Nell.

    Nell m'a embarquée avec elle au fond de cette forêt nord-américaine, elle m'a partagé ses questions de jeune adulte ainsi que ses angoisses. Bien que son histoire se déroule sur un fond cataclysmique, les sujets qu'elle soulève sont universels et finalement classiques (mais n'y voyez pas là quelque chose de négatif, au contraire) : relations sororales, premier amour, jalousie, relation à la nature, etc.

    J'ai aimé que Jean Hegland fasse grandir ces deux jeunes filles au cours de son roman, pour en faire des femmes plus sûres d'elles et confiantes en leurs choix. Elle fait d'elles de vraies héroïnes capables de choisir leur mode de vie et de ne se laisser guider par aucun homme. Au-delà d'une belle leçon sur la vie, ce roman est aussi très humain car il est entièrement tourné vers ce que sont ces jeunes femmes au plus profond d'elles-mêmes. Dans la forêt est un magnifique roman d'apprentissage et roman d'amour.

  • 0.25

    " Peut-être est-ce vrai que les contemporains d’une époque charnière de l’Histoire sont les personnes les moins susceptibles de la comprendre."

    Parfois, je me demande pourquoi une œuvre a une résonance si puissante en moi au point que j’ai le sentiment très confus qu’elle répond à une attente, presque à un besoin, qu’elle m’apporte quelque chose d’essentiel. C’est une expérience singulière et rare, mystérieuse et puissante, presque magique. J’avais déjà vécu cela en lisant Une année à la campagne de Sue Hubbell et la découverte de Dans la forêt de Jean Hegland vient de me précipiter dans le même état. J’en émerge à peine, comme encore sous le choc.
    Dire que j’ai aimé est évidemment bien en deçà de ce que j’ai ressenti. Je sais que je vais vivre avec ce livre, le relire, inviter mes proches à s’y plonger (corps et âme, parce qu’il parle au corps et à l’âme), tenter de vous en parler tout en sachant que mes mots seront à peine capables de traduire la force de mes émotions.
    Il me faudrait un jour comprendre pourquoi les livres dont je viens de vous parler (soudain, un autre de mes grands amours me revient à l’esprit : Le Verger de pierres de Timothy Findley) me transportent autant. Bien sûr, les thèmes communs sont évidents : le retour à la nature (moi qui vis entourée de forêts et qui n’y mets jamais les pieds), retour aussi à une vie plus simple loin d’une société de consommation qui m’écoeure de plus en plus (et dans laquelle je m’enfonce - me vautre ? - plus ou moins contre mon gré - belle excuse -), retour aussi à des divertissements essentiels comme… la lecture (moi, je lis mais mes élèves ne lisent plus, c’est un triste constat) et la contemplation de la beauté de la nature (en VRAI et pas à travers un écran). Voilà. Peut-être est-ce quelque chose qui relève d’une espèce de nostalgie d’un monde duquel on s’éloigne à la vitesse grand V pour un inconnu qui me soucie plus que je ne veux bien l’avouer finalement…
    Bref, parlons du livre !
    D’abord, tout vert (la couverture !), il est beau. Le titre : (clin d’œil probable au Walden ou La vie dans les bois de Thoreau) il porte en lui comme une promesse, il cache un secret, il commence une histoire que j’ai lue avec la même ferveur et la même passion que lorsqu’enfant, je me plongeais dans un roman d’aventures.
    Parce que Dans la forêt est un roman d’aventures, une robinsonnade, un roman d’apprentissage qui nous rend notre âme d’enfant et nous tient dans un suspense terrible :
    - On est peut-être les deux dernières personnes sur terre, a dit Eva d’une voix qui ne traduisait ni peur ni tristesse.
    J’ai hoché la tête un peu rêveusement, et j’ai répondu sur le même ton :
    - Oui, peut-être.
    Que s’est-il passé ? On ne le saura pas vraiment. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a plus rien, enfin, de ce qui semblait indispensable avant : plus d’électricité (adieu lumière, Internet, téléphone, télévision…), plus d’essence (adieu voiture, avion !), plus de denrées dans les magasins qui ont été pillés, plus de médicaments, plus d’école. Une société complètement désorganisée, rendue à la violence des individus et à celle des épidémies.
    Dans la famille d’Eva et de Nellie, jeunes filles de 17, 18 ans environ, personne ne s’est vraiment rendu compte tout de suite de l’étendue de la catastrophe : il faut dire qu’ils n’ont pas de voisins à moins de six kilomètres et la première ville se trouve à 50 kilomètres.
    Un choix de vie, celui du père, préférant garder ses gamines à la maison plutôt que de les envoyer à l’école, les laissant découvrir par elles-mêmes les choses de la vie dans l’immense forêt qui s’ouvre au pas de leur porte.
    - Tout le monde dans ce pays de branleurs est capitaliste, que les gens le veuillent ou non. Tout le monde dans ce pays fait partie des consommateurs les plus voraces qui soient, avec un taux d’utilisation des ressources vingt fois supérieur à celui de n’importe qui d’autre sur cette pauvre terre. Et Noël est notre occasion en or d’augmenter la cadence.
    Le portrait du père est fait !
    Les filles (et la mère peut-être) auraient préféré vivre en ville, attirées par les cafés, les cinémas, les boites de nuit, les magasins, tout ce qui brille et qui attire. Eva veut être danseuse et Nell s’apprête à passer des tests pour entrer dans la fameuse université de Harvard.
    Il en sera autrement car il n’y a plus rien et elles vont devoir se débrouiller toutes seules, tout inventer et réinventer, se battre pour survivre, isolées du monde entier, à la lisière d’une forêt hostile et sombre dans laquelle elles osent à peine s’aventurer. Nous tenons donc entre nos mains le journal de Nell qui nous livrera au quotidien ses doutes, ses angoisses et ses merveilleuses découvertes.
    L’évocation de la nature est d’une beauté et d’une sensualité absolues : on sent, on voit, on respire ce qui est dit tant les descriptions sont précises, réalistes, quasi organiques.
    Bravo d’ailleurs à l’excellent travail de la traductrice Josette Chicheportiche. !
    Je ne dirai rien d’autre pour ne pas gâcher votre plaisir de lecture.
    Deux choses quand même : la première : pourquoi a-t-il fallu attendre vingt ans pour que ce grand roman soit traduit en français ? Mystère, mystère, mystère…
    La seconde : bien sûr, le message est là, derrière chacun des mots de ce texte, engagé s’il en est. Peut-être est-il encore temps de l’entendre… peut-être est-il déjà trop tard, je ne sais pas.

    Immense, immense coup de cœur !

    Lireaulit: http://lireaulit.blogspot.fr/

  • 0.2

    Challenge Gallmeister
    Merci beaucoup à Léa et aux éditions Gallmeister de m’avoir fait parvenir ce livre.
    Une lecture très plaisante malgré un sujet et un univers difficile. Nell et Eva sont deux jeunes sœurs et, un jour, elles vont se retrouver dans leur maison isolée en bordure de forêt. Plus d’électricité, d’essence, il faut patienter et décider de vivre avec ses réserves et avec ce que l’on peut produire, du travail de la terre ou de la forêt. Elles vivent avec leurs parents. Elles vivaient déjà un peu à l’écart de la grande ville, mais cette fois, tout le monde se réfugie chez soi ou même quittent la ville. L’auteure ne nous dit rien de ce qui s’est réellement passé, un cataclysme, des ressources épuisées (à force d’exploiter les ressources et d’en abuser), des épidémies.. En tout cas, elle nous décrit une ville vide, plus d’essence dans les stations, des magasins vides, plus d’électricité, plus d’internet. Chacun se refugie alors chez soi, en famille. Ainsi nos deux adolescentes se retrouvent dans leur ferme. Comme toutes adolescentes, elles ont des rêves, des espoirs. Eva rêve d’être danseuse et d’intégrer le corps de ballet de San Francisco, en attendant que la situation s’arrange, elle passe ses journées à s’entraîner dans le studio que son père a construit. Nell, qui se retrouve un peu seule quand sa sœur répète ses ballets, décide qu’elle souhaite partir à Harvard et doit réviser pour réussir l’entrée de concours à cette université. Mais elles vont se retrouver isolées dans cette ferme, en bordure de forêt. On ne sait pas trop ce qui s’est réellement passé : un accident nucléaire, des ressources naturelles épuisées, des maladies contagieuses. Une sorte de livre de science fiction, car on ne sait pas à quelle époque on est. Mais cela pourrait être aujourd’hui ou demain ! Nous sommes au plus prés de ses deux sœurs, et en particulier, de Nell. Puisque que c’est elle la narratrice de cette aventure, puisqu’un jour, sa sœur lui offre un carnet pour raconter leur quotidien. Un roman qui nous parle de la vie intime de ces deux jeunes adolescentes mais aussi de belles pages sur la nature qui les entoure. Que cette nature soit « bienveillante », avec leur recherche des plantes qu’elles peuvent ou non consommer, ou menaçante, attention aux ours, aux sangliers mais aussi parfois à quelques hommes. Je ne suis pas fan des livres de science fiction, mais l’auteure nous entraîne dans un monde qui pourrait être le nôtre. On y retrouve des repères, des menaces. Ce huis clos dans cette ferme au milieu de la forêt nous fait réfléchir sur notre relation à la nature, nos rapports en famille. Il s’agit de beaux portraits de deux jeunes sœurs. De très belles pages donc sur la nature mais aussi notre rapport aux livres, à la lecture. Heureusement ou pas, d’ailleurs que Nell a une encyclopédie et en la feuilletant, elle tente de trouver des réponses concrètes à ces questionnements. Des pages terribles aussi, au plus proche de ce qui se passe. Une livre coup de cœur et qui questionne sur notre société et notre rapport à la nature, aux ressources naturelles, à nos attentes de la vie.
    A nouveau, une belle découverte de lecture de cette maison d’édition qui nous entraîne dans de sacrés univers. Un de mes premiers coups de cœur 2017 et l’esprit de ses deux sœurs va rester longtemps dans mes pensées.
    « On tient le coup, jour après jour et tout ce qui nous manque, ce sont les souvenirs, tout ce qui me fait souffrir ce sont els regrets. » (p88)

  • 0.25

    Retenez bien ce titre car Dans la forêt est LE livre de cette rentrée d'hiver, celui qui vous fera vibrer, celui qui restera longtemps dans votre esprit et votre cœur pour cette année 2017...

    Lorsqu'une plume de roman contemporain rencontre un univers futuriste post-apocalyptique, cela donne un roman où les émotions sont omniprésentes. Ce livre s'adresse ainsi à tous : à l'amoureux de littérature américaine, à l'adepte d'anticipation, au fan de roman Young Adult ou tout simplement à celui qui souhaite lire une prose magnifique portée par l'excellente traduction de Josette Chicheportiche.

    Deux sœurs piégées ou protégées au cœur des bois, sans pouvoir savoir si le monde évolue, si la fin des temps est réellement venue ou si l'espoir est présent. Deux orphelines, deux êtres qui sont portés par leur passion et leur espérance de voir leurs rêves se réaliser : l'une vit pour danser, l'autre pour apprendre. Ce roman n'est pas que l'histoire de ces deux jeunes femmes, car le lecteur est embarqué lui-même à l'intérieur, ce journal est un message et nous en sommes le destinataire.

    Vous avez peut-être lu déjà de nombreux romans post-apocalyptiques mais je peux vous dire que vous n'avez jamais lu un tel livre, il est unique, c'est de l'originalité à l'état pur, c'est innovant, profond et fascinant : cela s'appelle un coup de cœur, un chef d'œuvre. Un roman qui mélange des leçons de vie, des mises en perspective existentielles, des descriptions sublimes de la nature, des moments terriblement sincères et touchants.

    En définitive, bienvenue dans la forêt mes amis, vous ne pouvez pas passer à côté d'un tel roman !

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