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Beaux rivages

Couverture du livre « Beaux rivages » de Nina Bouraoui aux éditions Lattes
  • Date de parution :
  • Editeur : Lattes
  • EAN : 9782709650526
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

C'est une histoire simple, universelle. Après huit ans d'amour, Adrian quitte A. pour une autre femme : Beaux rivages est la radiographie de cette séparation.
Quels que soient notre âge, notre sexe, notre origine sociale, nous sommes tous égaux devant un grand chagrin d'amour.
Les larmes... Voir plus

C'est une histoire simple, universelle. Après huit ans d'amour, Adrian quitte A. pour une autre femme : Beaux rivages est la radiographie de cette séparation.
Quels que soient notre âge, notre sexe, notre origine sociale, nous sommes tous égaux devant un grand chagrin d'amour.
Les larmes rassemblent davantage que les baisers.
J'ai écrit Beaux rivages pour tous les quittés du monde. Pour ceux qui ont perdu la foi en perdant leur bonheur. Pour ceux qui pensent qu'ils ne sauront plus vivre sans l'autre et qu'ils ne sauront plus aimer. Pour comprendre pourquoi une rupture nous laisse si désarmés. Et pour rappeler que l'amour triomphera toujours. En cela, c'est un roman de résistance.

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Articles (5)

Avis (15)

  • Quand elle se fait quitter par Adrian après huit ans d’amour, elle peine à croire que leur histoire est bel et bien terminée. Du chagrin à une certaine forme de renaissance, nous allons suivre A. dans le dédale de la séparation amoureuse.

    Le récit est très réaliste et poétique. Beaucoup...
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    Quand elle se fait quitter par Adrian après huit ans d’amour, elle peine à croire que leur histoire est bel et bien terminée. Du chagrin à une certaine forme de renaissance, nous allons suivre A. dans le dédale de la séparation amoureuse.

    Le récit est très réaliste et poétique. Beaucoup d’entre nous pourrons s’identifier à la situation de la narratrice, à ce qu’elle ressent, à ses agissements de peine et de désespoir, à ses doutes mais aussi à ses envies de revivre une belle histoire.

    Tout d’abord, les moments douloureux de l’annonce de la séparation et du déménagement de son grand amour rejoignant une autre femme vont s’imposer à elle. Au départ persuadée qu’il finira par revenir, le choc annihilant les causes du départ – les problèmes rencontrés dans le couple -, elle va plonger dans une sorte de période malsaine pendant laquelle elle va vouloir en savoir plus sur l’Autre et Adrian. Tourmentée, maigrissant, s’accrochant encore à l’homme qu’elle aime toujours, elle nous raconte avec poésie et délicatesse comment elle pense avoir perdu l’homme de sa vie et comment elle croit de pas pouvoir refaire sa vie un jour. Il n’y a pas de violence ni d’animosité, Adrian étant toujours présent pour elle dans les premières semaines de leur séparation. Puis elle va peu à peu prendre du recul et reconnaître que leur relation n’était pas sans faille. Elle va également comprendre d’où lui vient ce sentiment d’abandon qui semble ancré en elle et qui revient à plusieurs reprises dans le récit.

    Beaux rivages nous déroule entièrement le chagrin d’amour d’une femme qui pense ne jamais se relever du départ de l’homme qu’elle aime profondément. Sa tristesse est racontée d’une belle façon, elle est empathique et l’on ne peut que s’attacher à cette femme qui nous ressemble. Mais avec le temps, avec force aussi, nous sommes tous capables d’atteindre de nouveau les jolis rivages des sentiments amoureux, ensoleillés comme une plage corse. Un roman doux, sincère et malgré tout optimiste que l’on commence sans ne plus pouvoir s’arrêter.

    Sur mon blog : https://ducalmelucette.wordpress.com/2019/02/25/lecture-beaux-rivages-de-nina-bouraoui/

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  • "Beaux-Rivages", de Nina Bouraoui, est l'histoire de A. quittée par Adrian pour une autre femme, une histoire d'amour qui a duré 8 ans, 8 ans d'un amour fusionnel qui vole en éclat presque du jour au lendemain. Mais est-ce vraiment du jour au lendemain ? N'y a-t-il pas eu des signes précurseurs...
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    "Beaux-Rivages", de Nina Bouraoui, est l'histoire de A. quittée par Adrian pour une autre femme, une histoire d'amour qui a duré 8 ans, 8 ans d'un amour fusionnel qui vole en éclat presque du jour au lendemain. Mais est-ce vraiment du jour au lendemain ? N'y a-t-il pas eu des signes précurseurs ? Comment en sont-ils arrivés là ?
    Une histoire que l'on pourrait dire "banale" mais qui est très représentative du vécu de tous à un moment ou à un autre de sa vie.
    Au fil des pages on découvre les étapes du deuil amoureux puis la "résurrection". L'auteur décrit avec finesse l'incompréhension, la colère, le questionnement, l'introspection qu'entraînent une rupture amoureuse. Tout y passe, du besoin de chercher à quoi ressemble son ou sa potentiel(le) rival(e), en passant par ce besoin de garder un contact avec cet(te) ex que l'on sait, pourtant, nuisible pour sa reconstruction et le besoin de "voir quelqu'un" car les étapes sont finalement plus compliquées à surmonter que ce que l'on pensait.
    Notre "héroïne", que l'on ne connaît que sous la lettre A. (est-ce un moyen pour l'auteur de ne pas mettre ses personnages sur le devant de la scène ou une façon de donner la liberté à chacun de se retrouver dans le récit ? ), nous emmène dans son tourbillon, dans son esprit, heurtée par cet évènement si soudain et blessant. On comprend qu'au-delà de la descente aux enfers que peut entraîner la douleur, cette dernière permet également de grandir, de voir les choses autrement, de se poser les bonnes questions. Une fois la colère, la tristesse, la douleur physique qu'entraîne la douleur morale, apaisées vient le temps de l'acceptation, le temps où l'on ne refuse plus la nouveauté, où l'on ne refuse plus l'Autre. C'est l'étape de la reconstruction, qui permet à tout être de vivre à nouveau.
    Sur la forme, j'ai la sensation d'avoir découvert une écriture au travers de Nina Bouraoui, que je n'avais encore jamais lue. Les chapitres sont aérés, courts, permettent aux lecteurs de faire la part des choses et de se poser mentalement pour faire un retour sur ce qu'il vient de lire, sur les sentiments de l'héroïne. Les phrases sont parfois longues et c'est là que la découverte s'est faite pour moi. Des phrases qui apparaissent sur plusieurs lignes et qui m'ont permis de vivre plus facilement le récit, comme si je vivais la succession d'éléments que l'auteure souhaitait mettre en exergue, en montrant l'embarras et surtout la "fatigue" et la "lassitude" de l'héroïne. Malgré quelques longueurs et des personnages sans réelle profondeur, j'ai trouvé ce roman universel, très juste sur l'aspect sentimental et très touchant.

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  • C'est une histoire qui parle d'un chagrin d'amour mais pas n'importe lequel ! c'est le chagrin du PREMIER GRAND AMOUR et c'est très bien écrit. C'est simple mais efficace...on passe un excellent moment de lecture. Qui n'a jamais ressenti ces émotions, cela nous ramène à notre propre vécu, à...
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    C'est une histoire qui parle d'un chagrin d'amour mais pas n'importe lequel ! c'est le chagrin du PREMIER GRAND AMOUR et c'est très bien écrit. C'est simple mais efficace...on passe un excellent moment de lecture. Qui n'a jamais ressenti ces émotions, cela nous ramène à notre propre vécu, à notre chagrin d'amour, notre premier amour. C'est cela que j'ai aimé, on comprend ce que l'auteure décrit, on ressent sa tristesse, ses questionnements, ses doutes..avec l'espoir, de passer à autre chose et de découvrir à nouveau que l'amour est possible avec une autre personne, tout en ayant à vie, une pensée pour ce grand premier amour.

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  • Merci à Cassiopea de m’avoir permis de lire ce livre de la rentrée littéraire. J’avais déjà lu cette auteure et avait aimé son écriture. Celui-ci se lit facilement mais je n’ai pas réussi à m’attacher à ce personnage A et à son histoire de rupture amoureuse. A vivait une histoire d’amour à...
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    Merci à Cassiopea de m’avoir permis de lire ce livre de la rentrée littéraire. J’avais déjà lu cette auteure et avait aimé son écriture. Celui-ci se lit facilement mais je n’ai pas réussi à m’attacher à ce personnage A et à son histoire de rupture amoureuse. A vivait une histoire d’amour à distance depuis huit ans avec Adrian, elle vit à Paris et lui à Zurich puis, un jour, il lui annonce qu’il la quitte avec un sms, nouvelle façon de communication de notre époque super connectée. Y a-t-il quelqu’un d’autre dans sa vie ? Eh bien oui et A va alors suivre leur nouvelle histoire d’amour via le blog de sa « rivale ». Une histoire de rupture amoureuse, dans l’air du temps avec des références à l’actualité actuelle, comme des références aux attentats de Charlie, à l’omniprésence des outils virtuels dans nos quotidiens et dans nos relations aux autres. Nous sommes au plus prés de ce personnage féminin qui essaie de comprendre cette rupture et sa façon d’essayer de tourner la page de cette histoire. Mais quel constat de solitude, on a l’impression qu’elle est très seule, quelques rares amis, des consultations avec une psy dont elle ne suit pas toujours les conseils et qui la met un peu en dépendance pharmaceutique. J’ai lu cette histoire jusqu’au bout mais avec un certain détachement et je pense que j’oublierai vite cette lecture.

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  • Merci à Cassiopea de m’avoir permis de lire ce livre de la rentrée littéraire. J’avais déjà lu cette auteure et avait aimé son écriture. Celui-ci se lit facilement mais je n’ai pas réussi à m’attacher à ce personnage A et à son histoire de rupture amoureuse. A vivait une histoire d’amour à...
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    Merci à Cassiopea de m’avoir permis de lire ce livre de la rentrée littéraire. J’avais déjà lu cette auteure et avait aimé son écriture. Celui-ci se lit facilement mais je n’ai pas réussi à m’attacher à ce personnage A et à son histoire de rupture amoureuse. A vivait une histoire d’amour à distance depuis huit ans avec Adrian, elle vit à Paris et lui à Zurich puis, un jour, il lui annonce qu’il la quitte avec un sms, nouvelle façon de communication de notre époque super connectée. Y a-t-il quelqu’un d’autre dans sa vie ? Eh bien oui et A va alors suivre leur nouvelle histoire d’amour via le blog de sa « rivale ». Une histoire de rupture amoureuse, dans l’air du temps avec des références à l’actualité actuelle, comme des références aux attentats de Charlie, à l’omniprésence des outils virtuels dans nos quotidiens et dans nos relations aux autres. Nous sommes au plus prés de ce personnage féminin qui essaie de comprendre cette rupture et sa façon d’essayer de tourner la page de cette histoire. Mais quel constat de solitude, on a l’impression qu’elle est très seule, quelques rares amis, des consultations avec une psy dont elle ne suit pas toujours les conseils et qui la met un peu en dépendance pharmaceutique. J’ai lu cette histoire jusqu’au bout mais avec un certain détachement et je pense que j’oublierai vite cette lecture.

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  • Lien : http://livresselitteraire.blogspot.fr/2016/11/beaux-rivages-nina-bouraoui.html

    Adrian vient de quitter A. après huit années d’amour. Il l’a quitté pour une autre femme. Beaux rivages c’est la description de ce qui se passe lorsqu’on a le cœur brisé. Qu’importe l’âge, qu’importe que...
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    Lien : http://livresselitteraire.blogspot.fr/2016/11/beaux-rivages-nina-bouraoui.html

    Adrian vient de quitter A. après huit années d’amour. Il l’a quitté pour une autre femme. Beaux rivages c’est la description de ce qui se passe lorsqu’on a le cœur brisé. Qu’importe l’âge, qu’importe que l’on soit un homme ou une femme. C’est universel et ça nous brise.
    Mais ce roman c’est aussi la reconstruction de soi au moment où l’on s’y attend le moins et qui permet, au moins un temps, de tremper de nouveau ses lèvres dans une sorte de bonheur.

    On pourrait penser que ce roman est un énième roman d’amour ou plutôt de rupture amoureuse, un de plus dans le paysage littéraire et pourtant ce n’est aucunement le cas. Nina Bouraoui décortique avec précision les sentiments que tout être humain ressent lorsqu’il perd une partie de soi, surtout lorsqu’il ne s’y attend pas mais le tout sans pathos ni pleurnicheries.
    Beaux rivages c’est une longue descente aux enfers, lucide mais incontrôlable. Et c’est surtout l’analyse de la rupture amoureuse à l’heure de la digitalisation. A. est complètement obsédée par celle qu’elle appelle « l’Autre », elle épie le moindre nouvel article sur son blog, le moindre signe qui pourrait lui redonner confiance en un avenir avec Adrian. Elle expie sa peine auprès de ses amis mais rien ne la soulage, pas même sa psy. C’est à elle et à elle seul d’affronter ce deuil et cette guérison.

    Ce roman est pour moi un livre qui se vit pleinement. On est littéralement pris dans le tourbillon de la détresse avec l’héroïne. Il faut le lire pour comprendre toute la beauté qu’il comporte. Oui car dans cette tragédie il y a de la beauté. Chaque rupture, aussi difficile soit-elle, apporte une force supplémentaire, une force nécessaire pour continuer à vivre. Et A. quoi qu’elle en pense est une force de la nature. Quand « l’Autre » vous humilie à travers son blog, quand l’ex vous fait croire que peut-être, éventuellement, tout n’est pas fini, il faut faire preuve d’une force incroyable pour ne pas déchanter encore plus.

    Et que dire de l’écriture … Nina Bouraoui a une plume précise, fluide, remarquable et sensible. A travers de longues phrases, toute l’élégance littéraire s’en ressort. Et on se sent happer par le bouleversement de A., l’écriture est tellement rythmée que l’on a une sensation d’oppression et pourtant on ne peut lâcher ces pages intenses, douloureuses mais nécessaires.

    Voilà pour moi un roman nettement réussi, que l'on avale d'une traite. Je vous le recommande sans tarder, il raisonnera en chacun j’en suis certaine.

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  • La narratrice, une femme de 46 ans, est quittée par son compagnon Adrian. Lui, propriétaire d’une galerie d’art en Suisse et elle doubleuse voix en France, ils vivaient depuis huit ans une relation sans nuages entre Paris et Zurich. La rupture est donc une surprise pour elle qui pensait finir sa...
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    La narratrice, une femme de 46 ans, est quittée par son compagnon Adrian. Lui, propriétaire d’une galerie d’art en Suisse et elle doubleuse voix en France, ils vivaient depuis huit ans une relation sans nuages entre Paris et Zurich. La rupture est donc une surprise pour elle qui pensait finir sa vie avec lui, une surprise d’autant plus douloureuse qu’il la quitte pour une autre femme. Cette autre qui, en plus d’avoir brisé la vie de la narratrice, poste des photos de sa nouvelle idylle avec Adrian et des messages que la narratrice pense lui être destinés. Elle devient accro à ce blog qu’elle consulte chaque jour bien qu’il ajoute à sa souffrance. Et les jours passent, elle décide de consulter un psy sans que cela change vraiment.

    On retrouve l’écriture plutôt classique et très jolie de Nina Bouraoui, ici le style est lent et répétitif. Autour des deux personnages principaux, gravitent trois petits rôles dont on ne sait rien ou si peu, sa psy, sa rivale et Sacha, une relation.
    La douleur de la narratrice d’avoir perdu l’homme qu’elle aime occupe tout le roman, elle tourne en rond dans ses pensées négatives, n’a pas de réel désir d’en sortir. Je me suis souvent ennuyée, j’ai parfois espéré qu’elle retrouve le goût de vivre et d’aimer, mais je n’ai absolument pas été touchée. Le thème pourtant très actuel du blog n’est pas développé, le travail psy non plus. Non vraiment je n’ai pas compris l’intérêt de ce roman !

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  • Pour cette chronique, j’ai choisi un angle particulier, celui de la bibliothérapie, un concept cher à Régine Detambel qui propose de soigner les maux par la lecture. En lisant Beaux rivages, je me suis en effet d’une part demandé si cela avait fait du bien à Nina Bouraoui d’écrire cette histoire...
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    Pour cette chronique, j’ai choisi un angle particulier, celui de la bibliothérapie, un concept cher à Régine Detambel qui propose de soigner les maux par la lecture. En lisant Beaux rivages, je me suis en effet d’une part demandé si cela avait fait du bien à Nina Bouraoui d’écrire cette histoire et d’autre part si le roman peut aider le lecteur qui affronte un chagrin d’amour.
    En refermant le roman, je crois pouvoir répondre oui à ces deux interrogations, car sans dévoiler l’issue de cette rupture entre A. et Adrian, on comprend l’universalité de ce parcours, les étapes plus ou moins difficiles qu’il faut traverser pour pouvoir s’en sortir. Dans un article, le magazine Psychologies – auquel j’emprunte les intertitres qui suivent – détaille les étapes à traverser. Des étapes qui constituent la trame exacte du roman et qui débute sur le choc d’une annonce forcément brutale.
    A. vit depuis huit ans une relation forte avec Adrian, un galeriste Suisse. Si leur relation est longtemps restée si intense, c’est sans doute aussi parce qu’entre Zurich et Paris où ils vivent respectivement, ils doivent profiter de chaque minute ensemble. Lors de vacances communes et de déplacements professionnels ou privés chez l’un ou l’autre. Mais le fait de ne pas vraiment vivre ensemble a aussi un inconvénient majeur : malgré les technologies modernes, la séparation fait mal. Adrian en a assez et opte pour une autre relation. Pour A. tout s’effondre.
    Un sentiment de vide
    «Je ne mangeais plus, ne dormais plus, il me semblait être au centre d’une forêt dévastée, avec aucun arbre pour m’abriter, et il y avait cette femme (je montrai sa photographie) ma rivale, je n’arrivais pas à comprendre, pourquoi elle et pas une autre, et elle tenait ce blog, qui d’une façon était mon dernier lien à Adrian, même si je me trompais, mais j’essayais de savoir où ils en étaient par ce prisme, elle me manipulait, j’étais tombée dans ses filets (…) c’était bon de souffrir, après tout je le méritais peut-être, je me sentais salie, j’avais non seulement perdue confiance en moi, mais en tous les hommes aussi.»
    Une angoisse d'abandon
    Nina Bouraoui détaille presque chaque minute de cette phase si difficile durant laquelle on ne sait plus vraiment à quoi se raccrocher, où on a l’impression que chaque événement du quotidien est un signe, ou chaque musique entendue – Shy’m, Natasha St-Pier, Pascal Obispo, Emmanuel Moire – résonne trop fort en soi, où même les ami(e)s ne peuvent rien pour vous. «Il me fallait remonter aux sources de l’abandon, non pour trouver un remède, en existait-il vraiment ?, mais un chemin vers la clarté.»
    Comprendre les raisons de la rupture
    Elle se connecte au «blog de l’autre» pour prendre des nouvelles de son infortune, veut retrouver Adrian pour le reconquérir, puis finit par se rendre compte qu’il n’y aura pas de retour en arrière. Va chercher le soutien du Docteur Krantz. Si la psy ne peut la guérir, elle peut au moins poser un diagnostic et explique « avoir à soulager ses patients d’un nouveau mal – les réseaux sociaux. Elle manquait d’outils pour nous défendre de ce qui était, selon elle, une invention diabolique mettant à rude épreuve le principe même de liberté ; j’en subissais, telle une souris de laboratoire, l’expérience, elle s’en désolait, ne voyant ä court terme, aucune issue au trouble qui me rongeait. »
    Une occasion de se redéfinir
    Comprenant alors que ce n’est pas en se complaisant dans sa souffrance qu’elle s’en sortira, A. finit par entrevoir une issue, imagine qu’elle peut repartir. Sauf que, fort de cette douloureuse expérience, elle s’engage sans illusions dans sa nouvelle histoire : «On va dans le mur, mais je ne sais pas à quelle vitesse».
    Un beau roman, aussi désespéré qu’une histoire d’amour qui se veut éternelle.
    http://urlz.fr/44nt

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