Avant que naisse la forêt

Couverture du livre « Avant que naisse la forêt » de Jerome Chantreau aux éditions Les Escales

2.888888888

9 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Les Escales
  • EAN : 9782365691833
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 218
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

Marié à une jolie rousse, père d'une petite fille, Albert vit paisiblement au bout du RER parisien. Un jour qu'il traîne au lit avec sa femme, il laisse le téléphone sonner. Le répondeur se déclenche : sa mère est morte.
Albert décide de faire le point et s'enferme seul avec l'urne... Lire la suite

Marié à une jolie rousse, père d'une petite fille, Albert vit paisiblement au bout du RER parisien. Un jour qu'il traîne au lit avec sa femme, il laisse le téléphone sonner. Le répondeur se déclenche : sa mère est morte.
Albert décide de faire le point et s'enferme seul avec l'urne maternelle dans la propriété familiale de Mayenne, une grande maison cerclée de plusieurs hectares de bois. Une idée l'obsède : trouver une chanson pour la cérémonie funèbre - une chanson qui dira à tous, et mieux que n'importe quel discours, qui était cette femme sensible et indépendante.
Mais une nuit, il est réveillé par des bruits étranges. Dans l'aile ancienne du bâtiment, les murs chantent.  Les échos font revenir le passé. Et puis, il y a cette légende familiale qui dit qu'un ermite erre dans la forêt. Commence alors la lente remontée des souvenirs, et avec elle, celle des secrets d'une mère que seul un fils pouvait entendre.
 

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Les derniers avis

  • 0.15

    Challenge 68premièresfoisA nouveau, un beau moment de lecture dans le cadre de ce challenge de premiers romans. Et de plus, un livre dont je n’aurai pas eu l’occasion de lire sans ce groupe d’addicts. Le narrateur vient d’apprendre le décès de sa mère et rejoint la vieille maison-château de la famille en Mayenne, maison entourée d’une belle et étrange forêt. Il va être chargé par la famille, en particulier, sa sœur et sa femme, de s’occuper des obsèques. Après une incinération, il convient de choisir une musique pour une cérémonie plus « publique ». Avec l’urne de sa mère, le voici qu’il s’installe dans cette étrange demeure où les souvenirs de la famille vont jaillir. On va en apprendre un peu plus sur cette famille et il va aussi découvrir la vie en forêt. Cette forêt qui appartient à la famille et où d’étranges êtres vivraient : il y aurait un ermite, encore des chevreuils et quelquefois des villageois qui viennent pique niquer. Je ne suis pas une adepte de la campagne et même je serai plutôt une citadine convaincue. Mais je me suis laissée porter par la recherche et introspection de cet homme, qui navigue dans ses souvenirs, ceux de sa famille et découvre les mystères de la forêt avec des mythes et légendes. Une écriture simple et poétique nous transporte avec lui dans les méandres de sa maison-château et dans les sous bois de sa forêt

  • 0.1

    J'avais très envie de le lire et je voulais l'aimer, ce premier roman. La mort d'une mère et la forêt, la mémoire des êtres et le vent qui chuchote des chansons inouïes, le murmure des murs lourds des vies et des deuils... je m'en régalais à l'avance. Alors, d'où vient ma déception ? Qu'est-ce qui fait que je suis restée sourde à tous les enchantements ? Après avoir lu les premières pages et n'y avoir pas accroché du tout, je me suis dit que le moment d'une belle rencontre n'était pas propice. J'ai donc attendu, attendu, attendu. En vain ! La rencontre ne s'est pas produite. Si l'histoire en elle-même avait tout pour me séduire, son traitement et l'écriture qui la porte m'ont agacée. Je n'y ai trouvé ni la poésie que le sujet pouvait inspirer, ni une construction vibrante. Tout se passe comme si, pour moi, le roman ne se tenait pas, comme s'il n'avait pas de fondations solides et vacillait sans que rien puisse lui donner une architecture consistante. Trop d'approximations m'ont empêchée d'être absorbée : "C'est arrivé un 15 août" et le lilas est fleuri ? "Il fait un jour gris" et "le soleil chauffe mes paupières jusqu'à me brûler" ? La maison ne possède ni connexion, ni téléphone mais les coups de fil se succèdent et le narrateur peut faire des recherches sur Internet ? J'ai en quelque sorte eu l'impression de lire un roman inabouti, qui tournait en rond sans avancer d'un chouïa et sans faire avancer le lecteur. Et j'en suis bien navrée !

  • 0.1

    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2016/11/avant-que-naisse-la-foret-de-jerome_6.html

    Albert, le narrateur, est issu d'une famille aristocratique de Mayenne. Après un tirage au sort malheureux lors d'un partage chez le notaire ses grande parents passent de la condition de châtelains oisifs à celle de forestiers, ils quittent le château familial pour s'installer dans une maison perdue au fin fond de la forêt.

    Albert et sa famille habitent et travaillent à Paris et viennent souvent passer leurs week-end dans la maison.
    Cette fois Albert revient dans la demeure familiale suite au décès de sa mère. Après l’incinération il reste seul dans la maison pour organiser la cérémonie d'obsèques de sa mère.

    Albert appartient à une famille qui croit au pouvoir des arbres, à l'appel des arbres, il a lui-même un goût prononcé pour la contemplation.

    Animé par le besoin de se retrouver seul, de revenir à l'essentiel, il reste dans la maison loin de tout, à l'écart de toute vie sociale. Il sent que sa mère recèle une part d'ombre "et n'a pas envie d'enterrer une ombre.". Il sait que la maison défend un secret...

    Rapidement il entend des bruits, de la musique, il voit un homme sauvage dans la forêt, il a la vision de son grand-père décédé, il est victime d'hallucinations....

    Ce roman empreint de fantasmagorie, de surnaturel est servi par une très belle plume mais il est trop contemplatif à mon goût et je m'y suis très vite ennuyée. Il n'était pas fait pour moi.

  • 0.15

    Quand on perd un être cher, c'est toujours difficile de l'accepter. Il faut beaucoup de temps pour remonter la pente et quand cela touche un parent, une mère, comme ici, le deuil est beaucoup plus profond, plus terrible. Alors quand le téléphone sonne chez Albert, bien au chaud, avec sa femme, au lit, il ne s'attend absolument pas à entendre : Ta mère est morte.

    Le choc, puis arrive le départ pour le domaine familial, en Mayenne, pour la crémation avec sa sœur et sa tante, les papiers administratifs et, surtout, trouver une magnifique chanson pour la cérémonie funéraire.

    Une fois surplace, Albert, retrouve la foret qui entoure ce domaine, de cette légende qui le suit depuis son enfance, celle d'un ermite qui erre cette forêt mystérieuse, contée par cette défunte mère.

    Pour le moment, l'urne ne le quitte pas. A chaque pas, l'urne est avec lui. Comme un besoin d'être avec elle, de ressentir sa force. Pis au bout de quelques jours, la fatigue est là. Le Béja. Vous savez quand vous quittez les grandes villes pour les plus petites, les campagnes, l'atmosphère change, et l'état de fatigue se ressent ...Tellement épuisé qu'il s'endort et entend des voix, parfois de la musique dans une des pièces. Est-il en train de rêver ou est-ce bien réel ??


    Avant que naisse la forêt a un soupçon de mystère qui pousse le lecteur dans la réflexion et le ressentiment fasse à la perte d'un proche, en l’occurrence, la mère et qui l'entraîne avec une impression de sentir le souffle du vent sur son visage, de voir au loin cette forêt, de toucher les arbres, marcher sur des feuilles mortes d'automne et d'entendre les voix du passé se mêler au présent. Le protagoniste captive le lecteur dans son monde où il a du mal à en sortir. Il est complètement englouti par cette forêt et ses souvenirs, avec une dépression qui se manifeste de plus en plus, l’empêchant de retourner auprès de sa femme et de sa fille, qui l'attendent impatiemment. L'auteur va fouiller dans les tréfonds de l'être humain au point de voir son personnage se couper du monde et faire des choses, peut-être, pour aller mieux.

    Finalement, j'ai beaucoup aimé l'histoire mais j'ai trouvé trop de longueurs pour être totalement engloutie par cette forêt. Mais je recommande bien évidemment !

  • 0.2

    lechatquilit.e-monsite.com

    Avant que naisse la forêt de Jérome CHANTREAU

    Albert vient de perdre sa mère. Il revient dans la maison familiale, ou, après l’incinération, il doit organiser les funérailles. Il a besoin d’être seul afin de chercher des chants qui accompagnent la défunte dans son dernier voyage, lors de la cérémonie d’adieux.
    Il fouille dans la maison, et les souvenirs reviennent, ainsi que les légendes et les secrets. Les jours passent. Ses proches s’inquiètent pour sa santé mentale.

    Ce roman est l’histoire d’un deuil qui se fait petit à petit, à force de souffrance, de souvenirs, de peur et d’amour, dans cette maison au bord de la forêt remplie d’animaux, de personnages réels ou pas. Il y a aussi cette histoire d’ermite (vraie ou fausse) qui est décrite et dont Albert se souvient l’avoir entendu dans son Enfance.

    Albert va t'il se sortir de ce chagrin et arriver à organiser cette cérémonie ? C’est ce qui m’a poussé à tourner les pages de ce livre.

    L’écriture est agréable à lire, mais le livre un peu lourd et un peu en longueur.

    J’ai quand même passé un bon moment, et c’est un bon premier roman.

  • 0.2

    Voilà un roman bien étrange et véritablement déroutant. "Avant que naisse la forêt" de Jérôme Chantreau a réussi à m’envouter tout en me déstabilisant gravement.
    Alfred a la quarantaine. Il habite la région parisienne avec femme et fille. Il vient de perdre sa mère et se rend en Mayenne, dans la maison de cette dernière, perdue dans les bois. Il y reste seul pour préparer les obsèques. Aller plus avant dans la présentation serait enlever tout attrait au récit. Il faut absolument se laisser engloutir dans la vie d’Alfred, le suivre pas à pas, savourer – redouter ? – sa nouvelle vie, en tous les cas l’écouter.
    L’histoire est luxuriante, faite de mille et une anecdotes, de secrets, de souvenirs, de mises en abîme. C’est un travail de deuil hors du commun auquel nous assistons. Tel le fœtus dans le ventre de sa mère, le narrateur se replie dans celui de sa maison, en écoute les bruits, les chansons qui s’élèvent, les voix qui se font entendre. A la lisière du réel, de l’ésotérisme, de l’onirisme, de l’hallucination, le texte m’a emportée très loin. Bien souvent, tel un enfant qui se cache les yeux de ses mains devant un film d’horreur, j’ai eu du mal à franchir la page à la fois attirée par la suite et terrorisée à l’idée de ce que j’allais y découvrir. Petit à petit, Alfred perd la notion du temps. La forêt, les arbres qu’il enlace, les êtres qui la peuplent, remplacent la civilisation, sa famille et ses proches. Petit à petit il s’éloigne de la réalité pour s’en confectionner une différente, la sienne.
    L’écriture est magnifique, brillante, précise, travaillée. J’imaginais l’auteur tête penchée, langue tirée, ordonnant de petites étiquettes de mots de la plus belle manière, comme les élèves s’y appliquent au cours préparatoire. Les chapitres courts nous obligent à avaler les lignes, malgré la lenteur imposée par certaines phrases ondulantes qui nous parlent des arbres, des oiseaux, de leurs chants. Et même si des longueurs auraient pu être évitées, je me suis laissée entraîner.
    Sans doute parce que ma mère n’est plus là depuis peu de temps, sans doute parce que, si je n’ai pas vécu dans une forêt, je l’ai parcourue maintes fois aux côtés de mon grand-père quand il partait "cuber" les arbres, peut-être parce que, si je ne suis pas originaire de la Mayenne, j’en étais frontalière et surtout parce que je dois bientôt, comme le narrateur, retourner dans la maison de mon enfance, ce roman a résonné en moi douloureusement. Il me laisse à la fois désemparée et au bord des larmes, mais pleine d’admiration pour le talent de l’écrivain, capable de faire naître de telles émotions.

  • 0.15

    Voilà certainement l'un des plus étonnants premiers romans de cette rentrée. Un magnifique hommage à la forêt, à la nature bien plus grande que nous, pauvres humains. Une langue qui glorifie les couleurs et les sons de la forêt... Une belle découverte.

    C'est une histoire de deuil avec tout ce que cela implique de notions d'héritage, de racines, de transmission.

    "Ce qui est sûr, c'est qu'il n'y a pas de fantômes. Il n'y a que des souvenirs ; des fantômes à qui nous choisissons de donner vie."

    A la mort de sa mère, Albert retourne dans la propriété familiale au cœur de la forêt de Mayenne, laissant sa femme et sa fille dans leur appartement de banlieue. L'affaire de quelques jours dit-il. Mais peut-on ainsi échapper à ses racines ? A la forêt qui semble posséder un pouvoir puissant sur chacun des membres de sa famille ? Ceux qui ont tenté d'y échapper ont fini par se rendre à l'évidence. Comme Jacqueline, la mère d'Albert, ex-parisienne à la mode reconvertie au vert sur le tard et dont le destin se confond désormais avec celui des bois et des légendes qui l'accompagnent. Celle de l'ermite au fond d'un arbre creux par exemple, ou ces bruits qui hantent la maison, ces musiques et chansons qui semblent suinter des murs.

    "Nous héritons des contes comme des maisons. Nous héritons des peurs et de la foi que nos ancêtres se sont bâties à travers les siècles."

    Happé, Albert fait son retour à la terre, retrouve ses racines, explorant l'intimité de sa mère à travers les sensations qui le submergent et le ramènent à la vie sauvage. S'engage alors un véritable corps à corps entre l'homme et la forêt, une bataille de tous les sens qui nous vaut des pages sublimes.
    Ce livre offre de très beaux moments entre rêves, hallucinations et plongées dans les souvenirs d'enfance et les réminiscences des présences féminines qui ont guidé l'apprentissage d'Albert.

    "Je sais qu'au fond de moi coule un fleuve, et que ce fleuve est une femme."

    Une écriture charnelle, qui transpire l'amour de la nature et s'attache à transmettre les couleurs, les sons, les parfums et les sensations. Aussi convaincante dans les tableaux sauvages que dans les jaillissements des images de l'enfance. Pour cela on lui pardonne quelques longueurs et effets répétitifs qui n'entravent en rien le plaisir à se laisser emporter au fond de cette forêt pour en ressentir toute la puissance.
    Un très joli moment de lecture, entre magie et sensualité, beauté et sauvagerie.

  • 0.15

    Albert mène une vie sans histoires en banlieue parisienne, entouré de sa famille, jusqu’au jour où il apprend le décès de sa mère. Afin d’organiser les obsèques, il se rend dans la Mayenne où se trouve la grande propriété familiale, entourée d’une immense forêt.
    Un environnement qui va petit à petit transformer notre homme, même s’il entend tout d’abord s’en tenir à sa mission. Pour rendre hommage à la défunte, il cherche un accompagnement musical aux funérailles et essaie de trouver l’inspiration dans la discographie qu’il redécouvre. La bande-son va de Kim Carnes à Françoise Hardy, de Lucid Beausonge aux Beatles, en passant par Julien Clerc, Charlélie Couture, Gérard Lenorman ou encore Eurythmics et U2. Cette variété qui a le pouvoir singulier de l’émouvoir autant qu’elle le fait replonger en enfance. Car la mort de sa mère l’a rendu hypersensible. Et puis, il est victime du Béja. C’est ainsi que l’on appelle le coup de fatigue violent, impossible à surpasser, qui frappe les parisiens qui arrivent en Mayenne.
    Il n’est par conséquent pas étonnant que ses nuits soient troublées par des bruits qu’il perçoit, des voix qu’il croit entendre, par la sensation d’une présence. «Je n’ai pas peur, j’attends ce qui doit venir. Un air de musique, une chanson, mais aussi la vérité sur ma mère, les secrets gisant dans les tiroirs, sous des couvertures de mouches mortes. Je dois apprendre à prêter l’oreille. Comprendre les signes. Cela viendra.»
    Est-ce le tableau de La marchande d’oignons – qu’il a toujours trouvé effrayant – qui prend vie ? Est-ce l’esprit de la forêt qui le submerge ? Est-ce l’ermite qui vivrait au fond des bois qui défend son territoire ? À moins que le grand chêne que sa mère a fait abattre ne veuille se venger…
    Entre héritage et initiation, ce roman est une ode à la nature, à ce besoin de retrouver les origines sauvages en se dépouillant de tous ces biens matériels que la civilisation nous a, en quelque sorte, imposés au fil des ans. Albert commence par préparer un grand bûcher afin d’y brûler ce «superflu», objets puis meubles qui l’empêchent de se sentir parfaitement dépouillé.
    Dans le village, on s’interroge. D’abord considéré comme une lubie de parisien, le comportement d’Albert va bien vite les intriguer, puis les inquiéter… Leur voisin n’est-il pas en train de devenir fou ? À moins qu’ils ne comprennent pas cette ascèse «Tout ce que je fais, même ce qui peut sembler le plus bizarre, me vient comme une évidence, des actes naturels qui dormaient en moi, sous des couches de gestes formatés. Comme s’habiller quand on en a pas besoin. Mais il commence à faire froid et j’ai, sans m’en rendre compte, brûlé mes vieux habits.»
    Jérôme Chantreau nous raconte cette quête écologique avec ce même souci de simplicité, sans fioritures inutiles. Pari réussi !
    http://urlz.fr/425A

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