Au-delà des pyramides

Couverture du livre « Au-delà des pyramides » de Douglas Kennedy aux éditions Pocket

3.777777777

9 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Pocket
  • EAN : 9782266210560
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
  • Nombre de page : 384
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Littérature Romans Poche
Résumé:

Douglas Kennedy au pays des pharaons, ou comment un jeune auteur encore inconnu débarque en Égypte, il y a plus de vingt ans, bien décidé à éviter les pyramides, la croisière sur le Nil et autres classiques du voyage en Orient.

D'Alexandrie à Assouan en auto-stop, de l'oasis de Siwa... Lire la suite

Douglas Kennedy au pays des pharaons, ou comment un jeune auteur encore inconnu débarque en Égypte, il y a plus de vingt ans, bien décidé à éviter les pyramides, la croisière sur le Nil et autres classiques du voyage en Orient.

D'Alexandrie à Assouan en auto-stop, de l'oasis de Siwa aux bidonvilles du Caire, une fascinante plongée dans l'envers du décor, où l'apprenti écrivain va multiplier les rencontres. Des confrontations hilarantes, des scènes cocasses pour les errances de cet Américain en terre musulmane. Entre récit et mémoire, une irrésistible chronique de voyage servie par l'oeil et la plume aiguisés du reporter.

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  • 0.2

    En avant-propos, l’auteur détaille la genèse de ce livre publié en 1988 et dont l’édition française n’existe que depuis 2010. Douglas Kennedy, entre ces deux dates, est devenu un auteur à succès.
    Il nous livre ici le récit d’un voyage de trois mois, en Égypte. Il avait découvert ce pays en 1981, lors d’un premier voyage mais il décide d’y retourner, quatre ans plus tard afin de pouvoir vérifier ses premières impressions. Son souci principal est d’étudier la vie du pays en profondeur, en évitant les hauts lieux touristiques. Aussi, après le Printemps arabe de 2011 et tous les soubresauts que connaît aujourd’hui l’Égypte, la lecture de ce livre est très intéressante et fort instructive.
    Douglas Kennedy commence son récit au départ de Dublin et nous gratifie d’anecdotes et d’observations très pertinentes tout au long de son voyage passant par Londres, Boulogne, Innsbrück et Venise, grâce à l’Orient-Express. Ensuite, il prend le bateau pour débarquer à Alexandrie, une ville qu’il nous fait découvrir en détails. Il constate qu’il doit abandonner ses préjugés, nous faisant partager la vie des expatriés en Égypte. Il constate aussi que les jeunes Égyptiens ne lisent pas.
    Quittant Alexandrie, il se lance en bus, jusqu’à Mersa Matrouh, sur les traces de Cléopâtre, de César mais aussi de Nasser et de Rommel. Pour se rendre à l’oasis de Siwa, tout près de la frontière lybienne, il doit apprendre la patience afin d’obtenir les autorisations nécessaires : « En Égypte, la patience est une religion… » Revenu au Caire, il nous fait découvrir la cité des morts, cette nécropole habitée par 40 000 êtres vivants, à l’époque, 250 000 vingt-cinq ans plus tard.
    Tout au long de ce livre, Douglas Kennedy nous montre que, là-bas, la situation est explosive, que la bureaucratie, héritage du nassérisme, est tentaculaire et sclérosée et que la démographie est galopante. Il nous emmène passer quelques jours dans le monastère Saint-Macaire, Deir Abou Magar, puis rentre au Caire. Il rend bien compte de la situation impossible des Juifs dont 11 000 d’entre eux ont quitté le pays à cause du conflit Israëlo-Palestinien. À ce moment-là, les Coptes commencent à être inquiets pour leur avenir car ils sont en situation de guerre froide…
    Notre homme prend alors le train pour la Haute-Égypte, s’arrête à Al-Minya, va à Assiouf, un fief intégriste musulman et constate qu’à l’université, les filles sont mises à l’écart. À Louxor, il fustige l’attitude des touristes puis se lance dans une épique remontée du Nil en felouque : « le Nil est un univers coupé du monde, et donc rassurant. » Finalement, c’est en bus qu’il parvient à Assouan qu’il décrit comme une ville aseptisée. Avant que son voyage n’arrive à son terme, il rappelle les étapes qui ont abouti à la construction du second barrage inauguré en janvier 1971, tout juste trois mois après la mort de Nasser. Pour lui, ce barrage est en équilibre précaire entre deux mondes.
    Ce récit de Douglas Kennedy, un Voyage au-delà des pyramides permet bien d’éclairer ce qui se passe aujourd’hui, là-bas, de chaque côté du Nil.

  • 0.15

    Année 1986 catastrophique à Dublin pour Douglas Kennedy. Sa pièce très mal accueillie par les critiques est boudée par le public, sa chronique dans un quotidien supprimée. Il se réfugie dans une fermette irlandaise bien décidé à écrire un bouquin et il ressort les 5 carnets qu’il avait remplis lors de son voyage en Egypte l’année précédente.

    Parti, « à la manière de » par bateau, il voyage lentement, hors des circuits touristiques, se laissant balloter par des rencontres inattendues. C’était cela le but de son voyage : découvrir les égyptiens et donc, l’Egypte telle qu’elle est, ce qui lui valut d’être interdit de parution en Egypte. Comme Kennedy l’écrit : « le voyage est un confessionnal ambulant » et il en profite.

    Il nous décrit L’Administration et ses tracasseries kafkaïennes où il faut une autorisation pour chaque déplacement ou presque avec des attentes de plusieurs heures, voire des journées entières.
    Le voyage à Assouan en felouque vaut son pesant de cacahuètes : les marchandages infinis pour la location de la felouque….. Le manque de vent…. il rencontre l’épouse de l’un des marins qui n’a que 11 ans et qui regarde en famille Falcon Crest.

    Le bipartisme religieux est mis à mal. Les Coptes ont de plus en plus de mal à exister du fait de la montée de l’islamisme pur et dur. Les carmélites ont autant peur du fondamentalisme religieux musulman que chrétien. Il se retrouve au fin fond de l’Egypte dans un monastère copte avec des moines férus d’informatique et très au courant de la vie politique internationale.

    Tout ceci peut paraître fouillis, mais son voyage « désorganisé » est très organisé. Commencé à Alexandrie il se termine à Assouan

    Quelques longueurs, mais c’est un livre dense, que l’on lit en prenant son temps. Chaque rencontre se lit comme une nouvelle. J’y ai découvert la densité et les difficultés rencontrées par les coptes, redécouvert certains faits divers. J’ai aimé sa façon d’aborder les gens simplement, sa facilité à les faire parler de leurs problèmes.

    Sa description de l’Egypte, bien que datée, n’en est pas moins toujours d’actualité. Son ouvrage a été interdit de publication en Egypte car il révèle l’extrême pauvreté de ce pays, son immobilisme. L’attirance des dirigeants égyptiens pour les « grands » l’URSS pour Nasser et les USA pour Anouar El Sadate. « Ces coups de soleil » comme Kennedy l’écrit, ont affecté durablement la vision de ces chefs d’Etat.

    Malgré cette peinture peu réjouissante, j’ai ressenti beaucoup d’égards pour la population égyptienne. Cette « masse » qui fait si peur aux gouvernants de tous les bords. Kennedy nous montre parfaitement l’ambivalence de ce pays ; « Au sud l’Egypte mythique, au nord, l’effort de modernité ; au sud, l’Afrique, au nord, l’Europe. »

  • 0.15

    Une plongée au coeur de l'Egypte... j'ai trouvé le livre très intéressant.

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