Au début de l'amour

Couverture du livre « Au début de l'amour » de Judith Hermann aux éditions Albin Michel

3.333333333

3 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Albin Michel
  • EAN : 9782226323927
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 210
  • Collection : Grandes traductions
  • Genre : Littérature Allemande
Résumé:

Stella mène une existence sans histoire dans un paisible quartier résidentiel de banlieue, avec son mari et sa fillette de quatre ans. Un jour, un inconnu sonne à sa porte. Elle ne l'a jamais vu, il veut lui parler, il insiste. Pour Stella, c'est le début d'un cauchemar.
Mais à la peur... Lire la suite

Stella mène une existence sans histoire dans un paisible quartier résidentiel de banlieue, avec son mari et sa fillette de quatre ans. Un jour, un inconnu sonne à sa porte. Elle ne l'a jamais vu, il veut lui parler, il insiste. Pour Stella, c'est le début d'un cauchemar.
Mais à la peur légitime se mêlent des sentiments plus troubles. Peu à peu, insidieusement, cet homme remet en question les fondements mêmes de sa vie.
Avec Au début de l'amour, Judith Hermann, l'une des grandes voix de la littérature allemande d'aujourd'hui, publie son premier roman après trois recueils de nouvelles. Tendu par un véritable suspense, marqué par sa voix grave et profonde, il rassemble avec maestria tous les thèmes chers à l'auteur de Maison d'été, plus tard, et analyse avec une acuité fascinante les ambiguïtés de l'amour, le deuil impossible de la jeunesse et le nécessaire apprentissage de la sagesse.

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Les derniers avis

  • 0.15

    Un roman qui flirte avec le thriller et qui laisse un goût étrange en le refermant. Je m'explique , une femme lambda avec une famille sans histoire et somme toute assez classique, mari plutôt absent , une fillette sympa, un voisinage normal avec qui elle n'a pas trop de rapport. Elle vit sa petite vie entre sa famille et son métier d'infirmière , toujours les mêmes gestes, la même rengaine, ses journées se ressemblent. On a l'impression qu'elle est spectatrice de sa vie , ce n'est pas une grande bavarde mais elle observe beaucoup de loin, elle ne se fait pas remarquer, elle a des amies mais pas trop. On peut facilement s'identifier à elle que ça soit par tout ou par certains aspects de sa vie et ça la rend touchante. Sa petite vie bien huilée aurait pu continuer encore longtemps si un beau jour elle n'avait pas ouvert sa porte à un inconnu qui va insister pour lui parler et ne la lâchera plus, il sonnera chez elle tout les jours , lui laissera des messages dans la boite aux lettres. Elle va commencer à avoir peur et elle a raison car il lui fait des cadeaux , met son nom sur sa boite à lettres à elle et on se dit mais il va bien falloir qu'il se passe un truc qui va tout faire basculer, il va trop loin. Et puis, non il ne se passe rien d'incroyable et là on ne sait plus trop quoi penser.

    C'est le bémol de ce roman, il est agréable à lire mais assez lent dans le déroulement des évènements, il manque pour moi un basculement, un petit quelque chose qui aurait donné du rythme. C'est une vraie tragédie et la tension est constamment palpable et c'est pour cela que j'ai eu du mal quand j'ai compris qu'il n'y aurait rien de spectaculaire.

    Une lecture en demi-teinte donc je n'ai pas adoré mais je n'ai pas détesté.

    VERDICT

    A réserver aux fanas de littérature allemande contemporaine et d'aventure linéaire.

    https://revezlivres.wordpress.com/2016/05/22/au-debut-de-lamour-judith-hermann/

  • 0.2

    « C’est ainsi… » C’est par ces trois syllabes que commence le dernier livre de Judith Hermann : Au début de l’amour. « C’est ainsi ». Immédiatement, une certaine lassitude, une forme de renoncement et puis peut-être l’idée que ça aurait pu être autrement semblent vouloir faire surface.
    Stella rencontre Jason alors qu’elle revient du mariage de sa meilleure amie, Clara. Elle ne se sent pas très bien ; les belles années appartiennent dorénavant au passé. Elle a peur et tremble dans ce petit avion à hélices et demande à son voisin si elle peut se placer à ses côtés et lui serrer la main. Et ça commence comme ça… Il était là, à ce moment-là, mais il aurait pu tout aussi bien être ailleurs et elle aussi. Elle aurait pu avoir un autre voisin et c’eût été une autre rencontre. Mais c’était lui. Et ce moment, qu’on le veuille ou non, a déterminé tous les autres. « Je ressens comme une injustice le fait qu’on ne puisse voir et comprendre qu’a posteriori l’enchaînement des choses. » se plaindra-t-elle.
    Naîtra Ava, une petite fille. Et la vie s’écoulera, monotone et tranquille entre la maison dans le lotissement et son travail d’infirmière. Lui est absent, il construit des maisons.
    Elle vit souvent seule, dans la nostalgie des années passées, imaginant ce qui aurait pu se produire si, s’interrogeant sur la contingence des faits, les hasards de la vie…
    Elle échange peu avec Jason. C’est, comme on dit, un taiseux. D’ailleurs, se connaissent-ils vraiment ?
    En revanche, elle appelle son amie Clara, souvent. Elle lui écrit aussi de longues lettres où elle lui raconte ses rêves, la nostalgie qu’elle ressent pour un mari qui existe encore et qu’elle pense parfois mort.
    La jeune femme ne semble pas se sentir à sa place. Elle s’observe et regarde le monde avec une certaine distance comme si elle ne s’habitait ni ne l’habitait vraiment: « Elle voit une femme seule assise à une table sous une lampe, en train de lire. C’est moi, pense Stella. C’est moi. Stella. » Absente à elle-même. Les gens, les objets, la nature, le ciel demeurent comme extérieurs à elle. Stella se trouve dans l’impossibilité d’appartenir au monde, de faire corps avec lui et d’aller à la rencontre de ce qui l’entoure. Elle sent que quelque chose ne colle pas.
    Et pourtant, la vie quotidienne fait son chemin, les mêmes gestes, à la même heure, à quelques détails près. Certainement la meilleure façon d’oublier : « Peut-être qu’il s’agit de disparaître. C’est possible » suggère-t-elle.
    Jusqu’au jour où… un inconnu sonne à sa porte. Elle aimerait ouvrir mais se méfie. Elle l’interroge par l’interphone. Que veut-il ? Parler, répond-il, s’entretenir avec elle. Si elle a le temps. C’est tout. Mais on sent déjà qu’il y a quelque chose d’essentiel dans cette quête, de vital peut-être… Non, répond Stella, elle n’a pas le temps, vraiment pas. Dommage, répond l’homme puis, il repart. Il reviendra, chaque jour, plusieurs fois par jour… Inlassablement
    La tension monte au fur et à mesure des pages mais pour autant, nous ne sommes pas dans un roman policier mais au cœur des êtres, dans cette zone intime où ils s’interrogent sur ce qu’ils font là où ils sont. Une zone secrète où il ne fait pas toujours bon traîner. C’est risqué. Le voisin va tirer Stella de son petit confort, de sa maison, de ses objets, de ce quotidien en apparence paisible pour la placer face à elle même, dans l’analyse plus ou moins consciente de son mal-être, de ce rapport distancé au monde, de sa solitude et de ses désirs qu’elle ne souhaitait peut-être pas s’avouer. Il lui tend un miroir, cet homme dont elle dira : « Il paraît tout à fait normal, comme nous tous, mais on sent autre chose en dessous, un épuisement, une déchéance, une tristesse profonde. ». Le voisin, un double d’elle-même, une âme en peine ou tout simplement un homme avec qui un autre début aurait été possible si elle avait dit oui, si elle avait ouvert la porte et si… ?
    Un très beau texte poétique et sensuel où la tension des êtres est palpable à chaque page. « Comment j’ai pu atterrir ici ? » s’interroge Stella, persuadée qu’il est trop tard, qu’ « il y a peu de chances que certaines choses se produisent encore. » tandis que son amie Clara lui écrit : « Autrefois, j’ai pu m’imaginer de temps en temps que j’étais quelqu’un d’autre. Aujourd’hui je suis réduite à moi-même. » A quoi finalement ? Des gestes mécaniques, des sourires forcés et des sentiments morts.
    Stella dira au sujet de son voisin : « Il est bloqué, un jour dans sa vie quelque chose s’est coincé, il est resté pris dans une boucle temporelle ». Comme elle. Prisonnière du non qu’elle a prononcé, du renoncement dans lequel elle s’est cloîtrée, de ce que les autres - la collègue, la meilleure amie, le mari - lui ont dit de faire.
    Une Emma Bovary qui n’a pas ouvert sa porte, qui n’a pas tenté de fuir, qui s’est contentée de regarder au loin, derrière sa baie vitrée…
    Tragique, vraiment. Profondément tragique…

    http://lireaulit.blogspot.fr/

  • 0.15

    http://liliandtheworldofbooks.blogspot.com/2016/03/au-debut-de-lamour.html

    Comme vous le voyez dans le résumé, Stella a une vie plutôt simple. Travail, famille, ménage et amie.
    Elle, elle travaille comme infirmière auprès de personnes âgées à domicile et elle s'est attachée à eux. Son mari, lui il travaille énormément et rentre très peu chez lui. Heureusement qu'entre-temps elle a sa fille et sa meilleure amie. Comme je vous le dis une famille normale jusqu'au jour où sa vie va basculer.

    Elle va être victime de harcèlement et je peux vous dire que cela donne froid dans le dos. Elle reçoit des lettres, des cadeaux, il sonne à sa porte et ne va pas s'arrêter là. Il va jusqu'à mettre son propre nom sur sa boîte aux lettres!!!!
    Au fur et à mesure de ma lecture, je me dis jusqu'où il va aller et je peux vous dire que c'est un grand malade.

    J'aime bien lire différents types de harcèlement afin de comprendre ce qui se passe dans leur tête, ce qu'il pousse à faire ça et en même temps grâce à la plume fluide de l'auteure, elle nous montre que cela peut arriver à tout le monde.

    Enfin, bref, c'est un roman, que j'ai beaucoup apprécié. J'avoue qu'il est un peu lent, mais agréable à lire. Il est mystérieux comme il est intrigant à la fois. On se demande pourquoi il fait cela? pourquoi elle?...
    7/10

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