Au commencement du septième jour

Couverture du livre « Au commencement du septième jour » de Luc Lang aux éditions Stock

4.263157894

19 notes

  • Nombre de page : (non disponible)
  • Collection : Bleue stock
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

4 h du matin, dans une belle maison à l'orée du bois de Vincennes, le téléphone sonne. Thomas, 37 ans, informaticien, père de deux jeunes enfants, apprend par un appel de la gendarmerie que sa femme vient d'avoir un très grave accident, sur une route où elle n'aurait pas dû se trouver. Commence... Lire la suite

4 h du matin, dans une belle maison à l'orée du bois de Vincennes, le téléphone sonne. Thomas, 37 ans, informaticien, père de deux jeunes enfants, apprend par un appel de la gendarmerie que sa femme vient d'avoir un très grave accident, sur une route où elle n'aurait pas dû se trouver. Commence une enquête sans répit alors que Camille lutte entre la vie et la mort. Puis une quête durant laquelle chacun des rôles qu'il incarne : époux, père, fils et frère devient un combat. Jour après jour, il découvre des secrets de famille qui sont autant d'abîmes sous ses pas. De Paris au Havre, des Pyrénées à l'Afrique noire, Thomas se trouve emporté par une course dans les tempêtes, une traversée des territoires intimes et des géographies lointaines.Un roman d'une ambition rare.

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Les derniers avis

  • 0.25

    Le titre est fin chez Luc Lang pour ce nouvel ouvrage : « Au commencement du septième jour » son personnage trouvera t’il le repos, le calme de l’intériorité, l’apaisement nécessaire à la reconstruction ? Une qualification mystique pour un récit dans lequel tout à chacun peut se retrouver.

    Camille et Thomas, un couple en apparence sans histoires. Une rencontre en école d’ingénieurs, un amour lié à une ascension sociale naissante et grisante, un travail prenant, deux jeunes enfants et la certitude de jours meilleurs. Thomas prend soin de sa femme pendant que Camille s’éloigne progressivement de cette famille, en quête de perfection, pour aiguiser sa carrière loin de Paris. C’est leur anniversaire de mariage, « mot qu’elle a du mal à prononcer », et Thomas prépare hâtivement cette soirée. Camille ne rentrera jamais du Havre où elle officie. Un terrible accident de voiture survient, sur une route inconnue de Normandie, la clouant à jamais au silence et à l’incompréhension de son mari. Ainsi démarre le livre 1 de l’ouvrage composé de trois parties. Donnons honnêtement quelques clés de lecture : ni la cause de la disparition, ni le mystère de cette route glissante, ne seront révélés, et le lecteur, naturellement attiré par un certain nombre d’éléments énigmatiques, restera pour ces points sur sa faim. L’objet de ce récit n’est pas l’enquête mais la quête.

    A travers deux personnages intimes entourant Thomas dont Jean, frère soixante-huitard fuyant la société libérale pour le calme de l’élevage de brebis de la propriété familiale, et Pauline, sœur ainée et docteure en médecin engagée au Cameroun, aux prises de la corruption et des menaces intégristes, les trois livres se structurent: les non-dits restent très présents, les personnages taiseux mettent du temps à se dévoiler, les sentiments et les émotions se révèlent autrement que par le langage. Le lecteur doit se laisser porter par le présent, ce que lui offre l’auteur aux mots près, et ne pas chercher plus. Et cette expérience est portée par l’écriture : de longues phrases, animées de nombreux adjectifs, des descriptions sans fin, peu de ponctuations et des points de suspension … interminables ! J’ai tant cherché le pourquoi derrière les dizaines de points de suspension de ce livre. Il est inutile de le faire : se laisser porter dans ce récit très actuel et moderne, où le fond épouse la forme, est l’unique proposition.

    Suite à la disparition de Camille, Thomas part en quête de ce qu’il est, de son passé, de sa relation à la fratrie. Il part trouver, aux côtés de ses jeunes enfants, du sens à sa vie, des réponses aux questions longuement ruminées, ressentir la beauté du monde, les sensations de la nature, une nouvelle conscience et attention à autrui. De l’anxiété à l’émerveillement, la palette émotionnelle est entièrement traitée. Je conseille aux lecteurs de s’accrocher dans les premiers moments du livre qui se déploient lentement. A très bon escient !

  • 0.15

    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2017/03/21/35077947.html

    ’avoue au départ que j’étais réticente à commencer cet ouvrage qui souffre d’une mise en page un peu serrée, accentuée par des dialogues non différenciés du reste de la narration. Et pourtant, j’ai dévoré la première partie en peu de temps, happée par l’histoire de cette famille qui bascule dans le drame.

    Thomas Texier est appelé en pleine nuit. Sa femme, Camille, a eu un grave accident de la route en Normandie, lieu où elle travaille en tant que cadre pour un opérateur téléphonique. Commencent les questions : Pourquoi était-elle sur la route en pleine nuit ? Pourquoi roulait-elle à une allure vive sur un itinéraire non cohérent ? Que dire à Elsa et Anton les enfants ? Thomas, malgré ses capacités d’analyse et ses compétences en informatique n’arrivera jamais à résoudre l’affaire. Au décès de Camille, Thomas va se rapprocher de son frère Jean, berger dans les Pyrénées puis de sa sœur Camille, partie faire de l’humanitaire en Afrique. Thomas apprend à revivre progressivement, à relativiser certains aspects de la vie mais découvre aussi des secrets familiaux terribles.

    L’accident, les retrouvailles avec Jean puis avec Pauline composent les trois parties de ce roman très intéressant, qui se lit un peu comme un polar (surtout au début), mais qui est assez inégal. La première partie est portée par un souffle romanesque que la seconde partie perd beaucoup. J’ai dû attendre la troisième partie pour être à nouveau portée par le récit. Cependant, ce roman est une belle réussite. Il n’était pas facile de mener le lecteur sur différentes problématiques et dans différents lieux. Pourtant la tâche est accomplie haut la main.

  • 0.25

    Ouch! Parler de ce roman foisonnant va être très ardu parce qu'il est parfois des romans qu'on lit avec ses tripes, qui ont tout à voir avec l'affect et pas avec les raisons qui font que nous aimons, d'habitude, la littérature. Précisons d'abord que je n'avais pas autant pleuré pendant une lecture depuis D'autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère. Mais heureusement, on ne compte pas la réussite d'un roman à la quantité de larmes versées. Ce roman se divise en fait en trois parties reliées par l'histoire de Thomas, qui me semblent distinctes mais qui tracent un parcours. La première partie m'a bouleversée. Elle traite de l'incompréhension face à un être qu'on a aimé et qu'on ne reconnaît plus, qui a caché un pan entier de son passé et du manque car Camille est d'abord murée dans son coma, puis dans le silence. Luc Lang s'approche au plus près de la réalité, ne donnant pas les réponses que la vie, souvent, n'apporte pas. Thomas est un être profondément seul, qui vit le nez dans sa carrière, une carrière dont le tracé est profondément modifié après l'accident de sa femme, car accident ou pas, il faut du rendement. Je suppose qu'on peut le trouver antipathique, je l'ai trouvé touchant; j'ai compatis à sa douleur et à sa solitude, une solitude qui est peut dictée par des événements qu'on lui a cachés dans son enfance, et dont le lecteur comprend assez vite la teneur. La second partie se centre sur la relation entre Thomas et son frère Jean qui vit dans les montagnes, à l'opposé de Thomas. Jean, emmuré dans son secret, comme le fut Camille, et dans ses accès de tétanie, Jean qui ne supporte pas d'être dans la même pièce que sa mère. C'est aussi ce qui m'a rendu Thomas sympathique, le fait que personne ne lui a fait suffisamment confiance pour partager avec lui leur fardeau. C'est pour moi le fondement de sa solitude. La troisième partie se passe en Afrique, où Thomas part retrouver sa sœur Pauline qu'il n'a pas vue depuis très longtemps puisqu'elle refuse de rentrer en France. Ce roman n'est pas sans défauts: je n'ai pas compris l'absence de points à la fin de certaines phrases, il est plein de bons sentiments puisque Thomas marche vers la rédemption et il a recours à un secret qui devient de moins en moins secret pour le lecteur tant ce genre de secret est rabattu. Quand j'ai refermé ce roman, je ne savais pas si je l'avais aimé. Je ne suis pas sûre de le savoir trois semaines après ma lecture mais les personnages ne me lâchent pas et je n'ai pas encore l'impression d'avoir quitté le texte.

  • 0.15

    Luc Lang nous entraine dans un chemin de vie où les paysages dominent . Ces paysages allant de l’autoroute parisienne aux Pyrénées pour finir en Afrique accompagnent le cheminement mental de Thomas, le principal protagoniste, mais élaborent également pour nous lecteurs des façons de lire et de penser.

    C’est le deuxième livre que je lis de cet auteur, et j’aime son écriture. Le premier livre que j’avais lu de lui est L’autoroute, dont la lecture m’avait marquée. On sent la maturité , l’aisance dans son écriture.
    Un bémol, si j’ai trouvé le début flamboyant, la fin m’a semblé moins réussit, s'étirant sans raison.

  • 0.15

    Prometteur en 4e de couv l'auteur n'a pas su s'arrêter à temps. Une jolie 2e partie néanmoins.

  • 0.2

    C'est vraiment un beau roman que celui-ci, et certainement plus profond que ne le laisserait penser la 4ième de couverture.
    Il est partagé en 3 « livres ». On y voit comme une inspiration biblique, le titre et les prénoms des personnages le font penser.
    Le premier « livre » voit une famille confrontée au grave accident de la mère, la nuit, à un endroit où elle n'avait rien à y faire. Le père,Thomas , brillant informaticien, mettra toutes ses connaissances au service d'une vérité, qui, en fait restera cachée. Par contre, lui, se découvrira père à plein temps.
    Second « livre », Thomas repart sur les lieux de son enfance, dans les montagnes des Pyrénées ,renoue avec son frère,Jean , redécouvre sous un autre œil son enfance avec sa sœur Pauline qui s'est enfuie très tôt pour faire de l'humanitaire en Afrique. Et c'est en parlant avec son frère qu'il découvre un effrayant secret de famille.
    Troisième « livre » l'Afrique, les « tracas » inhérents à ce continent (prison par exemple).
    Il réapprend à s'occuper et à écouter les autres, en retrouvant Pauline.
    La dernière phrase est très belle et résume bien cette histoire.
    En bref , un excellent roman , mais dans lequel hélas je me suis parfois ennuyée, en particulier dans les montagnes où les descriptions de paysages sont un peu longues. Certes à ce moment là du roman le temps est à la réflexion profonde, mais tout de même...
    Cette grosse somme de travail aurait peut-être gagné à être un peu allégée, à mon très humble avis.

  • 0.25

    Avec son dernier roman, AU COMMENCEMENT DU SEPTIÈME JOUR, Luc Lang a rencontré un succès unanime, aussi bien de la part de la Presse que des Libraires et il serait trop long de vouloir relater tous les éloges reçus.
    Lors d’une rencontre, dernièrement, avec Luc Lang, celui-ci a expliqué avoir voulu donner une connotation biblique à son livre (d’abord avec le titre car le septième jour correspond au dimanche, jour de repos instauré par Dieu ; puis par les noms des principaux personnages : Thomas = Saint Thomas – Jean = Saint Jean – Pauline = féminin de Saint Paul).
    Ce livre est le fruit de cinq années de travail et il est composé de trois parties : Livre 1, Livre 2, Livre 3. Il pourrait presque s’agir de trois livres réunis en un seul de 538 pages.
    En effet, dans chaque Livre (ou chapitre), l’auteur nous emmène d’abord à Paris, puis dans les Pyrénées et enfin, en Afrique.
    C’est d’abord l’histoire de l’accident incompréhensible de Camille (l’épouse de Thomas Texier, brillant informaticien), qui se trouvait, en pleine nuit, sur une petite route de campagne où, apparemment, elle n’avait aucune raison d’y être.
    Thomas est donc réveillé à 4 heures du matin avec cette nouvelle sur l’accident et part avec l’intention de retrouver Camille à l’hôpital. Et là, commencent d’incessants allers-retours pour suivre l’état de santé de Camille, plongée dans un coma profond. Thomas ne sait pas comment annoncer la terrible nouvelle à ses deux jeunes enfants, Anton et Elsa. Il essaie toujours de reculer cette échéance et tente de trouver une explication pour savoir ce que faisait Camille en ce lieu alors qu’elle était attendue chez elle.
    Tout de premier Livre est donc consacré à cela et on n’en apprend guère plus sur l’état de santé de Camille, à part que du coma profond elle est passée à un coma plus léger. Mais c’est tout (ou presque). Il faut lire l’ouvrage.
    Dans le Livre 2, on se retrouve dans les Pyrénées avec Jean, frère de Thomas, dans leur région d’enfance où seul Jean est resté pour continuer sa vie de berger. Leur sœur Pauline est partie en Afrique depuis longtemps et on verra cela dans le Livre 3.
    Donc, dans ce Livre 2, Thomas repense à toute son enfance dans ces Pyrénées natales et il renoue des liens qui s’étaient un peu estompés, avec son frère aîné qui lui reproche d’être parti à Paris et de l’avoir laissé régler l’héritage.
    Thomas en profite aussi pour faire de longues randonnées mais au cours de l’une d’entre elles il frôle un grand danger et va jusqu’à l’épuisement total. On apprend également un peu de ce qui est arrivé à Camille mais rien n’est bien certain.
    Enfin, dans le Livre 3, Thomas part en Afrique, au Cameroun, pour retrouver sa sœur Pauline qui se consacre aux plus démunis et il la qualifie même d’être une sorte de Mère Thérésa.
    C’est dans ce dernier chapitre que Thomas apprend le lourd secret de famille qu’ont porté Jean et Pauline en voulant épargner Thomas. Mais celui-ci n’a de cesse de vouloir faire revenir sa sœur en France et là aussi il va connaître de multiples incidents, notamment avec la police africaine.
    Il va tomber des nues quand Pauline lui révélera la vérité sur son départ pour l’Afrique, quand elle lui dira la vérité sur Jean, ce que Thomas a du mal a comprendre et à accepter.
    Cela fait beaucoup de choses à admettre et, au milieu de ce drame familial, se mêle le drame politique de l’Afrique avec les terroristes et Boko Haram.
    Il n’est pas facile de parler de ce livre sans en dévoiler certaines parties et, pour l’auteur, c’est peut-être le meilleur de ceux qu’il a écrits précédemment. C’est certainement le plus profond avec ses multiples questions : origines, héritage, politique, quête de soi-même…
    C’est un roman qui doit se lire tranquillement, en savourant chaque page, le style avec toutes ces phrases terminées par des points de suspension ;
    A noter la dernière ligne : Voilà. Je dois vous dire quelque chose. C’est important.
    Oui, ce livre est très important et puis cette dernière phrase veut-elle nous faire revenir au début ?

    AU COMMENCEMENT DU SEPTIÈME JOUR a d’ailleurs fait partie d’un gros coup de cœur de la rentrée littéraire 2016 et il est vraiment à découvrir car il pose des questions fondamentales. Je constate que je suis arrivée à ne pas en raconter la moitié. Et cela permettra au futur lecteur de faire une jolie découverte d’un auteur qui sait captiver son public.
    A signaler que ce n’est jamais ennuyeux, on a vraiment envie de toujours aller plus loin dans cette histoire si riche et empreinte d’une grande tension. On se laisse prendre par l’atmosphère et on ne lâche jamais Thomas dans sa quête pour trouver des réponses à toutes ses questions.
    Une fois de plus, Luc Lang subjugue le lecteur avec son écriture bien à lui mais si simple aussi.
    J’avais hâte de lire ce livre et je reconnais l’avoir dévoré – on peut appeler cela un page turner mais aussi un road movie. Je n’ai jamais trouvé aucune longueur et le fait d’avoir nommé chaque chapitre par Livre, était bien justifié et très original. En effet, nous avons trois histoires qui ont, évidemment, un point commun, mais comme elles ont lieu, chacune, dans un lieu différent, et ont, chaque fois, une trame particulière, le lecteur reste toujours passionné par l’histoire et il est hors de question de s’arrêter de lire un Livre et de ne pas vouloir connaître la suite.

    J’ai tout de même relevé deux critiques parmi tant d’autres:
    ELLE : L’écrivain excelle à rendre compte de la cartographie des sentiments et de la profondeur de nos paysages intérieurs.
    TELERAMA : Par sa saisie immédiate de l'instant, de la beauté des choses, de l'écoulement du temps, son roman devient une forme d'intelligence du monde. Luc Lang se sert des mots comme un peintre de ses couleurs.
    Luc Lang peut chômer, comme Dieu. Son roman est très bon.

  • 0.2

    Le couple que Thomas 37 ans forme avec Camille traverse une crise. Les enfants, le boulot, la routine, Thomas lutte pour que rien ne casse. Ce soi-là, il a même préparé un repas en amoureux pour leur dix ans de mariage tout en sachant que Camille n’aura sûrement pas envie, qu’elle sera encore trop fatiguée par ses aller-retour incessants entre son job à responsabilités qu’elle occupe au Havre et leur maison en banlieue. Mais cette nuit-là, c’est la gendarmerie qui appelle à quatre heures pour prévenir que Camille a eu un accident de voiture, très grave, qu’elle est hospitalisée en réa au CHU de Rouen. Alors Thomas confie les enfants à la nounou et file sur l’autoroute au petit matin. Le doute s’installe très vite, mais que faisait Camille sur cette petite route de Normandie ? N’aurait-elle pas dû se trouver sur l’autoroute pour rentrer ? Mais Camille ne pourra répondre à ces questions puisqu’elle est dans un coma de stade 3, un coma profond. Thomas veut comprendre, il cherche tous les indices qui pourraient expliquer pourquoi Camille se trouvait là. Après 28 jours, Camille se réveille enfin, complètement absente. C’est la fin de la première partie de ce roman qui m’a happée littéralement, par son rythme soutenu, impossible de reprendre son souffle, les phrases s’enchaînent, la mise en page est dense, comme un bloc, aucun retour à la ligne, les dialogues ne sont pas matérialisés, contraints dans l’urgence, les mots courent, ils s’échappent. J’étais essoufflée et abasourdie en commençant la deuxième partie dans lequel je m’attendais à faire la connaissance de Camille, à participer à sa renaissance, à trouver quelques réponses. J’ai donc été très étonnée de me retrouver dans les Pyrénées, avec Thomas, sac au dos, gravissant les sommets avec peine mais détermination. Les enfants sont restés en bas, chez leur oncle Jean et jouent aux petits bergers. Dans les montagnes sur un chemin de randonnée, Thomas se raconte son enfance de petit dernier, la rudesse de son frère aîné Jean le berger, Pauline sa sœur partie en Afrique, la mort de son père victime d’une chute près du lac d’Anie quand il avait 7 ans. Et Jean qui met l’horreur en mots, et Thomas qui enfin comprend, les non-dits, l’infâme secret de famille, la fuite de sa soeur. De Camille, on ne parle plus, ou si peu, mais l’on comprend qu’elle n’est plus, sans savoir ni quand ni comment. Une deuxième partie qui, encore une fois m’a laissée pantelante. Où allait donc me conduire Thomas pour ce dernier livre 3 ? En Afrique évidemment, où il rejoint Pauline, qui a crée un dispensaire au Cameroun. Un saut dans l’inconnu pour Thomas, d’autres paysages, les retrouvailles avec sa soeur depuis si longtemps perdue. Il voudrait la ramener en France, maintenant qu’il sait, qu’il a tout compris. Le Cameroun est un pays en guerre, la vie y est dangereuse, il en a fait les frais puisqu’il s’est retrouvé emprisonné pour quelques jours. Il a besoin d’elle, lui qui a tant perdu, pourtant il repartira sans elle mais avec Aliou, un autre trésor, pour reprendre sa vie avec Anton et Elsa, ses enfants chéris et Claire, la mère de Camille, qui a été son grand soutien.

    C’est un livre comme on en rencontre parfois, qui touche profondément, qui laisse une empreinte sans que l’on sache vraiment pourquoi. Une universalité, la course existentielle, les histoires de famille, de fratrie, d’enfants, de pertes, de retrouvailles, un livre qui parle de la mort et finalement de la vie. Un roman magnifique !

    C’est un livre comme on en rencontre parfois, qui touche profondément, qui laisse une empreinte sans que l’on sache vraiment pourquoi. Une universalité, la course existentielle, les histoires de famille, de fratrie, d’enfants, de pertes, de retrouvailles, un livre qui parle de la mort et finalement de la vie. Un roman magnifique !

  • 0.25

    C'est un couple contemporain. Lui, Thomas, ingénieur informaticien, et elle, Camille, femme d'affaires en pleine ascension, avec deux enfants, Anton et Elsa, vivent cette existence où le temps est sans cesse rentabilisé, essoré par leurs multiples activités entre la Normandie et la région parisienne. Et puis il y a cet appel téléphonique qui apprend à Thomas que Camille sa femme est dans le coma après un accident de voiture sur une route normande où elle n'avait rien à faire. Et le temps tout à coup devient élastique, malléable, comme ce septième jour biblique que Dieu consacra au repos après avoir inventé un univers. Thomas parcourt des trajets affectifs, mentaux et géographiques afin d'éclaircir les raisons de l'accident. Ce-faisant il découvre le temps de Camille, un temps hors de leur couple, un temps dont il ne savait rien et qui vient réécrire leur histoire. Des mystères de la jeune femme, nous ne connaîtrons, comme Thomas, que des bribes, des fragments à ordonner, à interpréter et à organiser en récit. Le lecteur s'empare de ces ellipses dont Luc Lang joue magistralement, s'y glisse pour y insérer son propre point de vue et donner vie à ce temps vide qui lui est attribué. Et c'est une démarche absolument passionnante que ce tissage entre un lecteur, une histoire et un auteur.

    Le cheminement de Thomas se lit à travers des paysages, des espaces géographiquement signifiants : aux villes, routes et autoroutes du début succèdent les montagnes pyrénéennes et leurs horizons déchiquetés, accidentés, où l'on risque la chute mortelle en cas d'imprudence. C'est ensuite l'Afrique qui déploie ses déserts et sa sècheresse. Le danger prend alors une autre nature, totalement inédite pour Thomas, si ancré dans la modernité et le futur. Cette traversée de paysages différents coïncide avec une sorte de reconquête de sa propre histoire familiale : son frère, Jean et sa soeur, Pauline, participent au dévoilement des secrets de famille dont il a été éloigné mais qui, finalement, ont pétri sa personnalité.

    "Au commencement du septième jour" est de ces livres qui ne se satisfont pas d'une seule lecture. Remarquablement construit et écrit, le roman de Luc Lang joue du dépouillement psychologique et des vides narratifs et met ainsi puissamment en branle l'imaginaire du lecteur. De même que pour Thomas, le sens se construit par un parcours à travers des lieux, des rencontres, des situations et peu à peu l'errance s'organise en trajectoire, en connaissance de soi et des autres, sans démonstrations ostentatoires. Rien n'est donné à l'avance, tout est à construire sans fatalité, au rythme des mots et des phrases à peine ponctuées du roman. Une lecture passionnante !

  • 0.15

    Quoi dire de plus il y a déjà beaucoup d'avis j'ai eu du mal avec les 100 dernières pages c'est dommage la vie de cet homme est intéressante mais je me suis essoufflée
    Ce qui est sure pour moi c'est loin d'être le meilleur ouvrage de la rentrée

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