Atlas Des Navires De Legende ; Cuirasses, Croiseurs Et Porte-Avions Du Xx Siecle

Couverture du livre « Atlas Des Navires De Legende ; Cuirasses, Croiseurs Et Porte-Avions Du Xx Siecle » de Collectif aux éditions Atlas

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  • Date de parution :
  • Editeur : Atlas
  • EAN : 9782723447607
  • Série : (non disponible)
  • Support : Beaux livres
  • Nombre de page : 240
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Loisirs Auto / Moto / Avions / Bateaux / Trains
Résumé:

Avec la révolution industrielle de la seconde moitié du 19e siècle, le monde entre dans une ère nouvelle et l'art de la guerre évolue avec lui. Dans le domaine naval, l'avènement de technologies avancées entraîne, après des siècles d'une évolution fort lente, des bouleversements en... Lire la suite

Avec la révolution industrielle de la seconde moitié du 19e siècle, le monde entre dans une ère nouvelle et l'art de la guerre évolue avec lui. Dans le domaine naval, l'avènement de technologies avancées entraîne, après des siècles d'une évolution fort lente, des bouleversements en profondeur, en même temps qu'une transformation radicale des navires eux-mêmes. La propulsion à vapeur remplace dès lors la voile et le bois cède le pas au blindage destiné à mieux protéger les bâtiments et leurs équipages contre les effets des obus de l'adversaire. La guerre de Crimée et la lutte fratricide entre les Etats du Nord et du Sud, en Amérique, constituent un véritable catalyseur de ce phénomène. Chimie et métallurgie s'allient pour fabriquer des cuirasses de plus en plus efficaces face aux progrès permanents de l'artillerie mais aussi et, peut-être, surtout, devant l'apparition d'une arme nouvelle particulièrement redoutable, la torpille. Grâce à l'invention des poudres colloïdale, au commencement des années 1880, le calibre des pièces peut être réduit sans amener, bien au contraire, une diminution de leur portée. Dans la décennie qui précède le 20e siècle, les pièces de 280 ou de 305 à culasse, capables d'une cadence de tir assez élevée, se sont généralisées dans les marines de guerre.
Les flottes de combat des années 1890 sont constituées de bâtiments dont les plus importants, tant en matière de déplacement, que de dimensions, d'armement et de puissance motrice sont les cuirassés, monstres d'acier bardés de canons et constitués d'épais blindages. Ces navires, aussi impressionnants qu'ils soient, présentent de nombreux vices majeurs. Leur armement principal ou secondaire, qui n'est pas unifié, est constitué de canons de calibres beaucoup trop nombreux ; leur blindage, issu d'une technologie métallurgique dépassée, est très lourd donc grève leurs performances ; leurs machines à vapeur deviennent obsolètes.
La lancement du cuirassé britannique « Dreadnought », enfant de l'amiral Fisher, le premier lord de la mer, chef de la Royal Navy, engendre une lame de fond, une révolution qui relègue au musée les cuirassés d'avant 1906. Doté de turbines qui lui confèrent des vitesses élevées, mettant en oeuvre des blindages en acier spécial, au chrome, au chromo-nickel ou harveyés, plus efficaces et moins épais, donc permettant de réduire les déplacements, le « Dreadnought » est le premier bâtiment de ligne moderne. Son artillerie principale, composée de canons d'un seul calibre, lui permet d'engager l'ennemi à grande distance, et ses autres pièces sont destinées à lutter à faible portée contre les torpilleurs qui constituent alors la menace principale. Le « Dreadnought » fait école et ses principes sont adoptés par les principales marines du monde avant la Grande Guerre.
Parallèlement, Britanniques et Allemands développent le concept de croiseur de bataille, un navire plus rapide qu'un cuirassé, du fait même que le blindage a été sacrifié à la vitesse, mais tout aussi lourdement armé. Les bâtiments de ce type engagés dans la bataille du Jutland, en 1916, révèlent de graves faiblesses de protection qui entraînent des pertes importantes, mais la Royal Navy continuera de les employer jusqu'à ce que la tragédie du « Hood », coulé par le « Bismarck » en 1941, lui ouvre les yeux.
Capital Ships jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, les cuirassés et les croiseurs de bataille perdent définitivement leur prééminence pendant ce conflit. L'avènement de la puissance aérienne et la montée en puissance des porte-avions changent les fondements du combat naval. Désormais, la mer appartient à celui qui, au moyen de son aviation embarquée, parvient à couler les porte-aéronefs de l'adversaire et à dominer le ciel, interdisant la mer aux autres navires de surface. Ces principes sont vérifiés en mer de Corail (1942), à Midway (1942), dans la mer des Philippines (1944) et dans le golfe de Leyte (1944). A l'issue des hostilités, le porte-avions est devenu l'ossature des flottes de combat et aucun navire de surfacer ne peut survivre sans une forte artillerie antiaérienne capable de s'opposer aux avions de l'adversaire.
Les cuirassés disparaissent peu à peu de l'inventaire des marines de guerre, et la donne est une nouvelle fois modifiée par l'avènement de l'ère nucléaire.

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