Assommons les pauvres !

Couverture du livre « Assommons les pauvres ! » de Shumona Sinha aux éditions Editions De L'olivier

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  • Nombre de page : 153
  • Collection : Litterature etrangere
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

- Poésie et politique" Les mots s'ajoutaient aux mots. Les dossiers s'entassaient. Les hommes défilaient sans fin. On ne distinguait plus leur visage ou leur corps. Ensemble comme un gigantesque amas obscur ils nous mettaient mal à l'aise. Ils étaient obligés de mentir, de raconter une tout... Lire la suite

- Poésie et politique" Les mots s'ajoutaient aux mots. Les dossiers s'entassaient. Les hommes défilaient sans fin. On ne distinguait plus leur visage ou leur corps. Ensemble comme un gigantesque amas obscur ils nous mettaient mal à l'aise. Ils étaient obligés de mentir, de raconter une tout autre histoire que la leur pour tenter l'asile politique. Évidemment on ne croyait presque jamais à leurs histoires. Achetées avec le trajet et le passeport, elles allaient jaunir et tomber en miettes avec tant d'autres histoires accumulées depuis des années. "Au petit matin, après avoir passé la nuit au poste pour avoir fracassé une bouteille de vin sur la tête d'un immigré, une jeune femme déroule le film de l'année écoulée et les raisons qui l'ont conduite à ce déchaînement de violence. Étrangère elle aussi, elle gagne sa vie comme interprète auprès des demandeurs d'asile, dans les bureaux semi opaques des zones périphériques de la ville. Place intenable, insoutenable. Ce récit se lit comme une succession de tableaux et de scènes, qui fouillent aussi bien les consciences qu'ils peignent la violence du monde. Le regard de l'auteur est comme le poème de Baudelaire qui donne son titre au livre : sans concession et sans complaisance.

- Shumona Sinha est née en 1973 à Calcutta, en Inde. En 1990, elle obtient le prix du meilleur jeune poète du Bengale. Elle arrive à Paris en 2001 où elle poursuit ses études à la Sorbonne et obtient un DEA en lettres modernes. En collaboration avec le poète Lionel Ray, elle est l'auteur de plusieurs anthologies de poésie française et bengalie. Elle a publié un premier récit aux éditions de La différence, Fenêtre sur l'abîme, en 2008. Elle vit à Paris où elle est interprète.

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    Tous les jours, la narratrice issue d'un sous-continent franchit les barbelés invisibles de la Ville lumière et atteint cette zone périphérique, les bureaux de l'administration, où elle a trouvé une place d'interprète. Tous les jours, le même scénario : un agencement de mots exposant, composées et travaillées, les histoires de la misère des demandeurs d'asile qu'elle a pour rôle de traduire. Des récits qu'elle pourrait devancer mais qu'elle tente de maintenir à distance : lutter contre la compassion ; se vouloir professionnelle ; nier ses racines et son propre passé sans cesse rappelés. Mais cette violence la pénètre au quotidien, sa cuirasse s'effrite. Une nuit dans le métro, tout à son avenir et à son intégration, elle cède et agresse à coups de bouteille un homme déjà rencontré, entendu et refoulé. Ce sont les raisons de son acte qu'elle explore, interrogée au commissariat. Un texte déroutant et cynique sur la migration qui présente, outre la reprise du poème de Baudelaire
    («Assommons les pauvres», Petits Poèmes en prose), la description faussement décousue de tout un système administratif, acteurs et rouages, et qui laisse «dans un état d'esprit avoisinant le vertige ou la stupidité».

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    («Assommons les pauvres», Petits Poèmes en prose), la description faussement décousue de tout un système administratif, acteurs et rouages, et qui laisse «dans un état d'esprit avoisinant le vertige ou la stupidité».

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    («Assommons les pauvres», Petits Poèmes en prose), la description faussement décousue de tout un système administratif, acteurs et rouages, et qui laisse «dans un état d'esprit avoisinant le vertige ou la stupidité».

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    («Assommons les pauvres», Petits Poèmes en prose), la description faussement décousue de tout un système administratif, acteurs et rouages, et qui laisse «dans un état d'esprit avoisinant le vertige ou la stupidité».

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