Article 353 du code pénal

Couverture du livre « Article 353 du code pénal » de Tanguy Viel aux éditions Minuit

4.461538461

39 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Minuit
  • EAN : 9782707343079
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 176
  • Collection : Roman francais minuit
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

Pour avoir jeté à la mer le promoteur immobilier Antoine Lazenec, Martial Kermeur vient d'être arrêté par la police. Au juge devant lequel il a été déféré, il retrace le cours des événements qui l'ont mené là : son divorce, la garde de son fils Erwan, son licenciement et puis surtout, les... Lire la suite

Pour avoir jeté à la mer le promoteur immobilier Antoine Lazenec, Martial Kermeur vient d'être arrêté par la police. Au juge devant lequel il a été déféré, il retrace le cours des événements qui l'ont mené là : son divorce, la garde de son fils Erwan, son licenciement et puis surtout, les miroitants projets de Lazenec.
Il faut dire que la tentation est grande d'investir toute sa prime de licenciement dans un bel appartement avec vue sur la mer. Encore faut-il qu'il soit construit.

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Les derniers avis

  • 0.2

    Un roman très court. Un personnage accusé, dans le bureau d'un juge. Il raconte son histoire à sa façon. Livre prenant.On attend du début à la fin ce qu'est l'article 353. On le découvre à la fin avec surprise. Je ne vais pas vous dire de quoi il parle. Vous le saurez en lisant ce bel ouvrage

  • 0.15

    Un court roman-récit qui en peu de pages nous conduit dans le bureau d’un juge. Martial Kermeur, le narrateur, va nous raconter et parler au juge à sa façon. Dès le début on sait pourquoi il est dans ce bureau mais au fils de son récit, on va découvrir sa vie. Le juge va l’écouter et essayer de comprendre et de juger. Tout acte peut se justifier mais la justice doit intervenir avant les passages à l’acte. Un sentiment difficile face à ce récit car on peut prendre le geste du narrateur. Un livre qui nous parle aussi de l’air du temps et des difficultés sociales, économiques que nous subissons. Ce livre est un hommage à l’écoute et il ne doit pas être facile de juger et de décider du destin d’un homme, face à des actes ou à des aveux. Ce livre interroge, interpelle et ne laisse pas indifférent. Un texte dont les images et les réflexions restent en mémoire dès que l’on tournait la dernière page.

  • 0.2

    Qui croit encore que la justice règle tous les problèmes de façon impartiale ? Pas moi, en tout cas. Jusqu’à ce que je lise ce roman qui, au départ, ne me tentait pas plus que ça, rapport au code pénal.

    Et puis il a croisé ma route, alors je me suis lancée dans sa lecture. Une lecture exigeante, car le personnage parle : les phrases sont longues, la chronologie aléatoire. Au lecteur de faire des ponts, rapprocher les événements et découvrir un personnage principal à qui la vie n’a pas fait de cadeau.

    Pourtant, jamais il ne désespère. On suit ses réflexions, c’est un homme qui ne parle pas beaucoup mais observe et déduit. Et agit, finalement.

    J’ai tout de même un doute sur la fin du roman par rapport à ce fameux article : oui, il invoque le doute raisonnable, mais pour les juges et jurés de court d’assise, pas avec le juge d’instruction, je me trompe ?

    Un auteur que j’apprécie toujours autant.

    L’image que je retiendrai :

    Celle du fils du personnage principal défaisant tous les amarres des bateaux de plaisance de la rade.

    http://alexmotamots.fr/article-353-du-code-penal-tanguy-viel/

  • 0.25

    Un livre qui touche à la question fondamentale de la justice naturelle qui ne tombera peut-être jamais ou l'injustice qui ne sera jamais réparée.
    Un livre au langage foisonnant avec une note politique dans le fond et l'humour en bonus, que je ne voudrais pas analyser plus, car rien ne vaudrait sa découverte par vous-même.
    Un village du Finistère nord, les années 90.
    Suite à une arnaque immobilière, Martial Kermeur jette à l'eau Antoine Lazenec durant une partie de pêche. Lazenec se noie, Kermeur est arrêté.
    Face au juge il déroule tout le film de sa vie qui l'a mené là. Son licenciement de l'arsenal, le départ de sa femme et l'apparition de Lazenec, "amené par la providence".......et comment il s'est fait " avoir en beauté ".
    Des expressions et métaphores improvisées sur le moment, langage d'un homme simple, tout sauf un intellectuel, (....au fond, plus vous faites une chose absurde et plus vous avez de marge de manoeuvre, parce que l'autre en face, l'autre, tant qu'il n'a pas mis ça dans sa machine à calculer à lui, tant qu'il n'a pas fabriqué une petite machine à lui pour domestiquer l'absurdité, il est paralysé"), face à un juge qui, lui emploie la langue officielle, celle du code pénal.
    Ce face à face,où Kermeur voit le juge en psychologue, va l'aider à " tout déterrer jusqu'à la poussière des os" et à faire de la lumière sur le cours des choses
    L'histoire Martial Kermeur, ancien ouvrier de l'arsenal de Brest a tué Antoine Lazenec, à bout, suite à une monstrueuse escroquerie immobilière, il a tout perdu.
    Il a été victime de manipulation, englué dans l'adversité, vécu l'impuissance face à la culpabilité de son silence, la douleur faite aux siens : il a fini par prendre conscience du jeu de dupe dans lequel il est tombé et qu'il se refusait de s'avouer.
    Etrangement, son fils Erwan, observe, absorbe comme une véritable éponge, tous les déboires de son père…
    Alors Kermeur après avoir réglé son compte à Lazenec,
    Il doit rendre des comptes à la justice. Il est déféré devant un juge d'instruction. Il a rendez-vous avec sa vie.
    Dans un face à face inédit rendu par la narration, une atmosphère feutrée d'un bureau de palais de justice du Finistère, l'accusé se rassemble dans une confession profondément émouvante, nous livre un plaidoyer qui fait mouche, donnant l'impression qu'il a revêtu une robe d'avocat, pèse le pour et le contre avec sa conscience, fait état des dommages collatéraux, explique comment il en est arrivé là….
    Et le juge silencieux, écoute, engrange, se raidit. Pour séparer l'ivraie du bon grain, il prend la parole à des moments stratégiques, le pousse dans ses retranchements pour aller aux tréfonds de Kermeur, semblables à ceux de l'océan.
    La tension est palpable à travers l'écriture, un moment de vérité, solennel entre deux hommes….
    J'ai été brassée par le talent d'orateur de Tanguy Viel, tel un homme qui plaide…

  • 0.25

    J'ai été emportée par le monologue de cet homme prêt à répondre de ses actes face à ce juge. Un discours émouvant qui relate les faits mais essaie de comprendre l'enchainement, un discours sincère et naïf d'un homme qui fait face à l'injustice d'un homme sans scrupule.
    Beau, simple ,émouvant : la détresse de cet homme qui explique avec ses mots une vie transformée par un profiteur individualiste.

  • 0.25

    Martial Kermeur est entendu par un juge. C'est à lui qu'il raconte son histoire, celle qui l'a mené jusqu'à passer par dessus bord, en pleine mer, Antoine Lazenec, promoteur véreux et escroc avéré. Après son geste, Martial rentre tranquillement chez lui, il est arrêté par la police et emmené devant ce juge. C'est alors qu'il raconte l'escroquerie de Lazenec et les conséquences d'icelle sur toute la presqu'île et sur chacun des habitants.

    Édité chez Minuit, comme les autres ouvrages de Tanguy Viel, ce livre pourrait être classé dans les romans policiers ou noirs. Quasi huis-clos entre le juge et l'assassin mis à part les retours sur l'affaire Kermeur/Lazenec. Tanguy Viel use des codes du polars en ménageant ses effets et du suspense quant au devenir de Kermeur et aux diverses actions des uns et des autres jusqu'à l'acte ultime. Et puis, surtout, le romancier en profite pour parler de la Bretagne qui lui est si chère, de cette presqu'île que Lazenec veut défigurer par un programme immobilier ravageur mais de bon rapport financier et prometteur de tourisme et donc d'argent pour les habitants. Et pourtant, malgré le temps pas toujours beau : "Je crois que c'est à ce moment-là qu'il a commencé à pleuvoir un peu, une bruine sans vent qui ne fait pas de bruit quand elle touche le sol et même enveloppe l'air d'une sorte de douceur étrange à force de pénétrer la matière et comme la faisant taire." (p.11/12), mais si joliment décrit qu'on a presque envie de se promener sous cette pluie, elle est belle sa région. Les Bretons sont taiseux, introvertis, durs au mal et sensibles, Martial Kermeur est un bon résumé de tout cela, il saura se confier au juge comme sans doute jamais il ne l'a fait auparavant à qui que ce soit. Les personnages de Tanguy Viel sont présents, profonds, c'est une des forces de ses romans, car même lorsqu'il raconte une histoire mainte fois arrivée, il est passionnant par ses descriptions des âmes et des rapports humains. Il ne décrit pas des personnes lisses et sans intérêt, non Kermeur, comme ses compatriotes est rugueux, complexe, un type lambda mais qui s'est beaucoup questionné et continue de le faire tout en se livrant.

    L'autre grande force de Tanguy Viel, qui me saisit et me ravit à chaque fois, c'est son écriture : de longues phrases très ponctuées, qui, parfois, peuvent véhiculer plusieurs idées, sans que le lecteur ne se perde. C'est un petit exercice de départ que de se mettre en bouche sa manière d'écrire et donc de le lire, mais une fois parti, tout roule et impossible de passer tel ou tel mot, d'abord pour le sens bien sûr, mais aussi et surtout pour le plaisir de lecture. Un second extrait pour justifier mon propos, Kermeur y parle de Lazenec et de sa technique pour soutirer de l'argent aux plus récalcitrants, tout y est dit en finesse et élégance :

    "Et puis quoi, vous croyez que j'aurais cédé si facilement ? Bien sûr que non. Après ça, au contraire, il a laissé le temps s'écouler ce qu'il fallait, les jours s'entasser par-dessus les phrases pour les faire s'oublier et pire encore, faire s'oublier qu'elles pourraient avoir un lien entre elles -quand j'y pense, c'est seulement aujourd'hui, devant vous, quand je rassemble mes souvenirs, c'est seulement aujourd'hui que je soulève le voile qu'il a su déposer et distendre assez pour éparpiller les morceaux dessous." (p.67/68)

  • 0.25

    http://contemplerlesvivants.blogspot.fr/2017/03/article-353-du-code-penal-de-tanguy.html

    UN HOMME A LA MER

    "[...] on aurait dit que le ciel essayait de traverser le grillage pour se mettre à l'abri lui-aussi, et ça faisait comme un rideau de tulle qu'on aurait posé sur la ville et qui ressemblait à notre histoire, oui ça ressemble à notre histoire, j'ai dit au juge, ce n'est pas du brouillard ni du vent mais un simple rideau indéchirable qui nous sépare des choses."


    Le roman s'ouvre sur une partie de pêche quelque peu particulière : Martial Kremeur, Breton pur souche, jette Antoine Lazenec à la mer...
    Il se retrouve ensuite face au juge chargé d'envisager sa peine, et ce dernier lui demande de raconter l'histoire du début. Alors Kremeur le taciturne se met à témoigner. Il décrit tout d'abord son parcours : licencié de l'arsenal, il attend désespérément la prime de licenciement promise par l'Etat. En attendant, il s'est arrangé avec le maire et habite une petite maison posée sur un grand terrain qu'occupe le "Château" sorte de propriété locale appartenant à la ville. En échange d'un loyer, Kremeur s'occupe des espaces verts et des visites. Car ce château, le maire a pour projet de le vendre, afin de faire gagner de l'argent à la ville. L'histoire se situe aux environs de la rade de Brest, ville portuaire, industrielle, mise à mal avec la fermeture de l'arsenal. Une ville en train de mourir à petit feu, tout comme ses habitants.
    Lorsque Lazenec débarque, une promesse d'espoir apparaît : il s'agit d'un important promoteur immobilier, très riche, côtoyant le gratin de la région. Quand Kremeur lui fait visiter le château pour la première fois, il n'y croit pas : comme tous les autres acheteurs potentiels, Lazenec va renoncer quand il va voir l'état de la bâtisse. Mais Lazenec a de grands projets pour la petite ville portuaire : il veut la transformer en cité balnéaire, raser le château pour le remplacer par un complexe hôtelier de luxe. Avec ce projet, c'est toute la ville qui va renaître de ses cendres. Attirés par la promesse d'un avenir meilleur que leur fait miroiter Lazenec, tous les habitants finissent pas tomber dans le piège, y compris Kremeur. Car Lazenec sait parfaitement s'insinuer dans l'esprit humain et convaincre les anciens pêcheurs d'investir leur prime de licenciement dans son projet fou.
    Le rêve ne dure qu'un temps, Lazenec se révèlant finalement un escroc...
    dont l'escroquerie va emporter toute la ville avec lui.

    A partir de là, la vie de Kremeur bascule complètement : il s'enferme dans ses regrets, cesse de s'intéresser à son fils, totalement emporté par cette histoire d'investissement raté. Il perd peu à peu tout ce qui faisait de lui un homme, entraînant son fils à sa suite.
    C'est ainsi l'histoire d'une déchéance que nous conte Article 353 du Code Pénal.
    On y suit la trajectoire d'un homme modeste, qui s'est laissé grisé par l'appât du gain une fois dans sa vie. A travers la description de plusieurs épisodes marquants, Tanguy Viel parvient à nous décrire quel genre d'homme est Kremeur. Marqués par plusieurs échecs (la perte de son emploi, son divorce, et un tragique épisode de Loto raté, hautement symbolique), il devient une proie facile pour le requin qu'est Lazenec, habitué à séduire.
    La précision du récit lui donne une véritable authenticité, et Kremeur inspire rapidement la compassion. De là, il n'y a qu'un pas à franchir pour dire que son témoignage justifie son crime...
    C'est à ce titre une véritable fable sur la nature humaine que nous propose Tanguy Viel.

    Mais Article 353 du Code Pénal est aussi un roman qui s'ancre dans un décor : Tanguy Viel décrit parfaitement les paysages maritimes, l'influence de la mer et du vent sur cette ville de pêcheurs. Il imagine cette ville mourante, qui pourrait être n'importe laquelle des bourgades du littoral breton, et parvient à donner véritablement corps à la petite communauté qui tend à disparaître.
    Le contexte est ici d'une grande importance, puisqu'il permet à Lazenec d'établir son pouvoir, et Article 353 du Code Pénal prend ainsi une allure plus universelle.


    J'ai trouvé le début du roman un peu âpre, mais passées les premières pages, j'ai lu sans pouvoir m'arrêter. A la fois étude de mœurs, plongée dans les ténèbres de l'humain, mais aussi récit de vie, Article 353 du Code Pénal se révèle puissant. Tanguy Viel parvient à relier le personnel à l'universel, Kremeur se révélant finalement le témoin de toute une partie de la population.
    La fin du livre, lumineuse, fait la part belle à l'humanité et nous propose une ouverture. A découvrir !

  • 0.25

    Ce roman qui est une fiction pourrait être une réalité implacable. La justice est la force de ce livre majeur, émouvant, sublime. Les mots du narrateur Martial Kermeur sont les résonnances d’un tribunal qui sait où se trouve la vérité, dans le cœur de l’homme juste. Les vertus sont cardinales et la beauté de ce récit est transcendante. Ce livre est dans la salle des pas nourriciers et littéraires. C’est un véritable levier pour les désespérés. Les Editions de Minuit viennent de publier un chef d’œuvre qui devient le miroir de la justice. Humaniste, le juge écoute les battements de son propre cœur et les échos de ce dernier rendent grâce à la beauté d’un jugement de haute valeur. Tanguy Viel n’écrit pas, il est là, entre les lignes, puissant et maître du jeu. Les rôles s’inversent, en souplesse et en dignité. Martial Kermeur est symbole. Son récit des faits face au juge est d’une force lumineuse, poétique, juste, humble et authentique. Ce roman rare, quasi Durassien est le point sur la balance, au milieu, en pur équilibre littéraire. « L’Article 353 du Code Pénal » de Tanguy Viel est un outil de valeur. Un roman qui devrait se trouver d’urgence dans les mains de chaque juge en soutien des destinées en devenir. C’est un roman qui est sur la plus haute marche de l’égalité verbale, un futur incontournable. On se rappellera longtemps après le point final du bruit de la mer en bras de fer avec Antoine Lanzenac. De la luminosité du juge, de Martial Kermeur que l’on a envie de serrer dans nos bras. Majestueux

  • 0.2

    Je l'ai lu très peu de temps après " Chanson douce" et, bien que le sujet traité mène à la même conclusion, c'est à dire le meurtre, ce roman m'a semblé presque sain en comparaison de celui de Mme Slimani !
    Une étude inquiétante de notre société pleine de violence(s), de maltraitance et de rancoeur qui mènent jusqu'à l'acte fatal. Au passage, je me pose la question : quel Humain devenons-nous dans cette société chronophage, individualiste, consommatrice sans discernement, qui peut entraîner à commettre n'importe quel acte fou ? Ce dernier n'a pas l'élégance "plumistique" de Chanson Douce,certes, mais pour moi, il reste cependant plus léger(?!)

  • 0.2

    Pour son septième roman, Tanguy Viel dissèque la psychologie de l'escroc et de sa proie. Dès le début, on connaît la fin. Ce que l'on ne sait pas, c'est pourquoi un homme sans histoire usé par une vie de labeur en est arrivé à commettre l'irréparable. Un réel polar psychosocial. Un conseil, ne vous jetez pas sur votre code pénal à la recherche de l'ancien article 353, vous ne comprendriez pas pourquoi Tanguy Viel y fait référence. Ouvrez plutôt votre code de procédure pénale, mais pas avant d'avoir lu la dernière page d'Article 353 du code pénal...

    Martial Kermeur, cinquante ans, père, divorcé, ancien ouvrier spécialisé de l'arsenal, socialiste vient d'être arrêté par la police. Il a jeté à la mer le promoteur immobilier Antoine Lazenec. Au juge devant lequel il a été déféré, il retrace le cours des événements qui l'ont mené là : son divorce, la garde de son fils Erwan, son licenciement et puis surtout, les miroitants projets de Lazenec. Il faut dire que la tentation est grande d'investir toute sa prime de licenciement dans un bel appartement avec vue sur la mer. Encore faut-il qu'il soit construit...

    Toute la force d'Article 353 du code pénal tient à sa construction. Un huis-clos entre un juge et un présumé coupable de crime, celui d'avoir commis un meurtre en jetant par dessus bord à neuf kilomètres des côtes brestoises un promoteur immobilier. C'est dans le bureau du juge et sans effets de manche, que Martial Kermeur va, avec beaucoup d'humanité et de sincérité, peu à peu dérouler sa vie, raconter sa rencontre avec Lazenec et son cheminement le faisant passer du statut de victime, à celui de coupable.

    La force de l'écriture de Tanguy Viel restitue parfaitement la tension entre les deux hommes. L'un est d'une froideur absolue, taiseux, l'oreille dressée, ne cherchant qu'à établir la vérité, ne posant que quelques questions comme pour mieux faire parler l'autre. Cet autre justement, cet homme paumé qui se livre sans filtre avec la sincérité de l'homme juste que la vie n'a pas épargné, cet homme honteux d'avoir cédé à la tentation pour finalement se rendre compte qu'il s'est fait abuser au point de tout perdre, non pas le matériel car Kermeur n'a pas ce genre d'attache, perdre ce qu'il a de plus précieux, son Erwan.

    Article 353 du code pénal de Tanguy Viel est un roman magistral et d'une puissance absolue, un roman digne du fabuleux film de Sidney Lumet, Douze hommes en colère.

    Un conseil, lisez-le !

    http://the-fab-blog.blogspot.fr/2017/04/mon-avis-sur-article-353-du-code-penal.html

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