Arte povera

Couverture du livre « Arte povera » de Giovanni Lista aux éditions Cinq Continents

5

1 note

  • Nombre de page : 123
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Monographie / Histoire de l'art / Essais / Dictionnaires
Résumé:

En émergeant dans le difficile contexte politique de l'Italie de la fin des années soixante-dix, l'Arte Povera a reflété le climat contestataire de cette époque dans son rejet de la société de la consommation et du profit. Ses artistes - Pistoletto, Fabro, Penone, Merz, Boetti, Paolini,... Lire la suite

En émergeant dans le difficile contexte politique de l'Italie de la fin des années soixante-dix, l'Arte Povera a reflété le climat contestataire de cette époque dans son rejet de la société de la consommation et du profit. Ses artistes - Pistoletto, Fabro, Penone, Merz, Boetti, Paolini, Anselmo, Kounellis, Zorio - ont pourtant su ancrer leur travail dans une pensée plastique capable de faire exister l'oeuvre en dehors de tout discours théorique ou révolutionnaire. L'Arte Povera oblige l'artiste à une stratégie de balancement entre la matière de l'objet et ses signes d'ordre conceptuel. Le statut éminent de l'oeuvre se traduit dans une prise en compte du rapport au spectateur. L'oeuvre résulte de matériaux primaires réunis dans des montages simples et directs, proposant des matières encastrées plutôt que des assemblages sophistiqués, donnant à percevoir les résistances tensionnelles, la circulation de l'énergie, la transition des forces en présence dans l'objet. Ayant reçu la plus grande reconnaissance internationale, il apparaît aujourd'hui comme le dernier grand mouvement d'avant-garde du XXe siècle.

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    L'Italie de l'après-guerre s'est essentiellement reconstruite grâce au cinéma, au néoréalisme, à Cinecittà. Les arts plastiques modernes sont les parents pauvres de la culture, en grande partie à cause l'héritage mussolinien. On s'est débarrassé du bébé avec l'eau du bain. Et puis vint une étoile filante qui entrouvrit des perspectives pour la jeune génération : Piero Manzoni (1933-1963).
    Les vocables « arte povera » (en italien, art pauvre) apparaissent pour la première fois en 1967 sous la plume du critique Germano Celant, dans la continuité d'un article. Et ce n'est qu'en 1968 qu'une exposition s'intitule « Arte Povera » et donne ainsi le ton, non pas pour un mouvement artistique, mais plutôt pour une attitude face à l'art et à la Vie.
    Les différents protagonistes sont (dans l'ordre alphabétique ) : Giovanni Anselmo (1934 - ), Alighiero Boetti (1940 - 1954), Mario Ceroli (1938 - ), Luciano Fabro (1936 - 2007), Piero Gilardi (1942 - ), Jannis Kounellis (1936 - ), Mario Merz (1925 - 2003) et son épouse Marisa (1926 ou 1931- ), Giulio Paolini (1940 - ), Pino Pascali (1968 -), Giuseppe Penone (1947 - ), Michelangelo Pistoletto (1933 - ), Gilberto Zorio (1944 - ). Tous ont continué une carrière personnelle (avec des bonheurs divers) après quelques années. La plupart d'entre eux sont restés engagés dans l'art pour la vie (ils se définissaient comme des révolutionnaires, des guérilleros).
    Cette introduction à l'Arte Povera avec son texte clair, succinct (complété par une chronologie conséquente) a l'avantage de présenter quarante-huit œuvres et de les analyser en quelques lignes. Et ainsi le lecteur comprend pourquoi Giovanni Anselmo a associé une (vraie) salade avec des blocs de granit. Ou le sens des lettres en néon sur les igloos de Mario Merz. Sans parler de la célèbre « Vénus aux Chiffons » de Michelangelo Pistoletto, une métaphore de la confrontation entre l'Homme et ses déchets.
    Les photographies sont réunies en un seul cahier central (sans légendes). Elles sont précédées de six pages comportant les notices analytiques et stylistiques (ce qui n'est pas évident pour la lecture).L'Italie de l'après-guerre s'est essentiellement reconstruite grâce au cinéma, au néoréalisme, à Cinecittà. Les arts plastiques modernes sont les parents pauvres de la culture, en grande partie à cause l'héritage mussolinien. On s'est débarrassé du bébé avec l'eau du bain. Et puis vint une étoile filante qui entrouvrit des perspectives pour la jeune génération : Piero Manzoni (1933-1963).
    Les vocables « arte povera » (en italien, art pauvre) apparaissent pour la première fois en 1967 sous la plume du critique Germano Celant, dans la continuité d'un article. Et ce n'est qu'en 1968 qu'une exposition s'intitule « Arte Povera » et donne ainsi le ton, non pas pour un mouvement artistique, mais plutôt pour une attitude face à l'art et à la Vie.
    Les différents protagonistes sont (dans l'ordre alphabétique ) : Giovanni Anselmo (1934 - ), Alighiero Boetti (1940 - 1954), Mario Ceroli (1938 - ), Luciano Fabro (1936 - 2007), Piero Gilardi (1942 - ), Jannis Kounellis (1936 - ), Mario Merz (1925 - 2003) et son épouse Marisa (1926 ou 1931- ), Giulio Paolini (1940 - ), Pino Pascali (1968 -), Giuseppe Penone (1947 - ), Michelangelo Pistoletto (1933 - ), Gilberto Zorio (1944 - ). Tous ont continué une carrière personnelle (avec des bonheurs divers) après quelques années. La plupart d'entre eux sont restés engagés dans l'art pour la vie (ils se définissaient comme des révolutionnaires, des guérilleros).
    Cette introduction à l'Arte Povera avec son texte clair, succinct (complété par une chronologie conséquente) a l'avantage de présenter quarante-huit œuvres et de les analyser en quelques lignes. Et ainsi le lecteur comprend pourquoi Giovanni Anselmo a associé une (vraie) salade avec des blocs de granit. Ou le sens des lettres en néon sur les igloos de Mario Merz. Sans parler de la célèbre « Vénus aux Chiffons » de Michelangelo Pistoletto, une métaphore de la confrontation entre l'Homme et ses déchets.
    Les photographies sont réunies en un seul cahier central (sans légendes). Elles sont précédées de six pages comportant les notices analytiques et stylistiques (ce qui n'est pas évident pour la lecture).

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