Arabes en France ; Arabes de France

Couverture du livre « Arabes en France ; Arabes de France » de Abdelmadjid Kaouah aux éditions Loubatieres
  • Nombre de page : 232
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Histoire Essais
Résumé:

" Deux peuples se côtoient et vont l'un sur un rivage, l'autre sur l'autre rivage parallèle.
Une mer les sépare. Cette mer, c'est la mer mentale primordiale, la Mer des Mers en quelque sorte : la Méditerranée. Sur la rive sud de la Méditerranée, il y a, majoritaires à partir de la fin... Lire la suite

" Deux peuples se côtoient et vont l'un sur un rivage, l'autre sur l'autre rivage parallèle.
Une mer les sépare. Cette mer, c'est la mer mentale primordiale, la Mer des Mers en quelque sorte : la Méditerranée. Sur la rive sud de la Méditerranée, il y a, majoritaires à partir de la fin du VIIe siècle A.D., les Arabes; sur sa rive nord, parmi d'autres peuples qui seront dits un jour européens, il y a les (bientôt) Français. Ces deux peuples, séparés géographiquement par la mer, qui est divinité, seront souvent rapprochés et parfois même réunis par l'autre déesse qui gère le destin des communautés humaines : l'histoire.
Il faudrait, dans certaines circonstances, écrire certains mots déterminants avec une initiale majuscule : la Géographie et l'Histoire, entités mêlées à la conscience des hommes et qui brassent leur destin, sont dans le cas des Arabes et des Français comme deux poumons qui leur permettent de respirer le même air partageable. " (Salah Stétié)

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Le courrier des auteurs

Ahmed Djebbar répond à nos questions ! (28/10/2010)

1) Qui êtes-vous ? ! ABDELMAJID KAOUAH Poète et journaliste d'origine algérienne, vivant depuis plus d'une quinzaine d'années en France. Se veut le chroniqueur syncrétique des deux rives de la Méditerranée : rives, rivages, images, paysages, nourritures terrestres, parfums, paroles et mémoires déliés qui se conjuguent dans un combat tranquille dans la tolérance, le dialogue et la reconnaissance réciproque.Chroniqueur des chemins escarpés des apports antérieurs et des futurs communs de la grande tribu humaine et universelle. Abdelmadjid Kaouah est né le 25 décembre 1950 à Aïn-Taya, au bord de la mer, près d'Alger. Correspondant de presse divers journaux algériens francophones et chroniqueur littéraire : Algérie News, Radio Canalsud Toulouse, Repères Maghrébins... La violence qui a frappé son pays dans les années 90 l'a poussé à l'exil en région toulousaine où il vit depuis une quinzaine d'années. Il publie des textes de création depuis les années 70 en Algérie et en France : plusieurs plaquettes aux Editions du Stencyl (Alger)dans les années 70-80, notamment : Trois télégrammes d'amour et un poème pour les enfants, De toute manière...Et dans des revues : Alif (en Tunisie), les éditions du Stencil : Europe, La Sape, Phréatique, L'Orycte, Sud, Encres Vives, Poésie Première, Verso, Carnavalesques...On a écrit que son recueil Par quelle main retenir le vent, préfacé par Tahar Djaout en 1986, évoquait ce qu'aurait pu être l'Algérie si les poètes avaient eu la parole. Par quelle main retenir le vent été réédité suivi de La Jubilation du jasmin en 2000 par les éditions Noir & Blanc ainsi que L'Ombre du livre (1999).Il a publié Le Noeud de Garonne (éd. Autres Temps, Marseille, en 1999). Titulaire d'une Maîtrise consacrée à la poésie algérienne de langue française suivie d'un D.E.A. -inachevé à ce jour - sur Mohammed DIB (Université Toulouse Le Mirail).Il a également animé en Midi-Pyrénées, l'association, CRIDLA (Cercle de recherches, d'initiatives des lettres algériennes et maghrébines de langue française).Collaborateur littéraire (notamment à Notre librairie, revue des littératures du Sud, actuellement Cultures du Sud, Paris), il a produit durant plusieurs années des émissions radio de culture et de société (grands entretiens avec Amin Maalouf, Jean Pélegri, Boualem Sensal, Serge Pey etc.) et dans la presse écrite (Rachid Boudejedra, Nedim Gürsel, Yasmina Khadra, Abdellatif Laâbi, Michel Cosem, Gilles Lade, Bernard Mazo, Nourredine Saadi, Maïssa Bey...). Il a obtenu le prix- Sernet 1995 des Journées internationales de poésie de Rodez pour La Maison livide (préfacé par Serge Pey avec une couverture du peintre Hamid Tibouchi, éd. Encres Vives, Toulouse). Figure dans de nombreuses anthologies poétiques : L'exil intérieur, textes réunis et présentés par Jean-Claude Xuereb, Sud, 1995, D'Allemagne et de Méditerranée, poésie d'aujourd'hui, Autre SUD, 2003, Carnavalesques 2007, ASPECT,Nancy Textes en français et traduits en anglais dans CELAAN, revue du Centre d'Etudes des littératures et des Arts d'Afrique du Nord : Nouvelle poésie algérienne, Skidmore College Chants et complaintes du Polygone, anthologie présentée par Mohamed Younsi, Écrits des Forges/le dé bleu, 2003» ; Des chèvres noires dans un champ de neige, Bacchanales 2003 Poèmes traduits : En allemand in Zeitgenössiche Dichtung aus Frankreich und Deutschland, Pop Verlag, Ludwigsburg, 2004, et par Christel J.Stefariel in recueil «Passeurs de mémoire» Institut français de Brême, Mars 2005.En grec par Georges Fréris (In Racine, Université Aristote, Thessalonique, 2001) Il a publié aux éditions Autres Temps une anthologie : Poésie algérienne francophone contemporaine (coll. "Temps poétique", 2004). Le Cri de la mouette quand elle perd ses plumes, Editions Encres Vives, mars,2006 avec une couverture de Hamid Tibouchi L'Ode à Katarina Anghelàki suivie de Skärgärden, Encres Vives, Février, 2008 avec une couverture de Myriam Laffont. En 2009, il a publié un récit : «Retour en Algérie, Amère Saison», aux éditions de La Louve. En 2010 : A Soleil ouvert : 9 poètes algériens par Emmanuel Hiriart, Editinter. Membre du Centre régional des Lettres de Midi-Pyrénées, il anime des ateliers d'écriture. A préfacé et présenté divers ouvrages, notamment : Anthologie Poèmes pour la Paix, Ed Hiwar Alger, Algérie : Voix dans la tourmente, le Temps des cerises. SERGE PEY, poète : «La poésie d'Abdelmadjid Kaouah se fait avec les os et le sang de l'air, les yeux de l'eau, les mains du feu. Partout où il y a de l'amour et de la lutte pour l'amour. La poésie de Kaouah est un chemin vers la liberté. Elle nous rappelle qu'il faut arriver au plus profond de soi, dans son lointain territoire intime pour soudain trouver l'autre et sa langue». Michel Cosem, romancier et poète : «Il y a chez Abdelmadjid Kaouah un grand amour de la langue, une connaissance parfaite de l'écriture et de l'histoire de la poésie, ce qui fait de lui un poète francophone à part entière. Il est bien le compagnon de toute la poésie et non de tel ou tel poète. Ce que j'aime aussi beaucoup chez lui c'est son respect de la langue française, et cela est une source pour le lecteur de vraies découvertes et de vrai plaisir. Je ne puis m'empêcher de penser à une réflexion d'un penseur occitan - Félix Castan - pour qui la langue du colonisateur devient un bien si précieux, pour le colonisé, non pour prendre sa revanche mais pour le dépasser. 2) Quel est le thème central de ce livre ? Le poète Indien Rabindranah Tagore évoquait «la morsure vivifiante de l'Occident». On peut se poser la question si l'Occident, l'Europe, et plus singulièrement la France ont suffisamment jaugé à sa juste valeur l'apport culturel scientifique du monde arabo-musulman ? En France, les premières approches avec le monde arabo-musulman datent du IXe siècle. La recherche historique a fait justice de certaines interprétations hâtives. En tous cas, il est certain que les relations entre la France et le monde arabo-musulman plongent leurs racines très loin dans le temps. Au XIIe siècle, Haroun al-Rachid, le calife De Bagdad, échangeait des cadeaux avec Charlemagne. Le premier éléphant à fouler le sol français fut en ivoire conservé à la BNF... Au XVIIIe siècle avec la campagne d'Égypte de Bonaparte se nouaient pour très longtemps des relations tumultueuses et prolifiques. Les Arabes qui avaient fait connaître à l'Europe, grâce à leur fréquentation précoce de la Chine, le papier, découvraient en retour l'imprimerie. Avec la Conquête de l'Algérie en 1830, les deux rives de la Méditerranée n'ont pas cessé de battre à l'unisson par-delà toutes les vicissitudes communes. Cela a été déjà dit : le monde a parlé en rabe. Ce n'est pas une simple métaphore. Non seulement parlé mais pensé et s'est développé sur les grands acquis culturels, scientifiques du monde arabo-musulman. L'histoire des sciences s'est écrite sur une longue période, entre le IXe et le XIVe siècle par les savants arabo-musulmans. Il suffit de rappeler que selon les spécialistes de l'histoire des sciences figurent aux côtés du Grec Aristote, Al-Fârâbî, (870-950), et Avicenne (980-1036) qui éleva la médecine au statut de science. La liste est longue des philosophes, médecins, géographes, astronomes, mathématiciens, aux origines diverses réunis dans une même dynamique de civilisation : Al-Khawarizmi qui inventa le système décimal, à Damas, Al-Shatir qui ouvrit le champ de l'astronomie tandis que l'Egyptien Al-Hazen étudia la lumière. L'Empire musulman a su recueillir l'héritage hellénistique, le prolonger et lui donner un second souffle tout devenant un espace de recherches et d'investigations favorisant l'essor des sciences exactes. Sous le règne du calife al-Ma'mûn, qui a régné de 813 à 833 des institutions scientifiques voient le jour, telle la «Maison de la Sagesse» (Bayt al-Hikma), des hôpitaux, des observatoires nécessaires à la recherche scientifique. Bayt al-Hikma, c'était à la fois une bibliothèque, une sorte d'académie et un centre de recherche. Elle devint rapidement le centre international des traductions en arabe. Les théories antiques furent révisées, plusieurs erreurs de Ptolémée furent relevées et les tables grecques corrigées. L'École de Bagdad procéda à l'estimation très précise de la durée de l'année. En un mot les savants de Bagdad furent les précurseurs lointains de Copernic et de Kepler. L'histoire est tissée de confrontations fertiles. ARABES DE/EN FRANCE par Ahmed DJEBBAR, Salah GUEMRICHE, Abdelmadjid KAOUAH, Salah STETIE est avant tout un voyage ouvert par-delà les approximations et les préjugés. Abdelmadjid Kaouah Précisons encore que le mot Arabe recouvre ici l'ensemble du monde arabo-musulman, tel qu'il est perçu par la société française. Il signifie en fait plus que cela : Berbère, Kabyle, Maghrébin, Maure, Ottoman, Sarrazin...selon le point de vue, la géographie et le cours du temps ; tous se rencontrent dans ce livre. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? "... Deux peuples, séparés géographiquement par la mer, qui est divinité, seront souvent rapprochés et parfois même réunis par l'autre déesse qui gère le destin des communautés humaines : l'histoire". Salah Stétié 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? «Mozart l'Égyptien» Hugues de Courson, Ahmed El Maghraby et Nasredine Dalil 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Le plaisir de découvrir et la satisfaction de connaître ce que le temps et les préjugés occultent.

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