Apprendre à prier à l'ère de la technique

Couverture du livre « Apprendre à prier à l'ère de la technique » de Goncalo M. Tavares aux éditions Viviane Hamy
  • Nombre de page : (non disponible)
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Littérature Hispano-Portugaise
Résumé:

Lenz B., le grand chirurgien, façonné par l'éducation qu'il a reçue et l'admiration qu'il portait à son père, Frédéric Buchman ? un militaire ayant décrété « la peur est illégale dans cette maison » ?, refusait de porter le même patronyme que son frère, Albert, le jugeant médiocre et faible.... Lire la suite

Lenz B., le grand chirurgien, façonné par l'éducation qu'il a reçue et l'admiration qu'il portait à son père, Frédéric Buchman ? un militaire ayant décrété « la peur est illégale dans cette maison » ?, refusait de porter le même patronyme que son frère, Albert, le jugeant médiocre et faible. C'est seulement lorsque meurt Albert qu'il estime pouvoir enfin recouvrer son identité, être Lenz Buchman, l'unique et digne fils de Frédéric Buchman.
À la mort de son frère, Lenz Buchman abandonne la chirurgie et devient l'un des premiers dirigeants du Parti. Mais en même temps que la fulgurante ascension de l'homme, une autre force, insidieuse, suit un même chemin. Le chef du Parti est enfin élu, essentiellement grâce à la redoutable intelligence de Buchman. Le lendemain de ce jour, la maladie, elle aussi, avait vaincu. Lenz Buchman, l'homme fort, devient alors l'homme malade, puis l'homme faible, dépendant...

Donner mon avis

Les derniers avis

  • Lechoixdeslibraires.com

    Cela commence par une scène plutôt tendre et choquante où l'on voit le jeune Lenz obligé par son père à forniquer sous ses yeux avec la petite bonne. Il en résultera ceci que toute sa vie, Lenz agira toujours en fonction des opinions de son père, comme placé en permanence sous son regard, et ce même après sa mort. Et ce père là, officier autoritaire et cinglant, avait banni la peur de son foyer et veillé à ce que ses deux fils grandissent en hommes d'action, en décideurs, toujours prompts à attaquer la vie et ses événements plutôt qu'à les subir. Aussi Lenz Buchmann, à la différence de son frère aîné Albert, trop proche de sa mère et donc par conséquent de caractère trop faible, ne vivra-t-il qu'avec pour unique soucis l'efficacité de chacun de ses gestes, exécrant au-delà de tout la compassion et la maladie.
    Procédant par chapitres très courts, Tavarès trace donc en pointillés le parcours d'un homme intelligent et fou, obsédé par la force, découvrant jour après jour avec un cynisme jubilatoire combien un esprit aussi aiguisé que le sien, porté par une volonté dévastatrice, peut comprendre, séduire et enfin entraîner dans ses délires autoritaires, pourquoi pas, un jour, tout un peuple. Buchmann n'a d'autre projet que lui-même. Chirurgien admiré au début du livre, il veut devenir plus que cela. Un individu ce n'est pas assez. Chef de parti, maire, représenter et diriger des foules, en voilà une ambition pour un ambitieux ! Et Buchmann plonge dans la politique.
    Ce roman a quelque chose de militaire. Il s'agit comme à la guerre, de gagner du terrain, d'éliminer l'ennemi et de sombrer gentiment dans une sombre paranoïa. Dieu ne sert à rien. La technique seule compte, qui se passe de sentimentalisme. Machiavélique à souhaits Apprendre à prier à l'ère de la technique est, après Jérusalem*, une nouvelle approche de la question du mal par un auteur parfaitement inclassable. Une dernière chose après toutes ces horreurs - mais le croirez-vous ? Ce roman est d'une drôlerie redoutable !

  • Lechoixdeslibraires.com

    Cela commence par une scène plutôt tendre et choquante où l'on voit le jeune Lenz obligé par son père à forniquer sous ses yeux avec la petite bonne. Il en résultera ceci que toute sa vie, Lenz agira toujours en fonction des opinions de son père, comme placé en permanence sous son regard, et ce même après sa mort. Et ce père là, officier autoritaire et cinglant, avait banni la peur de son foyer et veillé à ce que ses deux fils grandissent en hommes d'action, en décideurs, toujours prompts à attaquer la vie et ses événements plutôt qu'à les subir. Aussi Lenz Buchmann, à la différence de son frère aîné Albert, trop proche de sa mère et donc par conséquent de caractère trop faible, ne vivra-t-il qu'avec pour unique soucis l'efficacité de chacun de ses gestes, exécrant au-delà de tout la compassion et la maladie.
    Procédant par chapitres très courts, Tavarès trace donc en pointillés le parcours d'un homme intelligent et fou, obsédé par la force, découvrant jour après jour avec un cynisme jubilatoire combien un esprit aussi aiguisé que le sien, porté par une volonté dévastatrice, peut comprendre, séduire et enfin entraîner dans ses délires autoritaires, pourquoi pas, un jour, tout un peuple. Buchmann n'a d'autre projet que lui-même. Chirurgien admiré au début du livre, il veut devenir plus que cela. Un individu ce n'est pas assez. Chef de parti, maire, représenter et diriger des foules, en voilà une ambition pour un ambitieux ! Et Buchmann plonge dans la politique.
    Ce roman a quelque chose de militaire. Il s'agit comme à la guerre, de gagner du terrain, d'éliminer l'ennemi et de sombrer gentiment dans une sombre paranoïa. Dieu ne sert à rien. La technique seule compte, qui se passe de sentimentalisme. Machiavélique à souhaits Apprendre à prier à l'ère de la technique est, après Jérusalem*, une nouvelle approche de la question du mal par un auteur parfaitement inclassable. Une dernière chose après toutes ces horreurs - mais le croirez-vous ? Ce roman est d'une drôlerie redoutable !

  • Lechoixdeslibraires.com

    Cela commence par une scène plutôt tendre et choquante où l'on voit le jeune Lenz obligé par son père à forniquer sous ses yeux avec la petite bonne. Il en résultera ceci que toute sa vie, Lenz agira toujours en fonction des opinions de son père, comme placé en permanence sous son regard, et ce même après sa mort. Et ce père là, officier autoritaire et cinglant, avait banni la peur de son foyer et veillé à ce que ses deux fils grandissent en hommes d'action, en décideurs, toujours prompts à attaquer la vie et ses événements plutôt qu'à les subir. Aussi Lenz Buchmann, à la différence de son frère aîné Albert, trop proche de sa mère et donc par conséquent de caractère trop faible, ne vivra-t-il qu'avec pour unique soucis l'efficacité de chacun de ses gestes, exécrant au-delà de tout la compassion et la maladie.
    Procédant par chapitres très courts, Tavarès trace donc en pointillés le parcours d'un homme intelligent et fou, obsédé par la force, découvrant jour après jour avec un cynisme jubilatoire combien un esprit aussi aiguisé que le sien, porté par une volonté dévastatrice, peut comprendre, séduire et enfin entraîner dans ses délires autoritaires, pourquoi pas, un jour, tout un peuple. Buchmann n'a d'autre projet que lui-même. Chirurgien admiré au début du livre, il veut devenir plus que cela. Un individu ce n'est pas assez. Chef de parti, maire, représenter et diriger des foules, en voilà une ambition pour un ambitieux ! Et Buchmann plonge dans la politique.
    Ce roman a quelque chose de militaire. Il s'agit comme à la guerre, de gagner du terrain, d'éliminer l'ennemi et de sombrer gentiment dans une sombre paranoïa. Dieu ne sert à rien. La technique seule compte, qui se passe de sentimentalisme. Machiavélique à souhaits Apprendre à prier à l'ère de la technique est, après Jérusalem*, une nouvelle approche de la question du mal par un auteur parfaitement inclassable. Une dernière chose après toutes ces horreurs - mais le croirez-vous ? Ce roman est d'une drôlerie redoutable !

  • Lechoixdeslibraires.com

    Cela commence par une scène plutôt tendre et choquante où l'on voit le jeune Lenz obligé par son père à forniquer sous ses yeux avec la petite bonne. Il en résultera ceci que toute sa vie, Lenz agira toujours en fonction des opinions de son père, comme placé en permanence sous son regard, et ce même après sa mort. Et ce père là, officier autoritaire et cinglant, avait banni la peur de son foyer et veillé à ce que ses deux fils grandissent en hommes d'action, en décideurs, toujours prompts à attaquer la vie et ses événements plutôt qu'à les subir. Aussi Lenz Buchmann, à la différence de son frère aîné Albert, trop proche de sa mère et donc par conséquent de caractère trop faible, ne vivra-t-il qu'avec pour unique soucis l'efficacité de chacun de ses gestes, exécrant au-delà de tout la compassion et la maladie.
    Procédant par chapitres très courts, Tavarès trace donc en pointillés le parcours d'un homme intelligent et fou, obsédé par la force, découvrant jour après jour avec un cynisme jubilatoire combien un esprit aussi aiguisé que le sien, porté par une volonté dévastatrice, peut comprendre, séduire et enfin entraîner dans ses délires autoritaires, pourquoi pas, un jour, tout un peuple. Buchmann n'a d'autre projet que lui-même. Chirurgien admiré au début du livre, il veut devenir plus que cela. Un individu ce n'est pas assez. Chef de parti, maire, représenter et diriger des foules, en voilà une ambition pour un ambitieux ! Et Buchmann plonge dans la politique.
    Ce roman a quelque chose de militaire. Il s'agit comme à la guerre, de gagner du terrain, d'éliminer l'ennemi et de sombrer gentiment dans une sombre paranoïa. Dieu ne sert à rien. La technique seule compte, qui se passe de sentimentalisme. Machiavélique à souhaits Apprendre à prier à l'ère de la technique est, après Jérusalem*, une nouvelle approche de la question du mal par un auteur parfaitement inclassable. Une dernière chose après toutes ces horreurs - mais le croirez-vous ? Ce roman est d'une drôlerie redoutable !

Voir tous les avis

Où trouver ce livre en librairie ?

Service proposé en partenariat avec Place des Libraires

Les dernières discussions

Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre
Soyez le premier à en lancer une !

Lancez une discussion

Pour lancer une discussion, vous devez être connecté...
Vous n'avez pas encore de compte ? Rendez-vous ici et laissez-vous guider !

Du même auteur

Monsieur Calvino Goncalo M. Tavares VIVIANE HAMY

Voir tous les livres de Goncalo M. Tavares

Autres éditions

Apprendre à prier à l'ère de la technique Goncalo M. Tavares POINTS

Voir toutes les éditions

Récemment sur lecteurs.com