Appelez-moi Lorca Horowitz

Couverture du livre « Appelez-moi Lorca Horowitz » de Anne Plantagenet aux éditions Stock

3.363636363

11 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Stock
  • EAN : 9782234076211
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 210
  • Collection : Bleue stock
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

« Quand Rocío Perales et son mari ont engagé Lorca Horowitz dans leur cabinet d'architectes à Carmona, au début des années 2000, ils n'auraient jamais cru que cette dactylo grassouillette et mal dans sa peau allait un jour détruire leur vie. Se rêvant riche et belle, imitant la femme de... Lire la suite

« Quand Rocío Perales et son mari ont engagé Lorca Horowitz dans leur cabinet d'architectes à Carmona, au début des années 2000, ils n'auraient jamais cru que cette dactylo grassouillette et mal dans sa peau allait un jour détruire leur vie. Se rêvant riche et belle, imitant la femme de son patron dans les moindres détails, elle a détourné l'argent de ce dernier pour mener une autre vie que la sienne.
Pourquoi ce fait divers, découvert par hasard dans un magazine, a-t-il attiré mon attention ? Était-ce à cause du nom et de la personnalité de l'étrange secrétaire ? De la place qu'elle avait prise à une autre ? Ou parce que cette histoire s'était déroulée en Andalousie, où j'avais vécu, aimé et même eu un enfant ?
De mon existence d'alors, à part mon fils, il ne me restait rien. La femme que j'avais été m'était devenue incompréhensible, et c'était vertigineux.
Je ne savais pas, mais il fallait que j'enquête. Voilà pourquoi je suis partie à la recherche de Lorca Horowitz. »

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Les derniers avis

  • 0.2

    La plume de Anne PLANTAGENET, je l'ai découverte et adoptée avec "Nation Pigalle", puis "Trois jours à Oran".

    Quand j'ai repéré son dernier roman au rayon nouveautés de la Bibliothèque, je ne me suis pas posée de question, je l'ai pris et j'ai bien fait ! Ce fut un plaisir de retrouver la qualité de sa plume.


    Les Perales, Architectes à Carmona en Andalousie, embauchent comme dactylo Lorca Horowitz, une femme "grassouillette et mal dans sa peau". Agée de 32 ans, elle est amoureuse depuis 12 ans d'un homme, Julian. Lorca Horowitz va faire progressivement sa place au sein de l'entreprise. Elle va aussi s'inviter dans la vie des Perales, prenant modèle sur la distinction, la classe et la féminité de Madame. Le mimétisme est troublant et quand Madame s'en offusquera, il sera peut-être déjà trop tard !


    Thriller psychologique, ce roman présente toutes les caractéristiques du page-turner. A peine les premières lignes parcourues que le lecteur est déjà envoûté par le parcours de Lorca Horowitz, cette jeune femme mystérieuse à l'initiative d'une incroyable machination. Le supense est immense et le rythme haletant. Jusqu'où ira-t-elle ? Comment finira cette histoire ? Ce sont les questions auxquelles le lecteur a une furieuse envie de répondre.


    Je ne vais pas vous en dire beaucoup plus sur le scénario machiavélique qui constitue la substantifique moëlle de ce très bon roman, ça serait dommage de vous le dévoiler d'autant que je souhaite, avec ce billet, vous inciter à le lire !


    Pour autant, je crois pouvoir vous en dire un peu plus sur ce qui m'a intéressée dans ce roman.

    D'abord, ce sont les motivations d'une psychopathe. Comment en arrive-t-on à imaginer un scénario aussi complexe qu'effrayant ? Qu'est-ce-qui peut faire que l'esprit d'un être humain soit dévoyé à la destruction d'autrui ? Avec le personnage de Lorca, vous aurez une petite idée de ce que le sentiment d'abandon peut engendrer.


    Ensuite, ce sont les moyens de défense de la victime. Comment partager ses soupçons ? Avec qui ? Comment formuler l'objet de ses psychoses ? Comment ne pas sombrer dans la folie alors que la paranoïa déploie ses griffes ?


    Enfin, c'est la démarche de l'écrivaine qui dès le début du roman s'interroge sur son rapport à elle avec ce fait divers espagnol. Qu'est-ce qui peut déclencher chez l'écrivain cet intérêt irrépressible pour une affaire singulière ?


    "[...] j'étais intimement convaincue que ce n'est pas l'auteur qui choisit le fait divers, mais le fait divers qui désigne l'auteur, arrive jusqu'à lui et vient le débusquer dans ses retranchements les plus solides, l'interpeller un jour où il ne s'y attend pas, pour une cause extrêmement impérieuse, qu'il ne peut identifier sur le moment mais qui constitue le déclenchement de sa quête et la réactivation de son désir." P. 11


    Pour terminer, Anne PLANTAGENET pèse le poids des mots, et moi, là, j'avoue être d'une très grande sensibilité :


    "Il faut faire attention aux mots qu'on emploie, ce n'est pas n'importe quoi les mots, on ne joue avec que si on en a les moyens, la parfaite maîtrise du langage [...]." P. 67

    Ce roman, je vous le conseille absolument !

  • 0.15

    Début des années 2000. Lorca Horowitz est une jeune dactylo boulotte et mal dans sa peau engagée par un couple d’architectes de renommée à Carmona en Espagne. Elle rêve d’être riche et belle, elle va alors tout mettre en œuvre pour tromper ses patrons, dévaster leur existence, son plan mis en place au détail près, préparé avec minutie fait froid dans le dos ; elle détourne de l’argent pour mener un train de vie. Belle et grande aventure d’une secrétaire qui part dans un délire diabolique, comment cette femme qui devient une séductrice a-t-elle su et pu manipuler des êtres de cette manière et mettre en place un tel plan d’anéantissement sans jamais renoncer, c’est ce que vous saurez en lisant ce fabuleux thriller psychologique signé par une auteure de talent. Encore un coup de cœur pour cette rentrée littéraire 2016.

  • 0.2

    Ce roman est original. On suit les voix de l’auteur et du personnage qu’elle a choisi Lorca Horowitz. Lorca est une secrétaire dans un riche cabinet espagnol d’architecte dirigé par les Pereire. Cette femme qui est au cœur d’un fait divers fascine l’auteur et lui permet de s’interroger sur sa vie en parallèle au récit de cette affaire.

    La narration qui mêle la fois le « je » de l’auteur et les pensées confuses, revendicatives de la secrétaire provoque un décalage de voix qui est intéressant. L’auteur nous parle de ses pensées intimes, de son rapport à l’amour, l’Espagne. Elle cherche à comprendre pourquoi elle a été fascinée par cette femme, pourquoi elle éprouve de l’empathie pour elle au lieu de l’empathie pour ses riches patrons. Le roman est aussi le récit d’une transformation totale, d’une usurpation d’identité, de place puisque la secrétaire se met peu à peu à singer sa riche patronne jusque dans les moindres détails. Le récit de son malaise, de sa vie difficile, de son amour obsessionnel pour Julian sont bien décrits. J’ai aimé cette plongée dans l’intimité de l’auteur et de son double que devient peu à peu Lorca.

    C’est avant tout un roman sur la psychologie et les ressorts de cette femme, par sur le fait divers en lui-même mais sur des détails pour les enquêteurs qui interpellent l’auteur. J’ai apprécié cette mise en abîme, cette quête et la réflexion introspective de l’auteur sur sa propre vie. Par moment, la narration de Lorca est difficile à suivre mais comme l’auteur on veut comprendre pas par voyeurisme mais à cause de la singularité des actions de Lorca pendant plusieurs années. Lorca devient peu à peu un personnage de fiction mais qui a de l’épaisseur au fil du texte de petite secrétaire insipide à la une des journaux espagnols. Peu à peu on s’éloigne du pourquoi, elle a fait ça et la réussite de l’auteur est de maintenir un cap, un rythme vers la découverte de ce personnage. On cherche plus comme elle à la comprendre et ses réelles motivations passent au second plan. La réflexion sur l’écriture, la transformation de la réalité par un écrivain, ses mécanismes sont fascinants.

    Donc poursuivez l’enquête et rentrez dans la tête d’une auteur, de ses doutes, du matériel de l’écrivain avec le personnage de Lorca.

  • 0.2

    Anne Plantagenet nous raconte l’histoire de cette secrétaire espagnole qui avait envie de ressembler à sa patronne pour simplement enfin exister après un vécu terne et sans intérêt. Dès le début de ce roman l’auteur arrive à nous plonger dans ce monde de l’usurpation de personnalité, à la construction de cette nouvelle personnalité et jusqu’à la dernière page on peut voir la transformation s’accomplir avec minutie de la part de Lorca Horowitz.
    L’auteur a choisi de construire son roman en alternant les chapitres sur ce fait divers et des chapitres sur ses réflexions existentielles.
    Dès les premières pages de ce roman, j’ai été happée par ce fait divers d’usurpation mais également émue par le témoignage de l’auteur sur son ressenti vis-à-vis de sa vie, sur ce besoin de mouvement, de renouvellement. L'écriture est vive et m’a tenu en haleine jusqu’à la fin.
    J’ai aimé cette atmosphère oppressante, on imagine et on voit bien la construction par Lorca Horowitz d’un plan macabre pour s’emparer d’une autre vie que la sienne.
    Peut-être un petit bémol sur la fin que j’ai trouvé un peu « bâclée » et la disparition soudaine du témoignage de l’auteur m’a laissée sur « ma faim ».

  • 0.1

    La narratrice, interpellée par un fait divers survenu en 2013, en Espagne, part à la recherche de Lorca Horowitz, personnalité auteur de l’affaire en question.
    Chacun des personnages entre dans le roman en alternance, la narratrice s’inspirant de Lorca pour rechercher son identité, se construire un personnage, par envie ou par curiosité, pour trouver les clés d’une transformation ?
    Elle rapproche sa curiosité presque ambigüe à celle d’Emmanuel Carrère lorsqu’il écrivait sur l’affaire Romand, cet homme qui avait une double vie, les documents qu’il avait stockés, laissés puis repris. (Réflexion que je ne partage pas !)
    « Appelez-moi Lorca Horowitz », parce qu’elle est une référence, un modèle de femme et de courage, de déséquilibre ?

    Lorca, embauchée par Rocio Perales, épouse de Eduardo Perales, au sein de leur prestigieux cabinet d’architectes, est une de ces jeunes femmes que l’on ne remarque pas – ou plutôt, si – parce que son physique ne s’inscrit pas dans les codes des icônes de la mode, et le modèle social très éloigné de celui des Perales « beaux, riches, bien habillés, minces, amoureux, admirés… ». Lorca découvre la gentillesse, la protection, des sentiments nouveaux pour elle, presque suspects… mais non, ses collègues la rassurent, « pas de loup dans le placard ». Non, simplement ses attitudes avec des femmes simples permettent à Rocio d’asseoir sa suprématie de femme fatale, d’épouse et de mère parfaites, d’affirmer son rang social, ces choses qui doivent forcément éloigner tout risque de rivalité.
    Lorca parle de son mari, Julian, thanatopracteur, qui rend les corps morts comme de beaux vivants endormis, un sujet ténébreux qui distille un peu d’étrange dans ce milieu professionnel où tout est si lisse, et qui d’une certaine façon, la met déjà dans une position différente. Qui est vraiment Lorca ?

    Le comportement pathologique, pervers, de Lorca et de la narratrice révèlent les mêmes manques, les mêmes fragilités, elles créent et évoluent dans une atmosphère malsaine, de mensonges. Le thème de l’usurpation d’identité tient une place importante dans ce roman.

    Je ne dirai pas que l’histoire ne m’a pas intéressée, mais j’ai cherché moi aussi de quelle façon j’allais entrer dans ce livre, malgré des chapitres courts, une écriture aisée. Autant j’avais de la sympathie pour le personnage de Lorca, autant celui de la narratrice me laissait indifférente, réduisant ainsi le plaisir de la lecture.

    Toutefois, n’étant pas grande adepte des polars, ce roman ayant quelques similitudes, mon avis est sans doute à nuancer.

  • 0.15

    Roman double et peut être aussi roman trouble, « Appelez-moi Lorca Horowitz » est une histoire de manipulation qui interroge le lecteur.
    La narratrice - ou l’auteur ?- est interpellée par un fait divers survenu en Espagne dans les années 2000. Lorca Horowitz est la secrétaire falote de Rocio Perales et de son mari, un couple d’architecte qui vit en Andalousie. Un mariage heureux, parents de trois enfants superbes, une entreprise prospère et une vie de classe plutôt supérieure, voilà un couple à qui tout réussi, mais qui a failli tout perdre suite au machiavélisme manipulateur de leur secrétaire. Voilà un contexte de départ pour le moins banal.
    Lorca est une jeune femme pas vraiment sexy, plutôt fade, mariée et heureuse en ménage. Exactement ce qu’il faut pour être embauchée par une patronne suspicieuse qui ne veut pas qu’on lui fasse de l’ombre ni prendre le risque de perdre son mari. Faisant preuve d’un peu trop de mansuétude, elle va aider Lorca, puis rapidement se laisser envahir, par cette femme qu’elle retrouve dans ses pas à tout moment, qui va calquer sa vie sur la sienne. Rocio se rend compte de la manipulation, pourtant il lui est très difficile de se faire entendre.
    Lorca est un être double, qui cherche à devenir autre, pour fuir une réalité qui ne la satisfait plus, pour oublier son chagrin, pour se prouver qu’elle peut y arriver. Ou simplement parce que tout a été si facile, au-delà de ses espérances, au-delà même de tout ce qu’elle avait imaginé au départ, des petites embrouilles aux malversations plus importantes il n’y a eu qu’un pas. Lorca si diabolique qui pourtant garde des traces de son passé, bien enfermée dans une boite, comme pour prouver, y compris à elle-même, qu’elle est devenue autre, et qu’elle a été aussi une autre.
    La narratrice, elle-même en perte de repère, ressent une attirance malsaine pour ce personnage. Son récit alterne avec régularité avec celui de Lorca. Bien écrit en chapitre courts et rythmés, c’est un roman qui se lit avec plaisir. Si j’ai trouvé l’intrigue intéressante, j’ai préféré les pages qui me permettaient de retrouver Lorca, sa transformation, ses sentiments, au détriment de celles de la narratrice.

  • 0.2

    Une narratrice fascinée par un fait divers et une manipulatrice alternent leurs histoires dans ce roman double (roman "du double"), troublant et fascinant !

    Qui était Lorca Horowitz ? Elle n'est pas seulement une secrétaire un peu ronde et mal fringuée qui se transforme en une femme séduisante par mimétisme avec sa patronne, image d'une réussite sociale et familiale. Faut-il chercher plus loin, dans ses névroses, dans une psychologie retorse, ce double-jeu, cette mythomanie qu'elle affiche ? Et si, au-delà d'une pathologie du mensonge et de l'usurpation d'identité, il y avait une grande détresse émotionnelle et amoureuse, une sorte de jalousie devant une vie rêvée, fantasmée ?
    La narratrice, écrivain qui anime des ateliers d'écriture sur les faits divers, fascinée par ce personnage pervers (pour lequel le lecteur se surprend lui-aussi à ressentir de la sympathie ou au moins de la compassion), révèle ses propres questionnements identitaires, interroge son "moi" et dissèque ses propres ambitions et ses échecs, si bien que les deux personnages semblent parfois se confondre, la narration devenant plus ambiguë, plus troublante encore...Le roman joue de manière très habile sur le voyeurisme, celui de la narratrice mais aussi celui du lecteur, spectateur volontaire se régalant d'une machination presque "chabrolienne" (les références littéraires d'ailleurs ne manquent pas dans le texte, de L'adversaire d'Emmanuel Carrère aux Bonnes de Jean Genet).
    Appelez-moi Lorca Horowitz est un roman brillant, hypnotique, servi par une plume précise et virtuose qui enchaîne le lecteur dans une intrigue machiavélique où sont explorées toutes les failles de l'âme humaine : psychose paranoïaque, schizophrénie, mythomanie...

  • 0.15

    A partir d'un fait divers repéré dans la presse, la narratrice se met en quête de l'histoire de Lorca Horowitz, dont on apprend qu'elle a détruit la vie de ses patrons (mais sans savoir exactement pourquoi et comment).

    Malgré une narration à deux voix et une révélation progressive de ce qui s'est réellement passé, ainsi que ce qui motivait Lorca, l'asymétrie entre les deux narrateurs (les passages rédigés par Lorca étant beaucoup plus intéressants à mon sens) donne quelque déséquilibre au texte. Le suspense est réellement entretenu mais j'ai refermé le livre avec un sentiment un peu mitigé.

  • 0.2

    L'auteur découvre un jour en 2013 dans le magazine Elle un article sur un fait divers au titre explicite : "Le cabinet d'architectes, l'étrange secrétaire et le couple spolié". Il s'agit d'une affaire qui avait défrayé la chronique espagnole à l'époque.

    L'étrange secrétaire c'est Lorca, embauchée par le couple Perales qui dirige un cabinet d'architectes florissant près de Séville. Elle est recrutée comme dactylo, malgré "le CV le moins éclatant et le plus vilain corps" selon elle. Eduardo et Rocio Perales forment un couple exemplaire à qui tout sourit, mariés depuis 15 ans, ils ont "3 enfants blonds" et sont particulièrement bienveillants envers Lorca
    Lorca est décrite comme grassouillette, mal habillée et mal dans sa peau, fascinée par Rocio qui a un "époux parfait, des collaborateurs pluridisciplinaires et dévoués"
    Cette mystérieuse femme va s'employer à dévaster leur existence.

    L'auteur, fascinée par cette histoire, veut essayer de comprendre comment et pourquoi Lorca a fait ce qu'elle a fait. Cette histoire la ramène en Andalousie où elle même a vécu une grande histoire d'amour, elle dit se retrouver dans Lorca et trouver d'étranges similitudes avec sa propre histoire.
    "Je me rêvais, peut-être, Lorca Horowitz",
    "J'essayais d'écrire NOTRE histoire",
    "J'aurai sans doute pu faire ce qu'avait fait Lorca Horowitz"
    "J'ai dû percevoir là-dedans un élément qui était moi et à la fois ne l'était pas,
    comme ces reflets que nous renvoient les miroirs déformants, tellement effrayants
    qu'on refuse dans un premier temps de s'y reconnaître mais qu'on n'arrive pas à quitter des yeux"

    En s’immisçant dans le récit, l'auteur donne à ce roman une double dimension. Le livre fait alterner les chapitres où l'auteur narre son enquête et ceux où Lorca parle, une alternance de deux voix...

    Lorca est une mythomane voleuse, son but est l'usurpation d'identité, le ravissement de personnalité . Elle se métamorphose, perd du poids, vole l'identité de Rocio et détourne l'argent du compte en banque d'Eduardo. Elle se met à avoir les mêmes centres d'intérêt qu'Eduardo et à fréquenter le salon de coiffure, esthéticienne, la salle de sports de Rocio qui va en éprouver un grand malaise, dépérir et tomber dans la dépression "parfois j'ai l'impression qu'elle aspire à voler mon âme". Rocio ne trouvera qu'incompréhension de la part de son mari qui la pense victime de délire de persécution, de paranoïa.

    C'est un roman sur l'identité, sur notre attirance pour les faits divers, sur les choix des sujets que traitent les écrivains, Anne Plantagenet évoque l'exemple d'Emmanuel Carrère qui a raconté l'histoire de Jean-Claude Romand dans "L'adversaire", choix guidés par le fait que les auteurs se retrouvent dans celui ou celle dont il vont raconter l'histoire.

    L'atmosphère de ce roman devient assez vite oppressante, on devine vite que Lorca ourdit un plan pour s'offrir une autre vie que la sienne, inverser l'ordre établi, tout semble planifié, réfléchi dans une parfaite maitrise de soi. On sent la folie destructrice pointer et monter en puissance...

    L'écriture est vive, les chapitres sont courts dans ce roman double où deux histoires se mêlent et qui nous tient en haleine jusqu'au bout.

    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2016/02/appelez-moi-lorca-horowitz-danne.html

  • 0.15

    Anne Plantagenet tombe par hasard sur un fait divers qui s’est déroulé dans une région d’Espagne qu’elle connaît très bien pour y avoir vécu quelques années. Elle décide alors de se l’approprier. Pour se faire, elle revendique le fait d’aborder son sujet à la manière d’Emmanuel Carrère. Elle le met donc en parallèle avec sa propre vie, afin d’expliquer les raisons personnelles qui l’ont poussée à s’intéresser à cette histoire.

    Un chapitre, elle nous narre les évènements de son existence et les différents états émotionnels qu’elle a traversés. Le chapitre suivant, elle entre dans la tête de Lorca Horowitz et nous fait partager les réflexions de cette femme malfaisante.
    J’ai beaucoup aimé le style de l’auteur. Elle utilise une belle écriture, très fluide. J’ai vraiment été emporté dans l’esprit de Lorca. J’ai été d’abord déstabilisé par sa santé mentale qui semble vaciller tout au long de l’histoire, puis intrigué par sa détermination à mener à bien sa manipulation. Lorca Horowitz devient alors un personnage indéfinissable, dégageant une grande part de mystère. Le drame se déroule sous nos yeux sans qu’on n’en comprenne le véritable but.

    Malheureusement ce roman traine un défaut qui a pénalisé mon plaisir de lecture. En effet, j’ai été gêné par la forme de narration. En alternant entre deux récits distincts, l’implication dans l’univers des protagonistes se retrouve hachée. Dès que je commençais à entrer en empathie, le point de vue changeait et me stoppait net dans mon élan. De plus le livre étant très court, je n’ai pas eu le temps de m’imprégner des personnages et de l’atmosphère.

    Globalement j’ai passé un bon moment pris dans les filets de l’escroquerie et de l’usurpation mais je suis un peu resté sur ma faim, faute de n’être jamais rentré complètement dans l’aventure.

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