Apollinaria, une passion russe

Couverture du livre « Apollinaria, une passion russe » de Capucine Motte aux éditions Lattes

5

2 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Lattes
  • EAN : 9782709636315
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 300
  • Collection : Litterature francaise lattes
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

Janvier 1861, université de Pétersbourg : la jeune Apollinaria Souslova, fille d'un serf émancipé et qui rêve d'écrire, s'éprend de Fédor Dostoïevski. S'ensuit une passion charnelle et orageuse. L'écrivain est marié et Apollinaria part seule pour Paris.
Mais n'étreint-on pas... Lire la suite

Janvier 1861, université de Pétersbourg : la jeune Apollinaria Souslova, fille d'un serf émancipé et qui rêve d'écrire, s'éprend de Fédor Dostoïevski. S'ensuit une passion charnelle et orageuse. L'écrivain est marié et Apollinaria part seule pour Paris.
Mais n'étreint-on pas toujours ceux qui nous échappent ?
Des cafés de la bohème parisienne aux villes d'eau allemandes, voici le roman aussi envoûtant que méconnu de celle qui inspira les plus grandes héroïnes de Dostoïevski, et qui dessine le portrait intime et ambigu de l'auteur de Crime et châtiment.

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Le courrier des auteurs

Capucine Motte répond à nos questions ! (03/07/2013)

1) Qui êtes-vous ? ! Après plusieurs tentatives de psychanalyse, je ne le sais toujours pas, mais j'ai décidé que cela n'avait pas beaucoup d'importance. J'accepte de mieux en mieux mes contradictions car je leur trouve une issue dans l'écriture. 2) Quel est le thème central de ce livre ? La passion folle qui se noua entre Dostoïevski et la jeune et belle Apollinaria Souslova dans la Russie des années 1860. Cette époque fut un moment capital pour l'auteur de Crime et Châtiment, car il inspira ses plus grands romans. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? Celle-ci me semble assez bien résumer ce qui s'est passé entre l'Écrivain et sa muse : «Fédor Mikhaïlovitch n'avait pas semblé surpris par la décision d'Apollinaria de partir seule pour Paris. Au début de leur liaison, elle l'aimait davantage qu'il n'était prêt à l'aimer. Et maintenant, il l'aimait plus qu'elle ne l'aimait, voire bien plus. Ses yeux brillaient d'une lueur étrange, une lueur de folie à l'idée des plaisirs que la nouvelle situation lui procurait : elle le dominait désormais !» 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? Un opéra de Verdi, qui met en scène la tragédie de l'amour, La Traviata par exemple. 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Les souffrances et les bonheurs de l'amour fou, ou la manière dont une femme seule tente de s'affranchir et de réussir dans un monde dirigé par les hommes. 6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ? Non, je travaille pendant de très courtes périodes, le plus souvent possible, et à peu près n'importe où. 7) Comment vous vient l'inspiration ? L'inspiration me vient comme la foudre ! C'est très similaire à l'amour... 8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescente «un jour j'écrirai des livres» ? Par effraction, j'ai ressenti le besoin irrépressible d'écrire à vingt-six ans. Mais je n'avais jamais pensé avant cela à être éditée, parce que la littérature est ce que je vénère le plus au monde. Aujourd'hui encore, je suis émerveillée de pouvoir m'exprimer dans mes livres. 9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lectrice) ? L'insoutenable légèreté de l'être de Kundera et Tendre est la nuit de Fitzgerald. Drieu la Rochelle aussi, et toute la mouvance qu'il a inspiré : Jean d'Ormesson, Jean-Marie Rouart, Jean-Paul Enthoven. 10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? ! Les écrivains en général, je ne suis pas sûre, mais les romanciers, oui, grâce à l'Art du Roman de Kundera, qui démontre de manière magistrale en quoi le roman est la forme la plus aboutie de tous les arts. Le roman offre la possibilité de comprendre le monde comme une ambiguïté. Sa sagesse tient au fait qu'il permet d'appréhender la seule certitude qui soit : l'unique vérité se divise en centaines de vérités relatives. Le roman est la sphère privilégiée de l'analyse, de l'ironie et de la lucidité. 11) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ? Très grande, car les libraires sont les messagers indispensables de la littérature. Ils ont une vie difficile, il faut les défendre !

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Les derniers avis

  • 0.25

    livre qui m'a plongé dans une époque et un pays que je ne connaissais pas bien...belle écriture

  • 0.25

    "Apollinaria voulait que sa vie fût remplie, pas sa mort."
    Et elle le fut, remplie, intense, passionnée, la vie d'Apollinaria Souslova ! Fille d'un serf émancipé, étudiante à l'Université de Pétersbourg, Apollinaria rêve d'une carrière d'écrivain. Lors d'une conférence donnée par Fédor Dostoïevski de retour du bagne, elle provoque une rencontre avec le grand Ecrivain qui accepte de lire une de ses nouvelles et promet de l'aider. S'ensuit alors une relation passionnée, charnelle et tempêtueuse entre l'auteur et sa muse, relation à la fois célèbre et méconnue entre ces deux êtres hors du commun.
    On connaît les tourments abyssaux des personnages de Dostoïevski dont on pressent qu'ils sont inspirés de ses propres tourments et contradictions. Capucine Motte nous fait dévoile dans ce roman le rôle joué par cette femme d'exception qui apporta à l'Ecrivain autant d'inspiration que de souffrance, les deux se confondant souvent dans son œuvre et dans son existence, les blessures les plus douloureuses lui faisant atteindre les plus hautes extases.
    Apollinaria semble discrète, secrète, effacée au début du roman, on la sent fragile à l'extrême, une brindille prête à se briser... Mais elle se révèle ensuite, dans sa relation avec l'Ecrivain, une tout autre femme - "une écorchée vive, une capricieuse, une femme fatale, une aventurière" - séductrice, implacable bourreau du cœur de Dostoïevski, d'une intelligence brillante, féministe avant l'heure, brûlant d'un désir de reconnaissance et d'un désir de jouir immenses... Tout le roman est construit autour de cette passion folle, de cette passion russe nourrie d'excès, de dépravations, de sentiments fiévreux et exacerbés, de tourments, de tumultes et de démons... Par là même, Capucine Motte restitue cette "vérité" - si tant est que la Littérature puisse jamais l'atteindre - qu'aucune biographie des deux héros n'aurait su rendre. En explorant leurs sentiments désordonnés, en sondant les zones d'ombre, elle nous donne à voir les troubles de l'Ecrivain et de sa muse pour qui le mot passion rime avec malédiction... Le contexte historique, ô combien troublé lui aussi, n'est pas oublié. L'auteure retranscrit comme à l'encre russe la révolte sociale, la contestation de l'intelligentsia, la répression tsariste et les prémices de la révolution à venir...
    Malgré la distance géographique et temporelle, Capucine Motte parvient à nous rendre ses personnages intensément présents, on vibre avec eux, on souffre avec eux, on voyage avec eux. De Saint-Pétersbourg à Paris, d'Allemagne en Italie, nous suivons leurs fuites, leurs égarements, leurs retrouvailles et leurs éloignements. Ne pouvant vivre ni ensemble, ni l'un sans l'autre, ils sont sans cesse en équilibre instable, funambules de la passion et de l'existence.
    J'avoue avoir, comme dans les grands romans russes, quelque peu survolé les passages "socio-politiques" qui, bien que contribuant à la contextualisation du récit, m'ont parfois semblé longs. Je leur aurais préféré davantage de références à la création littéraire...
    Hormis ce tout petit bémol, on ne peut qu'admirer l'audace et le talent de Capucine Motte qui a brillamment réussi à donner à ces personnages issus de la réalité une superbe dimension romanesque. À partir de leur vie passionnée, elle leur a donné une existence à la fois littéraire et dans l'imaginaire de ses lecteurs tant ils nous semblent proches au fil des pages...
    "Vivre, avoir tant d'ambition, souffrir, pleurer et combattre, et, au bout, l'oubli"... Grâce à ce roman, l'histoire passionnelle de l'Ecrivain et de sa muse en est préservée à jamais...

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