Apocalypse bébé

Couverture du livre « Apocalypse bébé » de Virginie Despentes aux éditions Lgf

3

27 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Lgf
  • EAN : 9782253159711
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
  • Nombre de page : 375
  • Collection : Ldp litterature & documents
  • Genre : Littérature Romans Poche
Résumé:

Valentine a disparu...
Qui la cherche vraiment ? Entre satire sociale, polar contemporain et romance lesbienne, le nouveau roman de Virginie Despentes est un road-book qui promène le lecteur entre Paris et Barcelone, sur les traces de tous ceux qui ont connu Valentine, l'adolescente égarée.... Lire la suite

Valentine a disparu...
Qui la cherche vraiment ? Entre satire sociale, polar contemporain et romance lesbienne, le nouveau roman de Virginie Despentes est un road-book qui promène le lecteur entre Paris et Barcelone, sur les traces de tous ceux qui ont connu Valentine, l'adolescente égarée. Les différents personnages se croisent sans forcément se rencontrer, et finissent par composer, sur un ton tendre et puissant, le portrait d'une époque.Prix Renaudot 2010.Virginie Despentes la scandaleuse s'impose comme la chef de file d'une génération gaiement libertaire et décomplexée.
M. P., L'Express.Un ovni d'une richesse inouïe, à mi-chemin entre le polar et le road movie, la satire dystopique et le thriller d'anticipation. Augustin Trapenard, Elle.Une oeuvre profondément jouissive où elle dépiaute les âmes jusqu'à l'os. Marianne.

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Les derniers avis

  • 0.2

    Distingué par un prix littéraire prestigieux, le septième roman de Virginie Despentes se dévore avec jubilation. Le style est toujours très percutant, excessivement actuel.


    Apocalypse Bébé commence à Paris : « Les saisons s’enchaînaient façon paquets de bonbons faciles à gober et colorés. » Lucie Toledo, sorte de détective privée, parle à la première personne du singulier : « J’ignore à quel moment la vie a commencé à cesser de me sourire. » Chargée de suivre Valentine, « une ado nymphomane, défoncée à la coke et hyper active, une de plus », elle a perdu bêtement sa trace. La grand-mère, Jacqueline Galtan, « bien rafistolée pour son âge », est furieuse. Elle offre 5 000 € de prime à Lucie si elle la retrouve.


    Le père de Valentine, François Galtan, est romancier mais il attend le succès, en vain. Après trois romans écrits en trois semaines, « sous Solupred », il était devenu « une grosse baleine » accro à la cortisone. L’arrêt brutal du médicament l’avait plongé dans une sévère dépression. À 50 ans, après deux divorces et trois mariages, il s’en remet à sa mère pour retrouver sa fille.


    Pour réussir sa recherche, Lucie contacte La Hyène, un personnage qui reviendra dans Vernon Subutex 1 et 2 : « ses jambes sont longues et fines dans son petit jean blanc, elle a la maigreur chic, un corps qui tend à disparaître et porte bien les fringues… ses yeux sont très grands, sombres, elle est ridée façon vieille Indienne, ça rend son visage expressif. »


    Nous suivons donc le périple des deux enquêtrices qui commencent par le lycée de Valentine. Séquence nostalgie pour Lucie : « les larmes me montent aux yeux quand je vois qu’on écrit toujours à la craie sur un grand tableau noir… » mais, un peu plus loin : « à 3 500 € le trimestre, j’imagine que les gamins qui se font exclure doivent avoir au minimum essayé d’en tuer d’autres à la tronçonneuse. »


    Au passage, nous faisons connaissance avec Claire, l’épouse actuelle de Galtan : « Ni hostile, ni intrusive » avec Valentine qui était infecte avec elle. Puis arrive Rafik, l’informaticien qui « a vu juste, le portable est devenu une prothèse indissociable des enfants, et les parents ne voient pas pourquoi ils n’y auraient pas recours pour savoir, en temps réel, ce qu’ils font, disent, envoient, reçoivent et dans quels lieux ça se déroule. »


    Avant que l’action se déplace à Barcelone, nous faisons connaissance avec Yacine et la famille de Vanessa, la mère biologique de Valentine. Justement, elle vit dans la capitale de la Catalogne. L’auteure est féroce envers cette ville : « La ville prend la forme d’un boucan intense. Les gens klaxonnent à tout bout de champ, des machines extravagantes éventrent les sols et exhibent les entrailles de la ville, à grand renfort de bruit. Ça ressemble à une coutume locale. » Les plages si sales ne sont pas épargnées puis il y a la drogue, le sexe, une sorte de plaidoyer pour les amours féminines, les mots lesbienne et gouine revenant très souvent.


    Apocalypse Bébé se termine par un coup de théâtre, une fin un peu rocambolesque mais, qu’on l’apprécie ou non, reste le régal de la lecture et un regard critique tellement nécessaire sur notre monde.

  • 0.25

    J'avais toujours hésité à lire Virginie Despentes, craignant son écriture trop trash mais la lecture de Vernon Subutex1 et Vernon Subutex2 ont levé mes réticences.

    J'ai pris plaisir à retrouver dans Apocalypse bébé l'ambiance de Vernon Subutex et à découvrir plus en profondeur la Hyène, ce personnage haut en couleur, personnage central dans ce roman et secondaire dans Vernon.

    Il s'agit d'une enquête policière pour retrouver Valentine, jeune ado en fugue. Deux détectives privées partent à sa recherche, Lucie, la narratrice, qui va s'adjoindre l'aide de la Hyène.

    Cette enquête va être le prétexte pour Virginie Despentes pour brosser, au travers des personnes qui ont connue Valentine et qui pourraient savoir où elle se trouve, une galerie de portraits de personnages souvent croqués au vitriol.
    Le père de Valentine, écrivain sur le déclin, est particulièrement intéressant, pathétique à surveiller les ventes de ses livres et les critiques littéraires.


    Avec ce polar social qui nous mène des beaux quartiers parisiens à Barcelone, Virginie Despentes trouve l'occasion de dresser un tableau de la société actuelle. Tout y passe... les bourgeois, les pauvres, les musulmans, les arabes, le terrorisme, les relations familiales, les parents à la dérive, les ados délaissés et paumés , la société de consommation...

    C'est très bien écrit et j'ai trouvé l'écriture très adaptée à une lecture audio.

    J'ai aimé le "ton Despentes" avec des phrases dures, violentes, une plume acerbe et un humour grinçant qui n'épargnent personne, j'ai aimé sa fine observation des travers de notre société qu'elle dénonce sans concession.


    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2016/02/apocalypse-bebe-de-virginie-despentes.html

  • 0.05

    Policier trash et profondément vulgaire. Je l'ai lu il y a quelques mois déjà, ce livre ne m'a pas du tout plû. L'intrigue est plutôt mince, elle s'étoffe au fur et à mesure que l'on avance (fort lentement) mais hélas tout est malsain, mal écrit, l'auteur nous décrit le monde lesbien, comme un monde de dépravation et d'orgie à vous donner la nausée. C'est d'ailleurs le sentiment majeur qui m'a suivi tout au long de ma fastidueuse lecture, "la nausée". Moi qui voulais renouer avec le monde du polard, délaissé depuis quelques années, je n'ai pas été déçue, heureusement que par la suite mon jugement s'est atténué avec "les cathédrales du vide" de LOEVENBRUCK, un petit bijou comparé à cet immondice littéraire. Je ne supporte pas la vulgarité dans un livre, même si être écrivain contemporain passe par quelques paroles crûes, de temps à autres, je préfère que cela reste modéré. Le poids des mots est plus puissant quant il est bien employé que la vulgarité.

  • 0.05

    Valentine, fille d’un écrivain richissime a disparu. Lucie, la loose faite femme, l’Invisible, qui devait la pister, est chargée de la retrouver. Pour ce faire, elle s’associe avec « la Hyène » lesbienne très bien dans sa peau, aussi manipulatrice que violente. Elles vont aller de Paris à Barcelone pour suivre la trace de cette jeune droguée, nymphomane, mal dans sa peau de gosse de riche pas aimée.
    Le vocabulaire est volontairement brutal, machiste (pour les sujets masculins), violent. J’ai beaucoup peiné à le lire de ce fait. Beaucoup de violences autant verbales que physiques, beaucoup de solitude. Les protagonistes de ce bouquin sont tous solitaires, démissionnaires, égoïstes. Leurs destins vont se croiser l’espace d’un chapitre…. Mais il ne faut attendre aucune solidarité.

    Despentes nous donne à lire des faits bruts, les explications arrivent quelques chapitre plus loin, mais le ver est dans le fruit, il n’y a pas d’espoir. La fin du livre en sera l’apocalypse

    Ce qui m’a gêné le plus c’est le fait que Despentes nous donne à penser que l’homosexualité pourrait être la clé d’un certain bien être. Les hétéros sont soit des épouses soumises, soit des perdantes, soit des « pas belles », soit des nymphomanes…. Les hommes ne sont pas mieux lotis : écrivain bobo sur le déclin ou petit voyou beur de banlieue.

    Je suis assez partagée sur ce livre. Toute cette débauche de trash, de drogue semble si réelle mais si éloignée de mon univers. Malgré la 4ème de couverture, je n’ai guère vu de tendresse. Ce que je sais c’est qu’il restera dans ma petite cervelle un certain temps.

  • 0.05

    Deux détectives partent à la recherche d'une adolescente disparue. On s'attend à une pirouette dans les dernières pages et la surprise est vraiment de taille. Chaque chapitre porte le nom d'un des personnages du roman, rédigé à la première personne et raconte la vie et le point de vue du protagoniste.
    J'ai pas aimé les scènes de partouses très crues et difficilement supportables.
    mais j'ai été captée par le suspens. J'ai tenu jusqu'au bout car il y a tout de meêm de très belles pages : VD réussit à décortiquer le moindre des fragments du cerveau humain, la plus petite émotion, chaque particularité avec une précision qui file même parfois les chocottes.

  • 0.15

    Virginie Despentes s'est fait connaître au début des 1990's avec Baise-moi, un roman sulfureux qu'elle a ensuite adapté au cinéma avec l'actrice porno Coralie Trinh Thi. Le succès tant publique que critique ne s'est jamais démentie et plusieurs de ses oeuvres - Les jolies choses, Bye-bye Blondie - ont également franchi la barrière cinématographique. Avec Apocalypse bébé, l'écrivain a cependant franchi le cap de la reconnaissance de la profession pusique ce dernier en roman en date a récolté rien moins que le Prix Renaudot et le Prix Trop Virolo. Héritière comme beaucoup d'autres du romancier américain Bret Easton Ellis, Virginie Despentes se distingue par un traitement sans ménagement de ses personnages et un langage brutal voire ordurier dont elle a fait son fond de commerce. Au fil des pages d'Apocalypse bébé, on retrouve ce franc-parler, cette utilisation moderne de la langue française qui se justifie dans les situations dépeintes dans le roman malgré quelques facilités dont on se serait bien passé. Si la sexualité est un sujet récurrent dans l'oeuvre de Virginie Despentes, qu'elle est racontée sans tabou et avec force détails, certaines scènes du roman paraissent inutiles et quelque peu démonstratives. Quel intérêt par exemple de mentionner que l'une des participantes à l'orgie lesbienne auquelle assiste Lucie est une femme fontaine ou que Valentine sache comment allumer ses partenaires avec un langage cru ? L'univers destructeur dans lequel évolue la plupart des protagonistes a bien entendu une influence sur leur rapport à la sexualité et à la violence, deux éléments incontournables de cette enquête qui ne sera finalement pas exactement ce qu'elle semblait être au départ. Autour de la disparition de Valentine et des recherches qui en découlent, Virginie Despentes brosse les portraits successifs d'une galerie de personnages en apparence caricaturaux mais qui vont se révéler finalement beaucoup plus complexes que prévus. La raison de la fugue de Valentine va peu à peu passer au second plan pour laisser la place au passé des enquêteurs et aux différents personnages qu'ils vont rencontrer. Chacune de ces vies va apporter un éclairage sur Valentine et briser petit à petit la froide barrière entre les deux enquêtrices et le lecteur. Déroutante et détestable au premier abord, la Hyène va donner vie au fil des pages à une empathie salvatrice alors que le lecteur avait tôt fait de la ranger dans une case réductrice. Alors que beaucoup d'écrivains se seraient contenté de prendre Lucie comme héroïne et de la livrer à un véritable parcours initiatique, Virginie Despentes privilégie les chemins semés d'embûches, les fêlures à l'âme et accorde à ces destins brisés un intérêt qui donne tout son sens à Apocalypse bébé. En faisant la fine bouche, on pourrait trouver l'apparition de l'Opus Dei dans l'histoire - secte religieuse évoquée dans le Da Vinci Code - quelque peu acadabrante et le dénouement final hasardeux mais ce serait faire fi du titre de l'oeuvre et du personnage même de Valentine dont la trajectoire est au final on ne peut plus logique. Il faut ajouter à cela de nombreuses références musicales, littéraires et une vision de la jeunesse qui démontre sans mal que l'auteure est en phase avec la modernité à l'image de la manière dont elle présente les réseaux sociaux et leur impact sur les relations humaines. Malgré quelques scènes chocs dont la pertinence est discutable, Virginie Despentes signe avec Apocalypse bébé un grand roman qui doit sa réussite à ces récits gigognes, une vision sans fioriture de la société actuelle dénuée de ses non-dits, de sa fausse bienséance et qui a recours au trash non pour déstabiliser mais pour pousser le lecteur à s'interroger sur de grands sujets comme l'éducation, la sexualité ou la religion.

    (Je vous parle de toutes mes lectures sur www.louiselegy.com)

  • 0.25

    C'est vraiment un bon livre, il y a du rythme et des touches d'humour bien vu, mais c'est dommage je trouve la fin plutôt bâclée, ou peut-être que je n'est pas bien saisi son originalité!

  • 0.15

    C'est un livre un peu cru, étrange, un road movie mené par deux femmes fort dissemblables. L'histoire est attachante, et l'auteure n'est pas complaisante avec ses personnages. C'est un excellent livre qui décoiffe.

  • 0.1

    Comme toujours l'auteur excelle avec des portraits féroces d'une société en plein chaos et ces personnages sont toujours aussi attachants à vouloir s'accommoder de ce monde ou règne l'individualisme. Mais cette fois elle y met en prime une touche de terrorisme assez surprenant.

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