Alchimie

Couverture du livre « Alchimie » de Alleau/Rene aux éditions Allia

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  • Date de parution :
  • Editeur : Allia
  • EAN : 9782844852946
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 85
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Franc-Maçonnerie / Occultisme / Symbolisme
Résumé:

Alchimie a été publié pour la première fois en 1968 par l'Ency­clopédia Universalis, quinze ans après l'ouvrage plus spécialisé de René Alleau sur les Aspects de l'alchimie traditionnelle. Les critiques dont l'alchi­mie a été l'objet depuis fort longtemps, et encore très... Lire la suite

Alchimie a été publié pour la première fois en 1968 par l'Ency­clopédia Universalis, quinze ans après l'ouvrage plus spécialisé de René Alleau sur les Aspects de l'alchimie traditionnelle. Les critiques dont l'alchi­mie a été l'objet depuis fort longtemps, et encore très récemment, ainsi que le désir de fêter à notre manière un tel anniversaire, justifient amplement cette réédition aujourd'hui.

Les contempteurs de l'alchimie ont longtemps prétendu que cette science était un sous-produit bâtard et dégénéré du néoplatonisme alexandrin greffé sur des pratiques de faussaires et réactivé en Europe au moment de la Renaissance. L'auteur montre ici que l'alchimie a été théorisée et pratiquée depuis les époques les plus reculées dans toutes les grandes civilisations, en Inde, en Chine, en Méso­potamie, puis dans la Grèce d'Alexan­drie, dans la civilisation arabo-musulmane qui l'avait héritée des Perses et enfin dans l'Europe chrétienne.

La transmission des connaissances alchi­miques, d'abord orale et à caractère initiatique à la manière des mystères antiques, a été ensuite confiée à des écrits codés et totalement incompréhensibles pour qui voudrait les lire comme des manuels de bricolage destinés à enseigner la transformation du plomb en or.

La forme d'écriture des traités d'alchimie, si obscure au lecteur profane, est ainsi la seule à même de transmettre réellement le savoir alchimique.

L'appréhension du monde et de soi-même, de leurs relations réciproques, des correspondances secrètes liant leurs mouvements et leurs rythmes, consignés dans des formes verbales adéquates à leur objet, a toujours appartenu, personne ne l'ignore, au domaine de la Poésie.

On ne devra pas s'étonner non plus que des gens qui ont entrepris de «changer le monde et la vie» à partir d'une conception du monde et de la vie fort éloignée de l'actuelle rationalité marchande, aient reconnu dans les formations et les formulations élaborées par les alchimistes des structures et un langage qu'ils avaient eux-mêmes conçus pour leur projet particulier.

A une époque où la science académique dénonçait comme absurde et fausse la théorie de l'unité de la matière, constituée, selon elle, d'éléments indécomposables et irréductibles les uns aux autres, les alchimistes continuaient d'affir­mer que tous les métaux étaient composés des mêmes principes élémentaires, répartis en quantité variable pour chacun d'eux. La physique moderne a dû reconnaître depuis la véracité de la théorie alchimique, l'unité de la matière, et la sotte présomption de ceux qui prétendaient le contraire.

De même, les alchimistes ont toujours affirmé la possibilité des transmutations métalliques, considérées comme illusoires ou charlatanesques par la science officielle.

Récemment les physiciens ont dû, eux aussi, réformer leur entendement et renoncer à leur ancienne théorie. Ils savent que de telles transmutations sont réalisables : ils les ont eux-mêmes effectuées dans leurs laboratoires par des procédés violents.

Même en ce qui concerne la science officielle, combien de découvertes réel­lement fécondes ont été dues à l'intérêt de leur auteur pour la littérature alchimique, ou plus banalement pour la Poésie authentique qui en est la source vive ?

Est-ce sûr, après cela, de pouvoir tourner en dérision les artistes qui ont reconnu, dans les figures de l'alchimie, les acteurs de leur propre inspiration ? ou de prendre en défaut les réinventeurs d'une vie plus humaine à qui les vieilles légendes inspirées du théâtre alchimique ont naturellement servi de véhicule princier ?

Voilà donc un mode de connaissance, une démarche intellectuelle, une épistémologie vivante, connue et expérimentée d'un bout à l'autre du monde depuis les temps les plus reculés, qui s'est visiblement montrée plus véridique que la science de ses calomniateurs. Alors que tant d'inventions de la science moderne se sont révélées fort invisibles pour la vie elle-même, qu'une certaine philosophie des sciences en vient même à mettre en doute la validité de ses fondements, on peut aujourd'hui s'interroger sur les motivations de ceux qui continuent de ressasser les mêmes calomnies contre une méthode d'investigation qu'ils ne se donnent même pas la plus petite peine d'étudier et de pénétrer.

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