Alain Resnais, liaisons secrètes, accords vagabonds

Couverture du livre « Alain Resnais, liaisons secrètes, accords vagabonds » de Liandrat S/Leutrat J aux éditions Cahiers Du Cinema
  • Nombre de page : 320
  • Collection : Cinema auteurs
  • Genre : Cinéma, Télévision, Audiovisuel, Presse, Médias
Résumé:

Alain Resnais est l'un des auteurs majeurs du cinéma français. Contemporain des cinéastes
de la Nouvelle Vague, il ne fait pas à proprement parler partie de cette école esthétique, ni
d'ailleurs d'aucune autre, tant son oeuvre s'est diversifiée depuis les années cinquante... Lire la suite

Alain Resnais est l'un des auteurs majeurs du cinéma français. Contemporain des cinéastes
de la Nouvelle Vague, il ne fait pas à proprement parler partie de cette école esthétique, ni
d'ailleurs d'aucune autre, tant son oeuvre s'est diversifiée depuis les années cinquante à
aujourd'hui.
Après des débuts de monteur, il signe des films d'art dont Les Statues meurent aussi sur l'art
africain avec Chris Marker, mais c'est avec Nuit et Brouillard en 1955 qu'il connaît la notoriété. Puis
viennent les adaptations des célèbres Hiroshima mon amour (1959) de Marguerite Duras et l'Année
dernière à Marienbad (1961) d'Alain Robbe-Grillet.
Il alterne les scénarios originaux avec George Semprun, Jean Gruault : La Guerre est finie
(1966), Stavisky (1974), Mon oncle d'Amérique (1980) et les adaptations : Mélo (1986), Pas sur la
bouche (2004).
Ses rapports avec la littérature, le théâtre, les arts populaires comme la bande-dessinée ou la
chanson, la culture anglo-saxonne (Providence, Smocking no Smocking) nourrissent son oeuvre.
« L'ouvrage s'ouvre sous le signe de la "malaisie" (c'est-à-dire du malaise) car Resnais est
difficile à situer (entre ses films dits "engagés" et les comédies récentes). Puis vient un aperçu
biographique sur la formation du cinéaste et sur ses principales idées relatives à son travail.
Ensuite, l'ouvrage se structure autour de trois chapitres :
1°) Une description dite « d'ensemble » de l'univers de Resnais mettant l'accent sur
l'importance accordée à l'idée de bonheur au sein d'une vision du monde plutôt pessimiste dont les
bornes historiques alternent entre les années 1925-1930 et l'époque moderne. Cet univers est
dominé par l'hésitation et l'impossibilité de toute certitude. Nous nous appuyons sur les
déclarations de Resnais comme sur les situations dans lesquelles ses personnages se trouvent pris.
2°) La partie suivante est une description « rapprochée » qui se présente de façon étoilée, notre
texte proposant plusieurs pistes de recherche : la ville, l'arbre, l'eau chez Resnais, mais aussi les
relations de cette oeuvre avec l'urbanisme, les sciences naturelles diagonales selon Caillois, la
figure de l'Inconnue de la Seine selon les Surréalistes, le travail d'un plasticien contemporain -
Notre texte est ponctué d'interludes faisant appel à des « intervenants » autres que nous :
l'architecte Emmanuel Doutriaux, le Peintre Jean Le Gac ou un chercheur, Anne-Gaëlle Saliot. Cette
composition est inspirée de L'Amour à mort et des interludes singuliers de ce film.
3°) La troisième partie est tout entière consacrée aux effets esthétiques produits par le travail de
Resnais. L'importance du formalisme, la nécessité selon lui d'opérer des mélanges (sucre et sel),
les effets « latéraux » avec pour conséquence la création d'un « romanesque fantomatique » qui
est sans doute la dimension la plus séduisante et la plus « malaisante » de cette oeuvre. Nous
terminons sur l'ironie propre à Resnais que nous symbolisons par le sourire du chat dans Alice de
Lewis Carroll.
A la suite de cet essai vient un entretien avec Alain Resnais - le plus long qu'il ait jamais accordé ;
entretien dans lequel nous nous sommes efforcés de sortir des questions qui lui sont posées
habituellement. Nous avons insisté sur ses débuts parisiens, ses promenades en vélo dans la
capitale, ses relations avec l'essayiste-cinéaste-romancière Nicole Vedrès ou la monteuse Myriam,
ses échanges avec André Bazin, nous apprenons l'intérêt de Resnais pour la série télévisuelle
« Millennium », mais aussi quel a été le lieu de tournage de Providence ou comment le cinéaste a
dialogué avec l'acteur japonais de Hiroshima mon amour via Tchekhov - » (Suzanne Liandrat-
Guigues/Jean-Louis Leutrat).
L'ouvrage se clôt par une filmographie et une bibliographie.

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