Ahlam

Couverture du livre « Ahlam » de Marc Trevidic aux éditions Lattes

4.481481481

27 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Lattes
  • EAN : 9782709650489
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 324
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

Lorsqu'en 2000 Paul, célèbre peintre français, débarque aux Kerkennah en Tunisie, l'archipel est un petit paradis pour qui cherche paix et beauté. L'artiste s'installe dans « la maison de la mer », noue une forte amitié avec la famille de Farhat le pêcheur, et particulièrement avec... Lire la suite

Lorsqu'en 2000 Paul, célèbre peintre français, débarque aux Kerkennah en Tunisie, l'archipel est un petit paradis pour qui cherche paix et beauté. L'artiste s'installe dans « la maison de la mer », noue une forte amitié avec la famille de Farhat le pêcheur, et particulièrement avec Issam et Ahlam, ses enfants incroyablement doués pour la musique et la peinture. Peut-être pourront-ils, à eux trois, réaliser le rêve de Paul : une oeuvre unique et totale où s'enlaceraient tous les arts. Mais dix ans passent et le tumulte du monde arrive jusqu'à l'île. Ben Ali est chassé. L'islamisme gagne du terrain. L'affrontement entre la beauté de l'art et le fanatisme religieux peut commencer.

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Les derniers avis

  • 0.2

    Amour, amitié, art, je vous laisse lire le résumé.
    Douceur malgré le thème de l'intégrisme un beau roman bien écrit mais facile d'accès, une belle histoire d'amitié mais avec l'endoctrinement brutal qui fait tout noircir. On est tenu de bout en bout en se demandant comment cela va tourner.
    Un excellent moment

  • 0.15

    Marc Trévidic aborde dans son premier roman, Ahlam, le thème de la montée de l’intégrisme, et présente l’amour et l’art comme remparts à la barbarie. Il se pose très clairement en grand défenseur de la liberté et de la culture. Une lecture agréable mais quelques regrets.
    Le processus de radicalisation du jeune Issam est particulièrement bien décrit : de part son métier de juge d’instruction, l’auteur maîtrise bien sûr son sujet.
    L’énergie d’Ahlam pour préserver sa liberté, s’opposer au radicalisme, et défendre la place de la femme dans la société tunisienne, malgré le déchirement de son propre frère Issam qui la renie, en fait un très beau rôle féminin, et la principale réussite de ce livre.
    L’amour entre les membres de cette famille et leur désarroi face au jeune fils peu à peu enrôlé par les islamistes, est également très bien dépeinte. Idem pour la relation de fidélité et d’amitié entre Paul (le peintre qui introduit l’art dans la famille) et Farhat (le père de famille).
    Quant à l’art, Marc Trévidic y voit indéniablement un outil puissant pour s’évader de la cruauté du réel mais également dénoncer un régime d’oppression. Les pages sur l’amour de l’art des différents personnages ; ainsi que la description de très beaux paysages de Kerkennah apportent lumière et poésie dans cette ambiance si sombre.
    Vous l’aurez compris : un livre rythmé, qui a été pour moi une lecture agréable.
    Parmi les regrets, l’écriture aurait pu être plus recherchée. En outre, l’apport de l’histoire d’amour entre Paul et Ahlam ne m’a pas convaincue. Elle vise peut être à justifier la forme romanesque (Marc Trévidic n’avait jusqu’alors écrit que des essais politiques) ou adoucir le propos de fond. Elle est cependant plutôt attendue, et explique pourquoi j’ai trouvé cette lecture agréable mais pas éblouissante.
    https://accrochelivres.wordpress.com/2017/02/15/ahlam-marc-trevidic/

  • 0.2

    Avec « Ahlam », Marc Trévidic, ancien juge d’instruction au pôle antiterrorisme du TGI de Paris, écrit son premier roman. Evidemment, son expérience professionnelle va largement transparaître cette histoire qui débute en 2000, peu de temps avant les attentats du World Trade Center.
    Le personnage principal est Paul, jeune peintre qui a obtenu un succès très rapidement et mène une carrière internationale. Ayant perdu son inspiration, il décide de s’isoler à Kerkennah, petite île de Tunisie afin de se resourcer. Il y rencontre un pêcheur ainsi que toute sa famille dont Issam et Ahlam, respectivement frère et sœur. Il les prend sous son aile ayant découvert chez eux des dons artistiques hors normes. Issam peindra pendant que Ahlam jouera du piano. Toute cette histoire serait très simple si les germes du salafisme n’était pas en train d’éclore dans toute la Tunisie et même dans cette petite île de Kerkennah.
    Dans ce roman, Marc Trévidic déploiera plusieurs axes : l’amour, le rapport de la peinture à d’autres arts, la religion, la révolution de jasmin, la radicalisation. D’ailleurs, c’est cette dernière thématique qu’il développera le plus, tant et si bien que le livre aurait pu s’appeler « Issam ». D’ailleurs le personnage d’ Ahlam est curieusement peu développé.
    Certaines autres thématiques sont à mon goût moins réussies comme celles traitant de la peinture.
    L’écriture de Marc Trévidic est précise et très agréable à lire. Le seul reproche que je pourrais lui faire est le manque de liant dans la globalité du roman On voit les coutures...
    Mais malgré ces petits défauts, « Ahlam » est un excellent premier roman que j’ai dévoré en une petite journée. L’expérience de Marc Trévidic dans le développement de la radicalisation et du djihadisme illumine ce roman et glace cette belle histoire d’amour.
    Lu en tant que juré du Prix du Livre de Poche 2017

  • 0.25

    Ce livre est envoûtant ! Au travers de l'art et de la beauté de la Tunisie, on heurte à la montée du fanatisme religieux
    J'ai passé un très beau moment avec cette histoire

  • 0.2

    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2016/08/12/34184242.html

    Paul Arezzo, un célèbre peintre français, décide de trouver l’inspiration en s’installant à Kerkennah en Tunisie au début des années 2000. Très rapidement, il se lie d’amitié avec Farhat, un pêcheur, et sa femme Nora. Après le décès de cette dernière d’une leucémie foudroyante, Paul passe de plus en plus de temps avec leurs enfants, le jeune Issam et sa sœur Ahlam. Bientôt, les deux enfants se révèlent prodigieux, Issam pour la peinture et Ahlam pour la musique. Le temps coule aussi paisiblement que le régime de Ben Ali le permet. Mais, au début des années 2010, une période sombre débute en Tunisie. Si la révolution de jasmin et le Printemps arabe font chuter Ben Ali, la démocratie n’arrive pas à s’instaurer sous la pression des islamistes de plus en plus nombreux et de mieux en mieux organisés (les factions En Nahda, Al Qaida). Issam finit par épouser la cause jihadiste alors qu’Ahlam choisit la voie de la résistance. Les tensions montent au sein de la famille et Paul, le Français « mécréant », se retrouve dans une situation compliquée…

    De la part de l’ancien chef du pôle antiterroriste, on s’attendait forcément à une analyse fine de la montée de la pensée islamiste et, en effet, l’auteur remplit bien son rôle en décortiquant minutieusement les éléments, les moyens (propagande sur internet avec des vidéos détournées…) qui font basculer les jeunes vers le fondamentalisme. Marc Trévidic brosse aussi un portrait saisissant de la Tunisie post-Ben Ali. Finalement, le plus surprenant dans le roman est l’approche artistique : l’art est présenté comme une puissance, une liberté, une ouverture, tout ce que l’islamisme ne peut que condamner.

    Une bien belle surprise qui montre que Marc Trévidic a plus d’une corde à son arc.

  • 0.2

    Marc Trévidic, ce grand juge anti-terroriste, forcément je le connaissais bien. J’avais lu un grand nombre de papiers à son sujet. J’aimais beaucoup la personnalité qui se dégageait de ses actions, de ses propos. Mais en qualité d’écrivain ? J’avais bien lu une interview qui le qualifiait de "nul en math", de littéraire. Mais quand même, un juge, a plutôt l’habitude de prendre en compte les faits, rien que les faits, sans fioritures. Quelle plume pouvait-il être ? Je dois avouer que je suis plutôt bluffée.
    "Ahlam", son premier roman, raconte l’histoire de Paul Arezzo, artiste plasticien, qui débarque en Tunisie pour noyer un chagrin d’amour et retrouver l’inspiration. Là, il se lie d’amitié avec une famille de pêcheur et se met à enseigner la peinture au fils, Issam, et la musique à sa sœur, Ahlam. Il se régale, comme disent les méridionaux, du talent et des progrès de ses élèves et, par là même renaît à la vie. Parallèlement, il nous narre la montée de l’islamisme, la progression de la haine. Le frère et la sœur ne se reconnaissent plus, s’éloignent l’un de l’autre et poursuivent un chemin bien différent.
    Il semble évident que ses compétences et ses expériences vécues dans le cadre de ses fonctions expliquent la manière que l’auteur a de parler du terrorisme et des origines de l’islamisme. Son texte, extrêmement bien documenté, est précis et explicite. Tout à coup, la provenance du mal m’est apparue limpide. Car, sans recherche de facilité, il explore toutes les pistes selon son habitude, creuse, fouille, traque. Pourtant, bien loin du rapport administratif, le récit est servi par une jolie écriture, sensuelle et ronde qui réussit à nous emmener vers un monde en devenir, un monde noir qu’il parvient pourtant à adoucir, nous plongeant dans la beauté de l’art, en musicien accompli qu’il est. Je me suis laissée aller à cette musique des mots qu’il manie avec tant de justesse. Son roman, comme la signification de son titre, est un rêve.

  • 0.2

    Paul, peintre français à la renommée internationale, vient s’installer sur les îles Kerkennah au large de Sfax, en Tunisie. Suite à un chagrin d’amour, il vient y chercher la paix. Il y trouvera une deuxième famille, et plus tard, bien plus tard, l’amour.
    Il y éduquera Issam et Ahlam, frère et sœur, à l’art : la peinture pour l’un, la musique pour l’autre. Il leur ouvrira les portes d’une carrière internationale.
    Mais c’est le printemps de jasmin, et tout va chavirer, et tous vont être emportés.

    Marc Trévidic s’essaie pour la première fois à l’écriture d’un roman, après avoir publié des essais sur le terrorisme.
    Sa connaissance de la radicalisation islamiste et de la montée du terrorisme est un pilier du roman. Un autre est sa connaissance profonde, respectueuse, amoureuse, de la Tunisie. C’est d’ailleurs la société tunisienne la véritable héroïne de ce roman. Tunisie des droits des femmes depuis 1957, Tunisie de la tolérance, Tunisie qui se bat pour ses valeurs humanistes.
    Quant à Ahlam, Paul et Issam, ils me semblent prétextes à partager ces connaissances. Leur histoire est prévisible, agréable à lire, et même parfois captivante malgré des longueurs indigestes (théorie sur le lien entre écriture musicale et couleurs), mais tellement cousue de fils blanc !
    Si le portrait de Ahlam est superficiel, le cheminement d’Issam est étudié dans sa complexité avec précision.
    Ce roman permet de rentrer par l’émotion dans la connaissance de la montée des islamistes au Magreb. Il donne chair à des faits médiatisés.
    Un livre que j’ai lu rapidement, en sautant quelques passages.
    Un texte intéressant et sombre, lu dans le cadre des" 68 premières fois"

  • 0.25

    Paul, célèbre peintre, vient habiter en Tunisie, et se fait adopter par la famille de Farhat le pêcheur (lui, sa femme, ses 2 enfants et sa mère). On suit cette amitié basée sur l'art (peinture, musique) car le fils Issam développe 1 don pour la peinture et Ahlam pour la musique. On va suivre leur évolution et en parallèle, l'évolution de la situation politico administrative de la Tunisie...
    Ce livre mélange la culture et l'Islam. Il explique la haine forte des islamistes contre toute forme de représentation visuelle.
    L'auteur est un ex juge anti terroriste utilise son expérience pour voir, comprendre les raisons conduisant à l’extrémisme lors du printemps arabe. Comment un frère et une sœur ayant et la même éducation et instruits peuvent évoluer vers 2 voies complétement opposées? La fille s'émancipe, le garçon se radicalise... On voit que l'auteur connait les mécanismes d'embrigadement, les dérives d'une foi fanatique... Une lutte se forme entre la magie musicale d'Ahlam et la folie furieuse dy frère qui l'emport.. Une vraie descente en enfers avec abolition de l'amour, de la famille et la lueur de la démocratie..
    J'ai adoré ce livre qui montre la montée du fanatisme, l’évolution qui se peut se faire alors que l'éducation est la même...Saisissant

  • Lechoixdeslibraires.com

    Paul, célèbre peintre français, vient s'installer à Kerkennah, une île tunisienne. Il y devient rapidement l'ami de Farhat, pécheur, de sa femme Nora, Issam et Ahlam son fils et a fille, et Fatima la grand-mère. Quand Nora tombe gravement malade, Paul l'emmène à Paris pour tenter de nouveaux soins. Mais Nora succombe, loin des siens. Avant de mourir, elle demande à Paul de veiller sur sa famille, et surtout sur ses enfants. De retour en Tunisie, Paul va enseigner la peinture à Issam et la musique à Ahlam, il leur ouvre les portes de l'Art. Très doués, Paul veut les emmener en France. Mais ils sont confrontés à la politique du pays, la chute de Ben Ali et la montée de l'intégrisme. Alors qu'Ahlam se bat pour les droits des femmes, Issam se range du côté des salafistes et abandonne les siens. Quel avenir les attend ?
    Marc Trévidic a écrit une histoire terrifiante car riche de ses connaissances en tant qu'ancien juge d'instruction au tribunal de Grande Instance de Paris au pôle antiterrorisme, et magnifique à la fois car il met la beauté des mots au service de l'Art et de l'amour. Un très beau roman.

  • 0.2

    Curieuse de lire la plume de Marc TREVIDIC dont j'apprécie les interventions intelligentes et justes dans les médias, je me suis réjouie à la réception de son premier roman via les 68 PREMIERES FOIS.

    Ce premier opus recèle, certes, quelques défauts dûs à la jeunesse littéraire de l'auteur mais il s'agit là d'une histoire très actuelle qui trouve écho dans notre monde perturbé et qui décrit avec amour la religion islamique mais aussi ses dérives totalitaires.

    Au début des années 2000, Paul, peintre français à la réputation mondiale, décide par dépit amoureux de s'isoler du tumulte qui l'entoure et s'installe sur une archipel paradisiaque de TUNISIE. Paul coule des jours heureux et commence à retrouver goût à sa passion. Il se lie d'amitié avec Farhat, pêcheur sympathique et jovial. Celui-ci perd prématurément sa femme et doit assurer avec l'aide de sa mère l'éducation de ses deux jeunes enfants Issam et Ahlam. Paul, très proche de la famille, prend les enfants sous son aile et leur inculque son amour pour les arts et spécialement ceux de la musique et de la peinture. Les deux enfants se révèlent de vrais artistes aux dons précoces et inégalés. Paul décide de réaliser avec leur concours l'oeuvre magistrale de sa vie d'artiste. Mais c'est sans compter sur l'obscurantisme religieux larvé au sein d'une partie de la société tunisienne. Au cours de ses dix années passées en terre tunisienne, Paul n'a pas réalisé les mutations opérées et il va subir de plein fouet la folie meurtrière et fanatique d'une frange de religieux aveuglés par leurs croyances...

    A la lecture de ce premier roman, on découvre d'emblée que Marc TREVIDIC ne s'est pas contenté de juger pendant son passage au pôle anti-terroriste, il a aussi un goût prononcé pour la culture musulmane, s'est informé et s'est imprégné des us et coutumes de l'Islam. Au travers de son histoire transparaissent son attachement et son respect pour cette religion et ses préceptes. Marc TREVIDIC explique donc au fil des pages, avec expérience et amour, la métamorphose de cette société paisible et ouverte que Paul, son héros, découvre et apprécie au début de son séjour sur l'archipel des KERKENNAH. Paul semble avoir trouvé son paradis qui va se révéler un enfer au fil du temps avec la montée de l'intégrisme et des fanatismes religieux.

    L'art tient également une part importante dans ce récit ponctué de références à la musique, à la peinture et à la poésie. C'est également par lui que le malheur arrive et que les personnages se heurtent à leurs convictions et à leurs croyances. Marc TREVIDIC réussit à nous expliquer par le menu les changements qu'opère l'embrigadement de certains en nous faisant partager le quotidien d'une petite communauté qui à l'origine était à l'abri de tout fanatisme. C'est d'autant plus édifiant et malheureusement actuel de voir progressivement les personnages évoluer vers un obscurantisme tragique alors qu'auparavant ils faisaient partie d'un microcosme d'intellectuels éclairés sensibles à la beauté artistique. Les personnages de Paul et de son ami Farhat sont la clé de voûte d'une harmonie religieuse et ethnique qui se partage et se vit sans heurts. Ils sont à eux deux la démonstration d'une vie faîte de respect et d'intégration multiculturelle.

    Dans ce roman, j'ai aimé le cheminement et l'évolution lente des personnages, la sincérité de l'auteur pour évoquer les sentiments de chacun et la simplicité avec laquelle des sujets brûlants sont abordés. Par contre, j'avoue avoir été peu sensible aux divagations artistiques de l'auteur, je dois manquer de références.

    Marc TREVIDIC, grâce à ce premier ouvrage romancé, parvient à transmettre son amour de la culture musulmane et nous explique également les dérives criminelles vers lesquelles certains jeunes croyants se laissent emporter. Il est évident que son expérience professionnelle a nourri son récit, ce qui le rend encore plus criant de vérité; ses personnages sont justes et même si la romance de Paul et Ahlam peut nuir au message de l'auteur, il n'en reste pas moins que cette histoire est très ancrée dans l'actualité et démontre la force d'impact que peuvent avoir certaines organisations terroristes.

    Une découverte livresque qui laisse présager un bel avenir de romancier à Marc TREVIDIC, lui qui a reçu il y a quelques jours le PRIX DE LA MAISON DE LA PRESSE 2016 pour cette première incursion dans la fiction.



    MYMY

    AHLAM de Marc TREVIDIC, paru aux Editions JEAN CLAUDE LATTES en janvier 2016

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