Ahlam

Couverture du livre « Ahlam » de Marc Trevidic aux éditions Lgf

3.5

2 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Lgf
  • EAN : 9782253069447
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
  • Nombre de page : 288
  • Collection : Ldp
  • Genre : Littérature Romans Poche
Résumé:

Lorsque Paul Arezzo, célèbre peintre français, débarque aux Kerkennah en 2000, l'archipel tunisien est un petit paradis. L'artiste s'y installe  et noue une forte amitié avec la famille de Farhat, un pêcheur, particulièrement avec Issam et Ahlam, ses enfants incroyablement doués pour la... Lire la suite

Lorsque Paul Arezzo, célèbre peintre français, débarque aux Kerkennah en 2000, l'archipel tunisien est un petit paradis. L'artiste s'y installe  et noue une forte amitié avec la famille de Farhat, un pêcheur, particulièrement avec Issam et Ahlam, ses enfants incroyablement doués pour la musique et la peinture. Peut-être pourront-ils, à eux trois, réaliser le rêve de Paul : une oeuvre unique et totale où s'enlaceraient tous les arts.
Mais dix ans passent. Ben Ali est chassé. L'islamisme gagne du terrain. L'affrontement entre la beauté de l'art et le fanatisme religieux peut commencer.
  Remarquablement documenté le processus de radicalisation du jeune héros est d'un réalisme saisissant , Alham est aussi un vibrant hommage à toutes celles qui, en Tunisie ou ailleurs, se lèvent, résistantes anonymes contre les diktats assassins des fanatiques. Caroline Laurent-Simon, Elle.
  Un impitoyable engrenage qui nous happe comme un roman policier. Juliette Bénabent, Télérama.

Donner mon avis

Les derniers avis

  • 0.15

    Marc Trévidic aborde dans son premier roman, Ahlam, le thème de la montée de l’intégrisme, et présente l’amour et l’art comme remparts à la barbarie. Il se pose très clairement en grand défenseur de la liberté et de la culture. Une lecture agréable mais quelques regrets.
    Le processus de radicalisation du jeune Issam est particulièrement bien décrit : de part son métier de juge d’instruction, l’auteur maîtrise bien sûr son sujet.
    L’énergie d’Ahlam pour préserver sa liberté, s’opposer au radicalisme, et défendre la place de la femme dans la société tunisienne, malgré le déchirement de son propre frère Issam qui la renie, en fait un très beau rôle féminin, et la principale réussite de ce livre.
    L’amour entre les membres de cette famille et leur désarroi face au jeune fils peu à peu enrôlé par les islamistes, est également très bien dépeinte. Idem pour la relation de fidélité et d’amitié entre Paul (le peintre qui introduit l’art dans la famille) et Farhat (le père de famille).
    Quant à l’art, Marc Trévidic y voit indéniablement un outil puissant pour s’évader de la cruauté du réel mais également dénoncer un régime d’oppression. Les pages sur l’amour de l’art des différents personnages ; ainsi que la description de très beaux paysages de Kerkennah apportent lumière et poésie dans cette ambiance si sombre.
    Vous l’aurez compris : un livre rythmé, qui a été pour moi une lecture agréable.
    Parmi les regrets, l’écriture aurait pu être plus recherchée. En outre, l’apport de l’histoire d’amour entre Paul et Ahlam ne m’a pas convaincue. Elle vise peut être à justifier la forme romanesque (Marc Trévidic n’avait jusqu’alors écrit que des essais politiques) ou adoucir le propos de fond. Elle est cependant plutôt attendue, et explique pourquoi j’ai trouvé cette lecture agréable mais pas éblouissante.
    https://accrochelivres.wordpress.com/2017/02/15/ahlam-marc-trevidic/

  • 0.2

    Avec « Ahlam », Marc Trévidic, ancien juge d’instruction au pôle antiterrorisme du TGI de Paris, écrit son premier roman. Evidemment, son expérience professionnelle va largement transparaître cette histoire qui débute en 2000, peu de temps avant les attentats du World Trade Center.
    Le personnage principal est Paul, jeune peintre qui a obtenu un succès très rapidement et mène une carrière internationale. Ayant perdu son inspiration, il décide de s’isoler à Kerkennah, petite île de Tunisie afin de se resourcer. Il y rencontre un pêcheur ainsi que toute sa famille dont Issam et Ahlam, respectivement frère et sœur. Il les prend sous son aile ayant découvert chez eux des dons artistiques hors normes. Issam peindra pendant que Ahlam jouera du piano. Toute cette histoire serait très simple si les germes du salafisme n’était pas en train d’éclore dans toute la Tunisie et même dans cette petite île de Kerkennah.
    Dans ce roman, Marc Trévidic déploiera plusieurs axes : l’amour, le rapport de la peinture à d’autres arts, la religion, la révolution de jasmin, la radicalisation. D’ailleurs, c’est cette dernière thématique qu’il développera le plus, tant et si bien que le livre aurait pu s’appeler « Issam ». D’ailleurs le personnage d’ Ahlam est curieusement peu développé.
    Certaines autres thématiques sont à mon goût moins réussies comme celles traitant de la peinture.
    L’écriture de Marc Trévidic est précise et très agréable à lire. Le seul reproche que je pourrais lui faire est le manque de liant dans la globalité du roman On voit les coutures...
    Mais malgré ces petits défauts, « Ahlam » est un excellent premier roman que j’ai dévoré en une petite journée. L’expérience de Marc Trévidic dans le développement de la radicalisation et du djihadisme illumine ce roman et glace cette belle histoire d’amour.
    Lu en tant que juré du Prix du Livre de Poche 2017

Voir tous les avis

Où trouver ce livre en librairie ?

Service proposé en partenariat avec Place des Libraires

Les dernières discussions

Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre
Soyez le premier à en lancer une !

Afficher plus de discussions

Lancez une discussion

Pour lancer une discussion, vous devez être connecté...
Vous n'avez pas encore de compte ? Rendez-vous ici et laissez-vous guider !

Du même auteur

Au coeur de l'antiterrorisme Marc Trevidic LATTES

Voir tous les livres de Marc Trevidic