Agnus regni ; histoire tragique, encore que sensuelle et farcesque, de Gregorius Maximilien Lehcar.

Couverture du livre « Agnus regni ; histoire tragique, encore que sensuelle et farcesque, de Gregorius Maximilien Lehcar. » de Frederic Sounac aux éditions Delit
  • Date de parution :
  • Editeur : Delit
  • EAN : 9782917399064
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : (non disponible)
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

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Le courrier des auteurs

Frédéric Sounac répond à nos questions ! (08/06/2010)

1) Qui êtes-vous ? J'enseigne la littérature comparée à l'université, avec beaucoup de bonheur : cela me convient très bien, car lire des ouvrages de tous horizons est de toutes façons mon activité principale depuis l'enfance. Cela me maintient aussi en relation permanente avec des gens plus jeunes que moi, ce qui est une excellente chose, car si l'on peut sans doute s'améliorer sur certains plans, il se produit tout de même un inquiétant rétrécissement spirituel quand on vieillit. Ma deuxième passion est la musique, que je pratique en amateur, mais avec grande assiduité. Grâce à la chance que j'ai eue de collaborer pendant des années avec la grande pianiste Maria João Pires, j'ai rencontré de nombreux musiciens professionnels, qui sont devenus des amis bien que je les jalouse atrocement : j'ai écrit pour eux des pièces de théâtre «musicales» autour d'oeuvres de Mozart, Schumann, Chopin, Tchaïkovski... Sinon, j'écris des romans. 2) Quel est le thème central de votre livre ? Il s'agit avant tout d'une fable politique. Le personnage principal, Grégorius, qui souffre de lourds traumatismes personnels et familiaux, est utilisé par un régime qu'il honnit, mais contre lequel il n'a pas le courage de lutter. C'est essentiellement à travers son regard que se déploie le tableau d'une société qu'on peut qualifier de «contre-utopique», en partie satirique de la nôtre... Sur cette trame, qui inclut un véritable complot, le livre aborde je pense une multitude de questions : l'engagement individuel, le rapport éventuellement «consolateur» à la musique, la responsabilité de l'intellectuel, la violence attachée à tout pouvoir, l'action consciente ou inconsciente de la libido, et, bien entendu... l'amour. Victime toute désignée d'un traquenard amoureux, Grégorius retourne cette arme létale contre ses oppresseurs... 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de votre livre, laquelle choisiriez-vous ? C'est très difficile ; beaucoup de passages me viennent spontanément à l'esprit, mais je crains qu'ils ne soient difficilement compréhensibles hors contexte. Je vais donc choisir la dernière phrase, qui est à la fois tragique et pleine d'espérance : «Je l'attends. Le Roi-de-Guêpes. Je te dis adieu, lecteur, n'oublie pas Grégorius, qui te bénit urbi et orbi. Bientôt je tendrai le cou à sa rencontre, je mourrai et ressusciterai dans notre union, bientôt je serai libre, debout, et quand les dards puissants s'enfonceront dans ma chair, quand ils m'épouseront, je sentirai dans tout mon corps, comme une injection de bonheur, l'amnésie violente d'un baiser.» 4) Si votre livre était une musique, quelle serait-elle ? Le premier mouvement de la Sonate en La mineur, op. 143 (D.784) de Schubert. Le climat de cette oeuvre peut paraître curieusement ascétique eu égard au caractère plutôt foisonnent du roman, mais c'est celle qui s'apparente le mieux à la psychologie générale de Grégorius, le personnage principal. Comme souvent chez Schubert, il y a une certaine incohérence de forme, des traits si dramatiques qu'ils confinent au désespoir absolu, et des moments de désarmante tendresse. Au chapitre XVII, le personnage interprète cette sonate au piano, dans l'intimité, et elle fait l'objet d'une paraphrase poétique qui j'espère permet un peu de «l'entendre». 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? J'aimerais les surprendre, leur donner un sentiment d'excès et de fantaisie, leur procurer une véritable plongée dans un univers romanesque susceptible de les intéresser, de les troubler et de les émouvoir : suffisamment pour qu'ils sentent la «poussée» de leur propre imagination ; en fait, je crois que j'aimerais leur donner l'envie d'écrire. Sinon, j'ai toujours pensé que choisir était une mutilation, et qu'il valait mieux cumuler les plaisirs si on le peut : celui de la fable, celui du grotesque, celui de l'ironie, celui du tragique, celui de la réflexion, celui de la sensualité... S'ils ressentent ne serait-ce qu'une miette de chacun d'entre eux en lisant ce roman, je serai comblé.

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