Adieu

Couverture du livre « Adieu » de Honoré De Balzac aux éditions Publie.net
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  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

Adieu est définitivement des quelques textes les plus importants, les plus mystérieux et audacieux aussi, de Balzac.
En soi tout d´abord : la folie, la guerre, la mémoire, être perdu, ne pas savoir qui on est. Mais parce qu´on le lit aujourd´hui : la tentative désespérée de... Lire la suite

Adieu est définitivement des quelques textes les plus importants, les plus mystérieux et audacieux aussi, de Balzac.
En soi tout d´abord : la folie, la guerre, la mémoire, être perdu, ne pas savoir qui on est. Mais parce qu´on le lit aujourd´hui : la tentative désespérée de reconstruire le réel, toute une Bérésina dans les collines entourant Paris, comme si cela pouvait aboutir à autre chose qu´un échec. Et tout cela non pas dans le format roman, mais dans le rythme ternaire d´une histoire serrée...
Comme La Grande Bretèche, il s´agit d´un texte bien amont de la future Comédie Humaine, et même en amont du véritable élan romanesque à partir de La Peau de chagrin.
Peut-être un des textes les plus importants de Balzac, parce qu´il part d´un lieu inventé, sans géographie (on est perdu dans la forêt, on découvre une maison abandonnée, fermée par des grilles, où même le langage avec celles qui l´habitent est perdu), il part de la folie, et c´est par elle, la folie, qu´il retrouve les grandes secousses de l´histoire, inaccessibles au récit : c´est Tolstoï, plus tard, et de l´autre côté de la guerre, qui se chargera de faire entrer la Bérésina en littérature.
Mais Balzac, dans un tour de force incroyable, se saisit alors du réel lui-même, sa géographie, et le temps réel de l´histoire : trois champs, une forêt et une colline tout près de Paris, et en fait une scénographie pour film à grand spectacle. On détourne le réel pour en faire l´hallucination du réel enfui, le réel inaccessible du souvenir.
Et, bien sûr, si la folie surgira alors nue et sera brûlée, mort s´ensuit. Ce réel-là ne peut exister que dans et par la littérature.
Je prétends donc qu´ici, dans les 50 pages de cette nouvelle fantastique de 1830, discrètement publiée par un inconnu, se joue l´accès de Balzac à son propre rapport au réel : de quoi désamorcer tous ces poncifs sur le réalisme dont on a voulu l´assommer depuis.
Ajoutons que, pour tenter cette expérience initiatique, il la situe dans un territoire pour lui parfaitement symbolique : c´est dans cette forêt de L´Ile-Adam, quelques années plus tôt, à 22 ou 23 ans, qu´un ami de son père lui avait concédé un cabanon au bout de son parc, et qu´Honoré Balssa pour la première fois avait tenté l´isolement pour écrire, ne plus rien qu´écrire.

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