Acide sulfurique

Couverture du livre « Acide sulfurique » de Amélie Nothomb aux éditions Lgf

4.016949152

59 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Lgf
  • EAN : 9782253121183
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
  • Nombre de page : 212
  • Collection : Ldp
  • Genre : Littérature Romans Poche
Résumé:

vint le moment où la souffrance des autres ne leur suffit plus : il leur en fallut le spectacle.
a.n.
une petite fable cynique jonglant à souhait avec le beau et le laid, le bien et le mal. métro.

Donner mon avis

Les derniers avis

  • 0.2

    Une critique acide de la société entre le jusqu'au-boutisme de la télé réalité et l'horreur des camps de concentration.

    L'écriture est fluide comme d'habitude. Les personnages sont forts, Pannonique dans son engagement quasi politique désintéressé et Zdena dans son évolution.

  • 0.2

    Imaginez que les camps de concentration deviennent un jeu de télé-réalité. Des gens se font arrêter et sont envoyer dans un camp pour y travailler et mourir. La production paye des kapo pour y faire régner l'ordre. Tout ça sous l’œil bienveillant de centaines de caméras. Comment les prisonniers peuvent réagir face à tant de souffrance, de violence et de bêtises.

    Acide sulfurique est un roman comme Amélie Nothomb sait les faire. Elle prend du recul sur un événement, le modifie, le remodèle et nous le sert avec sa sauce. Elle prend plaisir à torturer psychologiquement ses personnages.

    On y trouve le refus du laxisme avec lequel les gouvernements se sont laissés aller devant autant d'atrocités, c'est la critique de la culture moderne qui à son apogée est au plus profond, de la société décadente qui se plaît à regarder des gens souffrir derrière leur écran, sans état d'âme. On y trouve aussi le récit assez cruel des pauvres gens, à qui on a volé jusqu'à leur nom, et qui face à l'adversité commune, continue comme l'homme sait si bien le faire, à se retourner les uns contre les autres.

    Les personnages sont caricaturés et pourtant si réels, de la kapo bête et méchante à Pannonique, qui se considère comme Dieu pendant un temps, au public abruti derrière son écran, ou alors, la caricature n'existe pas. Ces gens étudiés dans un lieu et un événement terribles se comporte le plus simplement, en faisant ressortir uniquement ce qu'ils ont de plus profond, parce que le reste n'est que futilité dans des conditions extrêmes.

    L'écriture est efficace, fluide, alternant courtes descriptions et dialogues, Amélie Nothomb nous emmène dans son univers si particulier, décalé dès les premières pages pour nous lâcher, presque à bout de souffle, au point final. Le roman est court et va à l'essentiel sans se perdre.

    Un roman qui pousse la réflexion plus loin. Un roman qui demandera au public un peu plus de discernement que celui qui regarde ce genre d'émissions, qui peut la critiquer tout en la cautionnant de par sa présence derrière l'écran. Je dois en faire partie, j'ai lu son roman, trouver abject les tortures, mais j'ai continué jusqu'à la dernière page, parce que j'ai aimé le lire, finalement, je suis comme tout le monde.

  • 0.2

    Un livre très étrange qui pousse la télé-réalité et la connerie humaine dans ses plus profonds retranchements. C'est assez troublant car ce livre représente bien l'effet mouton d'une population et oblige le lecteur à se demander s'il laisserait lui aussi faire cela.

  • 0.2

    Amélie Nothomb fait une fois de plus très fort. Dans ce roman qui se lit d’une traite tant il est court, mais qui laisse un sentiment de malaise tant il est intense, elle nous raconte d’histoire poussé à l’extrême d’une émission de téléréalité.
    Mais pas n’importe laquelle bien-sûr !! Là les participants sont tout simplement enlevés dans les villes, et conduits dans un camp de concentration. Surveillés par des kapos à qui tout est permis surtout la plus grande violence, et sous l’œil de caméras postées partout dans le camp et qui filment tout et tout le monde 24h sur 24. L’horreur absolue des camps de concentration de la dernière guerre, pour le plaisir des téléspectateurs d’aujourd’hui ?
    Les prisonniers sont des hommes et des femmes totalement déshumanisés. Comme dans les camps nazis on leur a simplement tatoué un chiffre sur le bras pour annihiler, en effaçant leur nom, jusqu’à leur personne. Et après tout, ignorer le nom de celui ou celle qui est face à soi permet d’agir avec plus de violence et sans aucune compassion, enlève toute proximité et réalité « humaine » à la personne car « le prénom est la clé de la personne."
    Ils sont prisonniers, ils vont subir l’arbitraire des gardiens, la faim, la soif, l’épuisement provoqué par des tâches difficiles, répétitives et parfaitement inutiles. Ils sont soumis au bon vouloir des kapos qui décident chaque matin qui doit mourir. Car de ce camp nul ne s’échappe et la seule issue est la mort. Horrible, filmée elle aussi, pour le plus grand plaisir des téléspectateurs toujours plus nombreux à faire de l’audience.

    Nous suivons de près trois personnages en particulier : la kapo Zedna, une jeune femme de 20 qui avant d’être embauchée comme kapo n’avait rien réussi dans sa vie ; Pannonique, étudiante en paléontologie, jeune femme de 20 ans également, si belle et lumineuse qu’elle attire le regard de tous et en particulier celui des caméras et des réalisateurs de l’émission, mais qui n’est plus que CKZ114 dans le camps ; EPJ327, un professeur d’histoire dans la vraie vie, qui est très attiré par CKZ114.
    CKZ114 fait figure de résistante, car elle comprend immédiatement qu’il faut être différente et ne pas flancher devant les caméras (même si celles-ci sont vite oubliées). Elle ne pleure pas, se désespère pas, en tout cas pas face aux caméras, au contraire, elle va les utiliser pour essayer de faire bouger les téléspectateurs, les faire réagir et leur demander d’arrêter d’être complices d’une telle horreur.
    Des téléspectateurs justement, qui par leur simple présence devant leur écran, font que cette horreur puisse exister. Ils sont passifs, mais du coup terriblement acteurs, et pourtant noyés dans la masse des « transparents », des anonymes, ils n’ont pas l’impression d’avoir une énorme part de responsabilité dans la vie et la mort des prisonniers. La puissance de la masse anonyme, cela fait peur !
    La presse va également jouer un rôle, et quel rôle ! Leurs interventions ne servent pas à grand-chose, leurs condamnations sont bien timides, peu actives, et ne vont au contraire qu’avoir un effet contraire à celui souhaité : faire monter l’audimat !

    Mais comme toujours, les vraies personnalités, les sentiments nobles et courageux, vont sortir de toute cette horreur, et l’humanité qui est en chacun va s’exprimer là où on ne l’attend plus.
    Bien sûr il y a là une véritable satire des extrêmes de la téléréalité, mais peut être aussi est-il question de voir comment on peut facilement retourner vers l’horreur avec tellement de laisser-faire et sans pour autant se sentir ni coupable ni acteur ! comme une alerte, d’ailleurs mise en exergue du roman : « Vint le moment où le souffrance des autres ne leur suffit plus : il leur en fallu le spectacle ». faisons tout pour ne jamais en arriver là !

  • 0.1

    Voilà quelques jours que j'ai fini ce livre. C'est le tout premier Amélie NOTHOMB que je lis et j'ai mis longtemps à me décider d'acheter un de ses ouvrages. J'ai choisi celui-ci plutôt que d'autres par rapport à son thème qui est d'actualité : la télé-réalité. C'est un thème qui est souvent reprit ces derniers temps par nombres d'auteurs, comme dans Hunger Games par exemple. J'avoue avoir choisi celui-ci de livre de NOTHOMB car je me suis laissée imaginer que l'histoire pourrait être aussi sympa que dans Hunger Games, que j'ai lu il y a quelques mois ( je dirais même " que j'ai dévorés " ).
    Au bout des premières lignes, le style de l'auteur me surprend. Il est vrai qu'Amélie NOTHOMB est réputée pour son style singulier et pour ses histoires particulières, mais je ne m'attendais pas à ça. Par contre, je ne saurais dire si son style m'a plu ou m'a déplu. Je suis assez mitigée car d'une certaine manière je le trouve assez lourd car elle multiplie les figures de style autant dans la formulation de ses phrases que dans leurs formes. D'un autre côté, je trouve que sa façon de relater, aussi singulière soit-elle, est plutôt agréable. Je pense que ce sentiment est dû au fait que le livre ne fait que 213 pages et est écrit en gros caractère : il se laisse donc lire rapidement, et on a pas vraiment le temps de se sentir réellement ennuyé.
    L'histoire peut être grossièrement comparée à Hunger Games ( je dis bien " grossièrement " car le style, le public et la finalité ne sont pas les mêmes entre les deux ). Acide sulfurique veut nous faire réfléchir et ne pas nous focaliser sur la fiction alors que Hunger Games nous fait d'abord aimer la fiction puis ensuite fait réfléchir ( bien que certains sont certainement restés que sur la fiction ). Ainsi, dans ce livre d'Amélie NOTHOMB, je ne me suis clairement attachée à aucun personnage : le livre fini, je n'ai pas eu ce petit pincement au coeur habituel quand un livre m'a vraiment touché, ou un personnage.. J'ai donc été un peu déçue de ce côté. Après, je ne peux que souligner l'incroyable capacité qu'à NOTHOMB à nous faire réfléchir. A l'heure d'aujourd'hui où bon nombre de télé-réalités naissent, Acide sulfurique nous donne vraiment de quoi cogiter là-dessus.
    Je ne regrette pas de l'avoir acheté, ni de l'avoir lu. Par contre j'achèterai un second livre d'Amélie NOTHOMB pour savoir si je n'aime pas vraiment son style, ou bien si je n'ai pas commencé par le meilleur.
    Un livre à lire pour réfléchir au monde dans lequel nous vivons aujourd'hui : un monde où l'apparence, la violence et les médias sont maîtres. Une petite lecture pour un après-midi ensoleillé.

    ( http://lectrice-lambda.skyrock.com/3100875995-Acide-sulfurique-Amelie-NOTHOMB.html )

  • 0.1

    J'ai choisi de me lancer dans ce roman pour une double raison: Je voulais tester A Nothomb et ceci grâce à un livre pas trop épais (les avis étaient tellement mitigés!).
    En effet, "Acide Sulfurique" n'est pas très épais...dans tous les sens du terme.
    L'histoire fantastique est assez originale, mais A Nothomb ne donne pas assez de profondeur à ses personnages, ce qui a pour conséquence de les rendre complètement insipides.
    Les protaganistes semblent vivre l'enfer mais le lecteur ne le ressent pas, et devient donc uniquement un voyeur sans la moindre implication.

    Lecture facile dénuée de saveur.

  • 0.25

    Mon premier livre de cette auteure ou comment prendre une grande giffle...

  • 0.25

    Facile à lire et surtout captivant du début jusqu'à la fin.

  • 0.05

    Mon premier Amélie Nithomb et quand je lis les commentaires des autres je pense que ce sera surement le dernier... elle est bien atteinte, pour un auteur c'est mieux mais là ça va loin très loin...

Voir tous les avis

Où trouver ce livre en librairie ?

Service proposé en partenariat avec Place des Libraires

Les dernières discussions

Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre
Soyez le premier à en lancer une !

Afficher plus de discussions

Lancez une discussion

Pour lancer une discussion, vous devez être connecté...
Vous n'avez pas encore de compte ? Rendez-vous ici et laissez-vous guider !

Du même auteur

Igièna de l'assassin Amélie Nothomb PER NOSTE

3

Voir tous les livres de Amélie Nothomb

Autres éditions

Acide sulfurique Amélie Nothomb LGF

4.016949152

Voir toutes les éditions

Récemment sur lecteurs.com

Les livres les mieux notés de la semaine