à nous de jouer ! appel aux indignés de cette Terre

Couverture du livre « à nous de jouer ! appel aux indignés de cette Terre » de Stephane Hessel aux éditions Autrement
  • Date de parution :
  • Editeur : Autrement
  • EAN : 9782746734272
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : (non disponible)
  • Collection : Haut et fort
  • Genre : Pamphlets politiques Faits de société, Témoignages, Actualité, Biographies
Résumé:

À l'heure où la pauvreté se banalise, Stéphane Hessel nous invite à bâtir une authentique « société mondiale » reposant sur des institutions évoluées, légitimes et compétentes à l'échelle de la planète. Quelles sont les conditions de sa réalisation ? Avant toute chose, une... Lire la suite

À l'heure où la pauvreté se banalise, Stéphane Hessel nous invite à bâtir une authentique « société mondiale » reposant sur des institutions évoluées, légitimes et compétentes à l'échelle de la planète. Quelles sont les conditions de sa réalisation ? Avant toute chose, une prise de conscience, qui implique responsabilité et compassion. Pour devenir les citoyens d'une société pacifique et respectueuse des droits de l'homme, profitons de l'opportunité : en France, la gauche dispose désormais de tant de pouvoirs !
À nous de nous battre pour une Europe sociale, pour un monde social. Osons encore nous attaquer aux grands rêves de l'humanité !

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Le courrier des auteurs

Stéphane Hessel répond à nos questions ! (01/05/2013)

1) Qui êtes-vous ? ! Je m'appelle Roland Merk, je suis écrivain suisse de langue allemande et philosophe de formation, auteur d'un recueil de poèmes intitulé Vent sans nom, de quelques essais et pièces de théâtre, dont une très suivie en Suisse autour du sort des Palestiniens, L'expulsion, une pièce documentaire en quatre fragments sur la Nakba. Récemment, j'ai coécrit avec quelques écrivains arabes Jours de colère à Tunis, au Caire..., à la suite de la révolution tunisienne que j'ai vécue sur place à Tunis. Je suis également coauteur du dernier livre de Stéphane Hessel, À nous de jouer ! Appel aux indignés de cette terre, une collaboration avec ce grand homme engagé et merveilleux. 2) Quel est le thème central de ce livre ? «À nous de jouer !» est un message d'alerte, un appel aux indignés de cette terre pour qu'ils se réveillent, qu'ils prennent enfin conscience des problèmes mondiaux, à la fois économiques, écologiques, éthiques et intergouvernementaux. C'est un livre à plusieurs thèmes ! Évidemment, il n'est pas toujours minuit moins cinq et la crise est très grave ! C'est donc un livre à la fois mobilisateur, qui reprend les thèmes chers à Stéphane Hessel ; mais c'est aussi un livre philosophique, qui synthétise et approfondit tous ces thèmes à hauteur de la société mondiale que nous formons aujourd'hui. Le message central est : Il est bon de s'indigner et de s'engager, mais nous devons aussi fortifier notre compassion ! Ce livre est donc un élargissement de la vision politique grâce à un changement d'optique et à l'introduction de thèmes nouveaux, avant tout les notions de «dialogue», de «compassion» et d'«interdépendance» que Stéphane Hessel, dans ce livre, met en valeur contre ce qu'il appelle «la pensée jalouse», la pensée unique qui veut toujours plus et préfère le meilleur et le plus fort. C'est aussi un message radical contre la précarisation croissante en Europe et dans le monde entier, un appel à changer les choses par un combat pacifique. Dans un monde en crise, nous devons donc renforcer non seulement l'indignation et l'engagement, mais aussi et avant tout, notre compassion. Le lien solidaire est nécessaire pour bâtir une vraie société mondiale ! Comme le disait Stéphane Hessel dans À nous de jouer ! : «Nous vivons actuellement à la charnière qui sépare l'ancien monde, qui n'a pas encore eu besoin de compassion, d'un monde nouveau, qui ne s'en sortira pas sans compassion. Compassion, solidarité, c'est ce qui transforme le monde et aussi ce qui fait avancer notre engagement.» 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? La dernière phrase du livre : «À nous de jouer !». À ma dernière question, Stéphane Hessel répond en s'adressant directement au lecteur et en évoquant une sentence du grand poète allemand Rainer Maria Rilke : «Tu dois changer ta vie !» Nous n'avons pas le choix, si nous ne changeons pas notre mode de vie, nous allons, comme le soulignait Stéphane Hessel à plusieurs reprises, «droit dans le mur !». 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? Ce serait la neuvième symphonie de Beethoven, non seulement l'hymne de l'Europe, mais je dirais aussi de cette Terre ; une ouverture musicale sur le thème de la société mondiale mais jouée avec tous les instruments des peuples ! 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Évidemment, compassion et compréhension pour les thèmes dont le livre parle. Il est nécessaire que la mobilisation et la prise de conscience de tous et toutes s'agrandissent ! 6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ? Une longue promenade quotidienne, et le rituel de se lancer sans rituel. La musique m'aide avant tout pour écrire des poèmes. 7) Comment vous vient l'inspiration ? L'inspiration ne peut être forcée. Je la sens venir, c'est corporel. C'est aussi le corps qui écrit, pas seulement la tête ! 8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ? Oui, c'est un peu cela. Enfant, je me suis dit que j'aimerais écrire un jour. Par la suite, j'ai lu des milliers de livres et après un grand détour par la philosophie, je suis revenu à la littérature, au geste littéraire. Avant tout, n'est-ce pas la poétisation du monde dont nous avons besoin ? C'est aussi ce lien que j'avais avec Stéphane Hessel, qui avait un grand amour pour la poésie. Il est urgent de rappeler aujourd'hui où tout est question d'argent, que l'être humain vit d'une manière «poétique» sur terre, comme le disait le philosophe Martin Heidegger. Si nous oublions cela, la vie devient de plus en plus fade... 9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lecteur) ? Tout à fait. C'est en lisant les nouvelles d'Edgar Allan Poe à douze ans. La nouvelle Le Puits et le Pendule m'avait effrayé. 10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? ! Le grand poète allemand Hölderlin était le premier à se demander à quoi sert la littérature, déjà à son époque où la société estimait peu les écrivains. Aujourd'hui ils doivent aller contre la grande machine médiatique qui produit du sens fabriqué, du sens de courte durée. Un écrivain qui veut être à la hauteur de nos problèmes doit être à la fois engagé et novateur, aussi bien sur le fond que la forme. Raconter des histoires qui ne prennent pas conscience de ce que sont, aujourd'hui, le monde, la société et ses problèmes, est non seulement dépassé, mais conformiste. 11) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ? Une grande, évidemment, pour l'auteur que je suis ! Il serait très dangereux qu'un jour les librairies disparaissent. Je tiens avant tout à ces petites librairies où le personnel a encore lu ce qu'il vend. Mais même les grandes surfaces connaissent des difficultés vu l'impact d'Amazon ! En Suisse, où je vis, les grandes librairies fusionnent pour pouvoir rivaliser avec Amazon. L'écrivain allemand Günter Wallraff lance même un appel au boycott d'Amazon pour une raison évidente : les petites librairies ont une vie très dure et l'uniformisation s'accroît. Il faudrait réfléchir au monopole anti-démocratique et indigne d'une société qui se dit ouverte mais relève plutôt de «Big brother is watching you». Ce monopole ne peut perdurer !

Stéphane Hessel répond à nos questions ! (01/05/2013)

1) Qui êtes-vous ? ! Un schizophrène heureux, qui aime la solitude pure qu'exige l'écriture autant que la ronde joyeuse des rencontres. 2) Quel est le thème central de ce livre ? «À nous de jouer !» est un message d'alerte, un appel aux indignés de cette terre pour qu'ils se réveillent, qu'ils prennent enfin conscience des problèmes mondiaux, à la fois économiques, écologiques, éthiques et intergouvernementaux. C'est un livre à plusieurs thèmes ! Évidemment, il n'est pas toujours minuit moins cinq et la crise est très grave ! C'est donc un livre à la fois mobilisateur, qui reprend les thèmes chers à Stéphane Hessel ; mais c'est aussi un livre philosophique, qui synthétise et approfondit tous ces thèmes à hauteur de la société mondiale que nous formons aujourd'hui. Le message central est : Il est bon de s'indigner et de s'engager, mais nous devons aussi fortifier notre compassion ! Ce livre est donc un élargissement de la vision politique grâce à un changement d'optique et à l'introduction de thèmes nouveaux, avant tout les notions de «dialogue», de «compassion» et d'«interdépendance» que Stéphane Hessel, dans ce livre, met en valeur contre ce qu'il appelle «la pensée jalouse», la pensée unique qui veut toujours plus et préfère le meilleur et le plus fort. C'est aussi un message radical contre la précarisation croissante en Europe et dans le monde entier, un appel à changer les choses par un combat pacifique. Dans un monde en crise, nous devons donc renforcer non seulement l'indignation et l'engagement, mais aussi et avant tout, notre compassion. Le lien solidaire est nécessaire pour bâtir une vraie société mondiale ! Comme le disait Stéphane Hessel dans À nous de jouer ! : «Nous vivons actuellement à la charnière qui sépare l'ancien monde, qui n'a pas encore eu besoin de compassion, d'un monde nouveau, qui ne s'en sortira pas sans compassion. Compassion, solidarité, c'est ce qui transforme le monde et aussi ce qui fait avancer notre engagement.» 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? La dernière phrase du livre : «À nous de jouer !». À ma dernière question, Stéphane Hessel répond en s'adressant directement au lecteur et en évoquant une sentence du grand poète allemand Rainer Maria Rilke : «Tu dois changer ta vie !» Nous n'avons pas le choix, si nous ne changeons pas notre mode de vie, nous allons, comme le soulignait Stéphane Hessel à plusieurs reprises, «droit dans le mur !». 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? Ce serait la neuvième symphonie de Beethoven, non seulement l'hymne de l'Europe, mais je dirais aussi de cette Terre ; une ouverture musicale sur le thème de la société mondiale mais jouée avec tous les instruments des peuples ! 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Évidemment, compassion et compréhension pour les thèmes dont le livre parle. Il est nécessaire que la mobilisation et la prise de conscience de tous et toutes s'agrandissent ! 6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ? Une longue promenade quotidienne, et le rituel de se lancer sans rituel. La musique m'aide avant tout pour écrire des poèmes. 7) Comment vous vient l'inspiration ? L'inspiration ne peut être forcée. Je la sens venir, c'est corporel. C'est aussi le corps qui écrit, pas seulement la tête ! 8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ? C'est arrivé avec les lettres. J'ai entamé une correspondance assez volumineuse à l'âge Oui, c'est un peu cela. Enfant, je me suis dit que j'aimerais écrire un jour. Par la suite, j'ai lu des milliers de livres et après un grand détour par la philosophie, je suis revenu à la littérature, au geste littéraire. Avant tout, n'est-ce pas la poétisation du monde dont nous avons besoin ? C'est aussi ce lien que j'avais avec Stéphane Hessel, qui avait un grand amour pour la poésie. Il est urgent de rappeler aujourd'hui où tout est question d'argent, que l'être humain vit d'une manière «poétique» sur terre, comme le disait le philosophe Martin Heidegger. Si nous oublions cela, la vie devient de plus en plus fade... 9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lecteur) ? Tout à fait. C'est en lisant les nouvelles d'Edgar Allan Poe à douze ans. La nouvelle Le Puits et le Pendule m'avait effrayé. 10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? ! Le grand poète allemand Hölderlin était le premier à se demander à quoi sert la littérature, déjà à son époque où la société estimait peu les écrivains. Aujourd'hui ils doivent aller contre la grande machine médiatique qui produit du sens fabriqué, du sens de courte durée. Un écrivain qui veut être à la hauteur de nos problèmes doit être à la fois engagé et novateur, aussi bien sur le fond que la forme. Raconter des histoires qui ne prennent pas conscience de ce que sont, aujourd'hui, le monde, la société et ses problèmes, est non seulement dépassé, mais conformiste. 11) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ? Une grande, évidemment, pour l'auteur que je suis ! Il serait très dangereux qu'un jour les librairies disparaissent. Je tiens avant tout à ces petites librairies où le personnel a encore lu ce qu'il vend. Mais même les grandes surfaces connaissent des difficultés vu l'impact d'Amazon ! En Suisse, où je vis, les grandes librairies fusionnent pour pouvoir rivaliser avec Amazon. L'écrivain allemand Günter Wallraff lance même un appel au boycott d'Amazon pour une raison évidente : les petites librairies ont une vie très dure et l'uniformisation s'accroît. Il faudrait réfléchir au monopole anti-démocratique et indigne d'une société qui se dit ouverte mais relève plutôt de «Big brother is watching you». Ce monopole ne peut perdurer !

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