à moi bien seul bien des personnages

Couverture du livre « à moi bien seul bien des personnages » de John Irving aux éditions Theleme

4

1 note

  • Date de parution :
  • Editeur : Theleme
  • EAN : 9782878627558
  • Série : (non disponible)
  • Support : CD Audio
  • Nombre de page : (non disponible)
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Littérature étrangère audio vidéo ou produits TVA 20
Résumé:

À moi seul bien des personnages est une histoire d'amour inassouvi - une histoire tourmentée, drôle et touchante - et une approche passionnée des sexualités différentes. C'est la représentation intime et inoubliable de la solitude d'un homme bisexuel qui s'efforce de devenir "quelqu'un de... Lire la suite

À moi seul bien des personnages est une histoire d'amour inassouvi - une histoire tourmentée, drôle et touchante - et une approche passionnée des sexualités différentes. C'est la représentation intime et inoubliable de la solitude d'un homme bisexuel qui s'efforce de devenir "quelqu'un de bien". Irving nous livre une formidable chronique ; du grand renfermement puritain face à la libération sexuelle et à la guerre du Viet Nam, sans oublier l'évocation de l'épidémie de sida et ses ravages ainsi que l'effarant silence des gouvernants (Reagan). Mais toujours de l'humour, beaucoup d'humour, arraché à la tristesse et la mélancolie.

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Le courrier des auteurs

John Irving répond à nos questions ! (18/04/2013)

1) Qui êtes-vous ? ! Bertrand Suarez-Pazos, comédien issu de l'ENSATT en 2001. Je travaille beaucoup au théâtre sous la direction de Brigitte Jaques-Wajeman depuis de nombreuses années. Voix régulière des dramatiques de France Culture et France Inter, j'enregistre également des livres audio pour différentes collections depuis quelques années. 2) Quel est le thème central de ce livre ? Je crois qu'on peut parler de biographie sexuelle... Un auteur de 70 ans revient sur sa période adolescente et sur tous les questionnements et troubles liés à l'éveil de la sexualité, mais également de l'amour, de l'amitié, de la maladie, de la mort. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? "Je ne devais revoir Miss Frost que deux fois. Je ne soupçonnais pas les effets à long terme d'une rencontre avec l'amour d'une vie. Pas encore." 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? Elie, oratorio de Mendelssohn ou Who wants to live for ever des Queen ! 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? L'humour du texte et la brillante maitrise du récit dont fait preuve Irving.

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Les derniers avis

  • 0.2

    "Nous sommes faits de l'étoffe des rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil."

    (La tempête, Shakespeare.)







    On ne présente plus John Irving ,71 ans, qui publie ici son treizième roman, figurant déjà à la première place des ventes en France... et quand popularité rime avec qualité, on ne peut que s'en réjouir.



    C'est pourtant ma première rencontre avec lui, malgré les louanges chantées ici et là depuis plus de trente ans. Je ne m'explique pas cet évitement, mais, finalement, je m'en félicite aujourd'hui, car il m'a permis d'aborder ce roman sans la moindre attente, ni la plus petite idée préconçue. Je ne saurais donc vous dire si celui-ci est meilleur, ou en dessous des précédents, ni davantage si l'écrivain nous propose ici quelque chose de nouveau dans son oeuvre.



    Une chose est certaine: j'ai adoré ce livre, il m'a enthousiasmée, emportée, et m'a laissée totalement admirative face à un travail et une inspiration vraiment remarquables. J'ai découvert un conteur sacrément averti, roublard parfois, doublé d'un écrivain politiquement engagé (en tout cas dans ce livre), capable de faire rire, sourire, émouvoir, et réfléchir. Que demande-t-on de plus à la littérature, finalement?



    D'abord, ce titre ("In one person" en version originale), qui m'a quasiment fait acheter à lui seul le livre. Je le trouve d'une habileté réjouissante, et d'un charme puissant, et le fait qu'il soit emprunté à Shakespeare ne doit évidemment rien au hasard, tant l'oeuvre du dramaturge anglais irrigue le livre entier, avec, en compagnons de route, Flaubert, Dickens, Melville... On a vu pire, comme références.

    Difficile de parler de ce roman à la fois épique, historique, politique, d'apprentissage, sans vous en dévoiler trop.



    Mais pour ceux qui n'en auraient pas encore entendu parler, il s'agit du récit, à la première personne, de la vie du narrateur, écrivain américain connu, qui, au soir de son existence, revient sur son parcours familial, amoureux, sexuel et artistique.

    Et c'est passsionnant. Et c'est aussi d'une rare intelligence, dans la construction du récit, dans les dialogues, d'une maîtrise époustouflante, dans les situations, et, surtout, dans les personnages, qui, je le sais, resteront longtemps mes amis.

    D'abord, William, surnommé Billy, qui précisément m'a évoqué tout au long du roman un autre Billy, de cinéma cette fois, dans un de mes films préférés, Billy Elliott, de l'anglais Stephen Daldry... Ils ont bien des choses en commun, et en premier, le combat pour devenir ce qu'ils sont vraiment. Billy Elliott voulait danser, Billy Abbott, bisexuel, veut pouvoir aimer au grand jour les hommes et les femmes, et leur lutte (elle est d'ailleurs symboliquement très présente , au sens premier du terme) sera aussi la nôtre.

    Et ensuite, Miss Frost, un personnage absolument merveilleux, dont je suis tombée amoureuse presqu'à la première page, et dont l'histoire de coeur, de sexe et d'âme -impossible bien sûr, mais tout de même vécue- avec William (elle est la seule à l'appeler par son prénom), se révèlera, au fil du temps, d'une beauté et d'une force rares.

    Mais il y a aussi toute une galerie saisissante de personnages plus ou moins improbables , la famille entière de Billy, ses camarades de scène ou de collège, ses futurs amants, ses amis fidèles, etc... Quelle impayable bande de déjantés, et, aussi, quelle tendresse, quelle humanité, quelle fantaisie!

    Car j'en oublie encore, je pourrais vous parler de ce livre longtemps...

    Oui, j'ai oublié l'humour, l'ironie, le burlesque, l'auto-dérision présents à chaque coin de page, j'ai oublié la place que tiennent le théâtre, la représentation, le mensonge, les faux-semblants, les secrets, j'ai oublié les livres qui révèlent et qui sauvent, j'ai oublié l'aspect strictement militant d'un roman qui souhaite faire réfléchir sur la différence sexuelle et sur son acceptation, j'ai oublié de parler de la description précise et bouleversante des "annés sida", j'ai oublié...

    Il faut pourtant bien que je m'arrête, mais pas sans conseiller, que dis-je , vous ordonner, de vous procurer urgemment ce roman, et de l'offrir autour de vous, y compris, et surtout, à ceux qui doutent encore du "sexe indécis" des anges.







    "A l'automne 1960, dans un pensionnat de garçons, quelqu'un comme moi se sentait absolument seul, en proie à la haine de soi, dans l'impossibilté de faire confiance à qui que ce soit et surtout pas à ses camarades. Me sentir seul, j'en avais l'habitude, mais la haine de soi est bien pire que la solitude."

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