1984

Couverture du livre « 1984 » de Orwell George aux éditions Gallimard

4.375

24 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070248100
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : (non disponible)
  • Collection : Du monde entier
  • Genre : Littérature Anglo-Saxonne
Résumé:

« De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue,... Lire la suite

« De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance. Seule comptait la Police de la Pensée. » Roman-pamphlet contre le totalitarisme.

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Les derniers avis

  • 0.25

    Un livre indispensable et bien utile encore aujourd'hui pour décrypter l'actualité politique
    Le héros de ce roman, décide d'écrire son journal qu'il commence le 4 avril 1984. L'écriture du journal est considérée par le Parti comme un crime de la pensée. Winston risque donc la mort ou 25 ans de camp de concentration. Il poursuit malgré tout cette rédaction salvatrice pour son âme, son individualité, et prend même le risque de tomber amoureux de Julia. L'Amour, comme la rédaction personnelle d'un journal sont interdits car ils relèvent de l'intime, de l'incontrôlable, du désir.

    Tout le roman repose sur la dénonciation d'un régime qui se veut en apparence égalitaire, fondé sur des valeurs bonnes pour le peuple, mais qui sont en réalité un anéantissement de l'être humain jusque dans ses plus profondes racines. Il s'agit par la torture, la surveillance, le lavage de cerveau, l'abolition de la vraie Histoire, l'avènement d'une autre langue dénuée de toute richesse linguistique(novlangue) de faire de chacun un autre à la botte du Parti, représenté par son archétype Big Brother.

    En somme, un récit ô combien inquiétant, mais si vrai lorsqu'on connaît l'Histoire de certains Etats totalitaires. A lire pour tenter d'éviter le pire, pour garder une perpétuelle vigilance sur la fragilité de nos Etats démocratiques, en restant prudent aussi sur l'annonce de belles utopies qui commencent dans le sang.

    Je salue de surcroît le style d'Orwell, même s'il s'agit d'une traduction: concis, efficace et structuré.Une lecture donc tout à fait agréable de ce point de vue-là.

  • 0.25

    Comment ne pas penser à Big Brother quand nos vies sans cesse pistées sur Internet ? Comment oublier 1984 quand l'intime et le public sont si facilement imbriqués ?
    Ce roman sombre nous invite à la vigilance, à une résistance précoce.
    On espère longtemps que la tendresse et l'humanité triompheront du froid implacable de la dictature. En vain.
    J'ai lu ce roman en anglais, il m'a glacé le sang : si Orwell l'a écrit pour dénoncer les totalitarismes soviétique, nazi, franquiste, on le lit à l'aune de notre société, de ses travers, de ses dangers, et on frémit. Et si Big Brother nous regardait déjà ?

  • 0.25

    Publié en 1948, le roman se déroule d’après le narrateur en 1984. Winston est un citoyen de l’Océania, dont la capitale est Londres. Il travaille pour le gouvernement, au ministère de la Vérité, comme beaucoup de ses congénères. Naît avant la création du Parti, il a connu, mais ne s’en souvient pas, la montée du révolutionnaire Big Brother. Aujourd’hui, il essaye de tenir un journal dans un monde dont les rênes sont tenues pas des tortionnaires, où l’esprit et la liberté de pensée sont bafoués. La vie ressemble à un univers réglementé à outrance, perpétuellement en guerre. Il nomme même le bureau dans lequel il travaille sa Cellule.

    L’auteur n’hésite pas à faire la relation avec le nazisme de manière détournée, le communisme, le totalitarisme plus franchement et parfois, nous avons la sensation qu’il fait aussi le lien avec des grandes puissances capitalistes. Et même, plus d’un demi-siècle plus tard, la critique reste d’actualité. Nous sommes fichés comme le sont les citoyens dans ce roman.

    L’écriture est réaliste et pénétrante. Il est facile de s’imprégner de l’atmosphère de terreur psychologique dans lequel vit ce personnage de Winston. Se poser des questions, toujours dans la crainte, de connaître les réponses pouvant vous faire basculer dans la folie, l’illégalité, la mort, est largement relater et expliquer dans ce roman. En trois parties, nous découvrons son quotidien ennuyant, toujours en manque de nourriture, de sommeil, ou d’objets aussi insignifiants qu’utiles comme des lames de rasoir, puis sa prise de conscience du pouvoir qu’il a sur lui mais aussi sur autrui, son recul par rapport au Parti et Big Brother, et enfin dans la dernière partie, son arrestation, son emprisonnement et les tortures qui s’ensuivent.

    1984 est un roman visionnaire écrit après la seconde guerre mondiale, cynique, qui critique les sociétés oeuvrant pour le pouvoir d’une minorité et manoeuvrant les masses, mené par une écriture simple et efficace. Un classique qu’il faut lire, qui pose des références littéraires, reprises dans la littérature comme au cinéma. Un roman qui trace la ligne de conduite de dictature que le monde connaît encore et malheureusement connaîtra encore. A lire absolument…

  • 0

    « 1984 », de George Orwell, c'est l'imagination d'une fourmilière totalitaire, et ça se rapproche du récit concernant d'autres fourmilières, comme « Brave New World » (Le Meilleur des mondes), d'Aldous Huxley, « Soylent Green » (Soleil vert), de Harry Harrison, « THX 1138 », de George Lucas et Walter Murch.

    Le thème du totalitarisme poussé à sa dernière extrémité a le don d'exercer une véritable fascination sur ceux qui s'y intéressent. C'est peut-être à cause d'un sentiment voulant que si ça s'est partiellement réalisé au XXe siècle, il n'y aurait pas de raison pour que ça ne se réalise pas un jour à l'échelle du monde, de façon quasi permanente.

    Le libéralisme économique régnant aujourd'hui sur la quasi totalité du monde pourrait nous donner un avant-goût de la chose ...

  • 0.25

    George Orwell nous livre une oeuvre majeure sur la dictature poussée à son paroxysme. Ou comment le contrôle de l'esprit, simple ou obtenu par la force, permet d'être tout puissant et d'emmener le monde dans la direction que l'on a décidé.
    L'auteur a mis en place avec énormément de détails un état totalitaire (ses règles, sa langue, ses idées...) extrêmement réfléchi et construit où chaque faiblesse à sa réponse.
    Sachant que George Orwell l'a intégré dans une fiction afin de ne pas subir les représailles pour sa critique de la société, c'est encore plus terrifiant. La réalité passée et présente peut par moments s'en rapprocher.
    Un livre qui reste dans les mémoires.

  • 0.25

    Une référence dans les romans d'anticipation. Un univers extrèmement totatilaire, la destruction de l'entité individuelle ..... A lire absolument

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