14 juillet

Couverture du livre « 14 juillet » de Eric Vuillard aux éditions Actes Sud

3.909090909

11 notes

  • Nombre de page : (non disponible)
  • Collection : Un endroit ou aller
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

La prise de la Bastille est l'un des évènements les plus célèbres de tous les temps. On nous récite son histoire telle qu'elle fut écrite par les notables, depuis l'Hôtel de ville, du point de vue de ceux qui n'y étaient pas. 14 Juillet raconte l'histoire de ceux qui y étaient. Un livre... Lire la suite

La prise de la Bastille est l'un des évènements les plus célèbres de tous les temps. On nous récite son histoire telle qu'elle fut écrite par les notables, depuis l'Hôtel de ville, du point de vue de ceux qui n'y étaient pas. 14 Juillet raconte l'histoire de ceux qui y étaient. Un livre ardent et épiphanique, où notre fête nationale retrouve sa grandeur tumultueuse.

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Les derniers avis

  • 0.2

    en ce moment, et après dix jours sans ouvrir un livre, je me sens pour la première fois depuis longtemps assez peu concernée (et enthousiasmée) par la rentrée littéraire...

    Pourtant ça aurait été dommage de passer à côté de ce petit bijou romanesque qui redonne vie au petit peuple de Paris, aux "sans dents" qui ont été les premiers à manifester leur ras-le-bol et à déclencher l'immense vague qui a destitué la royauté.

    Ça commence presque comme un inventaire à la morgue, des gens de rien alignés au sol, morts dans l'immense ruée qui a fait tomber la Bastille ; cordonnier ou rémouleur, saunier ou prostituée, ils crèvent de faim, et la surenchère de luxe et de dépenses de la cour à Versailles a jeté leurs voisins dans la rue, armés de gourdins et d'armes de pacotille.

    Des "gens du caniveau", des silhouettes, de ceux qui ne figurent pas dans les livres d'histoire (d'ailleurs, l'absence de sources et de références permet de penser que ces personnages pourraient être imaginaires alors qu'ils ont, par la magie de la narration, une existence propre, réelle), Eric Vuillard tisse avec intelligence des parallèles avec notre époque (mélangeant expressions contemporaines et vocabulaire plus classique) et 1789.

    La conclusion de ce (presque trop) court roman laisse songeur :

    "Il faudrait de temps à autre, comme ça sans le prévoir, tout foutre par-dessus bord. Cela soulagerait. On devrait, lorsque le cœur nous soulève, lorsque l'ordre nous envenime, que le désarroi nous suffoque, forcer les portes de nos Elysées dérisoires, là où les derniers liens achèvent de pourrir, et chouraver les maroquins, chatouiller les huissiers, mordre les pieds de chaise, et chercher, la nuit, sous les cuirasses, la nuit comme un souvenir."

    Un chouette roman que je recommande !

  • 0.15

    Dans la mémoire collective française, le 14 Juillet est une date particulièrement importante et à laquelle est associée la prise de la Bastille. Cette date-clé est enseignée à tous les enfants comme étant l’un des tournants historiques de la France.

    Eric Vuillard choisit d’aborder cet événement historique majeur en le racontant du point de vue de ceux qui y ont participé. Pour cela, il fait débuter sa narration quelques semaines plus tôt, afin de raconter le contexte social de la Révolution française. Il choisit toujours de prendre le ton de la narration plutôt que celui de l’explication : ce livre n’est pas un livre d’Histoire mais bien un récit, un roman historique.

    Eric Vuillard place son lecteur au milieu de la foule et chacun devient spectateur de la montée des protestations jusqu’à la prise de la Bastille. Le récit est très visuel, extrêmement dynamique, ce qui rend cette lecture très plaisante et facile. Bien que cette écriture facilite la lecture, elle ne me restera pas longtemps en mémoire. Par ailleurs, j’ai regretté que le parti pris de ne raconter que le point de vue du peuple empêche de raconter la globalité du contexte de la prise de la Bastille.

    On termine donc cette lecture avec l’impression d’un manque ou le besoin d’une lecture complémentaire.

  • 0.2

    Sélection du prix des lecteurs Escales 2017
    Le dernier livre que je lis dans la sélection du prix des lecteurs Escales du livre 2017 de Bordeaux. Et je vais avoir beaucoup de mal à choisir mon préféré car j’ai eu des plaisirs de lecture à chacun des romans.
    Pour le « 14 juillet » de Eric Vuillard, nous sommes emportés dans les jours qui entourent le 14 juillet. Le texte commence le 23 avril 1789 et un certain Reveillon qui proclame à l’assemblée que « les ouvriers peuvent bien vivre avec quinze sols par jour au lieu de vingt, que certains ont déjà la montre dans le gousset et seront bientôt plus riches que lui. » ( !!!). Avec une belle écriture, allègre, rapide, l’auteur nous parle des « gens » qui ont participé à cette insurrection. Chacun est nommé, on en apprend un peu plus sur certains, d’où viennent-ils, que sont-ils devenus après le 14 juillet, quels étaient leur profession. On se retrouve alors avec un florilège de petits métiers. On déambule aussi dans les rues, sur les places de Paris. Une écriture qui tourbillonne, on court dans les rues ou on se cache dans les recoins de porte pour voir les canons tirés, les hommes et les femmes protester, batailler. Un texte tourbillon et qui transcrit très bien l’effervescence des moments qui se sont passés pendant ces journées de résurrection. Un roman historique mais qui peut avoir certains échos actuels. Une lecture plaisante, entraînante et troublante.

  • 0.05

    Moi qui ai horreur des accumulations en littérature, on peut dire que j’ai été servi avec ce texte.

    Je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire, à me passionner pour tel ou tel individu.

    Oui, il y a un travail certain de recherche, mais la mise en forme m’a rebuté.

    La fresque créée par l’auteur ne m’a pas parlé.

    Tant pis pour moi.

    http://alexmotamots.fr/?p=2525

  • 0.25

    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2016/12/14-juillet-deric-vuillard.html

    Une prise de la Bastille à ras d'hommes

    J'ai eu la chance d'entendre Eric Vuillard présenter son livre à Manosque, il avait fait preuve d'un tel enthousiasme pour parler de son roman que je m'étais promis de le lire très vite.

    Eric Vuillard plante le décor en ouvrant son récit sur l'émeute Réveillon du 23 avril. Prémices du 14 juillet, cette émeute fera 300 morts lors de la journée la plus meurtrière de toute la révolution. Jean-Baptiste Réveillon, propriétaire de la manufacture royale de papiers peints, avait réclamé une baisse des salaires alors que la famine sévissait dans une France criblée de dettes.

    Eric Vuillard nous raconte la prise de la Bastille à hauteur d'homme, il met en scène le peuple. Il fait revivre tous ces invisibles en leur donnant des noms, un métier, une région d'origine... Des métiers qui racontent la vie de ces hommes, des métiers qui pour certains n'existent plus. C'est une véritable avalanche de noms, de métiers avec laquelle Eric Vuillard nous embarque pour vivre ces journées historiques.

    Il nous fait vivre la nuit du 13 juillet et la journée du 14 juillet heure par heure, des Invalides à la Bastille. Environ 200 000 personnes, hommes, femmes, ouvriers, petits commerçants, artisans, bourgeois, étudiants, pauvres... sont dans les rues "il faut se figurer une foule qui est une ville, une ville qui est un peuple." "La Bastille est assiégée par Paris." et décrit avec ironie les "gens de l'hôtel de ville" qui viennent calmer les esprits.

    Eric Vuillard mêle une part de fiction à son récit autour de certains de ses personnages, il invente des noms de femmes qui apportent la poudre, les repas (peu de noms de femmes figurent dans les archives), il utilise le "on" pour parler de la foule, invente des mots "les mouches rognonnaient", utilise des mots d'argot "le frichti", glisse des anachronismes lorsqu'il parle de traders par exemple. "La vérité passe à travers mes mots comme le signe de nos secrets."
    Le "je" de l'écrivain "Oh! je sais, on me l'a dit, ..." apparait aussi de temps en temps.

    En filigrane il évoque ses sources, les écrits qu'ont laissés des gens du peuple parfois rédigés par des écrivains publics lorsqu'ils étaient illettrés, des écrits empreints de vérité où ils racontaient simplement ce qu'ils avaient fait ce jour là. Il s'est aussi appuyé sur les procès-verbaux retrouvés aux archives de la police au Chatellet.

    Il pointe également les points communs avec la situation actuelle avec son lot de dettes et d' inégalités et termine son récit sur une espérance avec une belle fin poétique, une rêverie optimiste avec une belle image d'une pluie de papier "je n'ai jamais pris l'espoir pour une illusion lyrique".

    Eric Vuillard rend parfaitement l'atmosphère qui a dû régner ce jour là, cela grouille, cela bouillonne dans ce texte foisonnant au rythme souvent haletant. J'ai ressenti une impression incessante de mouvement, le mouvement de cette foule qui a tout fait céder devant elle.
    Eric Vuillard est un écrivain qui met l'histoire au centre de son œuvre, il a parfaitement réussi à restituer cet événement si hautement symbolique et à le rendre passionnant.

  • 0.2

    Beau roman historique qui, pour une fois, fait vivre les sans-grade, les gens du peuple, les vrais acteurs de la Révolution. Éric Vuillard nous permet d'être vraiment à leurs côtés, de connaître quelques identités (noms, prénoms, métiers) que l'auteur a sorti des archives et donc de l'oubli.

  • 0.25

    Finalement, tout a commencé le 23 avril 1789 : ce jour-là, un certain Jean-Baptiste Réveillon, propriétaire de la manufacture royale de papiers peints, proclame, sans aucune gêne, devant l’assemblée électorale de son district, que « les ouvriers peuvent bien vivre avec quinze sols par jour au lieu de vingt, que certains ont déjà la montre dans le gousset et seront bientôt plus riches que lui. »
    Ça ne passe pas. Non, vraiment, ça coince. Il faut dire que les gens meurent de faim.
    Alors, la belle demeure, la manufacture et le jardin de la Folie Titon sont littéralement pillés, mis à sac, brûlés…
    La riposte est violente, les morts nombreux.
    Il est vrai que le contraste entre Paris et Versailles est saisissant : d’un côté rien ou pas grand-chose, de l’autre, une « longue file indienne de sucreries, macarons, génoises, volailles délicates, épinards frais, lentilles aussi fines que le sable, concombres juteux, belles poires d’Anjou, Inconnue la Fare, Beurré d’hiver, Pérouille…» (ah, les noms des poires, un poème !) Le luxe de Versailles, belle redondance, est simplement indécent : un crachat à la figure, une insulte au peuple qui se tue au travail.
    Il faut faire attention à ces choses-là, ici comme là, autrefois comme maintenant : on est tous attirés par ce qui brille, on veut tous avoir sa part. Il faudra bien comprendre ça un jour pour éviter bien des problèmes…
    Mais bon, revenons à nos Parisiens qui n’ont rien. Savent-ils qu’à Versailles, « il existe quatre horlogers de la chambre du roi, l’un d’eux a pour unique mission, chaque matin, de remonter sa montre. On dirait une farce, une rabelaiserie, absurdité d’auteur, un racontar. Mais il y a plus drôle, il y a pire. Il y a un capitaine des mulets à Versailles, quand il n’y a plus de mulets » ? On en rirait presque si l’heure n’était pas si grave et les ventres si creux.
    Alors, la colère monte, la vraie colère, qui étouffe, qui fait hurler, qui donne presque envie de tuer.
    On s’arme comme on peut : arquebuses, hallebardes, sabres chinois, tringles à rideaux piqués dans le Garde-Meuble de la Couronne, « boucliers de Dardanus et flambeau de Zoroastre » trouvés dans les théâtres. On fait flèche de tout bois. « Les fausses épées devinrent de vrais bâtons. La réalité dépouilla la fiction. Tout devint vrai. » Et Paris se lança…
    Le narrateur le regrette : son texte ne permettra jamais d’atteindre la réalité. La vérité est impossible. Il tentera une approche, c’est tout. Personne d’entre nous n’était là. Ce jour-là.
    Désolation : « Ah ! nous ne pourrons jamais savoir, nous ne saurons jamais quelle flambée parcourut les cœurs, quelle joie ; nous pourrons peut-être brûler du même feu, mais pas le même jour, pas la même heure, nous pourrons bien interroger minutieusement les mémoires, parcourir tous les témoignages, lire les récits, les journaux, éplucher les procès-verbaux, on ne trouvera rien. La véritable pierre de Rosette, celle qui permettrait d’être partout chez soi dans le temps, nous ne l’avons jamais trouvée. La vérité passe à travers nos mots, comme le signe de nos secrets. » Et pourtant, « il faut écrire ce qu’on ignore. Au fond, le 14 Juillet, on ignore ce qui se produisit. Les récits que nous avons sont empesés ou lacunaires. C’est depuis la foule sans nom qu’il faut envisager les choses. Et l’on doit raconter ce qui n’est pas écrit. Il faut le supputer du nombre, de ce qu’on sait de la taverne et du trimard, des fonds de poche et du patois des choses, liards froissés croûtons de pain. »
    N’ayons crainte, quand on aura pressuré l’Histoire, qu’elle sera à sec, qu’on l’aura vidée de son jus et qu’elle n’aura vraiment plus rien à nous dire, alors, la fiction prendra le relais, le flambeau à la main et éclairera les zones d’ombre. Pas d’inquiétude, elle a de l’imagination, la fiction ! On y verra clair !
    Alors, pour s’approcher au plus près, il faut citer les noms de ceux qui ont fait l’Histoire, ceux dont on ne parle jamais, ceux dont il n’est jamais question dans les livres ou que l’on évoque sous un titre générique : le peuple. Il faut l’incarner, lui rendre sa chair, sa vie, ses moments de gloire. Il a des noms, des prénoms, des professions. Et l’auteur ne se lasse pas de les dire, ces noms, car les dire, c’est leur redonner la vie, c’est les mettre en mouvement, les placer sous les projecteurs. Ce sont eux les acteurs principaux. Ils entrent en scène, sur la scène de l’Histoire. Ils ne sont ni des figurants, ni des chiffres, ni des ombres : ils s’appellent « Aumassip, marchand de bestiaux… Béchamp, cordonnier, Bersin, ouvrier du tabac, Bertheliez, journalier… Bezou, dont on ne sait rien, Bizot, charpentier… » et la liste est longue, très longue. Ce n’est que le début ! « Alors continuons, ne nous arrêtons pas, nommons, nommons… »
    « Les noms sont merveilleux. »
    Et ils sont nommés, les uns après les autres, un par un, une par une, les hommes, les femmes, les fils, les filles, les gens de rien, les gens de peu. Celles et ceux qui l’ont faite, cette Révolution, qui l’ont prise, cette Bastille. Ils sont terriblement jeunes, morts jeunes, si beaux. Ils viennent de partout. Ils ont chaud, il fait chaud ce mardi-là. C’est juillet, il n’y a pas d’air. Ils transpirent et sentent mauvais. Ils pleurent parfois, ils ont peur. Ils avancent, courent, tombent, grouillent, armés de tout et de n’importe quoi, portés par leur certitude qu’ils traduisent ainsi : « nous nous valons tous…il n’est pas juste que certains boulonnent toute leur vie tandis que d’autres se font servir. »
    Ils sont vivants !
    Ils pissent, crachent et crient. Ils insultent les forces de l’ordre : « culs-crottés, savates de tripières, pots d’urine, bouches-à-becs, louffes-à-merde, boutanches-à-merde, et toutes les choses-à-merde, et toutes les couleurs-à-merde, merde rouges, merdes bleues, merdes jaunilles. » Il y a du Rabelais et du Hugo chez Vuillard. Un bain de mots qui mousse et qui déborde. La foule devient poète, le peuple se fait génie !
    Et on sent qu’il les aime, ces gens dont il parle, ce Vuillard, qu’il a du mal à les quitter, ces anonymes qui ont eu l’espace d’un instant leur petit moment de gloire, leur micro-épopée avant de mourir ou de retomber dans l’oubli et le néant : « Gardons-les encore contre nous un instant, ces huit à dix autres, par la grâce d’un pronom personnel, comme de tout petits camarades ».
    Un texte magistral qui nous entraîne auprès de ceux qui ont fait l’Histoire dans une écriture bouillonnante et puissante où les mots ont l’épaisseur des corps qui ont péri et qu’on le veuille ou non, ils nous parlent, ces Lelièvre et ces Leloup, ces Tronchon et ces Valin, comme s’ils avaient encore quelque chose à nous dire.
    On ne sait jamais, au cas où l’Histoire se répéterait… Tendons l’oreille…

    http://lireaulit.blogspot.fr/

  • 0.2

    Un désordre tumultueux savamment décortiqué. Par son travail de recherche historique, Eric Vuillard, nous fait rencontrer des héros inconnus de la Révolution mais aussi toute la confusion d’une ville en colère et la grogne en amont qui bout depuis des mois sous couvert et qui finit par exploser le 14 juillet dans une désorganisation totale mais victorieuse pour le peuple exsangue. Belle écriture qui se termine par une question concernant notre société actuelle… et mérite sa place en lice pour le Grand Prix du Roman de l’Académie française 2016.

  • 0.25

    Un superbe récit historié.
    Le 14 juillet et les jours qui ont précédé (l'émeute Réveillon) du côté des personnes qui ont fait ce jour.
    Travail soigné dans les archives et l'Etat civil.
    Très belle écriture descriptive.

  • Lechoixdeslibraires.com

    Nous connaissons tous l'histoire de la Prise de la Bastille, que ce soit en détails ou dans les grandes lignes. Mais l'histoire que nous connaissons est celle écrite par les notables, depuis l'Hôtel de Ville et non pas celle du point de vue de ceux qui y étaient, ceux qui ont vécu cette révolution. 14 Juillet raconte cette histoire, leur histoire.

    Tout bascule le 28 avril 1789 lorsque la foule vient détruire la folie Titon, à Montreuil, par révolte. Eric Vuillard a préféré nous parler des hommes et de tous ceux qui ont convergé vers la Bastille ce jour-là, c'est pourquoi peu d'hommes célèbres sont mentionnés sans son récit. Tous sont portés par la colère, par la révolution qui gronde et veulent abattre le symbole que représente cette prison.

    Eric Vuillard signe un très beau livre qui nous permet d'aborder un fait historique que nous connaissons tous, mais vu depuis des personnages inconnus et qui vivent réellement l'événement. Ici, pas de héros ou de personnage principal, nous suivons la foule et les passants lors de la Révolution. Un style particulier qui ne laisse pas indifférent.

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