Lecture de dernier livre de Ryan Gattis

Nadia D'ANTONIO le 09/01/2016 à 15h32 sur le livre Six jours

J'ai commencé la lecture du roman de Ryan Gattis "SIX JOURS" et je dois dire que, déjà, je suis impressionnée par la violence de ce livre. Pas dans le mauvais sens du terme, mais à la lecture, nous avons l'impression que les personnages nous parlent, à nous. Leurs expressions sont crues, violentes et démontrent bien ce qu'ils endurent dans cette Amérique dont nous ne connaissons, en principe, que le côté "usine à rêves". et pas l'Amérique des pauvres et des laissés-pour-compte. Cest un livre violent sur la violence. L'auteur frappe fort et juste. J'ai relevé une citation : "Il y a un monde caché à l'intérieur de celle que nous montrons au monde entier, et seul un petit groupe de gens la voit véritablement". J'ai hâte d'arriver à la fin du livre car à chaque page on a envie de continuer.

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  • Nadia D'ANTONIO le 19/01/2016 à 21h32

    Une citation relevée :

    "Les rues me paraissaient normales. Enfin, le genre de normalité qui régnait avant les émeutes. C'est le South Central que j'ai toujours connu : calme dans l'ensemble, les gens vaquent à leurs activités et bossent dur. Et pourtant, partout dans le monde, les gens sont persuadés que Los Angeles est une ville de Blacks en colère, une ville de pyromanes et de gangs. Ces gens-là pensent sûrement que ce qui est arrivé à Rodney King était un événement isolé; ils ignorent que chacun connaît un Rodney King dans son quartier, quelqu'un que les flics ont tabassé pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Pas nécessairement black, d'ailleurs. Il peut bien avoir eu juste la peau basanée".

  • Nadia D'ANTONIO le 16/01/2016 à 16h00

    Ce livre nous raconte les émeutes de 1992 à Los Angeles. C'est un livre violent, très violent sur la violence. L'auteur, par son talent, nous fait entendre dix-sept personnages appartenant presque tous à des gangs. Ce sont ausi bien des jeunes hommes, que des jeunes femmes ou des sapeurs pompiers. On y rencontre également des graffeurs, des infirmières et des ambulanciers.
    Tout commence en périphérie de la ville par le meurtre d'un jeune chicano qui n'a rien à voir avec les gangs. L'auteur donne la parole aux protagonistes des événements et leurs voix sont si expressives que nous avons l'impression qu'ils sont en train de nous parler. Nous voyons l'Amérique cachée, celle de la violence, des pauvres et des laissés-pour-compte.
    Mais le vrai départ du sujet du livre concerne le meurtre de Rodney King dont les assassins, des policiers, ont été acquittés.
    On ne ressort pas indemne de la lecture de ce roman. Au-delà de l'extrême violence de ce récit de six journées, où s'enchaînent vengeances, châtiments, représailles, l'auteur nous fait ressentir une sensation de fatalité. De plus, il emploie des descriptions plus que réalistes et une précision du vocabulaire chicanos.
    Des critiques ont décrit cet ouvrage comme "un roman à voix multiples qui nous frappe à l'estomac tellement il fait mal".
    C'est en effet ce que j'ai ressenti et je dois dire que ce livre m'a laissée un peu K.O et je comprends le succès qu'il a eu à sa sortie.