Souvenirs du père de l'auteur, russe blanc , exilé en France depuis 1924

Nadine Trestchenkoff le 28/12/2015 à 11h29 sur le livre Le mariage de Pavel

Comme dans le russe blanc (1995 ), le récit est centré sur le père de l'écrivain exilé de la Russie blanche, étranger aussi dans sa propre maison où le couple semble être davantage celui des deux soeurs françaises. Epouser Renata c'était vivre aussi avec Odine .Et toutes deux ont refusé tout ce qui rattachait Pavel à la Russie, à la culture russe. Et l'écrivain s'est insurgé contre ce refus . Dans le récit il redonne la parole à son père qui se sait condamné et veut transmettre à son fils avant qu'il ne soit trop tard le souvenir de ses années russes . Une écriture en douceur malgré les blessures, comme le ferait Tchekhov. Mais loin de l'éblouissement de l'écriture de Maïkine

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  • Nadia D'ANTONIO le 03/01/2016 à 13h37

    "Il observait nonchalamment – la nonchalance étant la traduction française d’un bonheur russe – le départ d’Odine et de Renata. A peine la légendaire traction avant avait-elle franchi le portail qu’il venait me dire, avec un sourire dans les yeux qui valait bien des commentaires : «Nous voilà réduits à nous-mêmes, ce sera dur de survivre sans les femmes de la maison, mais nous y arriverons si nous avons un peu de chance ». Ce mot « chance » dans la bouche de Pavel m’a toujours fait sursauter. La chance existait-elle pour un homme qui avait perdu tous les siens ? »
    C'est un petit extrait que j'avais relevé car je m'intéresse beaucoup à la Russie (en fait plutôt à la Biélorussie par la famille de ma mère).