Extrait de mon livre à paraître fin octobre 2015

Sylvain PIERRON le 08/10/2015 à 11h43

Bonjour à toutes et à tous. Je vous propose en avant-première un extrait de mon livre à paraître d'ici fin octobre 2015. J'ai finalement opté pour l'auto-édition. Les éditeurs m'ayant en effet proposé un contrat se sont montrés très loin d'être convaincants. Juste avant cet extrait tiré de mon manuscrit, vous trouverez la quatrième de couverture que j'envisage de mettre, afin de vous donner une idée de la thématique de mon futur livre. Complètement autodidacte, je souhaiterais avoir vos avis à ce sujet... Merci par avance et bonne lecture à vous... Quatrième de couverture: Mozart applaudissant le podium de Barry Sheene, Baudelaire en "perfecto" au milieu des bikers, Audiard et Dark Vador cramponnés au guidon d'un side-car, le MLF et la FFMC unis dans la même révolte !... Tout ce petit monde, regroupé dans une ambiance « Joe Bar Team » autour d'un motard sillonnant entre les lignes de sa vie... Dédiaboliser la moto : telle est la volonté de l'auteur dans ce récit intimiste, chargé d'humour et d'émotion... Quelques coups de gueule, de la dérision surtout ! Le motard comme vous ne l'auriez jamais imaginé ! Né quelques mois après l'alunissage d'Apollon 11, Sylvain PIERRON baigne depuis tout gamin dans le monde de la moto. Ce sont ses proches qui le pousseront à l'écriture de son histoire. Au final, sa plus belle aventure! Extrait du Chapitre IV (Les Bikers de Toulon) ...Me souvenir aussi, sur cette même route de vacances, de cette mémorable matinée où je pénétrais dans les faubourgs de Toulon, aussi fier et suffisant que ne l'aurait été Marc-Aurèle lors d'un retour victorieux de campagne! Plus de mille kilomètres sur une bécane à peine plus lourde que moi !... Me souvenir de cette poignée de secondes et de ce coup d’œil furtif dans mon rétroviseur : prendre conscience en un frisson, qu'une bande de Bikers, tatoués jusqu'aux épaules, barbus jusqu'au nombril venait de m'envelopper d'une ombre inquiétante au feu rouge du mythique « Quartier Chicago »... Me souvenir du bruit titanesque émis par les moteurs des Harleys étouffant le docile ronronnement de mon bicylindre... Me souvenir du tremblement de l'asphalte au rythme du martèlement de leurs pistons... De cette terrible crainte ressentie sur l'instant en imaginant cette horde sauvage me badigeonner d'un savant mélange de goudron et de plumes ! Cette peur de voir, en bouquet final, ma nippone de bécane cramée en place publique... Il y a encore vingt-cinq ans, rouler sur des copies de Harley-Davidson, surtout en plein territoire « Bandidos », était très mal vécu par la communauté Biker. Elle avait à ce sujet un humour très approximatif ! Et ça, malgré ma toute petite expérience de motard, je le savais !... Me souvenir de ce putain de feu, d'un rouge désespérément long et du Ape Hanger(*) du chef de meute s'étant posté à ma hauteur... Me souvenir aussi de ce petit salut à l'attention du tatoué me dévisageant en un rictus étrange. Ce guérillero, qui l'espace d'une seconde, semblait me sourire tel ce bon vieux Docteur Jekill, pour retrousser babines l'instant d'après en Mister Hyde menaçant ! Je tentais pour ma part de prendre le même air détaché, adopté quelques années auparavant avec mon père durant les négociations Post-vélomoteur, mais il s'agissait là d'une toute autre inquiétude !... Me souvenir en un mot, et pour le reste de mes jours, des paroles de cette montagne de muscles aux cheveux tressés. Les Ray Ban aux reflets mercure viendront se refléter sur ma plaque d'immatriculation, pour venir ensuite se caler sur moi en un mouvement de tête. Mister Hyde me clouera littéralement en un brame surpassant les martèlements lancinants des moteurs : « Tu viens de loin P'ti, dis moi ! » Une réponse vite ! Quelque chose à dire de consistant ! Faut pas te louper là !... Oui, oui, oui... C'est avec consternation Mesdames-Messieurs, que sous les rires d'une horde hilare, je m'entendrai lui répondre « Euuh, oui M'sieur ! »... Bien joué!... Extrêmement consistant en effet comme réponse mon gars ! Me souvenir alors de ce lycanthrope penché sur moi, et de ses lunettes qu'il ajustera pour que j'en découvre le bleu profond d'un sourire reconnaissant... De son énorme patte de plantigrade se posant sur mon épaule, je recevrai sacralisation : « C'est toi la relève, P'ti !... Ne change rien... A jamais ! ». Une phrase qui, aujourd'hui encore, raisonne en moi comme le refrain d'une chanson à texte ! Me souvenir et partager avec fierté, ce moment unique en votre compagnie... Ce sentiment de puissance et d'invulnérabilité... Cette impression de liberté et d'immortalité...