LES TEXTES DE CHANSON : DES LIVRES CONDENSES !!!

Jean-michel Palacios le 15/10/2013 à 00h43

Bonjour à tous, Une nouvelle chronique. Non pas sur le temps qui pleut, qui fraîchit et blanchit les sommets. Je voudrai mettre à l'honneur les textes, les beaux textes de nos chansons. Il y a des auteurs formidables qui ont la chance d'émouvoir en quelques mots justes. Cette prouesse souvent valorisée par l'interprète mérite le détour car pour moi, c'est la possibilité d'un livre en réduction, en condensé. C'est un pari impossible et réussi bien souvent... Merci d'ajouter les textes de vos chansons préférées sans oublier de citer votre source. Amitiés à tous Un grosse bises aux Mousquetaires JM

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  • Jean-michel Palacios le 01/04/2015 à 19h48

    Il faut dire que la musique est particulièrement entraînante et typique de l'Irlande avec une orchestration qui va crescendo.
    En cherchant, je trouve octobre 1981 avec 3 semaines en top du hit parade.
    "De quoi boire 3 jours et 2 nuits"
    Amitiés
    JM

  • Hélène Martinet le 01/04/2015 à 19h29

    Voici une chanson de Michel Sardou dont les paroles et la musique me donnent le frisson :
    https://www.youtube.com/watch?v=XHQp6rDGzNQ

    "Terre brûlée au vent
    Des landes de pierre,
    Autour des lacs,
    C'est pour les vivants
    Un peu d'enfer,
    Le Connemara.

    Des nuages noirs
    Qui viennent du nord
    Colorent la terre,
    Les lacs, les rivières :
    C'est le décor
    Du Connemara.

    Au printemps suivant,
    Le ciel irlandais
    Etait en paix.
    Maureen a plongé
    Nue dans un lac
    Du Connemara.

    Sean Kelly s'est dit :
    "Je suis catholique.
    Maureen aussi."
    L'église en granit
    De Limerick,
    Maureen a dit "oui".

    De Tiperrary
    Bally-Connelly
    Et de Galway,
    Ils sont arrivés
    Dans le comté
    Du Connemara.

    Y avait les Connor,
    Les O'Conolly,
    Les Flaherty
    Du Ring of Kerry
    Et de quoi boire
    Trois jours et deux nuits.

    Là -bas, au Connemara,
    On sait tout le prix du silence.
    Là -bas, au Connemara,
    On dit que la vie
    C'est une folie
    Et que la folie,
    Ça se danse.

    Terre brûlée au vent
    Des landes de pierre,
    Autour des lacs,
    C'est pour les vivants
    Un peu d'enfer,
    Le Connemara.

    Des nuages noirs
    Qui viennent du nord
    Colorent la terre,
    Les lacs, les rivières :
    C'est le décor
    Du Connemara.

    On y vit encore
    Au temps des Gaels
    Et de Cromwell,
    Au rythme des pluies
    Et du soleil,
    Au pas des chevaux.

    On y croit encore
    Aux monstres des lacs
    Qu'on voit nager
    Certains soirs d'été
    Et replonger
    Pour l'éternité.

    On y voit encore
    Des hommes d'ailleurs
    Venus chercher
    Le repos de l'âme
    Et pour le cœur,
    Un goût de meilleur.

    L'on y croit encore
    Que le jour viendra,
    Il est tout près,
    Où les Irlandais
    Feront la paix
    Autour de la croix.

    Là -bas, au Connemara,
    On sait tout le prix de la guerre.
    Là -bas, au Connemara,
    On n'accepte pas
    La paix des Gallois
    Ni celle des rois d'Angleterre..."

  • Hélène Martinet le 01/04/2015 à 19h17

    C'est un très beau texte que tu as écrit et que tu nous fais partager, Jean-Michel. Merci beaucoup.

    Merci Sophie C pour ces belles paroles de Souchon et cette jolie découverte de Renaud Papillon Paravel.

  • Zohra Maldji le 01/04/2015 à 12h28

    Voilà pour moi. C'est Extra de Léo Ferré. immortel - intemporel

    Une robe de cuir comme un fuseau
    Qu'aurait du chien sans l'faire exprès
    Et dedans comme un matelot
    Une fille qui tangue un air anglais
    C'est extra
    Un moody blues qui chante la nuit
    Comme un satin de blanc marié
    Et dans le port de cette nuit
    Une fille qui tangue et vient mouiller

    C'est extra c'est extra
    C'est extra c'est extra

    Des cheveux qui tombent comme le soir
    Et d'la musique en bas des reins
    Ce jazz qui d'jazze dans le noir
    Et ce mal qui nous fait du bien
    C'est extra
    Ces mains qui jouent de l'arc-en-ciel
    Sur la guitare de la vie
    Et puis ces cris qui montent au ciel
    Comme une cigarette qui prie

    C'est extra c'est extra
    C'est extra c'est extra

    Ces bas qui tiennent hauts perchés
    Comme les cordes d'un violon
    Et cette chair que vient troubler
    L'archet qui coule ma chanson
    C'est extra
    Et sous le voile à peine clos
    Cette touffe de noir jésus
    Qui ruisselle dans son berceau
    Comme un nageur qu'on attend plus

    C'est extra c'est extra
    C'est extra c'est extra

    Une robe de cuir comme un oubli
    Qu'aurait du chien sans l'faire exprès
    Et dedans comme un matin gris
    Une fille qui tangue et qui se tait
    C'est extra
    Les moody blues qui s'en balancent
    Cet ampli qui n'veut plus rien dire
    Et dans la musique du silence
    Une fille qui tangue et vient mourir

    C'est extra
    C'est extra
    C'est extra
    C'est extra

  • Nina Capuchon le 01/04/2015 à 11h01

    Tu as raison Hélène,

    Ce texte de Brel le Grand est une pépite d'or, on n'a que l'embarras du choix avec son œuvre, et l'interprétation est tellement magistrale.

    Amitiés, Nina

  • Nina Capuchon le 01/04/2015 à 10h46

    Merci Sofi C pour ce beau texte d'un drôle d'insecte un peu barré mais incontestablement doué pour les mots, que je découvre.
    Quant à Souchon, j'aime beaucoup cette chanson et beaucoup d'autres.
    Amitiés, Nina

    JM : Ne manque que le son... Bises

  • Sofi C le 31/03/2015 à 23h42

    Et un diseur slameur poète inconnu écorché et sensuel, Renaud Papillon Paravel


    L'homme à la peau de serpent

    Je sais pas si c’est ce que j’ai dans le cœur
    ou la chaleur du moteur
    en tout cas, écoute-moi je suis dans mon oldsmobile immobile
    au siège avant brûlant,
    en panne de jus dans les courbes qui mènent à ton toit
    c’est un été sans pitié, un soleil acharné
    et des brindilles craquantes sous mes pieds
    je suis comme l’homme à la peau de serpent
    qui lui glisse des doigts
    muet au torse bombé, car j’ai trop peu d’assurance
    sur la route et pour la danse des mots dits pour toi -
    moi qui croyais ma carcasse ignifugée
    je vais souffrir rampant à deux doigts de te mettre …

    Une lettre sous la porte te disant
    que si je lutte c’est sous ton soleil
    malheur à moi pas en dedans
    bombe lacrymale arborant ses emblèmes
    belle bouche incandescente, jambes de guêpe,
    torse indécent gonflé, mèches allumettes
    ou bien abeille
    soigneuse aiguilleuse du miel
    dans le plus simple appareil
    en fredonnant tes poèmes
    tu répands des hectares de nectar
    et la flore est aphone …

    Tout comme moi,
    pitoyable apiculteur
    au dard dur sans armure
    dans un verger bien irrigué bien qu’arrosé
    d’alcool, de peine et de bois bandé
    moi je mue, et ne m’amuse plus sans toi
    quand tu es mangouste alanguie
    je te crois belle boa
    pulsative évanescente,
    à peine consciente
    sur un rocking chair
    la belle orpailleuse est à son aise
    sieste moite loin de moi, douche tiède
    elle ruisselle sans mes doigts, ferme les yeux
    et se délecte de l’eau que je n’ai pas …
    mais il faut que tu saches que -
    si je serpente, si je rampe
    c’est pour être à toi belle boa
    et pourtant jamais je ne réveillerai la belle au bois bandé
    car au final je sais qu’elle m’écraserait de ses doigts …
    comme un papillon …

    longue route longue nuit
    homme triste et seul marchant sous la pluie
    j’ai trop abusé tu sais, du sérum qui rend l’homme gnome,
    trop tournoyé autour de toi tu sais
    insecte blessé caisse endommagée -
    insecte fragile malhabile inhibé quand mal imbibé
    de passage éclair sur la terre
    ce n’était pas la saison des amours
    mais des mots dits tout bas
    enfin un poème où j’aime ta peau.

  • Sofi C le 31/03/2015 à 23h10

    Sur le même thème éternel....

    Un baiser - Souchon

    Je chante un baiser
    Je chante un baiser osé
    Sur mes lèvres déposé
    Par une inconnue que j'ai croisée
    Je chante un baiser
    Marchant dans la brume
    Le cœur démoli par une
    Sur le chemin des dunes
    La plage de Malo Bray-Dunes
    La mer du Nord en hiver
    Sortait ses éléphants gris vert
    Des Adamo passaient bien couverts
    Donnant à la plage son caractère
    Naïf et sincère
    Le vent de Belgique
    Transportait de la musique
    Des flonflons à la française
    Des fancy-fair à la fraise
    Elle s'est avancée
    Rien n'avait été organisé
    Autour de moi elle a mis ses bras croisés
    Et ses yeux se sont fermés fermés
    Jugez ma fortune
    Sous l'écharpe les boucles brunes
    C'est vrai qu'en blonde j'ai des lacunes
    En blonde j'ai des lacunes
    Oh le grand air
    Tournez le vent la dune à l'envers
    Tournez le ciel et tournez la terre

    Tournez tournez le grand air
    La Belgique locale
    Envoyait son ambiance musicale
    De flonflons à la française
    De fancy-fair à la fraise
    Toi qui a mis
    Sur ma langue ta langue amie
    Et dans mon cœur un décalcomanie
    Marqué liberté liberté chérie
    Je donne des parts
    Pour ce moment délicieux hasard
    Adamo MC Solar
    Oh ! tous les milliards de dollars
    Le vent de Belgique
    Envoyait mélancolique
    Ses flonflons à la française
    De fancy-fair à la fraise
    Si tout est moyen
    Si la vie est un film de rien
    Ce passage-là était vraiment bien
    Ce passage-là était bien
    Elle est repartie
    Un air lassé de reine alanguie
    Sur la digue un petit point parti
    Dans l'audi de son mari
    Ah ! son mari
    Je chante un baiser
    Je chante un baiser osé
    Sur mes lèvres déposé

  • Jean-michel Palacios le 31/03/2015 à 19h27

    Bonjour Hélène et merci pour ce très beau texte.

    L'amour, on pourrait écrire des livres, chanter des cantiques et des louanges, murmurer ou crier des mots parfois si simples et pourtant si difficiles à dire.

    Alors pour rester dans le ton, voici un texte de l'une de mes chansons.
    Il manquera un lien vidéo bien sûr pour l'écouter. Je devrai m'y atteler bientôt.

    Amitiés
    JM

    Paroles, musique et interprète : JM PALACIOS
    IL SUFFIT JUSTE DE DIRE JE T'AIME
    (septembre 2002)

    C1. L'AMOUR, LA PASSION, LA TENDRESSE, L’ÉMOTION
    QUI ENIVRE, VOUS SOULÈVE, VOUS EMPORTE VERS LE CIEL
    IL SUFFIT JUSTE DE DIRE, JE T'AIME !
    ***
    R1. EN MOI BRÛLE UN FEU, AU SOUVENIR DE TES YEUX
    MAINTENANT BIEN PLUS FORT, IL ME MONTRE LE NORD
    NON JE N'AI RIEN OUBLIE, DEPUIS JE ME SUIS RÉVEILLÉ
    POUR FAIRE DE CHAQUE JOUR, UNE VIE PLEINE D'AMOUR
    ***
    C2. UNE FEMME, UN ENFANT, UN AMI, UN PARENT
    TOUS AUTOUR ET TANT D'AMOUR POUR SI PEU EN RETOUR
    IL SUFFIRAIT POURTANT DE DIRE JE T'AIME
    ***
    R1. EN MOI BRÛLE UN FEU, AU SOUVENIR DE TES YEUX
    MAINTENANT BIEN PLUS FORT, IL ME MONTRE LE NORD
    NON JE N'AI RIEN OUBLIE, DEPUIS JE ME SUIS RÉVEILLÉ
    POUR FAIRE DE CHAQUE JOUR, UNE VIE PLEINE D'AMOUR
    ***
    C3. UN AIR DE MUSIQUE SUR UNE CHANSON NOSTALGIQUE
    ET LA VOIX PLEINE DE CHARME QUI DÉVOILE NOTRE ÂME
    IL SUFFISAIT JUSTE DE DIRE JE T'AIME
    ***
    R1. EN MOI BRÛLE UN FEU, AU SOUVENIR DE TES YEUX
    MAINTENANT BIEN PLUS FORT, IL ME MONTRE LE NORD
    NON JE N'AI RIEN OUBLIE, DEPUIS JE ME SUIS RÉVEILLÉ
    POUR FAIRE DE CHAQUE JOUR, UNE VIE PLEINE D'AMOUR

  • Jean-michel Palacios le 31/03/2015 à 19h16

    Bonjour Nina

    Grosses bises pour ce joli texte de Francis, tout mimi avec ses cheveux longs et ses moustaches.
    Il me dit vaguement un "mousquetaire" avec un épée à la place de la guitare.
    Cette chanson est pleine de sous-entendus. De ces personnes que l'on a aimé et qui ne reviennent pas, de ces marins perdus en mer, de ces amours passionnés qui ne durent que le temps de la passion...

    Bises & Amitiés
    JM

  • Hélène Martinet le 31/03/2015 à 12h30

    Merci à Jean-Michel pour ce magnifique sujet et à Nina pour l'avoir retrouvé.

    Plusieurs chansons de Brel ont déjà été partagées ici. Voici une de celle qui me donne le frisson : "Quand on a que l'amour".

    Quand on a que l'amour
    A s'offrir en partage
    Autour du grand voyage
    Qu'est notre grand amour

    Quand on a que l'amour
    Mon amour toi et moi
    Pour qu'éclatent de joie
    Chaque heure et chaque jour

    Quand on a que l'amour
    Pour vivre nos promesses
    Sans nulle autre richesse
    Que d'y croire toujours

    Quand on a que l'amour
    Pour meubler de merveilles
    Et couvrir de soleil
    La laideur des faubourgs

    Quand on a que l'amour
    Pour unique raison
    Pour unique chanson
    Et unique secours

    Quand on a que l'amour
    Pour habiller matin
    Pauvres et malandrins
    De manteaux de velours

    Quand on a que l'amour
    A s'offrir en prière
    Pour les maux de la terre
    En simple troubadour

    Quand on a que l'amour
    A offrir à ceux là
    Dont l'unique combat
    Est de chercher le jour

    Quand on a que l'amour
    Pour tracer un chemin
    Et forcer le destin
    A chaque carrefour

    Quand on a que l'amour
    Pour parler aux canons
    Et rien qu'une chanson
    Pour convaincre un tambour

    Alors sans avoir rien
    Que la force d'aimer
    Nous aurons dans nos mains
    Amis le monde entier.

    Et pour celles et ceux qui aimeraient la (ré)écouter :
    https://www.youtube.com/watch?v=uNMwYZiBFV0

  • Nina Capuchon le 31/03/2015 à 11h21

    Quel plaisir de relire tous les textes de cette discussion !

    J'ai de vieux vinyles que je chéris et que j'écoute sur une vieille platine . Sur le premier album de Francis Cabrel , une chanson qui collait parfaitement à mon âme nostalgique de ce matin, la chanson "Je rêve" que j'écoute et ré écoute dans me lasser jamais.

    Le vent a fait s'approcher les nuages
    Il fait gris au dessus des plages
    Et la mer a l'air triste aussi

    Le ciel n'est plus qu'un long tissu de brume
    Il va faire une nuit sans lune
    Et demain je n'aurai pas dormi

    Peut-être je vais rencontrer une dame
    Quand j'irai accrocher mon âme
    Sur les arêtes des rochers

    Mais le vent souffle si fort sur ces pierres
    C'est plus la peine que j'espère
    L'amour ne peut pas s'y poser

    Mais je rêve
    Je lance des mots
    Vers le jour qui s'achève
    Je voulais qu'il reste
    Il n'a pas entendu

    Plus loin sur les rocs que la mer assaille
    Cheveux et jupon en bataille
    Combien de femmes ont attendu
    Combien ont crevé leur cœur sur les vagues
    Pour celui qui avait l'autre bague
    Et qui n'est jamais revenu

    Mais je rêve
    Je lance des mots
    Vers le jour qui s'achève
    Je voulais qu'il reste
    Il n'a pas entendu

    La mer est plus forte que mon courage
    Mais ce soir il y a des nuages
    Et je sais qu'elle est triste aussi

    Quand ces mots seront devenus des braises
    Je monterai sur la falaise
    Jeter leurs cendres dans la nuit

    Mais je rêve
    Je lance des mots
    Vers le jour qui s'achève
    Je voulais qu'il reste
    Il n'a pas entendu

    Et je dédie ces mots
    Aux amours qui s'achèvent
    Je voulais que tu restes...


    Et parce que la musique est superbe, la vidéo qui date un peu où on retrouve un Cabrel parfait pour une œuvre d'Alexandre Dumas :-)

    https://www.youtube.com/watch?v=Qr57sOYoHpU

  • Jean-michel Palacios le 23/10/2014 à 12h18

    Dans ce monde de turbulences où plein de gens cherchent une place pour simplement vivre heureux,
    où l'on parle de déplacés, de réfugiés, de demande d'asile,
    avec des camps, des bidonvilles...

    ce très beau texte de Francis Cabrel prend tout son sens.
    Amitiés
    JM

    African Tour (Francis CABREL)

    Déjà nos villages s'éloignent
    Quelques fantômes m'accompagnent
    Y'aura des déserts, des montagnes
    A traverser jusqu'à l'Espagne
    Et après... Inch'allah

    On a de mauvaises chaussures
    L'argent cousu dans nos doublures
    Les passeurs doivent nous attendre
    Le peu qu'on a ils vont le prendre
    Et après...

    Est-ce que l'Europe est bien gardée ?
    Je n'en sais rien
    Est-ce que les douaniers sont armés ?
    On verra bien
    Si on me dit, c'est chacun chez soi
    Moi je veux bien, sauf que chez moi
    Sauf que chez moi y'a rien

    Pas de salon, pas de cuisine
    Les enfants mâchent des racines
    Tout juste un carré de poussière
    Un matelas jeté par terre
    Au dessus... Inch'allah

    Vous vous imaginez peut-être
    Que j'ai fait tous ces kilomètres
    Tout cet espoir, tout ce courage
    Pour m'arrêter contre un grillage

    Est-ce que l'Europe est bien gardée ?
    Je n'en sais rien
    Est-ce que les douaniers vont tirer ?
    On verra bien
    Si on me dit, c'est chacun chez soi
    Moi je veux bien, sauf que chez moi
    Sauf que chez moi y'a rien

    Je n'en sais rien
    On verra bien
    Moi, je veux bien
    Sauf que chez moi...

    La moitié d'un échafaudage
    J'en demande pas davantage
    Un rien, une parole, un geste
    Donnez-moi tout ce qu'il vous reste
    Et après...
    Je n'en sais rien

    On verra bien
    Moi, je veux bien
    Sauf que chez moi...
    Déjà nos villages s'éloignent...

  • Jean-michel Palacios le 08/10/2014 à 12h12

    Bonjour à tous

    Voilà des paroles qui me touchent et qui sont évocatrices du temps que l'on pourrait passer ensemble, se consacrer l'un à l'autre, éphémère et plein, inoubliable...

    Amitiés
    JM

    Je vous conseille les textes de Frédérik Mey (chanteur Franco-allemand). Il s'accompagne à la guitare. Il n'a pas toujours été apprécié outre-rhin vraisemblablement pour ses engagements personnels.
    A découvrir donc...

    Une cruche en pierre

    (Refrain)
    Une cruche en pierre, des miettes de pain
    Autour de ton verre des taches de vin
    Le lit découvert une paire de souliers
    Un foulard bleu-vert, des objets oubliés.

    Tu n'avais pas pris le temps
    De les ranger en partant hm hm, hm hm
    J'en ferai des souvenirs
    Pour tous ces jours à venir hm hm, hm hm
    Je n'ai pas réalisé combien de temps j'ai passé
    A rester là à rêver, à cent fois me demander
    Comment passer tout ce temps loin de toi,
    Comment passer tout ce temps loin de toi.

    (au Refrain)

    Cette lettre terminée,
    j'irai faire le marché hm hm, hm hm
    Des conserves du café
    Et des oeufs pour le dîner hm hm, hm hm
    Mais je me suis attardé, c'est trop tard pour le marché
    Il me reste un peu de vin et ce soir je n'ai pas faim
    Mais comment passer tout ce temps loin de toi,
    Comment passer tout ce temps loin de toi.

    (au Refrain)

    Paroles et Musique: Frederik Mey

  • Jean-michel Palacios le 30/09/2014 à 11h34

    Tout cela va bien avec l'Automne et la Mélancolie.

    Merci à Jacques Prévert et J. Kosma et la voix chaleureuse d'Yves Montant.
    "Les feuilles mortes"

    Oh ! Je voudrais tant que tu te souviennes,
    Des jours heureux où nous étions amis,
    En ce temps-là, la vie était plus belle,
    Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui

    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Tu vois, je n'ai pas oublié,
    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Les souvenirs et les regrets aussi,

    Et le vent du Nord les emporte
    Dans la nuit froide de l'oubli,
    Tu vois, je n'ai pas oublié
    La chanson que tu me chantais

    C'est une chanson
    Qui nous ressemble,
    Toi, tu m'aimais,
    Et je t'aimais,
    Et nous vivions
    Tous deux ensemble,
    Toi, qui m'aimais,
    Moi qui t'aimais

    Mais la vie sépare ceux qui s'aiment,
    Tout doucement, sans faire de bruit,
    Et la mer efface sur le sable
    Les pas des amants désunis

    C'est une chanson
    Qui nous ressemble,
    Toi, tu m'aimais,
    Et je t'aimais,
    Et nous vivions
    Tous deux ensemble,
    Toi, tu qui m'aimais,
    Moi qui t'aimais

    Mais la vie sépare ceux qui s'aiment,
    Tout doucement, sans faire de bruit,
    Et la mer efface sur le sable
    Les pas des amants désunis

    Amitiés
    JM

  • Jean-michel Palacios le 24/09/2014 à 12h50

    Merci à Tété pour ce beau texte qui me remplit d'une belle mélancolie.
    Amitiés
    JM

    Paroles A la faveur de l'automne
    Posté devant la fenêtre
    Je guette
    Les âmes esseulées
    A la faveur de l'automne

    Posté devant la fenêtre
    Je regrette
    De n'y avoir songé
    Maintenant que tu abandonnes

    A la faveur de l'automne
    Revient cette douce mélancolie

    Un, deux, trois, quatre
    Un peu comme on fredonne
    De vieilles mélodies

    Rivé devant le téléphone
    J'attends
    Que tu daignes m'appeler
    Que tu te décides enfin

    Toi, tes allures de garçonne
    Rompiez un peu la monotonie
    De mes journées de mes nuits

    A la faveur de l'automne
    Revient cette douce mélancolie

    Un, deux, trois, quatre
    Un peu comme on fredonne
    De vieilles mélodies

    A la faveur de l'automne
    Tu redonnes
    A ma mélancolie
    Ses couleurs de super-scopitone
    A la faveur de l'automne

    Comment ai-je pu
    Seulement être aussi bête ?
    On m'avait prévenu
    Voici la vérité nue
    Manquerait
    Plus que le mauvais temps
    S'y mette,
    Une goutte de pluie et
    J'aurais vraiment tout perdu

  • Jean-michel Palacios le 09/09/2014 à 08h20

    Bonjour à tous

    Encore un texte sur ce qu'il nous reste à rêver, à savoir... à être étonné

    Interprétation de Jacques Brel
    http://youtu.be/RXlBP7oJd7I

    Amitiés
    JM

    Pourquoi faut-il que les Hommes s'ennuient ?

    Pourtant les hôtesses sont douces
    Aux auberges bordées de neige
    Pourtant patientent les épouses
    Que les enfants ont prises au piège
    Pourtant les auberges sont douces
    Où le vin fait tourner manège
    Pourquoi faut-il que les hommes s´ennuient?

    Pourtant les villes sont paisibles
    Où tremblent cloches et clochers
    Mais le diable dort-il sous la bible
    Mais les rois savent-ils prier
    Pourtant les villes sont paisibles
    De blanc matin en blanc coucher
    Pourquoi faut-il que les hommes s´ennuient?

    Pourtant il nous reste à rêver
    Pourtant il nous reste à savoir
    Et tous ces loups qu´il faut tuer
    Tous ces printemps qu´il reste à boire
    Désespérance ou désespoir
    Il nous reste à être étonnés
    Pourquoi faut-il que les hommes s´ennuient?

    Pourtant il nous reste à tricher
    Être le pique et jouer cœur
    Être la peur et rejouer
    Être le diable et jouer fleur
    Pourtant il reste à patienter
    Bon an mal an on ne vit qu´une heure
    Pourquoi faut-il que les hommes s´ennuient?

  • Jean-michel Palacios le 20/08/2014 à 23h36

    Cela arrive un peu trop souvent. Les faits divers et les polars sont dans la rue un peu chaque jour. Voici donc un texte interprété par Calogéro qui pousse à dire "plus jamais cela !!!"

    Bonne nuit. Amitiés JM

    Parole de Un Jour Au Mauvais Endroit

    Échirolles centre banlieue sud de Grenoble
    Je m'appelle Sofiane j'ai 20 ans
    Kevin c'est mon pote on est inséparables
    J'ai un job, moi je vis simplement
    Le soir à Villeneuve, les grands frères et les gosses
    Les terrains de foot et la boxe
    Qui a eu tort ? La raison du plus fort
    Pour un regard en croix je suis mort

    Toi mon frère dis moi pourquoi
    La vie continue sans moi
    Dis moi pourquoi j'étais là
    Un jour au mauvais endroit
    Les cafés, les cinémas
    Je n'y retournerai pas
    Ma vie s'est arrêtée là
    Un Jour au mauvais endroit

    Dans la violence s'est brisée mon enfance
    J'ai perdu l'existence et le sens
    Dans les allées du parc Maurice Thorez
    On a poignardé ma jeunesse
    Qui a mis ça la guerre dans nos quartiers
    L'abandon, l'ennui, la télé
    Des couteaux de combat dans les mains des gamins
    Pour un regard en croix c'est la fin

    Toi mon frère dis moi pourquoi
    La vie continue sans moi
    Dis moi pourquoi j'étais là
    Un jour au mauvais endroit
    Les cafés, les cinémas
    Je n'y retournerai pas
    Ma vie s'est arrêtée là
    Un Jour au mauvais endroit

    Et c'est parce qu’ils étaient là
    Un Jour au mauvais endroit
    Qu'ailleurs ici ou là bas
    Pour nos frères plus jamais ça !
    (Plus jamais, plus jamais, plus jamais ça...x3 Plus jamais, plus jamais !)

    Pour nos frères plus jamais ça !
    (Plus jamais, plus jamais, plus jamais ça...x3 Plus jamais, plus jamais!)

    Non pour nos frères plus jamais ça !
    (Plus jamais, plus jamais, plus jamais ça...x3 Plus jamais plus jamais!)

  • Jean-michel Palacios le 29/03/2014 à 16h23

    Merci Sophie infiniment pour ces jolis textes qui donnent le blues et qui font du bien en même temps pour la poésie et la sonorité des mots...
    JM

  • Sofi C le 29/03/2014 à 13h44

    Et encore une autre.....

    Un soir j'ai pris un train sans vous
    J'ai marché sur un quai,
    Sans aucun d'entre tous
    Sans agiter de mains
    Sans rire comme fait rire
    " L'adieu suprême des mouchoirs "

    Et moi aussi, j'ai préféré
    J'ai choisi de ne pas me voir
    Je ne regardais que mes pieds
    Qui titubaient par habitude

    Et aussi à cause du train
    Qui s'en allait qui démarrait
    Doucement puis par secousses
    Comme on se met à pleurer

    Souviens-toi je savais seulement te sourire
    Et ne suivais ma soif que le long de tes dents
    Souviens toi tu prenais ma bouche avec ta voix
    Tes cheveux soufflaient sur mon visage
    Souviens-toi, au balcon tu pendais ta chemise
    Pour me montrer ton coeur

    J'en suis à tant
    Et tant d'adolescences
    Tant d'instants d'indécence
    Que le temps a perdu..le droit de me cacher
    La nuit me fuit
    Le jour me chasse
    Je me tasse
    Je ne vaux pas mieux que ma vie
    Je me tue, moi
    Je me tutoie
    Je me traite de tous les noms
    Un jour est né ce dont je meurs aujourd'hui

    Roule et coule toujours au fond de ma mémoire
    Comme une drogue sans histoire
    Un fleuve sans alluvions
    Une éternité ivre
    Une page sans livre
    Un océan sans horizon

    Souviens-toi je savais seulement te sourire
    Et ne suivais ma soif que le long de tes dents
    Souviens-toi tu cherchais ma bouche avec ta voix
    Tes cheveux soufflaient sur mon visage
    Souviens-toi, au balcon tu pendais ta chemise
    Pour me montrer ton coeur

  • Sofi C le 29/03/2014 à 11h57

    Ce commentaire a été supprimé

  • Sofi C le 29/03/2014 à 11h53

    Pour moi ce sont toutes les chansons de Philippe Léotard qui sont des petits poèmes intimes qui racontent la vie de l'acteur à mots écorchés et pudiques. Comme le texte qui suit que je ne peux lire sans avoir une boule au ventre...

    Papa tu parles trop

    Maintenant que tu joues
    A d´autres jeux qu´avant
    Je sais que tu n´es déjà plus un enfant
    Que tu travailles maintenant
    A l´école comme les grands
    J´espère que tu es toujours
    La plus belle et la plus sage aussi
    Des jeunes filles d´aujourd´hui
    Moi j´ai fait ce que tu m´as dit
    Je suis de moins en moins bavard
    Et tu n´aurais plus besoin le soir
    De me dire

    Papa tu parles trop
    Chante si tu as le blues

    Ma p´tite fille, mon amour
    Ma faustine, Faustinouch
    A trois ans tu m´as dit
    De deux dents dans ta bouche

    Papa tu parles trop
    Chante si tu as le blues

    J´espère que ta maman est contente
    Et qu´elle chante elle aussi maintenant
    Le soir pour t´endormir
    Qu´elle fait l´éléphant pour te faire peur
    Qu´elle fait l´enfant pour te faire rire
    Pour te faire dire "ah ah arrête"
    Comme en riant tu m´disais le soir
    Quand j´étais bavard

    Papa tu parles trop
    Chante si tu as le blues

    Ma p´tite fille, mon amour
    Ma faustine, Faustinouch
    A trois ans tu m´as dit
    De deux dents dans ta bouche

    Papa tu parles trop
    Chante si tu as le blues

    Maintenant que ce n´est
    Plus que pour toi que je chante
    Mais c´est pas pour de faux
    Mais c´est pas pour de rire
    Que je n´ai pas su plus tôt
    Ni pourquoi on est de moins en moins enfant
    Et comment faire pour attendre
    De comprendre qu´on avait raison de s´aimer
    Et puis aussi de se quitter
    On aime toujours à côté
    Tu peux au moins m´entendre chanter
    Ce que tu me disais avant

    Papa tu parles trop
    Chante si tu as le blues...

  • Christelle Garnier le 07/03/2014 à 16h05

    Vivement demain alors !!!!!!
    Bises.
    Christelle

  • Jean-michel Palacios le 06/03/2014 à 23h18

    Bonsoir à tous

    Je vous propose un texte de Jean-Louis Aubert paru en 2010 " Demain Sera Parfait" au lendemain de la crise des subprimes...
    Ces paroles ont encore du sens en cette période trouble.
    Demain sera-t-il parfait ? Je veux chanter...
    Amitiés
    JM


    Je veux chanter
    Je veux te faire oublier
    Ton âme en peine
    Ton manque de veine
    Je veux chanter
    Et te baratiner
    Demain sera parfait

    Je veux chanter
    Je veux te faire t'agiter
    Sur les décombres
    de notre monde
    Je veux chanter
    Et je veux t'faire chanter
    Demain, je m'y remets

    Les pugilats, les combats
    Les arguments à deux balles
    Laisse-les là ils sont bien
    Au pied des tours infernales
    Les petits malfrats, les quinquas
    Les gros Maddoff en cavale
    C'est pour les radios matinales

    Je veux danser
    Je veux danser sur les braises
    Il fait si chaud
    Mets-toi à l'aise
    Je veux danser
    Comme un derviche balaise
    Les deux pieds dans la glaise

    Les petits cadors en goguette
    S'occupent déjà de nos dettes
    Les petits castors à ressort
    Ils sont encore bien plus forts
    Si dans nos villes ça sent fort
    Ils prennent en charge la mort
    Laisse-les donc à leur sort

    Je veux chanter
    Je veux te faire oublier
    Le mal de vivre
    Le mal d'aimer
    Je veux chanter
    Et je veux t'faire mentir
    Demain, je m'y remets

    Je veux chanter
    Je veux te faire oublier
    Ton âme en peine
    Ton manque de veine
    Je veux chanter
    Et te baratiner
    Demain sera parfait

    Donne-moi la main, camarade
    Tout ça c'est d'la rigolade
    Donne-moi la main, camarade
    Même si on est dans la panade
    Demain sera parfait

    Je veux chanter
    Je veux te faire oublier
    Ton âme en peine
    Ton manque de veine
    Je veux chanter
    Et te baratiner
    Demain sera parfait

    Demain sera parfait

  • Jean-michel Palacios le 27/02/2014 à 14h11

    Bonjour à tous,

    Et voici un autre texte de Maxime Le Forestier.
    Ce texte me touche à plus d'un titre et malgré l'expression de quelques mots, on ressent très vite le vide de l'absence, les souvenirs d'enfance et les premiers émois. Ce texte parle de nous.

    Amitiés
    JM

    Mon Frère
    Toi le frère que je n'ai jamais eu
    Sais-tu si tu avais vécu
    Ce que nous aurions fait ensemble
    Un an après moi, tu serais né
    Alors on n'se s'rait plus quittés
    Comme des amis qui se ressemblent
    On aurait appris l'argot par cœur
    J'aurais été ton professeur
    A mon école buissonnière
    Sûr qu'un jour on se serait battu
    Pour peu qu'alors on ait connu
    Ensemble la même première

    Mais tu n'es pas la
    A qui la faute ?
    Pas à mon père
    Pas à ma mère
    Tu aurais pu chanter cela

    Toi le frère que je n'ai jamais eu
    Si tu savais ce que j'ai bu
    De mes chagrins en solitaire
    Si tu m'avais pas fait faux bond
    Tu aurais fini mes chansons
    Je t'aurais appris à en faire
    Si la vie s'était comportée mieux
    Elle aurait divisé en deux
    Les paires de gants, les paires de claques
    Elle aurait sûrement partagé
    Les mots d'amour et les pavés
    Les filles et les coups de matraque

    Mais tu n'es pas la
    A qui la faute
    Pas à mon père
    Pas à ma mère
    Tu aurais pu chanter cela

    Toi le frère que je n'aurais jamais
    Je suis moins seul de t'avoir fait
    Pour un instant, pour une fille
    Je t'ai dérangé, tu me pardonnes
    Ici quand tout vous abandonne
    On se fabrique une famille

  • Nina Capuchon le 11/02/2014 à 17h29

    Dans trois jours, c'est la St-Valentin, alors quelques mots d'amour de Catherine Lara...

    Tu n'as rien dit, tu n'as rien fait
    Peut-être un peu trop tôt pour ça
    Tu n' m'a pas encore embrassée
    Mais j' m'en souviens déjà...
    Je connais le langage des yeux
    J'ai peur quand il n'engage que moi
    Le tien reste si mystérieux
    Tu n' m'as pas encore fait d'aveu
    Mais j' m'en souviens déjà...

    Pressentiment ou sentiment
    J' m'en fous, j' t'aimais avant...

    Ça fait un peu comme dans ces films
    Où la synchro est décalée
    Les mots d'amour sortent sublimes
    D'une bouche qui n'a même pas bougé....
    Comme c'est troublant, on ose à peine
    Se toucher même du bout des doigts
    Et moi, j'attends presqu'un blasphème
    Tu n' m'as pas encore dit "je t'aime"
    Mais j' m'en souviens déjà...
    Si j'ai envie plus tard
    De gommer cette histoire
    j'irai boire, solitaire
    Dans ce fleuve de l'enfer
    Pour oublier l' passé

    Pressentiment ou sentiment
    J' m'en fous, j' t'aimais avant...

    A force de te respirer
    Je suis tout enivrée de toi
    Tu n' m'as pas encore enlacée
    Mais j' m'en souviens déjà...
    Oh ma mémoire me joue des tours
    En arrivant devant chez toi
    Et moi je joue sur du velours
    Tu n' m'as pas encore fait l'amour
    Mais j' m'en souviens déjà...
    Si j'ai envie plus tard
    De gommer cette histoire
    j'irai boire, solitaire
    Dans ce fleuve de l'enfer
    Pour oublier l' passé

    Pressentiment ou sentiment
    J' m'en fous, j' t'aimais avant...

  • Nina Capuchon le 31/01/2014 à 20h00

    Les séparés (N'écris pas...)

    N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre.
    Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau.
    J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre,
    Et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau.
    N'écris pas !

    N'écris pas. N'apprenons qu'à mourir à nous-mêmes.
    Ne demande qu'à Dieu... qu'à toi, si je t'aimais !
    Au fond de ton absence écouter que tu m'aimes,
    C'est entendre le ciel sans y monter jamais.
    N'écris pas !

    N'écris pas. Je te crains ; j'ai peur de ma mémoire ;
    Elle a gardé ta voix qui m'appelle souvent.
    Ne montre pas l'eau vive à qui ne peut la boire.
    Une chère écriture est un portrait vivant.
    N'écris pas !

    N'écris pas ces doux mots que je n'ose plus lire :
    Il semble que ta voix les répand sur mon coeur ;
    Que je les vois brûler à travers ton sourire ;
    Il semble qu'un baiser les empreint sur mon coeur.
    N'écris pas !

    Texte de Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859) mis en musique et chanté par Julien Clerc.

  • Nina Capuchon le 31/01/2014 à 19h52

    Ce commentaire a été supprimé

  • Jean-michel Palacios le 01/01/2014 à 21h18

    Merci pour ce très beau texte.
    Il est plein de tout ce que l'on peut espérer pour soi-même et les autres.
    Il est comme un liste d'envies.

    Alors voilà une passerelle toute trouvée pour se projeter dans l'année qui vient. Je vous propose ce texte de Johnny et cette interprétation avec Céline Dion et 500 choristes : http://youtu.be/UdOo2vlSk40

    "L'envie" interprétée par Johnny Haliday

    Qu'on me donne l'obscurité, puis la lumière.
    Qu'on me donne la faim la soif, puis un festin.
    Qu'on m'enlève ce qui est vain et secondaire,
    Pour que je retrouve le prix de la enfin.

    Qu'on me donne la peine, pour que j'aime dormir.
    Pour que j'aime le froid qu'on me donne la flamme.
    Pour que j'aime ma terre qu'on me donne l'exil,
    Et qu'on m'enferme un an pour rêver à des femmes.

    On m'a trop donné, bien avant l'envie
    J'ai oublié mes rêves et les mercis.
    Toutes ces choses qui avaient un prix,
    Qui font l'envie de vivre et le désir,
    Et le plaisir aussi

    Qu'on me donne l'envie,
    L'envie d'avoir envie,
    Qu'on rallume ma vie.

    Qu'on me donne la haine, pour que j'aime l'amour,
    La solitude aussi pour que j'aime les gens.
    Pour que j'aime les silences, qu'on me fasse des discours,
    Et toucher la misère pour respcter l'argent ;

    Pour que j'aime être sain, vaincre la maladie.
    Qu'on me donne la nuit, pour que j'aime le jour.
    Qu'on me donne le jour, pour que j'aime la nuit,
    Pour que j'aime aujoud'hui, oublier les toujours ...

    On m'a trop donné, bien avant l'envie
    J'ai oublié mes rêves et les mercis.
    Toutes ces choses qui avaient un prix,
    Qui font l'envie de vivre et le désir,
    Et le plaisir aussi

    Qu'on me donne l'envie,
    L'envie d'avoir envie,
    Qu'on rallume ma vie.

    (solo)

    On m'a trop donné, bien avant l'envie
    J'ai oublié mes rêves et les mercis.
    Toutes ces choses qui avaient un prix,
    Qui font l'envie de vivre et le désir,
    Et le plaisir aussi

    Qu'on me donne l'envie,
    L'envie d'avoir envie,
    Qu'on rallume ma vie.

    Qu'on me donne l'envie,
    L'envie d'avoir envie,
    Qu'on rallume ma vie.

  • Christelle Garnier le 01/01/2014 à 11h34

    Bonjour à tous,
    J'utilise cette discussion bien que le texte que je vais joindre ne soit pas une chanson, mais les voeux d'un chanteur que j'affectionne tout particulièrement : Jacques Brel.
    J'ai trouvé ce qu'il avait dit très beau et j'ai souhaité le partager avec vous.
    « Le seul fait de rêver est déjà très important.
    Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir,
    et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns.
    Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer
    et d’oublier ce qu’il faut oublier.
    Je vous souhaite des passions.
    Je vous souhaite des silences.
    Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil
    et des rires d’enfants.
    Je vous souhaite de résister à l’enlisement,
    à l’indifférence, aux vertus négatives de notre époque.
    Je vous souhaite surtout d’être vous. » Jacques BREL, 1er janvier 1968

  • Ludivine Wilcz le 25/12/2013 à 17h02

    Bonjour Jean-Michel,

    Je la suis depuis fort longtemps, mais elle avait fait un gros break après avoir interprété le générique de la série Heroes. Elle est revenue début d'année dans The Voice et c'est un plaisir de la retrouver. Du coup, je ne la lâche plus ^^

    Pour les paroles, oui, c'est un peu tôt, la chanson ne sortira pas de suite. Elle démarche actuellement les maisons de disques pour sortir l'album. J'ai eu la chance de la voir interpréter ses nouvelles compos deux fois et même de lui parler et je peux dire que c'est vraiment de magnifiques textes portés par une merveilleuse voix et une artiste généreuse et simple.

    Enfin bref, je pourrais en parler pendant des heures, mais je préfère vous laisse la découvrir par vous-même :)

    Bisous
    Ludivine

    P.S. : Et joyeux Noël :)

  • Jean-michel Palacios le 23/12/2013 à 20h54

    Bonsoir Ludivine et merci de cette contribution.

    Je ne connaissais pas cette chanteuse et sa voix est très envoutante (abonnement sur youtube) ainsi qu'une belle présence sur scène.
    Je n'ai pas trouvé les paroles du tribute sur Mandela mais peut-être est-ce un peu trop tôt.
    Pour découvrir la chanteuse sur sa page officielle
    https://www.facebook.com/VictoriaPageOfficielle

    Amitiés
    JM

  • Ludivine Wilcz le 22/12/2013 à 20h01

    Bonsoir à tous,

    Je viens poster le lien d'une très belle chanson prônant de belles valeurs. L'artiste est Victoria Petrosillo dont je vous ai déjà mis une chanson...

    Son prochain album est en préparation, elle démarche en ce moment les maisons de disques et c'est ce titre qu'elle a choisi de mettre en avant, je n'ai pas les paroles exactes d'où le lien

    http://www.youtube.com/watch?v=H8v9cMyvxEQ

    A écouter, à méditer et à faire tourner pour l'aider à réaliser son rêve

    Bisous à tous

  • Jean-michel Palacios le 11/12/2013 à 18h20

    Merci Eugène. Merci de ton passage. C'est ce qui fait le charme de la diversité et du registre inépuisable de la lecture et des mots.
    Amitiés
    JM

  • Eugene Lagorio le 10/12/2013 à 16h01

    J ame beaucoup, les divers intervenants prouvent bien l intérêt du sujet!
    Bien amicalement

  • Jean-michel Palacios le 05/12/2013 à 23h07

    Bonsoir à tous,

    Ce soir, je vous mets sur la table un jolie de texte sur ce qui pourrait être nous. Comme une sorte d'espoir de réussir sa vie avec "Puisses-tu" de Jean-Louis Aubert et bien sûr la vidéo.

    Amitiés
    JM

    http://youtu.be/s28x9V2XmGQ

    Puisses-tu

    Tu connaîtras des chagrins sans raison,
    Tu croiseras aussi la trahison,
    Tu entendras leur parole à foison,
    Et parfois même jusqu'à la déraison,

    Et tu verras la bassesse, l'impudeur,
    Tu connaîtras aussi l'agression,
    Et tu verras des micros tendus
    Vers des femmes et des enfants nus,

    Puisses-tu vivre, continuer,
    Puisses-tu aimer, continuer,
    Puisses-tu puiser, un peu d'eau,
    Dans le puit, de tes nuits

    Puisses-tu sourire, et même rire
    Quand le pire est à venir,
    Puisses-tu aimer, sans sourciller,
    Simplement continuer,

    Tu connaîtras les chagrins à foison,
    Et les douleurs que tout l'monde partage,
    Tu entendras des demandes et des pleurs,
    Et parfois ça frisera la déraison,

    Et tu verras tous ces mondes inconnus,
    Que tu s'ras sûr d'avoir déjà vu,
    Tu goûteras les fruits de la passion,
    Et le goût amer de la désillusion,

    Puisses-tu vivre, Puisses-tu aimer,
    Puisses-tu vivre, Continuer
    Puisses-tu puiser, Dans le puit,
    De tes nuits, Et rêver,

    Puisses-tu vivre, continuer,
    Sans sourciller et aimer,

    Qui tu es (x4)

    Puisses-tu aimer,
    Qui tu es

  • Jean-michel Palacios le 22/11/2013 à 00h20

    Bonjour, merci et bienvenue Yas Law.

    Le style de texte n'est pas extraordinaire (en tout cas en français) mais les mots portent et l'on se sent tout de suite concerné par les sentiments éprouvés par cette jeune femme. Il semble donc que ce soit en même temps son histoire.
    J'aime beaucoup la conclusion : "On récolte ce que l'on sème, Oh ouais, ça craint d'être toi en ce moment..."
    J'imagine que le gars doit se morfondre quelque part à moins qu'il ne soit passé à autre chose. Si la princesse est encore là, le prince charmant est très très loin d'être charmant.
    Il faut savoir rebondir et sortir de ces situations affectives très fortes. Merci de nous avoir fait partagé un morceau choisi de Beyoncé.
    Amitiés
    JM

  • Yas Law le 21/11/2013 à 12h35

    Bonjour à tous!
    J’aimerai vous faire partager « Beyonce - Best Thing I Ever Have »
    En espérant vous atteindre. Mais je ne m’inquiète pas : les belles histoires touchent toujours l’âme.
    Dans le clip, on découvre une Beyonce sereine et heureuse qui s’habille avec soin pour l’évènement qui va changer sa vie : son mariage. Tout y est : la robe de princesse, le grand parc dans le château et la famille exhaltée. Bref : romantisme, amour, joie… Tous ces bons sentiments sont à la limite au bord de l’overdose… pour ma part, j’ai adoré le contraste entre les paroles qui parlaient de l’ex grand amour et du clip qui montrait le nouveau (le futur ex ?) grand amour.

    Cette chanson est très libératrice, on apprend à lacher prise. Déposer ses valises de rancœur, les fameux ex aller de l’avant. Car devant, il y a forcément le bonheur qui nous attend. Et cette philosophie peut se dupliquer dans n’importe domaine de notre vie.

    Pour ceux qui comprennent l’anglais:

    What goes around, comes back around (hey my baby) (x2)
    I say what goes around comes back around (hey my baby)
    What goes around comes back around...

    There was a time
    I thought, that you did everything right
    No lies, no wrong
    Boy I must've been out of my mind
    So when I think of the time that I almost loved you
    You showed your ass and I, I saw the real you

    Thank God you blew it
    I thank God I dodged the bullet
    I'm so over you
    So baby good lookin' out*


    I wanted you bad
    I'm so through with that
    Cause honestly you turned out to be the (best thing I never had)
    You turned out to be the (best thing I never had)
    And I'm gonna' always be the (best thing you never had)
    Oh yeah, I bet it sucks to be you right now

    So sad, you're hurt
    Boo hoo, oh, did you expect me to care
    You don't deserve my tears
    I guess that's why they ain't there
    When I think that there was a time that I almost loved you
    You showed your ass and baby yes I saw the real you

    Thank God you blew it
    I thank God I dodged the bullet
    I'm so over you
    So baby good lookin' out

    I know you want me back
    It's time to face the facts
    That I'm the one that's got away
    Lord knows that it would take another place, another time, another world, another life
    Thank God I found the good in goodbye

    I wanted you bad
    I'm so through with that
    Cause honestly you turned out to be the (best thing I never had)
    You turned out to be the (best thing I never had)
    And I'm gonna' always be the (best thing you never had)
    Oh yeah, I bet it sucks to be you right now

    What goes around, comes back around (x2)
    I bet it sucks to be you right now

    Rien de mieux que de lire dans sa langue maternelle :
    On récolte ce que l'on sème
    On récolte ce que l'on sème
    On récolte ce que l'on sème

    Il fut un temps
    Où je pensais que tu faisais tout bien,
    Pas de mensonges, pas de fautes notes
    Mec, j’avais complètement avoir perdu l'esprit
    Alors quand je pense à l’époque où je t'ai presque aimé
    Tu as fait le malin et moi, j'ai vu le vrai toi

    Merci Dieu, tu l'as balayé
    Je remercie Dieu j'ai esquivé la balle
    J'en ai fini de toi
    Alors merci chéri

    Je te désirais profondément
    J'ai dépassé tout ça
    Parce qu'honnêtement tu as failli être la (meilleure chose que j'ai jamais eu)
    Tu as failli être la (meilleure chose que j'ai jamais eu)
    Et je serai toujours la (meilleure chose que tu aies jamais eu)
    Oh ouais, ça craint d'être toi en ce moment

    Si triste, tu es blessé
    Boo Hoo, oh, tu t’attendais à ce que je réconforte?
    Tu ne mérites pas mes larmes
    C'est pour ça qu'il n’y en a pas
    Quand je pense qu'il fut un temps où je t'ai presque aimé
    Tu as fait le malin et chéri oui j'ai vu le vrai toi

    Merci Dieu, tu l'as balayé
    Je remercie Dieu j'ai esquivé la balle
    J'en ai fini de toi
    Alors merci chéri

    Je sais que tu veux que je revienne
    Il est temps d'affronter le fait
    Que je suis celle qui s'en va
    Dieu sait que ça sera un autre lieu, un autre temps, un autre monde, une autre vie
    Merci Dieu, j'ai trouvé la paix dans l'au revoir

    Je te désirais profondément
    J'ai dépassé tout ça
    Parce qu'honnêtement tu as failli être la (meilleure chose que j'ai jamais eu)
    Tu as failli être la (meilleure chose que j'ai jamais eu)
    Et je serai toujours la (meilleure chose que tu aies jamais eu)
    Oh ouais, ça craint d'être toi en ce moment

    On récolte ce que l'on sème
    Oh ouais, ça craint d'être toi en ce moment

    Amitiés,
    Yasmine

  • Yas Law le 21/11/2013 à 12h23

    Ce commentaire a été supprimé

  • Jean-michel Palacios le 21/11/2013 à 03h02

    Salut Christelle,

    Mais tout à fait d'accord, c'est une bonne émission très éclectique sur les choix musicaux et souvent bien interprétés par des amateurs avec un très bon orchestre.
    Je t'ai passé le lien sur dailymotion où Tété chante en duo avec Christophe Maé.

    Voici un très beau texte de Téri Moïse sorti en 2003, "Les poèmes de Michelle"
    (texte et vidéo à consulter sur ce site par exemple : http://www.parolesdeclip.fr/les-poemes-de-michelle-teri-moise.html)

    Michelle veut croire
    En l'innocence que sa vie ne permet pas
    Si jeune trop mûre
    Elle connaît déjà la faim les nuits dures

    Elle s'écrit une vie
    Pour pouvoir tout changer, changer

    {Refrain :}
    Dans les poèmes de Michelle
    Les enfants ont des ailes
    Pour voler
    C'est quand la nuit tombe
    Qu'ils deviennent colombes
    Pour rêver, rêver

    S'enfuir de tout
    Le crayon sera sa clef
    Les feuilles son issue
    Un vers une rime les mots s'unissent pour
    Protéger la victime

    Il lui faut ces mots
    Pour pouvoir tout changer, changer

    {Refrain}

    Avec ces mots si beaux
    Elle voudrait tout changer, changer

    {Refrain}

    C'est encore un texte d'actualité car on aimerait tout changer et pouvoir rêver.
    Bises et Amitiés
    JM

  • Christelle Garnier le 20/11/2013 à 12h23

    Bonjour Jean Michel,
    Une très belle chanson aussi au niveau de la mélodie que des paroles. Je ne la connaissais pas du tout et il y a quelques jours j'ai eu le plaisir de l'entendre à l'émission "N'oublier pas les paroles" (oui je sais !!!! mais bon nous avons tous nos faiblesses) et depuis je l'écoute beaucoup via Youtube.
    Bises.
    Christelle

  • Jean-michel Palacios le 20/11/2013 à 08h18

    Juste un régal en cette période de l'année, voici un texte de saison.
    Amitiés
    JM

    A la faveur de l'automne de Tété en 2003 et repris sur scène avec Christoph Maé pour l'émission "Alcaline" :
    http://www.dailymotion.com/video/x1775xm_alcaline-le-concert-christophe-mae-et-tete-a-la-faveur-de-l-automne_tv

    Posté devant la fenêtre
    Je guette
    Les âmes esseulées
    A la faveur de l'automne

    Posté devant la fenêtre
    Je regrette
    De n'y avoir songé
    Maintenant que tu abandonnes

    A la faveur de l'automne
    Revient cette douce mélancolie

    Un, deux, trois, quatre
    Un peu comme on fredonne
    De vieilles mélodies

    Rivé devant le téléphone
    J'attends
    Que tu daignes m'appeler
    Que tu te décides enfin

    Toi, tes allures de garçonne
    Rompiez un peu la monotonie
    De mes journées de mes nuits

    A la faveur de l'automne
    Revient cette douce mélancolie

    Un, deux, trois, quatre
    Un peu comme on fredonne
    De vieilles mélodies

    A la faveur de l'automne
    Tu redonnes
    A ma mélancolie
    Ses couleurs de super-scopitone
    A la faveur de l'automne

    Comment ai-je pu
    Seulement être aussi bête ?
    On m'avait prévenu
    Voici la vérité nue
    Manquerait
    Plus que le mauvais temps
    S'y mette,
    Une goutte de pluie et
    J'aurais vraiment tout perdu

  • Jean-michel Palacios le 08/11/2013 à 11h59

    Bonjour à tous et merci à Eugène et Philippe...

    Je suis ravi à l'idée de savoir que j'ai pu vous sensibiliser aux beaux textes de nos contemporains. Et ce texte traduit de l'homme et l'oiseau pourtant extrêmement court nous invite immédiatement et spontanément dans le voyage.

    Mes amitiés à vous tous.
    Mon auberge espagnole, mon "Village" se remplit sans cesse et sur les murs, je vois de plus en plus de dédicaces. Un phare éclaire votre route vers le pays de l'Imaginaire.

    JM

  • Philippe Taulet le 08/11/2013 à 10h39

    Bonjour, seconde participation à cette chronique que je trouve très belle. Je rejoints Eugène pour te dire Merci Jean Michel car c'est vrai que c'est une excellente idée. Voici donc les paroles traduites d'une très belle chanson Basque:
    "Si je lui avais coupé les ailes
    Il aurait été à moi
    Il ne serait pas parti

    Mais alors
    Il n'aurait plus été un oiseau

    Et moi,
    C'est l'oiseau que j'aimais"
    (traduction de la chanson Hegoak, véritable hymne)

    Et en fait cette chronique remet en valeur les paroles des chansons car bien que les mélodies soient souvent très attractives, les paroles sont au final bien plus marquantes. Merci aussi à Nina et Séverine pour l'hommage appuyé à Monsieur Brel... Amitiés à toutes et tous, Philippe

  • Eugene Lagorio le 01/11/2013 à 11h33

    Bonjour à tous,
    Trés bon sujet cher JM, je n'ai pas compris de suite l’intérêt du sujet, mais en écoutant, ce matin , l'une de mes chansons préférées de Brel, La Quête, j'ai pensé: Tiens , c'est en plein dans le sujet de JM, et , de plus, Severine et Nina ont contribué, avec des morceaux de notre Grand bonhomme, alors, , j'ajoute ma contribution:
    Rêver un impossible rêve
    Porter le chagrin des départs
    Brûler d'une possible fièvre
    Partir où personne ne part
    Aimer jusqu'à la déchirure
    Aimer, même trop, même mal,
    Tenter, sans force et sans armure,
    D'atteindre l'inaccessible étoile
    Telle est ma quête,
    Suivre l'étoile
    Peu m'importent mes chances
    Peu m'importe le temps
    Ou ma désespérance
    Et puis lutter toujours
    Sans questions ni repos
    Se damner
    Pour l'or d'un mot d'amour
    Je ne sais si je serai ce héros
    Mais mon cÂœur serait tranquille
    Et les villes s'éclabousseraient de bleu
    Parce qu'un malheureux
    Brûle encore, bien qu'ayant tout brûlé
    Brûle encore, même trop, même mal
    Pour atteindre à s'en écarteler
    Pour atteindre l'inaccessible étoile.

    Tout une rêgle de vie, non?
    Bien amicalement à tous
    Eugene

  • Jean-michel Palacios le 21/10/2013 à 23h13

    Oui, je me disais qu'il vous faudrait un texte à lire au réveil, alors voici "une cruche en pierre, des miettes de pain" de Frédérik May avec les accords de la boîte à chanson.net.

    Ces histoires sont courtes et merveilleuses !!!
    Amitiés
    JM

    Tonalité :
    G | G# | A | A# | B | C | C# | D | D# | E | F | F# | G


    C Dm7 G7 C
    Une cruche en pierre, des miettes de pain
    F G7 C
    Autour de ton verre des taches de vin
    C Dm7 G7 C
    Le lit découvert une paire de souliers
    F G7 C
    Un foulard bleu-vert, des objets oubliés.


    C
    Tu n'avais pas pris le temps
    Dm7 F G
    De les ranger en partant hm hm, hm hm
    C
    J'en ferai des souvenirs
    Dm7 F G
    Pour tous ces jours à venir hm hm, hm hm
    C F G
    Je n'ai pas réalisé combien de temps
    C F D7 G7
    j'ai passé A rester là à rêver, à cent fois me demander
    C F G7
    Comment passer tout ce temps loin de toi,
    C F G7 C
    Comment passer tout ce temps loin de toi.


    C Dm7 G7 C
    Une cruche en pierre, des miettes de pain
    F G7 C
    Autour de ton verre des taches de vin
    C Dm7 G7 C
    Le lit découvert une paire de souliers
    F G7 C
    Un foulard bleu-vert, des objets oubliés.


    C
    Cette lettre terminée,
    Dm7 F G
    j'irai faire le marché hm hm, hm hm
    C
    Des conserves du café
    Dm7 F G
    Et des œufs pour le dîner hm hm, hm hm
    C F G
    Mais je me suis attardé, c'est trop tard pour le marché
    C F D7 G7
    Il me reste un peu de vin et ce soir je n'ai pas faim
    C F G7
    Mais comment passer tout ce temps loin de toi,
    C F G7 C
    Comment passer tout ce temps loin de toi.


    C Dm7 G7 C
    Une cruche en pierre, des miettes de pain
    F G7 C
    Autour de ton verre des taches de vin
    C Dm7 G7 C
    Le lit découvert une paire de souliers
    F G7 C
    Un foulard bleu-vert, des objets oubliés.

  • Jean-michel Palacios le 21/10/2013 à 23h09

    Avant d'aller fermer les yeux, je vous propose un voyage en avion avec Frédérik May "Au dessus des nuages".
    Je vous laisse le soin de (re)trouver ses chansons et ses textes. Il y en a de merveilleux, de drôle, de contestataire, de poétique. Il ne laisse pas indifférent. Et comme indiqué dans cette discussion, le texte d'une chanson est un livre condensé.
    Bonne nuit
    Amitiés
    JM

    Vent sud-ouest, piste vingt-trois...
    Bruyants, ses moteurs s'éveillent.
    Il s'élance devant moi,
    Assourdissant mes oreilles,
    Troublant l'asphalte mouillé,
    Traînant la pluie comme un voile
    Qui retombe déchiré
    En lambeaux lorsqu'il s'envole.

    Au-dessus des nuages,
    La liberté semble être infinie.
    Toutes nos craintes et nos peines, dit-on,
    En sont ensevelies sous l'horizon,
    Et tout ce qui nous accable et confond
    S'y allège et s'éclaircit.

    Mes yeux distinguent longtemps
    Le feu rouge au fuselage
    Qui disparaît lentement
    Au fond du gris des nuages.
    Je connais bien son chemin
    Et la route qu'il sillonne,
    Par le sifflement lointain,
    Son grondement monotone.

    Au-dessus des nuages,
    La liberté semble être infinie.
    Toutes nos craintes et nos peines, dit-on,
    En sont ensevelies sous l'horizon,
    Et tout ce qui nous accable et confond
    S'y allège et s'éclaircit.

    Le calme vient s'installer,
    Et la pluie fine persiste.
    Quelqu'un prépare un café
    Au fond du bureau de piste.
    L'huile fait des arcs-en-ciel
    Dans les flaques, et les nuages,
    En passant se mirent en elles...
    J'aurais bien fait ce voyage...

    Au-dessus des nuages,
    La liberté semble être infinie.
    Toutes nos craintes et nos peines, dit-on,
    En sont ensevelies sous l'horizon,
    Et tout ce qui nous accable et confond
    S'y allège et s'éclaircit.

    Au-dessus des nuages,
    La liberté semble être infinie.
    Toutes nos craintes et nos peines, dit-on,
    En sont ensevelies sous l'horizon,
    Et tout ce qui nous accable et confond
    S'y allège et s'éclaircit.

    Au-dessus des nuages,
    La liberté semble être infinie.
    Toutes nos craintes et nos peines, dit-on,
    En sont ensevelies sous l'horizon,
    Et tout ce qui nous accable et confond
    S'y allège et s'éclaircit.

  • Jean-michel Palacios le 20/10/2013 à 20h24

    Salut Olivier,

    Très content de te revoir et Merci de très beau texte et de ta dédicace.

    "Apprendre à aimer", presque un programme, presque la première leçon de la première heure du premier cours sur l'estime de l'autre.
    Il s'accompagne d'une gestuelle dédiée au mal entendant et les mains qui s'agitent sont autant d'invitations à partager.

    http://youtu.be/g-gh2hIRhkc

    Chaque couplet recèle une évidence, un vécu qui forcément nous a effleuré à un moment ou un autre et qui le sera sûrement bientôt.

    Alors pour répondre à ton appel, je prends "tout ce bonheur du monde" sans rien attendre en retour et je t'envoie un sourire à ce présent qui vient...

    Amitiés
    JM

  • Olivier Pirou le 20/10/2013 à 12h18

    Bonjour à tous les fidèles, et merci une nouvelle fois à Jean-Mihel pour cette chronique passionnante. Je partagerai bien avec vous les paroles de "Savoir aimer" , qui recèle pour moi de précieux enseignements de vie...

    Savoir sourire,
    À une inconnue qui passe,
    N'en garder aucune trace,
    Sinon celle du plaisir
    Savoir aimer
    Sans rien attendre en retour,
    Ni égard, ni grand amour,
    Pas même l'espoir d'être aimé,

    Mais savoir donner,
    Donner sans reprendre,
    Ne rien faire qu'apprendre
    Apprendre à aimer,
    Aimer sans attendre,
    Aimer à tout prendre,
    Apprendre à sourire,
    Rien que pour le geste,
    Sans vouloir le reste
    Et apprendre à Vivre
    Et s'en aller.

    Savoir attendre,
    Goûter à ce plein bonheur
    Qu'on vous donne comme par erreur,
    Tant on ne l'attendait plus.
    Se voir y croire
    pour tromper la peur du vide
    Ancrée comme autant de rides
    Qui ternissent les miroirs

    Savoir souffrir
    En silence, sans murmure,
    Ni défense ni armure
    Souffrir à vouloir mourir
    Et se relever
    Comme on renaît de ses cendres,
    Avec tant d'amour à revendre
    Qu'on tire un trait sur le passé.

    Apprendre à rêver
    À rêver pour deux,
    Rien qu'en fermant les yeux,
    Et savoir donner
    Donner sans rature
    Ni demi-mesure
    Apprendre à rester.
    Vouloir jusqu'au bout
    Rester malgré tout,
    Apprendre à aimer,
    Et s'en aller,
    Et s'en aller...

    Amitiés à vous tous Jean-Michel, Nina, Christelle, Séverine, Ludivice, Philippe, Muriel , Mimi et merci pour vos excellents choix. Et pour reprendre les mots des pétillants grenoblois de Sinsemilia je vous souhaite "Tout le bonheur du monde" !

  • Nina Capuchon le 20/10/2013 à 10h11

    Merci pour ce lien J. Michel, la même émotion chaque fois. Brel m'accompagne souvent lors de mes déplacements en voiture.

    Bon dimanche, bises. Nina

  • Jean-michel Palacios le 19/10/2013 à 19h46

    Merci infiniment Nina pour ce très beau texte.

    Cette chanson (que j'entends également) est pleine de ces caricatures, de ces personnages à la Zola, Hugo ou Dumas.

    Allez régales-toi avec un simple harpe pour accompagner ...
    http://youtu.be/NfwW76JzVQI

    Grosses Bises
    JM

  • Nina Capuchon le 19/10/2013 à 19h21

    Bonsoir J. Michel, Christelle, Séverine, Ludivine, Philippe , Muriel et Mimi...

    Un beau texte parmi tant d'autres de Jacques Brel qui a laissé un vide immense en partant vers les étoiles.

    Ces gens-là :
    D’abord, d’abord, y a l’aîné
    Lui qui est comme un melon
    Lui qui a un gros nez
    Lui qui sait plus son nom
    Monsieur tellement qu´y boit
    Tellement qu´il a bu
    Qui fait rien de ses dix doigts
    Mais lui qui n´en peut plus
    Lui qui est complètement cuit
    Et qui s´prend pour le roi
    Qui se saoule toutes les nuits
    Avec du mauvais vin
    Mais qu´on retrouve matin
    Dans l´église qui roupille
    Raide comme une saillie
    Blanc comme un cierge de Pâques
    Et puis qui balbutie
    Et qui a l´œil qui divague
    Faut vous dire, Monsieur
    Que chez ces gens-là
    On ne pense pas, Monsieur
    On ne pense pas, on prie

    Et puis, y a l´autre
    Des carottes dans les cheveux
    Qu´a jamais vu un peigne
    Qu´est méchant comme une teigne
    Même qu´il donnerait sa chemise
    A des pauvres gens heureux
    Qui a marié la Denise
    Une fille de la ville
    Enfin d´une autre ville
    Et que c´est pas fini
    Qui fait ses p´tites affaires
    Avec son p´tit chapeau
    Avec son p´tit manteau
    Avec sa p´tite auto
    Qu´aimerait bien avoir l´air
    Mais qui a pas l´air du tout
    Faut pas jouer les riches
    Quand on n´a pas le sou
    Faut vous dire, Monsieur
    Que chez ces gens-là
    On n´vit pas, Monsieur
    On n´vit pas, on triche

    Et puis, il y a les autres
    La mère qui ne dit rien
    Ou bien n´importe quoi
    Et du soir au matin
    Sous sa belle gueule d´apôtre
    Et dans son cadre en bois
    Y a la moustache du père
    Qui est mort d´une glissade
    Et qui r´garde son troupeau
    Bouffer la soupe froide
    Et ça fait des grands flchss
    Et ça fait des grands flchss
    Et puis y a la toute vieille
    Qu´en finit pas d´vibrer
    Et qu´on attend qu´elle crève
    Vu qu´c´est elle qu´a l´oseille
    Et qu´on n´écoute même pas
    C´que ses pauvres mains racontent
    Faut vous dire, Monsieur
    Que chez ces gens-là
    On n´cause pas, Monsieur
    On n´cause pas, on compte

    Et puis et puis
    Et puis il y a Frida
    Qui est belle comme un soleil
    Et qui m´aime pareil
    Que moi j´aime Frida
    Même qu´on se dit souvent
    Qu´on aura une maison
    Avec des tas de fenêtres
    Avec presque pas de murs
    Et qu´on vivra dedans
    Et qu´il fera bon y être
    Et que si c´est pas sûr
    C´est quand même peut-être
    Parce que les autres veulent pas
    Parce que les autres veulent pas
    Les autres ils disent comme ça
    Qu´elle est trop belle pour moi
    Que je suis tout juste bon
    A égorger les chats
    J´ai jamais tué de chats
    Ou alors y a longtemps
    Ou bien j´ai oublié
    Ou ils sentaient pas bon
    Enfin ils ne veulent pas
    Parfois quand on se voit
    Semblant que c´est pas exprès
    Avec ses yeux mouillants
    Elle dit qu´elle partira
    Elle dit qu´elle me suivra
    Alors pour un instant
    Pour un instant seulement
    Alors moi je la crois, Monsieur
    Pour un instant
    Pour un instant seulement
    Parce que chez ces gens-là
    Monsieur, on ne s´en va pas
    On ne s´en va pas, Monsieur
    On ne s´en va pas
    Mais il est tard, Monsieur
    Il faut que je rentre chez moi.

    Pendant que je lis, j'entends Jacques chanter, son interprétation était magistrale.

    Amitiés, Nina

  • Nina Capuchon le 19/10/2013 à 19h14

    Ce commentaire a été supprimé

  • Jean-michel Palacios le 19/10/2013 à 17h59

    Enfin Mimi est de retour.

    Bon, allez un petit cadeau :
    http://www.youtube.com/watch?v=orDR4JA91F4
    Et en prime des photos qui s'égrainent de ses nombreux films et de ses partenaires autour de lui.
    Je retiendrai cette phrase simple et très belle.
    "Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau !!!"
    Amitiés
    JM

  • Jean-michel Palacios le 18/10/2013 à 14h08

    Grosses et merci à Séverine, Christelle et Ludivine.

    Les textes de Zaz au-delà de la musique très enjouée me transportent et je les écoute en boucle en ce moment.

    Je vous propose aujourd'hui ces paroles étonnantes où l'on semble entraîné dans une mortelle randonnée qui permet de faire le point de l'essentiel de sa vie :
    "...Je gravis la montagne comme je gravis ma vie, Tous ces regards croisés si je les ai compris, J'ai pourtant vu 1000 fois et suis encore surprise, De la beauté des êtres qui m'ont fait lâcher prise..."

    Chanson "La lessive" de Zaz

    On gravit des sommets dans nos vies dans nos cœurs
    Cet amour infini, mélange de douleur
    Mais partager l'instant du bonheur
    On garde ancré en soi comme pour lui rendre honneur
    Je gravis la montagne comme je gravis ma vie
    Tous ces regards croisés si je les ai compris
    J'ai pourtant vu 1000 fois et suis encore surprise
    De la beauté des êtres qui m'ont fait lâcher prise

    C'est la beauté sans mot qui transforme un instant,
    A genoux dans la glace, laissant faire ce qui doit,
    Je garde en moi le chaud, la saveur du présent
    De ces moments de grâce qui fut vous qui fut moi

    Ils vivent leur ascension, grimpent et bravent leur peur
    Il n'y a nulle prison que celle que l'on se crée au cœur
    Je prend note et leçon dans ces vives lueurs
    La lune me regarde, ne pas mourir avant l'heure
    Je garde précieusement l’expérience dans ma chaire
    Revenir au quotidien lui non plu ordinaire
    Dans les pages d'un bouquin ces phrases qui me décrivent
    Tout se termine et prend fin après l'extase la lessive

    C'est la beauté sans mot qui transforme un instant
    A genoux dans la glace laissant faire ce qui doit
    Je garde en moi le chaud, la saveur du présent
    De ces moments de grâce qui fut vous qui fut moi

    Portée dans ma tête jusqu'à mon sac à dos
    Les petites tempêtes me poussent vers le haut
    Le froid que je respire, je sens que je m'allège
    Je n'ai rien vu venir les deux pieds dans la neige
    Et puis c'est plus facile, et un pas après l'autre
    Si je marche tranquille, si je suis quelqu'un d'autre
    J'aurai toute ma vie laissant faire ce qui doit
    De ce qu'on a gravit qui fut vous qui fut moi

    C'est la beauté sans mot qui transforme un instant,
    A genoux dans la glace, laissant faire ce qui doit,
    Je garde en moi le chaud, la saveur du présent
    De ces moments de grâce qui fut vous qui fut moi

    C'est la beauté sans mot qui transforme un instant,
    A genoux dans la glace, laissant faire ce qui doit,
    Je garde en moi le chaud, la saveur du présent
    De ces moments de grâce qui fut vous qui fut moi.

    Bises & Amitiés
    JM

  • Séverine Schoettel le 16/10/2013 à 12h18

    Bonjour à tous,

    Le grand des grands, qui me donne la chair de poule : Jacques Brel !

    "Quand on a que l'amour" (source Lyrics-Copy)

    Quand on n´a que l´amour
    A s´offrir en partage
    Au jour du grand voyage
    Qu´est notre grand amour

    Quand on n´a que l´amour
    Mon amour toi et moi
    Pour qu´éclatent de joie
    Chaque heure et chaque jour

    Quand on n´a que l´amour
    Pour vivre nos promesses
    Sans nulle autre richesse
    Que d´y croire toujours

    Quand on n´a que l´amour
    Pour meubler de merveilles
    Et couvrir de soleil
    La laideur des faubourgs

    Quand on n´a que l´amour
    Pour unique raison
    Pour unique chanson
    Et unique secours

    Quand on n´a que l´amour
    Pour habiller matin
    Pauvres et malandrins
    De manteaux de velours

    Quand on n´a que l´amour
    A offrir en prière
    Pour les maux de la terre
    En simple troubadour

    Quand on n´a que l´amour
    A offrir à ceux-là
    Dont l´unique combat
    Est de chercher le jour

    Quand on n´a que l´amour
    Pour tracer un chemin
    Et forcer le destin
    A chaque carrefour

    Quand on n´a que l´amour
    Pour parler aux canons
    Et rien qu´une chanson
    Pour convaincre un tambour

    Alors sans avoir rien
    Que la force d´aimer
    Nous aurons dans nos mains,
    Amis le monde entier

    Mes amitiés à tous
    (De grosses grosses bises à JM et Christelle)

  • Christelle Garnier le 16/10/2013 à 10h00

    Bonjour tout le monde,
    Des chansons que j'écoute et qui me touche ou me font rêver il y en a beaucoup, beaucoup trop pour tout partager ici, alors je ne choisis que celles qui me parle à ce moment précis de ma vie, peut être que dans 3, 6 ou 12 mois elles seront juste de belles chansons mais aujourd'hui elles me correspondent.
    Amitiés et bises.
    Christelle
    Parler à mon père (Céline Dion 2012)
    Je voudrais oublier le temps
    Pour un soupir pour un instant
    Une parenthèse après la course
    Et partir où mon cœur me pousse

    Je voudrais retrouver mes traces
    Où est ma vie ou est ma place
    Et garder l'or de mon passé
    Au chaud dans mon jardin secret

    Je voudrais passer l'océan, croiser le vol d'un goéland
    Penser à tout ce que j'ai vu ou bien aller vers l'inconnu
    Je voudrais décrocher la lune, je voudrai même sauver la terre
    Mais avant tout je voudrais parler à mon père
    Parler à mon père...

    Je voudrais choisir un bateau
    Pas le plus grand ni le plus beau
    Je le remplirais des images
    Et des parfums de mes voyages

    Je voudrais freiner pour m'assoir
    Trouver au creux de ma mémoire
    Des voix de ceux qui m'ont appris
    Qu’il n'y a pas de rêve interdit

    Je voudrais trouver les couleurs, des tableaux que j'ai dans le cœur
    De ce décor aux lignes pures, où je vous voie et me rassure,
    Je voudrais décrocher la lune, je voudrais même sauver la terre,
    Mais avant tout,
    Je voudrais parler à mon père..
    Je voudrais parler à mon père..

    Je voudrais oublier le temps
    Pour un soupir pour un instant
    Une parenthèse après la course
    Et partir où mon cœur me pousse

    Je voudrais retrouver mes traces
    Où est ma vie, où est ma place
    Et garder l'or de mon passé
    Au chaud dans mon jardin secret

    Je voudrais partir avec toi
    Je voudrais rêver avec toi
    Toujours chercher l'inaccessible
    Toujours espérer l'impossible
    Je voudrais décrocher la lune,
    Et pourquoi pas sauver la terre,
    Mais avant tout, je voudrais parler à mon père
    Parler à mon père..
    Je voudrais parler à mon père
    Parler à mon père..

    Si seulement je pouvais lui manquer (Calogéro 2004)
    Il suffirait simplement
    Qu’il m’appelle/Qu'il m'appelle
    D'où vient ma vie/Certainement pas du ciel

    Lui raconter mon enfance
    Son absence/Tous les jours
    Comment briser le silence/Qui l'entoure

    Aussi vrai que de loin
    Je lui parle/J'apprends tout seul
    A faire mes armes
    Aussi vrai qu'j'arrête pas/D'y penser
    Si seulement/Je pouvait lui manquer

    Est-ce qu'il va me faire un signe
    Manquer d'amour/N'est pas un crime
    J'ai qu'une prière à lui adresser
    Si seulement/Je pouvais lui manquer

    Je vous dirais simplement
    Qu'à part ça/Tout va bien
    A part d'un père /Je ne manque de rien
    Je vis dans un autre monde
    J m'accroche tous les jours
    Je briserai le silence/Qui m'entoure

    Aussi vrai que de loin
    Je lui parle/J'apprends tout seul
    A faire mes armes
    Aussi vrai qu'j'arrête pas/D'y penser
    Si seulement/Je pouvait lui manquer

    Est-ce qu'il va me faire un signe
    Manquer d'amour/N'est pas un crime
    J'ai qu'une prière à lui adresser
    Si seulement/Je pouvais lui manquer

    Est-ce qu'il va me faire un signe
    Manquer d'amour/N'est pas un crime
    J'ai qu'une prière à lui adresser
    Si seulement/Je pouvais lui manquer

  • Christelle Garnier le 16/10/2013 à 09h11

    Ce commentaire a été supprimé

  • Ludivine Wilcz le 16/10/2013 à 00h34

    Bonsoir à tous,

    Jean-Michel, aucun soucis pour le tutoiement, je déteste le vouvoiement, ça me fait me sentir vieille loool

    Sinon voilà ma seconde participation à ce sujet, c'est une chanson d'une artiste géniale (qu'on a pu voir dans "The Voice 2" et que j'adore depuis longtemps), cette chanson, c'est un peu ma bible du moment, quand je vais mal, je l'écoute et ça me rebooste.

    Elle s'intitule "Qui d'autre que moi" et l'artiste est Victoria Petrosillo :

    "Je laisse derrière moi l'empreinte de mes pas
    Je sens que j'avance et que je saisis ma chance
    J'esquive les regards et les préjugés
    Et le monde me tend les bras comme s'il n'attendait que moi

    Mais je ne sais pas où je vais
    Ni de quoi demain sera fait
    J'vais pas rester à d'mander l'heure
    A ces gens, ces envieux qui me jugent et condamnent mes erreurs

    Qui d'autre que moi peut décider de ma destinée
    De ce que seront ma vie, tous les chemins que je dois tracer
    Qui d'autre que moi peut se risquer de me retenir
    De vivre ma vie, d'être libre, de m'aventurer sans réfléchir

    Pas le temps, moi je veux aller de l'avant
    Je veux tracer ma route, me relever coûte que coûte
    Parfois s'il m'arrive de douter de moi
    Je relève le menton et je regarde vers l'horizon

    Mais je ne sais pas où je vais
    Ni de quoi demain sera fait
    J'vais pas rester à d'mander l'heure
    A ces gens, ces envieux qui me jugent et condamnent mes erreurs

    Qui d'autre que moi peut décider de ma destinée
    De ce que seront ma vie, tous les chemins que je dois tracer
    Qui d'autre que moi peut se risquer de me retenir
    De vivre ma vie, d'être libre, de m'aventurer sans réfléchir

    Je veux croire que tout est possible
    Qu'importe l'argent, le sang, les bibles
    Et vivre sans baisser les yeux sur c'que je suis et c'que je veux
    Je veux marcher le regard fier, renverser toutes les barrières
    Sans regretter d'être moi-même, qu'importe les anathèmes

    Qui d'autre que moi peut décider de ma destinée
    De ce que seront ma vie, tous les chemins que je dois tracer
    Qui d'autre que moi peut se risquer de me retenir
    De vivre ma vie, d'être libre, de m'aventurer sans réfléchir"

    Voilou en espérant que ça vous plaise ;)

    Bisousss

  • Jean-michel Palacios le 15/10/2013 à 16h37

    Bonjour Christelle

    Il y a des jours où j'aimerai aussi tirer ma révérence à moi,
    avec le sentiment d'avoir fait de mon mieux pour mes 3 enfants, mes ami(e)s, mes amours et mes em.... !!!

    Amitiés et grosse bises
    JM

  • Jean-michel Palacios le 15/10/2013 à 16h35

    Bonjour Philippe,

    Merci , fidèle au poste, je dirai ;-)

    Je ne sais pas si Michel Berger l'a écrite avant de disparaître mais cette très belle chanson illustre bien l'idée que l'on se fait d"un ailleurs, d'un paradis blanc, au-delà de la vie, où l'on emporterait avoir soi, baleines et poissons d'argent...

    Amitiés
    JM

  • Jean-michel Palacios le 15/10/2013 à 16h34

    Merci Muriel pour cette belle dédicace.

    Je chercherai l'air car le texte ne me dit rien comme cela même s'il a du sens dans une société où le paraître domine l'être et l'avoir est préféré à l'être.

    Amitiés
    JM

  • muriel bouche le 15/10/2013 à 14h17

    bonjour

    "Si j´avais si j´avais ça
    Je serais ceci je serais cela
    Sans chose je n´existe pas
    Les regards glissent sur moi
    J´envie ce que les autres ont
    Je crève de ce que je n´ai pas
    Le bonheur est possession
    Les supermarchés mes temples à moi

    Dans mes uniformes, rien que des marques identifiées
    Les choses me donnent une identité

    Je prie les choses et les choses m´ont pris
    Elles me posent, elles me donnent un prix
    Je prie les choses, elles comblent ma vie
    C´est plus ´je pense´ mais ´j´ai´ donc je suis

    Des choses à mettre, à vendre, à soumettre
    Une femme objet qui présente bien
    Sans trône ou sceptre je me déteste
    Roi nu, je ne vaux rien

    J´ai le parfum de Jordan
    Je suis un peu lui dans ses chaussures
    J´achète pour être, je suis
    Quelqu´un dans cette voiture
    Une vie de flash en flash
    Clip et club et clop et fast food
    Fastoche speed ou calmant
    Mais fast, tout le temps zap le vide
    Et l´angoisse

    Plus de bien de mal, mais est-ce que ça passe à la télé
    Nobel ou scandale? on dit ´V.I.P´

    Je prie les choses et les choses m´ont pris
    Elles me posent, elles me donnent un prix
    Je prie les choses, elles comblent ma vie
    C´est plus ´je pense´ mais ´j´ai´ donc je suis

    Des choses à mettre, à vendre, à soumettre
    Une femme objet qui présente bien
    Sans trône ou sceptre je me déteste
    Roi nu, je ne vaux rien

    Je prie les choses et les choses m´ont pris
    Elles me posent, elles me donnent un prix
    Je prie les choses, elles comblent ma vie
    C´est plus ´je pense´ mais ´j´ai´ donc je suis

    Un tatouage, un piercing, un bijou
    Je veux l´image, l´image et c´est tout
    Le bon ´langage´ les idées ´qu´il faut´
    C´est tout ce que je vaux "

    "les choses" , chanson de JJ Goldman ... aujourd'hui encore plus vrai qu'il y a 10/12 ans quand la chanson a été écrite (notamment "nobel ou scandal on dit VIP " !!!)

  • Philippe Taulet le 15/10/2013 à 10h07

    et amitiés à toi ainsi qu'à Ludivine et Christelle.

  • Philippe Taulet le 15/10/2013 à 10h06

    Bonjour Jean Michel, et merci pour ce beau sujet qui rend hommage à des auteurs magnifiques. Pour ma part, le texte du paradis blanc de Michel Berger que j'aime beaucoup:

    Il y a tant de vagues et de fumée
    Qu'on arrive plus à distinguer
    Le blanc du noir
    Et l'énergie du désespoir
    Le téléphone pourra sonner
    Il n'y aura plus d'abonné
    Et plus d'idée
    Que le silence pour respirer
    Recommencer là où le monde a commencé

    Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
    Où les nuits sont si longues qu'on en oublie le temps
    Tout seul avec le vent
    Comme dans mes rêves d'enfant
    Je m'en irai courir dans le paradis blanc
    Loin des regards de haine
    Et des combats de sang
    Retrouver les baleines
    Parler aux poissons d'argent
    Comme, comme, comme avant

    Y a tant de vagues, et tant d'idées
    Qu'on arrive plus à décider
    Le faux du vrai
    Et qui aimer ou condamner
    Le jour où j'aurai tout donné
    Que mes claviers seront usés
    D'avoir osé
    Toujours vouloir tout essayer
    Et recommencer là où le monde a commencé

    Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
    Où les manchots s'amusent dès le soleil levant
    Et jouent en nous montrant
    Ce que c'est d'être vivant
    Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
    Où l'air reste si pur
    Qu'on se baigne dedans
    A jouer avec le vent
    Comme dans mes rêves d'enfant
    Comme, comme, comme avant

    Parler aux poissons d'argent
    Et jouer avec le vent
    Comme dans mes rêves d'enfant
    Comme avant.

  • Christelle Garnier le 15/10/2013 à 09h55

    Bonjour Jean Michel et coucou à Ludivine,
    Très belle idée, il est vrai que certaine chanson nous touche directement au coeur, nous amusent ou nous mettent les larmes aux yeux.
    Pour ma part je commencerais par "Ma révérence" interprété par Véronique Samson qui, même si elle n'est pas une chanson très récente, me parle particulièrement en ce moment.
    Amitiés et bises.
    Christelle
    MA REVEVENCE. 1979 tiré de l'album 7ème Interprété par Véronique Samson

    Quand j'n'aurai plus le temps
    De trouver tout l'temps du courage
    Quand j'aurai mis vingt ans
    A voir que tout était mirage
    Je tire ma révérence
    Ma révérence

    Quand mon fils sera grand
    Qu'il n'aura plus besoin de moi
    Quand les gens qui m'aimaient
    Seront emportés loin de moi
    Je leur tire ma révérence
    Ma révérence

    Et ma vie, endormie, doucement
    Et mon cœur sera froid
    Il ne saura même plus s'affoler
    Il ne deviendra
    Qu'une pauvre horloge à réparer
    Il n'aura plus de flamme
    Il n'aura plus de flamme
    Il n'y aura plus de femmes

    Et mes amis fidèles
    Auront disparu un à un
    Trouvant que j'étais belle
    Que j'aurais bien fait mon chemin
    Alors j'aurai honte de mes mains
    J'aurai honte de mes mains

    Quand j'n'aurai plus le temps
    De trouver tout l'temps du courage
    Quand j'aurai mis vingt ans.
    A voir que tout était mirage
    Alors j'entends au fond de moi
    Une petite voix qui sourd et gronde
    Que je suis seule au monde.

  • Christelle Garnier le 15/10/2013 à 09h52

    Ce commentaire a été supprimé

  • Jean-michel Palacios le 15/10/2013 à 00h59

    Merci Ludivine

    de ton (votre) passage.
    Très touché que cette chronique te (vous) plaise.
    Amitiés
    JM

    ps : j'attends vos autres textes. merci

  • Jean-michel Palacios le 15/10/2013 à 00h57

    Paroles.net
    Dédicaces à nos aînés : JM

    Chansons "Si Je Perds" de Zaz

    J'me sens bloquante, J'suis la méchante,
    Si mes enfants m'invitent, Je fais la pas contente,
    Et quand ils me visitent, Je suis la transparente,
    J'me sens pâlotte, Je me sens lote,
    Les enfants me nettoient, Des inconnus me sortent,
    A croire quand je me vois, Que je suis déjà morte.

    Si je perds la mémoire, Faudrait pas s'inquiéter,
    C'est que ma vie est au soir, D'une triste journée,
    Si je perds la raison, Faudrait pas s'en vouloir,
    Si c'est plus ma maison, Laissez-moi dans le couloir,
    Si je perds les pédales, Et si ça vous inquiète,
    Si ça vous fait trop mal, Je ne sais plus qui vous êtes,
    Et si je perds la boule, N'ayez pas trop pitié,
    Ma tête est une foule, De visages oubliés.

    J'me sens friperie, J'me fais momie,
    Mes enfants me déplacent, Comme un vieux manuscrit,
    Et j'ai les feuilles qui cassent, Et je suis mal écrit,
    J'me sens bizarre, J'me vis trop tard,
    Si je pense aux instants, Où j'ai fait sans savoir,
    La course avec le temps, Sans me dire au revoir,

    Si je perds la mémoire, Faudrait pas s'inquiéter,
    C'est que ma vie est au soir, D'une triste journée,
    Si je perds la raison, Faudrait pas s'en vouloir,
    Si c'est plus ma maison, Laissez-moi dans le couloir,
    Si je perds les pédales, Et si ça vous inquiète,
    Si ça vous fait trop mal, Je ne sais plus qui vous êtes,
    Et si je perds la boule, N'ayez pas trop pitié
    Ma tête est une foule, De visages oubliés

    Si je perds la mémoire, Faudrait pas s'inquiéter,
    C'est que ma vie est au soir, D'une triste journée,
    Si je perds la raison, Faudrait pas s'en vouloir,
    Si c'est plus ma maison, Laissez-moi dans le couloir,
    Si je perds les pédales, Et si ça vous inquiète,
    Si ça vous fait trop mal, Je ne sais plus qui vous êtes,
    Et si je perds la tête N'ayez pas trop pitié,
    Bientôt je serai bête, Et vous aurez oublié…

  • Ludivine Wilcz le 15/10/2013 à 00h54

    Bonjour Jean-Michel et tout ceux qui passeront par là,

    Très bonne idée cette chronique.

    Une de mes chansons préférées qui est un double livre, c'est "Lucas" de Dalida. Pourquoi double? Parce que la chanson est bien construite, elle raconte une histoire et elle a quelque chose de plus profond quand on connait l'histoire personnelle de Dalida :)

    "Les grands magasins vont fermer
    Il se fait tard il faut rentrer
    Donne-moi la main pour traverser Lucas
    T´es drôle avec tous tes paquets
    Le p´tit Snoopy, le gros Mickey
    Ils sont deux fois plus hauts que toi Lucas

    Et qu´est-ce qu´il fait beau en Provence
    De vivre ici t´as de la chance
    C´est comme si j´étais en vacances Lucas
    Puis mon Dieu comme tu lui ressembles
    Rien qu´à vous regarder ensemble
    J´ai le cœur qu´à moins de 20 ans

    Tu dors déjà dans le taxi
    Tu fais des rêves d´un paradis
    Où moi je n´y vais plus jamais Lucas
    Ton père et moi il y a longtemps
    On s´est aimés passionnément
    Je l´ai quitté pour une chanson

    Sinon tout va bien
    Un peu de fumée dans les yeux, c´est rien
    Le passé qui m´bouscule un peu, c´est rien
    Ce soir j´ai la tête qui délire et je me fais des souvenirs
    Enfin, pour quand j´aurai besoin de rire, demain
    Petit garçon deviendra grand, soudain
    Ne jouera plus au cerf-volant

    Tu m´admires tant et puis tu m´aimes
    Dans toute ta chambre mes photos traînent
    Comme celle d´une star de cinéma Lucas
    Si tu savais combien de fois
    J´ai voulu échanger tout ça
    Contre un été seule avec toi Lucas

    Tu remplacerais tous les bravos
    Quand le soir tombe le rideau
    Que je ne suis plus qu´une femme seule Lucas
    De te serrer contre mon cœur
    Avec tes rires avec tes pleurs
    Etre ta mère pour quelques heures

    Sinon tout va bien
    Un peu de fumée dans les yeux, c´est rien
    Le passé qui m´bouscule un peu, c´est rien
    Ce soir j´ai la tête qui délire et je me fais des souvenirs
    Enfin, pour quand j´aurai besoin de rire, demain
    Petit garçon deviendra grand, soudain
    Ne jouera plus au cerf-volant

    Le taxi vient de s´arrêter
    Il faudra bien te réveiller
    C´est pas facile de te quitter Lucas
    Ta mère nous fait signe de la main
    Va, elle t´attend dans le jardin
    Et moi je reprends mon chemin... "

    Demain j'en posterai peut-être une autre ;)

    Bonne nuit/journée à tous