DYSTOPIE ou LE RECIT FICTIF D'UN BONHEUR INACCESSIBLE !!!

Jean-michel Palacios le 19/04/2013 à 14h14

Bonjour à tous, Je vois depuis quelque temps fleurir ce vocable de "dystopie" notamment avec la sortie des 3 livres et des adaptations en cours au cinéma de "Hunger games" de Suzanne Collins. Pourtant ce genre littéraire existe depuis très longtemps et a souvent inspiré les créateurs d'anticipation sociale et de science-fiction. (source wiki) "Une dystopie, également appelée contre-utopie, est un récit de fiction peignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur. La dystopie propose un des pires mondes qui puisse être envisagé. La différence entre dystopie et utopie tient plus à la forme littéraire et à l'intention de son auteur qu'au contenu. En effet, après examen, nombre d'utopies positives peuvent également se révéler effrayantes. Cette forme littéraire a été popularisée par des romans devenus des classiques du genre : Nous autres (1920) de Ievgueni Zamiatine, Le Meilleur des mondes (1932) d'Aldous Huxley, La Kallocaïne (1940) de Karin Boye, 1984 (1949) de George Orwell, Limbo (1952) de Bernard Wolfe, Fahrenheit 451 (1953) de Ray Bradbury, La Grève (1957) de Ayn Rand, La Planète des singes (1963) de Pierre Boulle Globalia (2004) de Jean-Christophe Rufin. Le genre a connu des déclinaisons dans d'autres domaines artistiques, notamment au cinéma, avec de nombreuses adaptations de romans dystopiques mais aussi des créations originales comme Alphaville (1965) de Jean-Luc Godard ou Bienvenue à Gattaca (1997) d'Andrew Niccol." J'ajouterai à cet inventaire "V pour vendetta", "Equilibrium", "Time Out", "Repo Men", "Death Race 2" et pour le plus récent "Antiviral". Pour les livres, j'ai relevé plus de 300 titres sur un site voisin et je ne doute pas que vous en ferez également votre miel : "Divergent", "Starters", "Délirium"... Je pense à présent que le sujet est bien posé et que vous ne manquerez pas faire valoir vos références sur ce sujet. A bientôt de vous lire. Nos échanges suscitent l'intérêt pour la lecture et la découverte. A bientôt Amitiés JM

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  • Jean-michel Palacios le 05/11/2014 à 18h08

    Bonjour à tous,

    Je viens de lire ce magnifique livre du "Passeur", roman de Lois Lowry, paru en 1993 en Amérique et en 1994 en France et dont l'adaptation à l'écran sort actuellement en salle sous le titre "The Giver".

    Ce livre entre dans les ouvrages qui décrivent une "société en contre-utopie ou dystopie" et s'adresse à tous les publics et pas seulement les plus jeunes puisque ayant été au programme d'établissements scolaires en Australie notamment.

    Cette société décrite ici a éliminé tous les signes de différences, de plaisirs, de sentiments, de couleurs, de musique etc...Elle s'impose des règles strictes de vie avec des sanctions et où pour chaque âge, une nouvelle phase de comportement commence et ceci dès la plus tendre enfance jusqu'à très avancé.
    Ceux qui ne répondent pas ou plus aux critères de vie en communauté sont "élargis". Ils quittent alors la société vers une destination inconnue.
    Au mois de décembre de chaque année, une cérémonie permet à chaque tranche d'âge d'évoluer et de prendre des responsabilités au profit de la société elle-même. 12 ans est l'âge adulte et celui pour Jonas, personnage central de cette histoire, de se voir confier la charge très importante de "dépositaire de la Mémoire".
    En côtoyant le "passeur" qui est son mentor en ce domaine, il découvre une somme incroyable et insoupçonné de souvenirs qui vont peu à peu lui ouvrir tout un champ de possible mais également devant la découverte de mensonges bien gardés, le placer dans un choix définitif et rédhibitoire. Quitter cette société dans laquelle il a toujours vécu et partir pour un "Ailleurs".
    Je ne peux en dire davantage sous peine de briser le suspense et l'intérêt de la lecture d'autant que l'histoire s'inscrit dans une tétralogie : L'élue (2001), Messager (2005) et Le Fils (2014).

    Au moment où je vous laisse, il fait terriblement froid, il neige et je lutte avec Jonas dans la montagne pour ne pas céder à l'endormissement... Au loin des lumières !!!
    Amitiés
    JM

  • Jean-michel Palacios le 20/08/2014 à 13h24

    Bonjour à tous,

    Petit détour par cette chronique discussion, restée quelque peu en jachère, je me suis dit que j'allais faire ainsi d'une pierre plusieurs coups en la réveillant, telle un volcan islandais.

    Je viens de voir la parution de "the giver" ou "le passeur" au cinéma dès le 25 octobre prochain avec notamment Jeff Bridges, Meryl Streep, Taylor Swift, Katye Olmes et Brandon Thwaites. Rien que la distribution met l'eau à la bouche.

    Le sujet est une adaptation du livre de Loïs Lowry paru en 1994 aux éditions Ecole des loisirs, Collection médium.

    Et pour rejoindre le sujet de cette chronique, il s'agit d'une dystopie.

    Bref tout ce que j'aime et que peut-être vous aussi : science fiction, société en contre utopie, livre en saga et adaptation au cinéma...

    Parenthèse pour signaler que le héros principal se prénomme "Jonas" ce qui nous ramène aux origines de la Bible et du Coran mais également au voyage dans le ventre de la baleine et surtout à la capacité de pardonner au lieu de privilégier le châtiment. Autant d'enseignements dont notre planète aurait grand besoin en ces temps mouvementés...

    Amitiés
    JM

    (Source Wikipédia)
    Ce roman est le premier d'une tétralogie qui comporte également "L'élue" (2001), "Messager" (2005) et "Le Fils" (2014).

    Le livre a pu être jugé inapproprié pour un jeune public ; en dépit de cela, il a reçu en 1994 la Newbery Medal et a été vendu à plus de 5,3 millions d'exemplaires. En Australie, au Canada et aux Etats-Unis, il fait partie de nombreux programmes scolaires.

    L'histoire se déroule dans une société futuriste, tout d'abord présentée comme utopique, où les individus sont formatés pour ne plus ressentir d'émotions et se comporter de façon préétablie ; graduellement, cette société apparaît comme dystopique.

    Par le passage à l'Identique, elle a éliminé la douleur et les conflits, mais aussi les émotions. Des règles fondamentales, dont la transgression est sévèrement punie, encadrent le quotidien des habitants :
    chaque cellule familiale ne peut avoir au maximum que deux enfants
    la nuit, il est interdit d'aller dehors
    on ne doit pas mentir
    etc.
    Jonas, comme les autres onze-ans (les individus âgés de onze ans), appréhende la venue de la cérémonie annuelle. Douze cérémonies en tout rythment la vie des enfants :
    à l'âge d'un an, les enfants sont « distribués » à leur cellule familiale et reçoivent leur nom.
    à 2 ans, ils bénéficient du don d'un « objet de bien-être »
    à 3 ans, ils entrent à l'école,
    etc.
    La douzième cérémonie est très importante, car c'est au cours de celle-ci que l'enfant se verra attribuer son futur métier. Ce dernier est choisi d'avance par les membres du comité, en fonction des qualités du citoyen, de ce qui lui a fait plaisir, et du nombre d'heures de bénévolat effectuées au sein des différents services.
    A la surprise de tous, Jonas est "sélectionné" pour être le prochain Dépositaire de la Mémoire : selon la Grande Sage, c'est parce qu'il possède la "capacité-à-voir-au-delà".

  • Nina Capuchon le 04/05/2013 à 07h10

    Merci J. Michel,
    Je mets ton lien dans mes favoris pour y revenir lorsque j'aurai un peu de temps.
    Bises, Nina

  • Jean-michel Palacios le 02/05/2013 à 21h45

    Voici une petite série tout public et pour approfondir
    http://deslivresenpagaille.e-monsite.com/pages/roman/dystopie/

    Le Prince d'été de Alaya Dawn Johnson
    Il y a quatre cents ans, le monde tel que nous le connaissons a connu une fin tragique. Désormais, sur la côte de ce que l’on appelait jadis le Brésil, ce sont les femmes qui dirigent la légendaire ville-pyramide de Palmares Três. La Reine ne cède le pouvoir à un homme qu’une fois tous les cinq ans, à un Prince d’été dont l’histoire enfiévrera la cité le temps d’une année....

    Possession Tome 1 de Elana Johnson
    Violette connaît les règles : les filles ne parlent pas aux garçons, et elles doivent encore moins imaginer les embrasser. Les Penseurs, qui régissent la Société, ont le pouvoir de lire dans l’esprit des citoyens et de les influencer. Mais Violette refuse d’être contrôlée et ne cesse d’enfreindre les règles. Alors qu’un soir de couvre-feu elle rend visite à Zenn, celui qu’elle aime depuis toujours, elle est envoyée en prison. Est-ce lié à ses soupçons quant aux étranges disparitions de son père et de sa sœur ?

    Pure de Julianna Baggott
    Pressia se souvient à peine des Détonations ou de la vie pendant l’Avant. Dans son armoire-lit derrière les décombres d’un salon de coiffure pour hommes où elle vit avec son grand-père, elle pense à ce qui est perdu : comment le monde est passé de parcs d’attraction, cinémas, fêtes d’anniversaire, pères et mères à cendres et poussière, cicatrices, brûlures indélébiles et corps accidentés. Et maintenant, à l’âge où tous sont contraints de se livrer à la milice pour être entraîné à devenir soldats ou, s’ils sont trop accidentés ou trop faibles, pour être utilisés comme cibles vivantes, Pressia ne peut plus prétendre être petite. Pressia est en fuite.

    Sentiment 26 de Gemma Malley
    Tous les sentiments ont été bannis de la Cité, la haine comme l'amour. Ses habitants ont subi une lobotomie afin de garantir la paix. Etiquetés de A, Admirables, à D, Déviant, ils vivent dans une harmonie artificielle.
    Pourtant, Evie, seize ans, aime Raffy en secret depuis toujours. Et lorsque le Système ordonne de l'expulser sur les terres des Maudits, elle décide de fuir avec lui. Mais au-delà des murs de la Cité se dresse le plus grand mystère qui soit. Quand on sort du Système, nul ne sait ce qu'il advient de vous...

    Entre Chiens et Loups (Tome 1, 2 et 3) de Malorie Blackman
    Imaginez un monde. Un monde où tout est noir et blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé.
    Dans ce monde, une enfant métisse est pourtant née, Callie Rose. Une vie entre le blanc et le noir. Entre l'amour et la haine. Entre des adultes prisonniers de leurs propres vies, leurs propres destins. Viendra alors son tour de faire un choix. Le choix d'aimer, malgré tous, malgré tout...

    Amitiés
    JM

  • Nina Capuchon le 19/04/2013 à 17h17

    Un autre vient de me revenir en mémoire "Globalia" de Jean-Christophe Ruffin qui m'a bien plu aussi et "Moi qui n'ai pas connu les hommes" de Jacqueline Harpman, stupéfiant, sorti en 1995 et qui décrit une société non datée dans le temps. . J'aime beaucoup cet auteur ou cette auteure (beurk), j'ai déjà évoqué "L'orage rompu" et "Récit de la dernière année".

  • Nina Capuchon le 19/04/2013 à 17h00

    Ce commentaire a été supprimé

  • Nina Capuchon le 19/04/2013 à 16h50

    Bonjour Christelle, Amandine et J. Michel,

    Je suis actuellement en train de lire "Un bonheur insoutenable" d'Ira Levin sorti en 1970 et dont l'action se situe après les années 2000, et le mot dystopie me trottinait déjà dans la tête. Heureusement que la vision des années 2000 de cet auteur ne s'est pas concrétisée !

    J'ai lu "Le meilleur des mondes" alors que j'étais lycéenne. Là encore, cette vision du futur n'est pas très optimiste et engageante. Le film "Bienvenue à Gattaca" s'en inspire un peu.

    Je voudrais signaler "Le feu sacré" d'Isi Beller (1990) une biologie-fiction qui se passe en 2015, dans un futur où la sexualité et la procréation naturelle sont interdites, et l'amour condamné. Un très bon livre d'anticipation.

    A suivre...

    Amitiés. Nina

  • Christelle Garnier le 19/04/2013 à 15h44

    Bonjour Amandine, J'ai été faire ma petite recherche après avoir lu le sujet proposé par Jean Michel et en effet le "Meilleur des mondes" me tenterais bien également. Pour 1984 je n'ai pas été voir. Amitiés. Christelle

  • amandine g le 19/04/2013 à 15h32

    Bonjour à tous,

    Merci Jean-Michel pou ce petit cours sur la dystopie :-p et merci Christelle de l'avoir enrichi ! C'est que les dystopies font leurs effets dans le monde des adolescents. Je vois de plus en plus de livre qui tourne autour de la contre-utopie. Et je dois avouer que moi même j'adore ce genre littéraire.

    Le meilleur des mondes et 1984 sont des livres que j'ai vraiment envie de lire. Les avez-vous déjà lus ?

    En tout cas en ce qui concerne la dystopie, il y en a beaucoup et je ne pourrai donc pas tous les citer. Voici une première petite liste :

    - La sélection de Kiera Cass
    - Le dernier Jardin de Lauren DeStefano
    - Birth Marked de Caragh M. O'Brien
    - Glitch de Heather Anastasiu
    - Hana de Lauren Oliver
    Et bien d'autres encore !

    N'empêche quand j'y pense, C'es vraiment affreux d'aimer des livres ou le bonheur des êtres humains ne peut exister ! Mais bon en général tout se fini bien !

    Bonne fin de journée
    Amitiés
    Amandine

  • Christelle Garnier le 19/04/2013 à 14h47

    Bonjour Jean Michel,
    A la liste de film que tu propose je rajouterais : "Démolition Man" de Marco Brambilla en 1993 avec Sandra Bullock et Sylvester Stalone, "L'Age de Cristal" de Mickaêl Andreson en 1976, "Blade Runner" de Riddley Scott en 1982 et sa version fançaise "Le Prix du danger" de Yves Boisset en 1983 qui en plus était riche en très bons acteurs tel que : Gérard Lanvin, Marie France Pisier, Michel Piccoli, Bruno Cremer.
    La télévision a également traité le sujet, je me rappelle d'épisode de série comme : "Au delà du réel série de 1963 à 1965, épisode 10 & 11 de la 2ème saison qui s'appelait "Les Héritiers" et qui ressemblait à s'y méprendre à "L'âge de Cristal". "Stargate SG1" à également exploité le filon dans la saison 6. ...
    Coté littérature j'avoue avoir en tête moins de référence, peut être "Running Man" et "Marche ou crêve" de Stephen King (encore lui!!!).
    Après Uchronie voilà Dystopie pour enrichir mon vocabulaire.
    Bises. Christelle