MORCEAUX CHOISIS, BONS MOTS, BELLES PHRASES !!!

Jean-michel Palacios le 14/10/2012 à 06h19

Bonjour à tous, nouvelle chronique si bien sûr vous y participez. Je vous propose d'inscrire ici au fil de l'eau ou du temps qui passe vos passages préférés, les bons mots, ces phrases d'une grande justesse, ces morceaux de tendresse ou d'humour qui font notre attachement d'un instant aux livres que nous lisons. Certains d'entre vous en utilisent comme humeur du moment ou pour se caractériser dans leur profil. Je vous attends à nouveau à la terrasse littéraire. Venez déposer sur ma table vos bons moments de lecture et le temps de prendre un verre dégustons et savourons à loisir nos belles émotions partagées. Amicalement Jean-Michel

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  • Jean-michel Palacios le 26/12/2014 à 16h32

    Merci beaucoup Benoit pour cette belle évasion.

    On se sent immédiatement emporté au bord du monde fait de vents capricieux et de sables chauds et secs et bien sûr il ne faut rien oublier, ni l'eau, ni le tapis volant, ni les mirages car ce monde est magique, car ce monde se renouvelle sans cesse au gré de la lumière.

    Il faudra que je complète mon dictionnaire personnel de "parasange" soit l'équivalent de 5000 mètres et "d'Anabase" qui pourrait convenir à la montée de l'esprit dans le "culte des mystères grecs".

    De fait la première étape est vraiment courte si l'on en croit la moyenne de 5 km/h pour un camélidé au pas. Peut-être qu'arnaché et chargé, cette distance horaire décroit et le balancement nous emporte hors du temps...

    Amitiés
    JM

  • Benoit Rasir le 25/12/2014 à 11h06

    Bonjour à tous,
    J'ai dans mon ordinateur un fichier intitulé "sucettes" où je rassemble les textes ou phrases que j'apprécie particulièrement. Pourquoi sucettes? Parce que, tout comme ces dernières, j'aime les rouler et les rouler encore sur le bout de la langue et en bouche pour en apprécier tout le suc.
    Voici la première d'entre elles:

    Nicolas Bouvier, l’usage du monde, 259
    « Première étape: petite étape », disent les caravaniers persans qui savent bien que, le soir du départ, chacun s’aperçoit qu’il a oublié quelque chose à la maison. D’ordinaire, on ne fait qu’un pharsar. Il faut que les étourdis puissent encore aller et revenir avant le lever du soleil. Cette part faite à la distraction m’est une raison de plus d’aimer la Perse. Je ne crois pas qu’il existe dans ce pays une seule disposition pratique qui néglige l’irréductible imperfection de l’homme.

    Un pharsar: environ six kilomètres. Cette mesure correspond aux anciens parasanges de l’Anabase.

  • REGIS CREIGNOU le 30/10/2014 à 10h54

    Bonjour, un autre roman que j'ai adoré et dont je relis souvent quelques passages : "l'ironie du sort" de Paul Guimard.
    En voici un extrait :
    "Dans la nuit de septembre, au-dessus de la ville en guerre, flottent des cortèges de mots encore immatériels mais aussi réels que ces ondes de valse dont l'existence, en tant que valse, dépend d'un poste de radio, au troisième étage ce cette rue où un homme est à quelques pas de sa mort. Ces mots existent depuis la création du monde ; ils ont beaucoup servi : "sacrifice suprême... mourir pour la patrie... nation reconnaissante... tombé au champ d'honneur... le meilleur de nos fils... pour que vive la France, ou l'Allemagne, ou..." Ces grands mots fatigués attendent de se poser. Il leur faut pour cela deux choses : une bouche pour êtres prononcés, un nom propre auquel être accolés. Le coucou n'est pas difficile sur le choix de son nid, les grands mots, de même, ne choisissent pas leur homme, le premier venu fait l'affaire, mais il leur faut une tête sur quoi se fixer sous peine d'errer indéfiniment dans ces limbes où sont les velléités."

  • REGIS CREIGNOU le 30/10/2014 à 10h35

    Bonjour, voici l'un de mes passages préférés : un extrait du livre "le château de ma mère" de Marcel Pagnol.
    Le temps passe, et il fait tourner la roue de la vie comme l'eau celle des
    moulins. Cinq ans plus tard, je marchais derrière une voiture noire, dont les roues étaient si hautes que je voyais les sabots des chevaux. J'étais vêtu de noir, et la main du petit Paul serrait la mienne de toutes ses forces. On emportait notre mère pour toujours.
    De cette terrible journée, je n'ai pas d'autre souvenir, comme si mes quinze ans
    avaient refusé d'admettre la force d'un chagrin qui pouvait me tuer. Pendant des années, jusqu'à l'âge d'homme, nous n'avons jamais eu le courage de parler d'elle. Puis, le petit Paul est devenu très grand. Il me dépassait de toute la tête, et il portait une barbe en collier, une barbe de soie dorée. Dans les collines de l'Étoile, qu'il n'a jamais voulu quitter, il menait son troupeau de chèvres; le soir, il faisait des fromages dans des tamis de joncs tressés, puis sur le gravier des garrigues, il dormait, roulé dans son grand manteau : il fut le dernier chevrier de Virgile. Mais à trente ans, dans une clinique, il mourut. Sur la table de nuit, il y avait son harmonica.
    Mon cher Lili ne l'accompagna pas avec moi au petit cimetière de La Treille, car il l'y attendait depuis des années, sous un carré d'immortelles : en 1917, dans une noire forêt du Nord, une balle en plein front avait tranché sa jeune vie, et il était tombé sous la pluie, sur des touffes de plantes froides dont il ne savait pas les noms...
    Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d'inoubliables chagrins.
    Il n'est pas nécessaire de le dire aux enfants.

  • Jean-michel Palacios le 27/10/2014 à 22h50

    Merci Olivier pour ces émotions éternelles avec Léo Ferret ou Charles Trennet.
    Je t'imagine assis dans un bon fauteuil un livre sur les genoux, une bûche dans la cheminée qui chante des contes très anciens et une bonne odeur de chocolat chaud ou bien un vieux cognac. Amitiés Jm

  • Olivier Pirou le 26/10/2014 à 16h40

    Bonjour à tous,

    Je ne résiste pas au plaisir de partager les vers de la Chanson d'Automne de Paul Verlaine. Quel rythme, quelle musique!

    Les sanglots longs
    Des violons
    De l'automne
    Blessent mon coeur
    D'une langueur
    Monotone.

    Tout suffocant
    Et blême, quand
    Sonne l'heure,
    Je me souviens
    Des jours anciens
    Et je pleure

    Et je m'en vais
    Au vent mauvais
    Qui m'emporte
    Deçà, delà,
    Pareil à la
    Feuille morte.

  • Jean-michel Palacios le 24/10/2014 à 19h01

    Voici un extrait de "Outlander" de Diana Gabaldon dont le titre original est paru en 1991 et pour lequel "J'ai lu" réédite en poche la saga dont l'adaptation en série télévisée cartonne aux USA.

    Dans ces temps troubles que nous traversons, je trouve le passage que je vous propose d'une grande fraîcheur et clairvoyance sans être bien sûr totalement naïf.
    Vous jugerez par vous-même.

    Amitiés
    JM

    Claire infirmière au sortir de la guerre de 1945 se retrouve transférée dans le temps en 1745 au milieu des Highlanders d’Écosse en lutte contre l'occupant anglais.
    A cet instant du passage ci-dessous, Claire réfléchit sur le sort qui est le sien dans un contexte différent de celui d'où elle vient.

    "A de nombreux égards, cette époque était irréelle pour moi, comme tirée d'une pièce de théâtre ou d'un bal masqué, comparés aux effets de la guerre mécanisée et des armes de destruction massive que je venais de connaître, les escarmouches auxquelles j'avais assisté entre de petits groupes d'hommes armés d'épées et de mousquets me paraissaient plus pittoresques que menaçantes.

    Mais tout est une question d'échelle. Après tout, un mort est un mort, qu'il ait été tué par une balle de mousquet ou un tir de mortier. La seule différence, c'était que le mortier tirait à l'aveuglette, fauchant des dizaines de vies à la fois, alors que la balle de mousquet était tirée par un homme qui regardait sa victime dans les yeux. Pour moi, il s'agissait d'un assassinat, pas de la guerre. Combien fallait-il d'assassins pour faire un conflit mondial ?
    ...
    Mais quelle cause ? Un roi plutôt qu'un autre ?
    Les Hanovre contre les Stuarts ?
    Pour moi, ce n'était que des noms sur un tableau généalogique dans une salle de classe. Que représentaient-ils à côté des desseins inimaginables du III° Reich d'Hitler ? Toutefois, même si elles me semblaient triviales, les différences entre tel et tel souverain avaient leur importance pour ceux qui vivaient sous leur règne. En outre, le droit de vivre à sa guise n'avait rien de trivial. La lutte pour choisir son propre destin était-elle moins importante que la nécessité d'arrêter un grand fléau de l'humanité ? "

  • Jean-michel Palacios le 09/09/2014 à 08h48

    Bonjour à toutes et tous

    Je pensais à tout autre chose en ouvrant cette discussion.
    Merci à Nina de nous ouvrir d'autres horizons.

    Je vous propose dans "la porte du Messie" de Philip le Roy (sujet brûlant s'il en est sur les origines chrétiennes de l'Islam !) ce passage :
    "le professeur ne cessait de me le répéter :
    le meilleur moyen d'obtenir des réponses est de se poser des questions [les bonnes].
    Et de douter aussi.
    Et de refuser l'évidence !"

    Tout autant pour le sujet évoqué par Nina et repris par Philippe et Christelle, je crois qu'il faut savoir ce que l'on veut vraiment et consacrer alors toute son énergie à cela.
    La plénitude vient alors et on ne manque plus de rien puisque les réponses sont évidentes.
    Tout est dans la mesure.
    Tout est dans la curiosité des choses et des autres.
    Tout est dans l'envie de vivre !!!

    Amitiés
    JM

  • Christelle Garnier le 02/09/2014 à 19h01

    Excellent Nina et en fait très très vrai, les privations pour maigrir n'apporte aucun bien mais par contre un bon lot de frustration. Il faut réapprendre à manger et non pas se priver et comme dit Philippe bouger le plus possible.
    Bises.
    Christelle

  • Philippe Taulet le 02/09/2014 à 17h32

    Bonjour à toutes et tous, et un bonjour particulier à Nina.
    Et oui, notre société met hélas à l'honneur la perte de poids. Durant ses vacances, Marina a bien sûr évité le grignotage, a été moins stressée, a pris le temps de vivre, de marcher, nager, bouger.
    J'aimerai juste ici ajouter ma petite pierre et mon opinion toute personnelle: La sédentarité de nombreux métiers où l'on demeure constamment vissé à un fauteuil est un véritable fléau. Relâchement musculaire, mal de dos, surcharge pondérale. Ce n'est pas manger le problème. C'est bouger. Et l'aiguille de la balance continuera de monter avec la prise de muscle, bien plus lourd que la graisse, tandis que la silhouette s'affine. Alors non à la dictature du poids et oui au sport.
    Amitiés, Philippe

  • Nina Capuchon le 02/09/2014 à 11h36

    Bonjour à tous,

    Ceci n'est pas à proprement parler un "bon mot" mais une réflexion pertinente en ce jour de rentrée.


    Bilan de vacances


    Marina, qui n’était pas parvenue à perdre ses prétendus petits kilos en trop avant les vacances, est malgré tout partie courageusement au bord de la mer avec ses amis. Là, bien sûr, il n’était pas question de faire sa chochotte en refusant de manger comme les autres. Elle a donc fait honneur aux fruits d’été, aux poissons et aux fruits de mer, aux petites salades servies au restaurant de la plage, tous aliments diététiquement corrects et mangés avec la satisfaction du devoir accompli. Mais elle s’est aussi laissée aller à consommer des aliments qu’elle avait presque oubliés le reste de l’année : du pain, du beurre, de la confiture au petit déjeuner, des yaourts et des fromages au lait entier, des pommes de terre frites, des pâtes pleines de sauce, des pizzas. Sans compter les petits en-cas pris de-ci, de-là : sorbets et glaces à la crème Chantilly, chichis dégoulinants de graisse et sandwichs mayo avec "cholesterol inside".

    Et oh surprise ! en rentrant, le verdict de la balance s’avère clément : Marina n’a pas grossi, elle a même perdu un peu de poids. C’est à n’y rien comprendre… Certes, le surcroît d’activité physique y est sans doute pour quelque chose. Mais peut-être aussi a-t-elle mangé bien plus paisiblement, en dégustant davantage, et, en définitive, moins que le reste de l’année : pas de paquets de biscuits avalés avec frénésie, de visites au frigo sur la pointe des pieds, de doubles repas.

    Il y a une leçon à tirer de cette histoire : l’état de vacances convient mieux à Marina que son mode de vie habituel. Pour que cela dure, il lui faut donc mettre un peu de vacances dans sa vie de tous les jours. En commençant par prendre l’acte alimentaire au sérieux, en lui consacrant le temps qu’il mérite. Les aliments ne doivent pas seulement être mâchés, ils doivent être ressentis et pensés. Et puis, tant qu’à faire, il faut se prendre soi-même au sérieux et se consacrer le temps que l’on mérite. Nos actes ne doivent pas seulement être effectués, ils doivent être ressentis et pensés.

    Prendre le temps de vivre sa vie, de la digérer, évite de sombrer dans la boulimie d’activités et le remplissage. Mais, tout comme manger un aliment nous rend temporairement inapte à trouver du plaisir dans la consommation d’un autre, nous ne sommes capables de vivre pleinement qu’un nombre d’expériences limité dans un temps donné. Il nous faut donc opérer des choix, parfois cornéliens. On fera moins de choses ? La belle affaire. La vérité est que nous ne sommes capables de vivre convenablement qu’une seule vie à la fois. Sachons nous en contenter et l’habiter au mieux. Voilà ce qu’on appelle vivre tous les jours de l’année, pas seulement en vacances.

    Psychiatre et psychothérapeute, spécialiste des troubles du comportement alimentaire, Gérard Apfeldorfer est l’auteur, entre autres, de “Maigrir, c’est dans la tête” (Odile Jacob, 2001).

  • Jean-michel Palacios le 29/06/2014 à 23h11

    Merci Olivier.
    Je l'ai trouvé et ma vie a pris tout son sens.
    Amitiés
    JM

  • Olivier Pirou le 29/06/2014 à 22h17

    "Quelque part au fond de toi, il y a cette personne libre dont je te parle. Trouve-la et laisse-la faire du bien dans le monde". Toni Morrison, Home.

  • Victor Digiorgi le 18/06/2014 à 21h27

    .

    Au rayon philosophie, l'extrait suivant de « Vérité et mensonge au sens extra moral », de Nietzsche, fait à mon avis preuve d'une lucidité remarquable.

    « Malheur à la funeste curiosité qui voudrait jeter un œil par une fente hors de la chambre de la conscience et qui, dirigeant ses regards vers le bas, devinerait sur quel fond de cruauté, de convoitise, d'inassouvissement et de désir de meurtre l'homme repose, indifférent à sa propre ignorance, et se tenant en équilibre dans des rêves pour ainsi dire comme sur le dos d'un tigre. »

    .

  • Jean-michel Palacios le 17/06/2014 à 01h03

    « Les hommes naissent égaux. Dès le lendemain, ils ne le sont plus. » serait mon préféré et une sujet de philosophie tout à fait intéressant.
    Car je pense que l'égalité est une notion purement juridique, pour donner une chance à chaque être pensant de la famille humaine d'exister mais la réalité est que nous sommes tous différents et par essence même, inégaux.

    Coluche disait qu'ils y en avaient de plus égaux que d'autres.

    L'égalité est une utopie.
    Rien n'est stable (théorie du chaos).
    Rien n'est juste (marge d'erreur).
    Rien n'est pas parfait (l'erreur est humaine).
    A toute chose vertueuse son contraire maléfique.
    A la montagne s'oppose la plaine, à la parole, le silence, à la bétise l'humour et l'intelligence ou tout simplement le bon sens.

    Tout est sous l'emprise d'un cycle avec un début, une fin et parfois une renaissance. Rien n'est jamais totalement acquis. Le prédateur blessé peut devenir une cible fragile et parfois les proies s'unir pour se défendre et résister.

    Nos régimes sociaux sont tellement complexes que même les tentatives pour les simplifier à des fins de plus de justice sociale entrainent des satisfaits et des mécontents.
    L'égalité entre les individus devraient se décliner suivant des critères de comparaison qui au final montreraient pour par certains côtés nous serions comparables et par d'autres très différents.

    Amitiés
    JM

  • Sofi C le 14/06/2014 à 00h15

    Un peu de Jules Renard (son Journal) ça ne peut que faire que du bien....

    « J’écoute aux portes et même à la serrure, le bruit que fait la vie »

    « Un mot si joli qu’on le voudrait avec des joues pour l’embrasser »

    « Il y a des gens qui donnent des conseils comme des coups de poing. On en saigne un peu et on riposte en ne les suivant pas »

    « Il ne suffit pas d’être heureux, il faut encore que les autres ne le soient pas »

    « Je ne promets jamais rien parce que j’ai la mauvaise habitude de tenir mes promesses »

    « Si on construisait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d’attente »

    « Connaître les femmes sans être amant, c’est comme si un pêcheur, ayant promené sa ligne sur la rivière, s’imaginait connaitre le poisson »

    « L’envie n’est pas un noble sentiment, mais l’hypocrisie non plus et je cherche ce qu’on gagne à remplacer l’un par l’autre. L’envie avouée, c’est du courage, presque une excuse »

    « On n'est pas heureux: notre bonheur, c'est le silence du malheur. »

    « la réalité a tué en moi l’imagination qui était une belle dame riche. L’autre est si pauvre que je vais être obligé de chercher mon pain »

    « Les hommes naissent égaux. Dès le lendemain, ils ne le sont plus. »

    « N'écoutant que son courage qui ne lui disait rien, il se garda d’intervenir. »

    « Ça m'est égal, de manquer ma vie. Je ne vise pas. Je tire en l'air, du côté des nuages. »

  • Sofi C le 14/06/2014 à 00h13

    Ce commentaire a été supprimé

  • Sofi C le 14/06/2014 à 00h11

    Ce commentaire a été supprimé

  • Jean-michel Palacios le 11/06/2014 à 00h50

    En lisant votre passage et je vous en remercie, je pense aux façades un peu lépreuse voire constellées d'impacts des maisons de la rue principale de Corte. Mais ce n'est pas l'idée que s'en font les habitants...
    Merci JM

  • REGIS CREIGNOU le 05/06/2014 à 11h16

    Bonjour à tous.
    Un passage du magnifique livre de Marcel Pagnol "Le château de ma mère" :
    Ces huit jours filèrent comme un rêve. Mais rien ne fut pareil aux grandes vacances : nous étions dans un autre pays.
    Le matin, à six heures, il faisait encore nuit. Je me levais en grelottant, et je descendais allumer le grand feu de bois ; puis, je préparais le café que j’avais moulu la veille, pour ne pas réveiller ma mère. Pendant ce temps, mon père se rasait. Au bout d’un moment, on entendait grincer au loin la bicyclette de l’oncle Jules, ponctuel comme un train de banlieue : son nez était rouge comme une fraise, il avait de tout petits glaçons dans sa moustache, et il frottait vigoureusement ses mains l’une contre l’autre, comme un homme très satisfait.
    Nous déjeunions devant le feu, en parlant à voix basse.
    Puis la course de Lili résonnait sur la route durcie. Je versais une bonne tasse de café, qu’il refusait d’abord, en disant : « je l’ai déjà bu » - ce qui n’était pas vrai. Ensuite nous partions tous les quatre, avant le lever du jour.
    Régis.

  • Nathalie Sibué le 30/05/2014 à 18h05

    Bonjour à tous !
    Deux phrases issues du très beau livre de Claire Etcherelli " Elise ou la vraie vie " :
    - " Je te promets un vaisseau qui tracera au milieu de la mer une route où pas un autre n' osera le suivre " ;
    - " Quelle force nous a manqué ? Où est la faille qui ne nous a pas permis de dominer ce qu' il est facile d' appeler le destin ? Jusqu' à quel degré sommes-nous coupables ? Ces belles fleurs qui se mêlaient en nous aux herbes vénéneuses n' auront donc servi qu' à tresser des couronnes mortuaires. Ce que nous avions à défendre, ce que nous devions conquérir, nous le laissons derrière nous. "'
    Très belles lectures à tous !
    Nathalie

  • Victor Digiorgi le 24/05/2014 à 16h43

    .

    Il y a en poésie un extrait fort célèbre de Lamartine qui ne cessera jamais de me fasciner :

    « Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! Suspendez votre cours »

    La question du temps a taraudé tous les esprits, et aujourd'hui encore, la remarque d'Augustin Hippone est aussi fraîche qu'il y a des siècles :

    « Le temps, si tu ne me demandes pas ce que c'est, je le sais, mais si tu me le demandes, je ne le sais pas. »

    Les scientifiques se penchant sur la question du temps en essayant de la rapprocher du point de vue de la philosophie nous apprennent aujourd'hui que si nous ressentons bien le temps qui passe, eh bien ce temps que nous ressentons pourtant bien, il n'existe pas.

    Il nous est impossible de définir le temps. Les poètes, les philosophes, les scientifiques, tous tournent autour, sans que personne ne sache pourtant dire ce que c'est.

    .

  • Nathalie Sibué le 22/05/2014 à 05h57

    Bonjour Victor et vous tous !
    Vos deux commentaires sont fascinants, le premier pour sa merveilleuse poèsie, le second pour sa tragédie macabre. Les deux ne laissent pas indifférents. Merci.
    Belles lectures à vous tous...
    NathalieBonjour Bonjour Vic

  • Victor Digiorgi le 22/05/2014 à 03h36

    .

    Le machin suivant m'est tombé par hasard sous les yeux il y a quelques années en fouillant Internet. J'en ai fait une copie que je garde sur mon disque dur. Je ne sais pas de qui c'est. À l'époque, ça m'a laissé sans voix.

    .

    LE PAUMÉ DE HOUSTON

    Le juge, je voyais bien qu'il ne comprenait rien à ce que je lui disais.

    J'avais beau lui expliquer. Il n'entendait rien. Une face de mur, il avait.

    J'avais beau lui dire « La route était glissante », il ne comprenait pas.

    J'avais beau lui dire « Il y avait comme de l'huile par terre », il n'entendait rien.

    « Quand la petite fille a traversé, j'ai freiné. De toutes mes forces j'ai freiné », je lui ai dit.

    « Mais j'ai glissé. Et paaf la petite. Elle a volé par-dessus le capot et son crâne a éclaté sur le pare-brise. Alors moi, avec toute cette cervelle étalée sur la vitre, je n'y voyais plus rien, Monsieur le Juge. Alors, j'ai mis en marche les essuie-glaces. Et sa petite main qui faisait “au revoir, au revoir”... ».

    Les aiguilles de l'horloge du tribunal ont tourné et le juge m'a tapé sur le tympan « Vous êtes condamné à mort » d'un coup de marteau sur la table.

    Je lui ai répondu « Vous aussi, Monsieur le Juge, vous êtes condamné à mort. »

    C'est drôle, les yeux qu'il a faits.

    .

  • Victor Digiorgi le 21/05/2014 à 23h30

    Le premier vers et le dernier vers du poème « Le cimetière marin », de Paul Valéry, voilà qui me paraît digne de mention pour des raisons purement personnelles que je me permettrai de vous livrer ici.

    Le premier :

    « Ce toit tranquille, où marchent des colombes »

    et le dernier :

    « Ce toit tranquille où picoraient des focs »

    Pourquoi ces deux vers ? Parce que je me suis trouvé un jour devant ce toit tranquille, face à la mer, dans ce cimetière marin, et que j'y ai vu de mes yeux vu de quoi parlait Paul Valéry. En effet, en picorant sur le toit d'un caveau du fameux cimetière, des colombes avaient pris devant moi la forme exacte de la voile avant de quelques bateaux qui avançaient en bas, sur la mer. Cette voile, en terme de marine, c'est le foc.

    Depuis, j’ai la nette impression que, contrairement aux apparences, les poètes ne parlent jamais que de choses parfaitement tangibles.
    ...

  • Jean-michel Palacios le 09/05/2014 à 13h07

    Merci Marie pour ce très beau passage.
    Amitiés
    JM

  • Nathalie Sibué le 09/05/2014 à 08h32

    Bonjour Marie,
    C' est un très émouvant, poignant, extrait que vous venez nous faire partager. Je note d' emblée cet ouvrage dans ma liste de livres à lire. Merci.
    Je vous souhaite d' autres merveilleuses lectures à venir...
    Nathalie

  • Marie Veneroni le 09/05/2014 à 00h56

    Un extrait " juste pour exister"
    Je suis assis dans mon petit coin et je profite de mes derniers instants à caresser le sol avec le sentiment de balayer mon passage, les traces de mes fesses et celles de Mustapha. Je n’aurais peut-être pas eu cette pensée si le gardien n’avait pas annoncé « l’espagnolette. »
    Ce nom me fait repartir quelques années en arrière, au temps où je ne comptais pas les nuits passées de métro en métro, de coin en coin, d’impasse en impasse, à la recherche de l’absolu. Et puis, un jour, je le croise sur mon chemin, et il est devenu mon compagnon de route. Il m’avait demandé si j’étais nouveau dans le secteur. Moi qui débarquais de je ne sais où, j’avais l’impression d’être un extraterrestre à marcher à ses côtés sans savoir où aller. Il m’avait dit, « Si tu veux t’en sortir, il faut faire comme nous autres. Tu tends ton bras vers les gens et tu attends qu’une pièce de monnaie te tombe dans la main ». Cette idée me plaisait bien, alors pendant quelques jours, je le regardai faire. J’ai vite compris que même si je m’obstinais, je n’y arriverais jamais. « Il faut que tu apprennes, sinon tu n’auras rien ! Pas de pièce, pas à boire », me disait-il. Et à la fin de chaque phrase, il ajoutait « parole de Jean l’Espagnol. » Il se nommait ainsi. Il me faisait de la peine quand, en fin de journée, il n’avait reçu aucune pièce. Il pleurait à gros sanglots, comme un enfant, parce qu’il ne pouvait pas aller chez l’épicier du coin prendre sa bouteille. D’une certaine manière, j’étais heureux, parce qu’au moins il ne mettrait pas sa santé en danger. Mais je suis arrivé trop tard dans sa vie. Je l’ai vu se dégrader de jour en jour. Je n’avais que ma présence à lui offrir. Je n’avais même pas de mots pour le raisonner. Et puis un jour, il ne s’est pas réveillé. J’étais complètement perdu, face à ce corps sans vie allongé à mes côtés. La misère d’une vie se lisait à travers les larmes qui avaient séché sur son visage. Je me suis éloigné de lui et j’ai attendu que quelqu’un le découvre. Je ne me sentais pas responsable de sa mort, mais j’avais compris qu’il fallait que je prenne un autre chemin : celui qui m’était destiné. Pendant ma marche en avant, mon sac accroché sur mon épaule, la solitude s’est installée en moi. J’étais à la recherche de ma mémoire et de la lumière sur le visage de mes parents, alors, pour exister, je me suis donné un nom : « John Moreno ». « John » pour ne pas vivre le même destin que lui, « Moreno » parce qu’il se disait espagnol.
    Je continue à caresser le sol. Autour de moi, c’est le silence ; je n’entends plus rien et je n’ai pas envie de sortir ma couverture de mon sac pour m’allonger une dernière fois. Non ! Je n’ai pas envie. La nuit est là, et Claudine m’avait dit : « Réveille-moi si je dors. » Alors, je vais m’endormir assis sur le sol et j’espère me réveiller. Je ne revivrai plus ici. Le poids de mon cœur se manifeste, l’homme de l’Étoile me réveillera demain avant l’aurore.

  • Jean-michel Palacios le 02/05/2014 à 20h01

    Merci Nathalie et grosses bises Picardes. JM

  • Nathalie Sibué le 02/05/2014 à 15h57

    Je reviens avec des petites citations du Marquis de Sade, extraites du passionnant livre de Jacques Ravenne " Les sept vies du Marquis " :
    " La tolérance est la vertu du faible ";
    " Tout le bonheur des hommes est dans l' imagination " ;
    " Ce n' est pas ma façon de penser qui a fait mon malheur, mais celles des autres " ;
    " Ou je suis ce que je dois être, ou je ne serai jamais " ;
    Et une petite dernière de l' auteur ( pour vous amies lectrices ? ) : " Mais être fidèle à un homme, c' est être infidèle aux autres "... A méditer...
    Belles lectures à tous !!!

  • Nathalie Sibué le 02/05/2014 à 14h59

    Bonjour ami(e)s lecteur(rices) ,
    Un petit passage tiré de " Je suis à l' est " de Josef Schovanec :
    " Pourquoi aime-t-on le livre ?... Il y a beaucoup de facteurs qui, du moins pour moi, entrent en compte dans le jugement d' un ouvrage, tels que le papier, sa couleur,sa texture. Et surtout son odeur... Ces choses sont vraiment des marqueurs identifiants qui à mes yeux créent l' identité du livre ".
    Voilà que de belles sensations pour défendre le livre papier...
    Bises savoyardes à vous tous, bonnes dégustations littéraires !!!
    Nathalie

  • Christelle Garnier le 01/05/2014 à 10h25

    Le muguet

    Cloches naïves du muguet,
    Carillonnez ! car voici Mai !

    Sous une averse de lumière,
    Les arbres chantent au verger,
    Et les graines du potager
    Sortent en riant de la terre.

    Carillonnez ! car voici Mai !
    Cloches naïves du muguet !

    Les yeux brillants, l'âme légère,
    Les fillettes s'en vont au bois
    Rejoindre les fées qui, déjà,
    Dansent en rond sur la bruyère.

    Carillonnez ! car voici Mai !
    Cloches naïves du muguet !

    Maurice CARÊME (1899-1978)


    Beaucoup de bonheur à vous tous et bon 1er mai .
    Amitiés et Bises.
    Christelle

  • Jean-michel Palacios le 05/04/2014 à 22h42

    Daniel Fauquemberg nous émeut dès les premières lignes de consonances et d'influences espagnoles dans "Manuel El Négro". Je vous laisse apprécier.

    Pour moi, ce texte me touche totalement et profondément.

    Amitiés
    JM

    "Manuel El Négro était un homme... Les gens vous diront : singulier. Ils jugent sans entendre. Paroles de sourd, fracas du Diable ! Pardonnez tant de certitude - c'est que je pense en musicien. Vous ne me connaissez pas : je suis Melchior de la Pena, guitariste flamenco. Les années de scène m'ont appris qu'il ne sert à rien de forcer son jeu au milieu du vacarme. Pour être écouté, il faut effleurer le silence. Depuis que je vis retiré, je fuis le jour et sa rumeur, je dénoue les nattes de sparte à l'heure où la lumière aveugle. J'attends la nuit, et je compose...

  • Jean-michel Palacios le 03/03/2014 à 08h40

    Bonjour à tous,

    Grégoire Delacourt parle de la "liste de mes envies" et dresse un micro portrait de nos désirs, de nos détresses, de nos lâchetés et de nos capacités, de la cupidité, de la gentillesse, de l'ingratitude et de cette faculté à nous dépasser et à nous relever, cette fameuse résilience.
    Je retrouve cette approche au début du livre de Daniel Pennac dans "Journal d'un corps" où le personnage qui parle à la première personne à presque 13 ans de ses peurs multiples. Souvenons-nous !!!

    "La liste de mes peurs :
    - Peur de maman.
    - Peur des miroirs.
    - Peur des camarades. Surtout de Fermantin.
    - Peur des insectes.Surtout des fourmis.
    - Peur d'avoir mal.
    - Peur de me souiller si j'ai peur.
    Idiot de dresser une liste de mes peurs, j'ai peur de tout. De toute façon, la peur surprend toujours. On ne s'y attend pas et deux minutes plus tard elle vous rend fou."

    Bonne journée
    Bises et Amitiés
    JM

  • Jean-michel Palacios le 27/02/2014 à 12h08

    Bonjour à tous,

    J'écoute Maxime Le Forestier depuis mes 16/17 ans et j'aime toujours autant les textes et les musiques de ses chansons. Et ce texte me parle à moi tout particulièrement.
    "Les racines" c'est ce qui aide à grandir mais par seulement.
    Certains diraient que ce n'est pas l'objectif qui compte mais le voyage pour y parvenir.
    Amitiés
    JM

    Voici donc "Né quelque part"

    On choisit pas ses parents,
    on choisit pas sa famille
    On choisit pas non plus
    les trottoirs de Manille
    De Paris ou d'Alger
    Pour apprendre à marcher
    Etre né quelque part
    Etre né quelque part
    c'est toujours un hasard
    nom'inqwando yes qxag iqwahasa (x2)

    y a des oiseaux de basse cour et des oiseaux de passage
    Ils savent ou sont leur nids, quand ils rentrent de voyage
    ou qu'ils restent chez eux
    Ils savant ou sont leur œufs

    etre né quelque part
    Etre né quelque part
    c'est partir quand on veut,
    Revenir quand on part

    Est-ce que les gens naissent
    Égaux en droits
    A l’endroit
    Ou il naissent
    nom'inqwando yes qxag niqwahasa

    Est-ce que les gens naissent égaux en droits
    A l'endroit
    Ou ils naissent
    Que les gens naissent
    Pareils ou pas

    On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille
    On choisit pas non plus les trottoirs de Manille
    De Paris ou d'Alger
    Pour apprendre à marcher

    Je suis né quelque part
    Je suis né quelque part
    Laissez moi ce repère

    Ou je perds la mémoire
    Nom'inqwando yes qxag iqwahasa
    Est-ce que les gens naissent...

  • Nina Capuchon le 12/02/2014 à 10h54

    Bonjour J. Michel,

    Je t'ai envoyé un MP mais après coup je me demande si ta messagerie interne fonctionne.
    Amitiés, Nina

  • Christelle Garnier le 05/02/2014 à 11h26

    Bises à toi Jean Michel. Va voir tes MP sur Fb. Christelle

  • Jean-michel Palacios le 05/02/2014 à 11h12

    Je ne vais pas bien mais je fais de mon mieux.
    Je t'embrasse et merci d'être là.
    Et amitiés à tous
    JM

  • Nina Capuchon le 05/02/2014 à 10h54

    Très beau, très vrai, et si désespéré !
    J'espère que tu vas bien J. Michel, bises, Nina

  • luna martin-perez le 28/01/2014 à 20h47

    je n ai pas lu ce livre mais le passage me parle vraiment

  • Jean-michel Palacios le 28/01/2014 à 13h19

    Bonjour à tous,

    Voici un passage pris au fil de la lecture de"Très chère Sadie" de Sophie Kinsella qui décrit un de ces moments que l'on a pu traverser soi-même. A vous d'apprécier.
    Amitiés
    JM

    "Pendant un moment, je ne peux pas parler. Incapable de lever la tête, je ne fais que glisser mon doigt sur le rebord de mon verre. J'étais tellement sûre. Sûre qu'une fois avec moi, il se rendrait compte. Que ce serait fantastique, comme avant.
    Pendant tout ce temps, j'ai dû penser à un autre. Il y a le vrai Josh et le Josh-dans-ma-tête. Ils sont presque exactement semblables, à un détail près.
    L'un m'aime, l'autre pas."

  • Jean-michel Palacios le 08/01/2014 à 08h55

    Bonjour Sophie et bienvenue.
    Voici une florilège de citations et de passages intéressants avec un générique de qualité.

    « L’amour passe comme un orage puis la vie de nouveau se calme comme le ciel et recommence ainsi qu’avant. Se souvient-on d’un nuage ? » Maupassant

    Je retiendrai ce passage qui est assez parlant. Bruno Lallement qui donne des cours de développement personnel parle de "concept" à propos d'un nuage. Après tout, c'est l'idée que l'on s'en fait. Si l'on ne s'y attache pas, le nuage disparait et notre tourment tout autant.

    Merci de votre passage. N'hésitez pas à revenir ou cultiver d'autres jardins.
    Amitiés
    JM

  • Sofi C le 05/01/2014 à 03h25

    En vrac quelques phrases d'auteurs que j'aime (mais que je ne côtoie peu surtout Shakespeare) sur la vie, l'amour, la mort, les centres commerciaux et dieu dans tout ça? Je vous le demande....

    « Nous sommes de l’étoffe dont nos rêves sont faits et notre petite vie est cernée de sommeil »
    Shakespeare « Richard III »

    « On est con mais pas au point de voyager » Samuel Beckett

    « L’amour passe comme un orage puis la vie de nouveau se calme comme le ciel et recommence ainsi qu’avant. Se souvient-on d’un nuage ? » Maupassant

    « L’amour est une cage à la recherche d’un oiseau » Kafka

    « Alors il alla sans relâche dans la forêt par des chemins frayés et non frayés » Grimm

    « O flots abracadabrantesques
    Mon triste cœur bave à la poupe
    Mon cœur est plein de caporal »
    Rimbaud

    « Mon compagnon a la figure d’un homme qui aurait lutté toute la nuit contre l’idée du meurtre ou qui lui aurait cédé. Et l’on rentre dans la forêt » Henri Michaux « Ecuador »

    « Pour qu’un amour soit inoubliable, il faut que les hasards s’y rejoignent dès le premier instant comme les oiseaux sur les épaules de Saint François d’Assise » Milan Kundera

    « Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs » Nicolas Bouvier

    « Le monde tout entier ressemble de plus en plus à un aéroport, un espace de vie sécurisé, affaibli, pleinement adapté aux standards de la consommation mondiale » Houellebecq Plateforme

    « Du landau à la tombe, la vie se déroule de plus en plus entre le centre commercial et la télévision. Ni plus étrange ni plus stupide que celle d’autrefois entre les champs et la veillée ou le bistrot » Annie Ernaux

    « Un roman est un miroir qui se promène sur une grande route » Stendhal

    « En lisant nous avons fait revivre une pensée endormie. Qu’est ce que qu’un livre sinon une belle au bois dormant ? » Charles Dantzig « Pourquoi lire ? »

  • Nina Capuchon le 30/12/2013 à 12h13

    Bonjour Nathalie et J. Michel,

    J'aimerais croire que tout est possible à condition de le vouloir ou tout au moins de s'en donner le pouvoir mais j'en doute...

    Par contre, tout à fait d'accord avec toi J.M. sur l'influence de la lecture.

    Très bonne fin d'année à tous les deux et tous mes vœux de bonheur pour celle qui va la remplacer.

    Amitiés et bises,
    Nina

  • Jean-michel Palacios le 29/12/2013 à 18h38

    Merci Nathalie et heureux que ce livre ait pu t'apporter.

    Tout semble possible pour soi et pour les autres autour quand on le veut vraiment.

    C'est paraît-il une question de choix.

    Je formule le souhait que tu sois heureuse en 2014 ainsi que tous les villageois qui m'ont fait l'amitié de partager nos discussions.

    Si j'ai appris quelque chose en cette année qui vient de s'écouler, c'est que la lecture et fédératrice au-delà de toutes nos différences, agissant comme un langage universel au même titre que la musique et la danse.

    Bises et Amitiés
    JM

  • Nathalie Sibué le 29/12/2013 à 15h20

    Bonjour, bonjour ami(e)s lecteur(rice)s,
    trouvant enfin un moment pour mettre à jours mes lectures, je souhaitais en ces fêtes de fin d' année, vous offrir quelques jolies phrases tirées de " l' Alchimiste " de Paulo Coelho... j' en profite pour remercier Jean-Michel qui me l' avait recommandé ( il y a déjà bien longtemps ! Bises Jean-Michel !)
    " Quand on veut une chose, tout l' univers conspire à nous permettre de réaliser notre rêve ".
    " A chacun sa manière d' apprendre, se répétait-il in petto; Sa manière à lui n' est pas la mienne, et ma manière n' est pas la sienne. Mais nous sommes l' un et l' autre à la recherche de notre Légende Personnelle, et c' est pourquoi je le respecte ".
    " On aime parce que on aime. Il n' y a aucune raison pour aimer ".
    " Pour te montrer une loi toute simple : quand nous avons de grands trésors sous les yeux, nous ne nous en apercevons jamais. Et sais-tu pourquoi ? Parce que les hommes ne croient pas aux trésors ".
    " Les alchimistes parviennent à réaliser cette transformation. Ils nous montrent que, lorsque nous cherchons à être meilleurs que nous ne le sommes, tout devient meilleur aussi autour de nous ".
    Je vous souhaite de merveilleuses lectures et de vivre une très belle fin d' année...Et, évidemment de débuter la nouvelle dans le bonheur !!!!
    Nathalie

  • Jean-michel Palacios le 16/11/2013 à 22h14

    Bonsoir à tous,

    Je vous propose un extrait de circonstance en ces temps troublés où la planète bouge et les peuples se radicalisent...

    Pierre Bordage - "Les derniers Hommes" Épisode 1 - "Le peuple de l'eau"

    "Le nombre de saloperies qu'on a pu faire au nom du temps ! grommela le vieux Lanx.
    Pour améliorer ceci, pour entreprendre cela, pour amasser encore cela.
    Un beau jour, on se réveille vieux et on s'aperçoit qu'on a couru toute sa vie après des leurres.
    Tu es un des seuls à pouvoir comprendre ça, "donneur" : quand tu vois la vraie vérité, tu vois le présent."

    Très bonne soirée
    Amitiés
    JM

  • Jean-michel Palacios le 24/09/2013 à 12h04

    Bonjour Nina

    Merci de ce très beau passage. Bcp pourrait s'y reconnaître.

    C'est parfois l'idée que je me fais quand je quitte la gare du Nord et que le TER de Laon côtoie pendant quelques instants les autres transiliens, comme une sorte de course non officielle. A bord, chacun est dans sa bulle et parfois on se dévisage, on s'observe, on s'ignore. On pourrait tout aussi bien tomber amoureux, s'énerver, rêver...

    Quand j'étais enfant, je disais à ma mère que je n'avais pas d'amis ou de copains à l'école. J'étais seul au milieu des autres dans la cour de récré.
    Alors elle m'a conseillé de proposer quelque chose et vraisemblablement que d'autres viendraient se joindre à moi. C'est ainsi qu'en chevauchant un magnifique et virtuel destrier je me suis retrouvé menant une bataille avec de fausses épées contre une autre armée menée par quelque chevalier noir "solitaire".

    Et puis... Je suis retourné à ma solitude et puis j'ai recommencé.

    Et mine de rien, je crois que je continue encore aujourd'hui.
    Je suis seul à plusieurs et je continue à proposer des choses...

    Grosse bise et bonne journée
    JM

    PS : amitiés à Christelle, Séverine, Olivier, Philippe...

  • Nina Capuchon le 24/09/2013 à 10h16

    Un extrait de "La confession des Anges" de Christel Noir :

    Je regarde ce monde et j'essaie de tout ranger dans des bulles. Dans la mienne, je me sens seule. Tant mieux. C'est dur d'être seule, mais je m'habitue.
    Dans la grosse bulle d'â côté, je regarde les gens. Serrés les uns contre les autres, ils sont collés par la glu de leur individualisme. Ils ne se parlent même pas, tellement ils sont obnubilés par les néants qui remplissent leur vie. Ils sont nombreux. Ils se tiennent chaud. Ils sont muets. Pourtant, ils ont tout. Leur voiture roule, leur maison brille, leur argent dort, leur famille est assurée. Moi, je n'ai rien de tout cela.
    Parfois, j'aimerais leur ressembler. Ils paraissent si sûrs d'eux, rien ne semble les atteindre. Ils se battent, se neutralisent, sans aucune pitié. Le mendiant leur inspire le dégoût et le rejet, à la rigueur la bonne conscience quand ils mettent la main à la poche. La compassion ne les effleure pas. Ils s'aiment, eux, à travers les autres. L'altruisme n'est qu'un alibi. Lorsqu'ils "font un geste", ils calculent le profit escompté ; autrement ils se dérobent. Ils avancent droit devant eux parce que rien ne les touche, rien ne les émeut, rien ne les concerne à part leur ego. Peut-être faut-il être comme eux, rejoindre le groupe et ressembler aux images qu'ils se font de la vie : en noir et blanc ? Gris. Ils sont gris de cœur et de raison. Et ils volent la couleur de mes rêves pour la mâchouiller, comme un chewing-gum. Lorsque je n'aurai plus de goût, je finirai écrasée sur un trottoir, collée sous une semelle. Et ma bulle sera vide. Je n'ai pas envie de les aider. De les aimer pour les rendre aimables. Je suis trop fragile encore, et la seule manière de me protéger, c'est la dureté. [...] je n'ai pas les moyens d'être un ange. Je ne suis pas faite pour ça. J'ai déjà trop de mal à rester moi.

    Bonne journée, Nina

  • Jean-michel Palacios le 22/09/2013 à 08h29

    Bonjour et merci Mélissa pour ce très joli passage.
    Je me dis souvent des choses avec l'espoir de pouvoir les exprimer et parfois rien ne sort ou plutôt si, mais des mots bien différents. Timidité, émotion, je pense que nous sommes tous "hantés" par nos espoirs et nos envies...

    A bientôt de vous lire.
    Amitiés
    JM

  • Mélissa Boyer le 22/09/2013 à 08h20

    Un petit passage de "La voleuse de livres" de Markus Zusak que je souhaite vous faire partager.

    "J'aurais aimé parler à la voleuse de livres de la violence et de la beauté, mais qu'aurais-je pu dire qu'elle ne sût déjà à ce sujet ? J'aurais aimé lui expliquer que je ne cesse de surestimer et de sous-estimer l'espèce humaine, et qu'il est rare que je l'estime tout simplement. J'aurais voulu lui demander comment la même chose pouvait être à la fois si laide et si magnifique, et ses mots et ses histoires si accablants et si étincelants.
    Rien de tel n'est sorti de ma bouche.
    Tout ce dont j'ai été capable, ce fut de me retourner vers Liesel Meminger et de lui confier la seule vérité que je connaisse.Je l'ai dite à la voleuse de livres. Je vous la dis maintenant.

    - Je suis Hantée par les humains. "

    Cordialement,
    Mélissa

  • Jean-michel Palacios le 21/09/2013 à 08h29

    Grosses bises Christelle et merci pour cette belle déclaration !!!
    Voilà des passages dont certains auteurs ont le secret. On ne peut que s'émouvoir devant ces mots très justes et cette émotion qui nous envahit au souvenir de choses passées similaires.
    J'aimerai arrêter le temps, remonter le temps, aller la chercher et revenir au présent. Mais serons-nous pareils ? Qui sait.

    L'imaginaire peut tout.
    Bises et Amitiés
    JM

  • Christelle Garnier le 20/09/2013 à 19h33

    Une jolie déclaration d'amour tirée de "Demain J'arrête" de Gilles Legardinier :
    "...- Parce que je t'aime Ric. Parce que je préfère tout risquer avec toi plutôt que de faire semblant d'être heureuse sans toi. Si tu disparais, tu pars avec ma vie. Elle n'aura plus d'intérêt pour moi. Je ne sais pas pourquoi tu veux dérober ces bijoux, et je t'avoue que cette question me torture depuis des mois. Mais je sais qui tu es. Je le perçois quand tu parles, quand tu cours, même quand tu dors.
    Je ne vais pas me retenir de pleurer
    - Je ne sais pas grand chose Ric, mais je sais au moins que, si je te perds, ma vie ne sera plus jamais la même. J'aurais manqué la chance que tu représentes. Je peux aimer le monde entier, à condition que je puisse t'aimer toi d'un amour qui ne ressemble à aucun autre. Je suis prête à tout quitter, à tout perdre pour tes cotés.
    ..."
    J'ai trouvé cela très joli en le lisant et j'ai eu envie de partager.
    Amitiés.
    Christelle

    PS : Bises à Jean Michel

  • Jean-michel Palacios le 20/09/2013 à 16h11

    Merci Virginie de votre passage. Cela me fait grandement plaisir.

    Partout "ruine et silence" sont autant d"humiliation pour le genre humain.
    Je veux croire cependant que la bonté et la générosité, l'altruisme et l'amour triomphent de tous ces tourments et nous offrent grandeur et joie.

    Amitiés
    JM

  • Virginie Vuidart le 20/09/2013 à 13h49

    Des autres phrases:
    " Chaque jour est une ruine, la ruine de celui qu'il aurait du être" Dire son nom de Fransisco Goldman
    " A l'injustice, elle opposa le silence" L'affaire de l'esclave Furcy de Mohammed Aïssaoui

    ;)

  • Jean-michel Palacios le 17/09/2013 à 14h04

    Merci Nathalie pour la relance de cette discussion qui ne se porte pas trop mal.
    J'avais espéré que tous nos membres de jury, reporter d'un jour, écrivain en herbes et autres amoureux de langue contribuent largement à cette entrée dans Lecteurs.

    Nos écrivains ont du talent. Les mots ont une portée parfois considérable. Ils peuvent émouvoir, hérisser, enthousiasmer. On peut "mourir pour des idées mais de mort lente" disait Brassens. Les mots peuvent entrainer des foules. Les mots quand ils s'agrègent en phrase peuvent porter des idées immortelles.

    Merci de livrer ici ces bouts de phrases, ces déclarations d'amour, ces morceaux de poésie. Je crois que nous en avons grand besoin dans ces temps très mouvementés et incertains.

    Amitiés
    JM

  • Nathalie Sibué le 16/09/2013 à 10h24

    Bonjour, bonjours amis lecteurs,
    Une phrase de Alexandre Jollien dans " Le métier d' homme " : " Chaque homme est, à sa mesure, un cas, une délicieuse exception. Et une observation fascinée, puis critique, transforme l' être anormal en maître ès humanité " .
    Et puis une autre, toujours du même ouvrage : " Ce qui m' aide à persévérer, c' est précisément de rencontrer des maîtres, de t' avoir rencontré et d' échanger avec toi. Chacun de nos moments communs me touche et nous ancre "...
    Beaux moments lecture à tous...
    Nathalie
    Et toujours un coucou savoyard à Jean-Michel !!!!!

  • Jean-michel Palacios le 06/09/2013 à 18h10

    merci Virginie pour ce passage très "poétique".
    je crois que si la Nature pouvait parler, elle aurait des choses à dire! !!
    amitiés
    jm

  • Virginie Vuidart le 04/09/2013 à 13h58

    "C'est toujours le même scénario. trois cons se mettent à l'ombre du gros chêne parce que c'est le plus beau. Et quand ils ont envie de pisser, ça tombe sur moi parce que je suis le plus près." dans Partie Commune de Camille Bordas, c'est une phrase de l'arbre au bord de la rivière.

  • Jean-michel Palacios le 02/09/2013 à 14h02

    Bonjour à tous,

    Voici un extrait des "trois grands fauves" de Hugo Boris. Il y aurait beaucoup de passages qui trouveraient vraisemblablement une place ici. Un encouragement à lire son dernier livre.

    Churchill et Hitler se croisent sans se rencontrer dans un grand hôtel de Munich avant guerre. Churchill espère dans une alliance amicale possible des trois pays, l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne. Hitler préfère éviter la rencontre...

    "deux personnalités trop fortes ne peuvent que se repousser. Elles glissent et se rejettent comme font deux masses de même polarité...Que pourrait le Führer contre les lois de la nature ?"
    "...Churchill a peut-être aperçu le dos du triste sire lorsqu'il traversait le hall. Bientôt la mort va se promener en plein jour, mais l'ombre qui s'allonge sur l'Europe, ce soir, se retire. Elle abandonne les lieux discrètement, se retrouve dehors à dévaler les marches du perron, file le long des murs. Ce soir, la bête des forêts confuses de Bavière n'a plus qu'une hâte, déguerpir, forcée par quelque meute à poils longs..."

  • Jean-michel Palacios le 18/07/2013 à 15h51

    Bonjour à tous,

    Je vous propose un extrait de la "Formule de Dieu" de José Rodrigues Dos Santos.
    Ce livre est une mine d'or qui recèle des connaissances et des références scientifiques, religieuses, philosophiques... Choisir un passage, c'est faire une abstraction.
    Un livre à lire assurément.

    "Au sujet de comment nous devions penser le monde, Bouddha a dit : "Une étoile à la nuit tombée, une bulle dans le courant, une trouée de lumière dans un nuage de printemps, une chandelle tremblante, un fantôme et un rêve.""

    Amitiés
    JM

  • Nina Capuchon le 13/05/2013 à 21h10

    Bonsoir J. Michel,

    Ça décoiffe oui mais silencieusement !

    Camille, merci pour ce très beau passage. Effroyable de lucidité. Je m'étonne souvent de cette faculté que nous avons d'oublier la plupart du temps que nous vivons serrés de très près par la mort. Nous sommes effectivement témoins de tout ce qui disparaît autour de nous en attendant notre tour et cette distanciation nous permet de vivre sans trop y penser.

    Amitiés. Nina

  • Jean-michel Palacios le 12/05/2013 à 23h32

    Voici un passage des "annales du disque-monde", tome 2, de Terry Pratchett.

    "On prétend que le contraire du bruit, c'est le silence. C'est faux. Le silence n'est que l'absence de bruit. Le silence aurait passé pour un vacarme effroyable auprès de la soudaine implosion feutrée de non-bruit qui frappa les sorciers avec la force explosive d'une aigrette de pissenlit."

    Ça décoiffe non !!!
    Amitiés
    JM

  • Jean-michel Palacios le 12/05/2013 à 23h28

    Merci Camille pour ce beau passage de "l'élégance du hérisson". Le temps est élastique, éphémère, trop court, trop long, il passe. Certains disent qu'il faut vivre l'instant présent. C'est le seul moyen de ne pas s'inquiéter de l'avenir et d'oublier les tourments du passé. Ici et maintenant !!!
    Amitiés
    JM

  • Jean-michel Palacios le 04/05/2013 à 19h46

    Extrait du temple de Jérusalem de Steve Berry. Ce livre est une mine d'informations. Chaque chapitre recèle des trésors d'histoire et de surprise notamment à propos des réelles motivations de Christophe Colomb.

    "Béne s'était rendu plusieurs fois à Santiago de Cuba, une ville d'un demi-million d'habitants. C'était la deuxième agglomération la plus importante de l'île, après La Havane, qui se trouvait à neuf cent kilomètres à l'ouest.
    Sa baie en eux profondes était un atout car, de là, Cuba importait et exportait la plupart des marchandises. Ce qu'il ignorait, c'était son histoire en lien avec les Espagnols. Cela ne l'avait jamais intéressé, jusqu'à aujourd'hui.
    Tre expliqua [à Béne] qu'un des premiers conquistadors venus d'Espagne, Diego Velázquez Cuéllar, avait fondé la ville en 1514 après avoir fait le siège de l'île. Cortés entama sa conquête du Mexique et Soto son exploration de la Floride à partir de là. La ville était au centre du pouvoir espagnol à Cuba et elle avait été la capitale de l'île jusqu'en 1589 [...].
    Castro a proclamé la victoire de la révolution cubaine au balcon de la mairie de cette ville"..."

    BàV
    JM

  • Jean-michel Palacios le 10/04/2013 à 00h32

    Bonne nuit à tous,

    Avant de fermer les yeux, je parcours ce très jolie ouvrage "dans la peau de nos ancêtres" de Guy Solenn et je ne résiste pas à vous livrer ce passage.
    C'est assez édifiant en cette fin du XVIII° et parfois encore aujourd'hui. Vous allez comprendre !!! Âmes sensibles s'abstenir.
    JM

    "...les autorités parisiennes firent installer dans les rues de la capitale des barils d'aisance", destinés à inciter les Parisiens à cesser de faire leurs besoins n'importe où.
    Par la suite, le tout-à-l'égout permit à chacun de s'isoler au petit coin pour s'y soulager, sans pour autant empuantir la rue.
    Hélas, l'habitude de faire pipi un peu partout sans gêner perdure (d'ailleurs, en ce début de XXI° siècle, elle n'est pas tout à fait passée...)."

  • Nina Capuchon le 07/04/2013 à 00h12

    Merci Hélène pour cet extrait qui me parle à moi aussi. Comme Camille et Séverine, je ressens toujours cette petite pointe de tristesse quand je referme un livre dans lequel je me suis sentie bien. C'est comme un départ, l'abandon d'un univers où je vivais en parallèle, comme un rêve délicieux qu'on ne veut pas quitter.

    Bonne nuit à toutes les 3.
    Amitiés, Nina

  • Séverine Schoettel le 06/04/2013 à 23h42

    Bonsoir Hélène et Camille,
    Hélène, je suis d'accord avec Camille ! J'ai aussi vécu cet instant de joie mêlée de regret à la fin d'une lecture dans laquelle je m'étais totalement immergée...
    Merci pour ce morceau choisi.
    Amitiés.
    Séverine

  • Hélène Fery le 06/04/2013 à 23h07

    "Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d’un sentiment puissant; pendant un instant, il ne doit plus penser qu’à tout ce qu’il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer".

    Joël Dicker - La vérité sur l'affaire Harry Quebert

  • Hélène Fery le 06/04/2013 à 22h14

    Merci Nina,

    A chaque lecture de Mathieu Malzieu, je suis complétement sous le charme.
    Cet extrait est juste "magique". En un seul petit chapître, on est déjà transporté dans son univers.

  • Séverine Schoettel le 06/04/2013 à 21h54

    Merci Nina ! Quelle poésie, j'adore !!!
    "Aussi précisément belle que l'horloge parlante donne l'heure juste." Un compliment invraisemblable pourtant si beau et touchant.

  • Jean-michel Palacios le 06/04/2013 à 17h13

    Merci Nina,

    Vraiment magique, Mathias Malzieu est certainement un auteur à lire. Les mots sont d'une tendresse et l'on tombe volontiers en enfance : j'aime ce passage "le regard aussi pétillant qu'un Moët et Chandon"...

  • Nina Capuchon le 06/04/2013 à 15h23

    Un petit moment de poésie et de magie avec cet extrait de "Le plus petit baiser jamais recensé" de Mathias Malzieu sur Premier chapitre :

    http://www.premierchapitre.fr/reader/mylittleparis/desktop/v1/index.php?ide=1364406228
    Ne sentez-vous pas se réveiller le petit enfant qui est en vous ?

  • Jean-michel Palacios le 30/03/2013 à 20h09

    Merci Camille et bienvenue à Lecteurs.com.

    J'ai dû me remémorer les œuvres de l'auteur pour découvrir le nombre considérable de nouvelles dont celles de 1884 avec "la chevelure".

    Je crois que cette phrase nous ressemble un peu. On s'accroche au passé, le présent nous fait peur et l'avenir est incertain. Peut-être encore plus en cette période de crise.

    Et si ce n'était l'avenir, je retiendrai de vivre l'instant comme un cadeau, comme un présent.

    Amitiés
    JM

  • Jean-michel Palacios le 14/03/2013 à 23h56

    Bonsoir Rose et merci de votre contribution qui semble-t-il marque le" départ " sauf oubli ou erreur de ma part à votre participation à des chroniques ce qui me fait grand plaisir. Les discussions sont au centre du village. Merci donc de nous rejoindre. Bien amicalement. JM

  • Rose CHAMBON le 14/03/2013 à 21h15

    J'ai pour habitude d'abandonner un marque page dans les livres qui comptent une phrase, un passage, une remarque qui me marque particulièrement.
    Je commence donc par vous livrer ma dernière "découverte".
    Issu de 1Q84 tome 1 P 411 : "Si même on revenait en arrière, il serait difficile de revenir au point de départ."

  • Jean-michel Palacios le 14/03/2013 à 11h38

    Merci Nina pour ces deux très beaux morceaux choisis. Les mots sont d'une douceur incroyable et j'aime beaucoup et à juste titre pour notre site Lecteurs "chaque rencontre nous réinvente". Merci infiniment JM

  • Nina Capuchon le 14/03/2013 à 10h45

    Un moment que j'y pensais. Ce matin, j'ai ressorti de ma bibliothèque le livre de Christiane Singer "Les sept nuits de la reine" dont l'écriture est remarquable même si on lui reproche parfois de manquer de simplicité. En voici des extraits choisis qui se trouvent dans les premières pages du livre :

    Quand je demande à ceux que je rencontre de me parler d’eux-mêmes, je suis souvent attristée par la pauvreté de ma moisson.
    On me répond : je suis médecin, je suis comptable…j’ajoute doucement… vous me comprenez mal : je ne veux pas savoir quel rôle vous est confié cette saison au théâtre mais qui vous êtes, ce qui vous habite, vous réjouit, vous saisit ?
    Beaucoup persistent à ne pas me comprendre, habitués qu’ils sont à ne pas attribuer d’importance à la vie qui bouge doucement en eux […]
    Qui sait encore que la vie est une petite musique presque imperceptible qui va casser, se lasser, cesser si on ne se penche pas vers elle ?
    Les choses que nos contemporains semblent juger importantes déterminent l’exact périmètre de l’insignifiance : les actualités, les prix, les cours en Bourse, les modes, le bruit de la fureur, les vanités individuelles. Je ne veux savoir des êtres que je rencontre ni l’âge, ni le métier, ni la situation familiale : j’ose prétendre que tout cela m’est clair à la seule manière dont ils ont ôté leur manteau. Ce que je veux savoir, c’est de quelle façon ils ont survécu au désespoir d’être séparés de l’Un par leur naissance, de quelle façon ils comblent le vide entre les grands rendez-vous de l’enfance, de la vieillesse et de la mort, et comment ils supportent de n’être pas tout sur cette terre[...]
    Je veux savoir ce qu’ils perçoivent de l’immensité qui bruit autour d’eux [...]
    Mais ce dont j’ai plus peur encore, c’est de ne pas assez aimer, de ne pas assez contaminer de ma passion de vivre ceux que je rencontre.
    Vous le savez tout comme moi : ce qui reste d’une existence, ce sont ces moments absents de tout curriculum vitae et qui vivent de leur vie propre ; ces percées de présence sous l’enveloppe factice des biographies : une odeur, un appel, un regard...

    Christiane Singer est décédée le 4 avril 2007. Elle apprend le 1er septembre 2006 qu`il lui reste six mois à vivre et décide d`écrire le journal de son agonie. "Derniers fragments d`un long voyage" a paru le jour même de sa disparition. Il faudra que je lise ce livre.
    Voici une de ses citations que j'aime beaucoup (Eloge du mariage, des engagements et autres folies)

    Chaque rencontre nous réinvente
    Ces êtres de dialogue, de partage et de mouvance que nous sommes, vivent de la magie des rencontres, meurent de leur absence. Chaque rencontre nous réinvente illico - que ce soit celle d'un paysage, d'un objet d'art, d'un arbre, d'un chat ou d'un enfant, d'un ami ou d'un inconnu.

    Un être neuf surgit alors de moi et laisse derrière lui celui qu'un instant plus tôt je croyais être.

    C'est beau non ?
    Merci d'avoir pris le temps de me lire. Bonne journée à tous. A bientôt Nina

  • Jean-michel Palacios le 20/02/2013 à 22h50

    Merci Kate pour la sincérité de vos émotions.
    Amitiés
    JM

  • Kate Middlecake le 20/02/2013 à 19h29

    Extrait des Aventures de Tintin - "Le Trésor de Rackam Le Rouge"

    - Prends garde, mousaillon, prends garde! L'argent ne fait pas le bonheur...(le vendeur de scaphandre)
    - Pour ... pourquoi me dites vous cela? (Le Capitaine Haddock)
    - Pourquoi?... parce que je vois que tu vas partir à la recherche d'un trésor... (le vendeur de scaphandre)
    - Vous voyez cela? ... A quoi voyez vous cela?... (Le Capitaine Haddock)
    - Je lis ça sur ton visage ... (le vendeur de scaphandre)
    - Sur mon visage? ... Mais... mais... qu'a-t-il donc d'extraordinaire, mon visage?... Vous voyez quelque chose vous? ((Le Capitaine Haddock à l'attention de Tintin)
    - Ma foi, je ... (Tintin)
    - Mille Sabords!!!!!! C'est épouvantable! ...que m'est-il arrivé? ...(Le Capitaine Haddock)
    - Rien du tout capitaine! vous vous regardez simplement dans un miroir concave! et en voici un autre convexe ! (Tintin)

    J'ai retrouvé les BD de mon enfance récemment et en relisant ce passage, j'en ai ri au larmes, c'est pas le meilleur passage mais c'était l'émotion de retrouver mes 1er amis, je crois :)

  • Séverine Schoettel le 19/02/2013 à 15h38

    J'y participerais aussi avec plaisir ! A bientôt. Séverine

  • Jean-michel Palacios le 19/02/2013 à 12h24

    Allez Nina, je vous laisse l'initiative de cette jolie discussion en perspective de ces personnes qui nous ont influencés et favorisés notre penchant à la lecture.
    Je ne manquerai pas d'y participer. JM

  • Nina Capuchon le 19/02/2013 à 11h43

    J'ai eu aussi deux professeurs de français que j'aimais beaucoup dont un pour qui j'avais une véritable vénération. Nous devons être nombreux dans ce cas et il serait peut-être intéressant d'ouvrir une discussion... Amitiés, Nina

  • Jean-michel Palacios le 19/02/2013 à 10h26

    Cela doit correspondre à la 1° et la Terminale suivant le cursus français. Il semble en effet que les bons auteurs et les bons professeurs n'aient pas de frontière et que les mots justes soient universels. J'ai eu à Soyaux près d'Angoulème successivement deux professeurs de français/latin, mari et femme que j'ai beaucoup aimé (M. et Mme CHAUVEL, originaires de Fougères, ville parait-il où il faisait toujours beau). Ils ont contribué à me faire aimer la littérature et la lecture. Bonne journée Céline JM

  • Jean-michel Palacios le 19/02/2013 à 10h25

    Ce commentaire a été supprimé

  • Cécile Thonet le 19/02/2013 à 02h04

    C'est fou: cette citation était écrite en grand au dessus du tableau de la classe de mon prof de français en 5è et 6è secondaire(années belges, je ne sais pas trop à quoi elles correspondent en France. Ce sont les deux dernières années, on a 17/18 ans..) Prof que j'aimais beaucoup et qui m'a appris pas mal de belles choses en littérature... Merci Mr Callens!! ;)

  • Jean-michel Palacios le 18/02/2013 à 19h09

    "Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément" (Nicolas Boileau;-). A très bientôt. JM

  • Nina Capuchon le 18/02/2013 à 18h12

    Bonsoir J. Michel, je vois que vous vous êtes attaqué au dernier Levy. J'aime beaucoup cette phrase "Le ciel hésitait entre craie et fusain selon l'humeur du vent qui tirait les nuages sur une lune presque pleine" Je vous livre un petit extrait de "La cause des livres" où l'auteur Mona Ozouf répond à la question "A quoi sert d'être cultivé ?" et qui pourrait être aussi la réponse à "pourquoi lit-on ?". Un peu dans la continuité de la question précédente "pourquoi écrit-on ?"...
    "A quoi sert d’être cultivé? A habiter des époques révolues et des villes où l’on n’a jamais mis les pieds. A vivre les tragédies qui vous ont épargnés, mais aussi les bonheurs auxquels vous n’avez pas eu droit. A parcourir tout le clavier des émotions humaines, à vous éprendre et vous déprendre. A vous procurer la baguette magique de l’ubiquité. Plus que tout, à vous consoler de n’avoir qu’une vie à vivre. Avec, peut-être, cette chance supplémentaire de devenir un peu moins bête, et en tout cas un peu moins sommaire.”

  • Jean-michel Palacios le 18/02/2013 à 10h34

    Voici un extrait de "un sentiment plus fort que la peur" de Marc Lévy en ce matin froid et radieux, une belle journée d'hiver. Bonne journée à tous Amitiés JM
    "Le givre recouvrait les ronces et les bruyères des marais. La plaine était entièrement blanche et les étangs glacés. Le ciel hésitait entre craie et fusain selon l'humeur du vent qui tirait les nuages sur une lune presque pleine. A l'horizon, elle aperçut une lumière vacillante. Elle prit appui sur ses mains et se leva d'un bond, courant de toutes ses forces. Le cri d'un corbeau lui fit relever la tête. Il la fixait de ses yeux noirs, attendant patiemment son repas fait de la chair d'un mort..."

  • Jean-michel Palacios le 15/02/2013 à 23h56

    Peut-être pour laisser un message, une empreinte, un souvenir, pour parler de ces émotions aux nuances infinies, pour ne pas oublier tout ce chemin parcouru à apprendre que l'on ne sait rien ou si peu...JM

  • Nina Capuchon le 15/02/2013 à 23h40

    Un samedi soir, quelque part sur la Terre... Un petit extrait trouvé dans Globalia de J. Christophe Rufin : "Par bonheur, le retour d'un être n'est pas seulement l'incarnation du souvenir qu'on avait de lui. C'est sa vie toute entière qui revient, son parfum, sa mimique, le son particulier de sa voix. Celui qui apparaît rapporte d'un seul coup tout ce qu'il est, ce dont nous nous rappelions et ce que nous avons oublié. A la révérence de la mémoire, il substitue l'insolence de l'inachevé. Et sorti de "Ne lisez pas ce livre si vous êtes stupide" de Tibor Fischer : "Les livres étaient faits d'espoir, pas de papier. L'espoir que quelqu'un vous lirait un jour ; l'espoir de changer le monde ou de l'améliorer ; l'espoir que les gens soient d'accord avec vous, qu'ils vous croient ; l'espoir de rester dans les mémoires, d'être reconnu, l'espoir de faire ressentir quelque chose. L'espoir d'apprendre soi-même quelque chose ; l'espoir de divertir ou d'impressionner ; l'espoir de gagner du fric ; l'espoir qu'on reconnaîtra que vous avez raison et l'espoir qu'on démontrera que vous avez tort !"
    Mais est-on conscient de la raison profonde pour laquelle on écrit ?

  • Jean-michel Palacios le 04/02/2013 à 17h31

    Merci Nina et Christelle pour vos éclairages. C'est encore la lecture qui sort triomphante, nourrit nos réflexions et guide nos pas. Bonne semaine à toutes les deux. ps : Ah oui, j'oubliais !!! Je viens de commencer POD (référence absente) et dès les premières pages "numériques", je me retrouve sous influence...

  • Nina Capuchon le 04/02/2013 à 11h01

    J'ose espérer, Jean-Michel, que si notre bonne vieille planète ou l'humanité tout entière étaient menacées, nous serions capables de nous unir pour y faire face, en mettant de côté tous les clivages qui nous divisent et nous font nous affronter aujourd'hui ! On a souvent vu cela dans les films catastrophe mais en serait-il de même dans la réalité ? En attendant, bon début de semaine, Nina

  • Christelle Garnier le 04/02/2013 à 10h42

    Jean Michel, je ne sais pas si il faut espérer une menace extérieure quelle qu'elle soit pour "ressouder" les humains, mais il est clair qu'il va falloir trouver à renouer le dialogue, toute cette violence, que ce soit les différentes guerres, les exactions aussi bien dans nos citées, collèges ou lycées, chez nous et ailleurs... le manque de solidarité évident, dans l'école de ma fille ils ont fait les tirelire "pièces jaunes", seulement 3 gamins on mis dans la tirelire... enfin je ne sais pas ou on va mais si on redresse pas la barre on aura pas besoin de l'espace pour ne plus exister, on se débrouillera très bien nous même. Voilà c'était la pensée pessimiste de la semaine. Bises. Christelle

  • Jean-michel Palacios le 03/02/2013 à 22h47

    Bonsoir à tous,
    J'ai trouvé ce passage dans l'introduction de POD de Stephen Wallenfels et il me semble terriblement d'actualité. Je vous laisse en juger. Bonne nuit. JM
    « Dans notre obsession des antagonismes actuels, nous oublions souvent ce qui unit les membres de l’humanité. Nous avons peut-être besoin d’une menace extérieure et universelle pour prendre conscience de ce lien. Je songe souvent que ce qui nous différencie tous en tant qu’humains disparaîtrait instantanément si nous étions confrontés à une menace extérieure à notre monde. » Extrait du discours du président Ronald Reagan devant l’Assemblée générale des Nations unies, le 21 septembre 1987.

  • Jean-michel Palacios le 30/01/2013 à 14h19

    Bonjour Nina et bonjour à tous
    C'est très beau et très juste comme souvent à Marc Lévy. C'est même émouvant lorsque immédiatement vient à l'esprit la ou les personnes auxquelles on pense d'un seul coup comme un "pont tendu ou suspendu" entre le présent et le passé. Je ne les oublie pas et ils viennent me parler souvent. Merci pour ce beau passage. Amitiés JM

  • Nina Capuchon le 30/01/2013 à 12h24

    "Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites" de Marc Levy m'a remis en mémoire le livre "Louisiane" de Maurice Deneuzière dans lequel on trouve ce très beau texte :
    "Aimons ceux qui nous aiment autant que nous le pouvons, comme si chaque jour devait être le dernier passé en leur compagnie. Quand la mort les arrache à notre affection, que de regrets nous assaillent ! Toutes les prévenances, toute l'amitié, toute la tendresse que nous aurions pu leur dispenser et que nous avons retenues, nous brûlent le coeur, nous torturent l'esprit comme une flamme à jamais captive. Telle phrase espérée que nous n'avons pas prononcée, tel détournement d'un moment d'intimité qu'ils escomptaient, nous apparaissent comme des occasions à jamais manquées d'avoir fait leur bonheur. Le péché d'omission est en amitié ou en amour le moins patent et le plus irréparable. La mort avec son "jamais plus" satanique rend impossible l'absolution que nous voudrions nous accorder.

  • Jean-michel Palacios le 23/01/2013 à 13h27

    Extrait de "Au sortir de l'ombre" de Syven.
    "Le livre est à l'homme ce que la faim est au loup"...Cette phrase de madame Rose avait longtemps laissé William songeur. Avec son journal entre les mains, il venait d'entrevoir une nouvelle possibilité. La chère femme avait l'habitude de coder ses notes. Qu'avait-on cru qu'elle dissimulait là ? ... Voilà de quoi réfléchir et donner envie. JM

  • Christelle Garnier le 17/01/2013 à 09h04

    Merci Nina, Les vrais amis on les compte malheureusement souvent sur les doigts d'une main... Amitiés. Christelle

  • Nina Capuchon le 16/01/2013 à 20h58

    Merci Christelle, une jolie définition pleine de justesse de ce que sont les vrais amis...

  • Jean-michel Palacios le 15/01/2013 à 15h43

    Bonjour Christelle, merci pour ce joli extrait de Victor Hugo. Je crois justement que notre amie Nathalie est à nouveau à terre. Je lui ai écrit sans succès. La blessure est peut-être profonde. Merci pour cette agréable pensée et grosses bises. JM

  • Christelle Garnier le 15/01/2013 à 09h43

    Bonjour à tous, j'avais envie de partager avec vous une pensée de Victor Hugo trouvée ce jour su facebook (eh oui on y trouve pas que des sotises) : "Les amis sont des anges silencieux,qui nous remettent sur nos pieds quand nos ailes ne savent plus comment voler". Une belle pensée que je dédie à tout mes amis. Je vous souhaite une excellente journée toute blanche et cotoneuse. Amitiés. Christelle. (P.s : Bises à Jean Michel et Nathalie)

  • Christelle Garnier le 15/01/2013 à 09h41

    Ce commentaire a été supprimé

  • Nina Capuchon le 12/01/2013 à 12h11

    Merci Valérie, très beau passage effectivement..

  • Jean-michel Palacios le 11/01/2013 à 23h53

    Milles mercis pour ce très beau passage si bien choisi et si révélateur. Je n'ose rien ajouter de peur d’appesantir ce qui est ici si bien décrit et écrit.
    A bientôt de te lire sur d'autres avis ou sujets.
    Jean-Michel

  • Valérie Magnon le 11/01/2013 à 19h15

    Bonjour à tous, Merci Jean Michel d'avoir lancé ce sujet qui nous permettra d'échanger sur ce qui nous a touché dans nos lectures. A ce sujet, je m'empresse de partager un (grand) extrait de "En vieillissant les hommes pleurent" de J. Luc Seigle : " Gilles comprit alors que chaque roman qu'il lirait l'aiderait à comprendre la vie, lui-même, les siens, les autres, le monde, le passé, le présent, une expérience similaire à celle de la peau; et chaque évènement de sa vie lui permettrait de la même façon d'éclairer chacune de ses lectures. En découvrant cette circulation continue entre la vie et les livres, il trouva la clé qui donnait un sens à la littérature; mais il eut, dans le même temps, le pressentiment, après la vivacité de la conversation, l'avalanche des reproches, les basculements des situations qu'il n'aurait jamais imaginé quelques minutes auparavant, que la vie comme les livres, était une source infinie de rebondissements, d'imprévus, de choses secrètes enterrées sous les mots, que rien n'était immuable et que tout se transforme sans cesse". A bientôt
    Valérie

  • Nina Capuchon le 11/01/2013 à 16h28

    Bonjour J. Michel, j'aime bien Gounelle également, j'ai acheté "Le philosophe qui n'était pas sage". Quand au livre "Le vieil homme et Monsieur Smith" (conversation entre Dieu et le Diable) lu il y a très longtemps, est comme son auteur, brillant et truculent. Peter Ustinov avait de mulitples talents dont celui de formidable conteur d'histoires. A bientôt, Nina

  • Jean-michel Palacios le 11/01/2013 à 00h28

    Bonsoir Nina,
    Fidèle au poste, merci de vos ajouts fort agréables. Celui sur la vie et la mort est très drôle, ainsi que la répartie de Pierre Assouline sur la double vie. Dans ce registre, je trouve que Musso aime à jouer avec la vie et la mort, je ne sais pas si vous l'aviez remarqué.
    J'aime aussi votre extrait de Peter Ustinov sur Dieu. A cela, je répondrai par la phrase d'A Einstein sur "le hasard, c'est Dieu qui voyage incognito" et repris en clin d'oeil par Laurent Gounelle "les dieux voyagent toujours incognito" dont les livres sont très agréables à lire.
    A bientôt JM

  • Nina Capuchon le 10/01/2013 à 15h32

    Bonjour à tous, je découvre cette discussion qui me plait bien. Voici ma première contribution :

    Comte-Sponville (Impromptus) : Il est vrai que l'individu vit plus longtemps, presque toujours, mais qu'il meurt moins, non ! Il meurt plus tard mais tout autant. Le taux de mortalité pour tout individu est évidemment constant puisqu'il est égal à 1.

    Hel Guedj (L'amour grave) : Plus jamais je ne parlerai de moi à la première personne du singulier. Je ne suis plus singulier. Je ne suis plus la première personne de personne.

    La réplique connue de Pierre Assouline : Dès lors qu'on a une vie intérieure, on mène déjà une double vie...

    Peter Ustinov (Le vieil homme et Monsieur Smith) : Les hommes ne sont peut-être rien d'autre que le rêve de Dieu. Mais tant que nous sommes là, tout seuls, à nous débrouiller comme nous pouvons dans un monde inachevé, Dieu n'est qu'un rêve des hommes.

    Il y en a tant d'autres. A suivre...

  • Jean-michel Palacios le 09/01/2013 à 12h54

    Merci Christelle, toujours fidèle d'entre les fidèles. Tu fais partie des "vivants" de ce site. entre Chattam et King, nous sommes au comble du thryller mais aussi des émotions justes et bien cernées. Merci encore de tes inclusions. Bises et amitiés JM

  • Christelle Garnier le 08/01/2013 à 09h13

    Extrait de "OZ" Tome 5 de "Autre monde" de Maxime Chattam : extrait d'une conversation entre Pans "...- Nous marchons dans les pas de nos ancêtres, s'écria Floyd par-dessus le bruit du ressac. Nos grands-parents et nos arrière-grands-parents ont débarqué sur ces plages de Normandie avant nous pour libérer l'Europe de l'occupation tyrannique ! Soyons fiers ! - Je vois pas ce qu'il y a de réjouissant là-dedans, maugréa Tobias. C'est juste la preuve que l'homme est capable de répéter ses pires bétises ! - Et qu'il en existera toujours d'autres pour s'opposer à l'oppression...."
    La vérité sort de la bouche des enfants... Excellentes lectures à tous. Bises à Jean Michel. Christelle

  • Christelle Garnier le 31/12/2012 à 10h26

    “La confiance de l’innocent est le meilleur atout du menteur. BAZAAR - STEPHEN KING”
    Excellentes lectures à vous tous pour cette nouvelle année qui approche à grand pas. Bises à Jean Michel et Nathalie. Christelle

  • Jean-michel Palacios le 27/12/2012 à 14h23

    Très beau morceau de vie toujours aussi touchant de ML. Les gens qui comptent ou qui sont partis ne le sont vraiment que quand on les oublie. Penser à eux, c'est les faire vivre éternellement. Bises JM

  • Christelle Garnier le 27/12/2012 à 10h55

    Il y a peu j'ai terminé "Le premier jour" de Marc Lévy. Je vous livre un des passages à m'avoir touché (parmis d'autres bien sur comme souvent avec cet auteur) : "Tu sais, le plus terrible n'était pas de le voir là, allongé sur les marches, la tête en bas, les pieds devant la porte ; non, le plus terrible est venu après. Quand ils ont emmené son corps, je suis retournée dans sa chambre et j'ai vu les draps froissés. J'ai deviné les derniers pas au saut du lit. Je l'ai imaginé marchant vers le rideau qu'il avait entrouvert pour voir le temps qu'il faisait. C'était pour lui un rituel et cela comptait plus que toutes les nouvelles qu'il pourrait lire dans son journal. J'ai trouvé sa tasse de café dans l'évier de la cuisine, le beurre était encore sur la table auprès d'un morceau de pain à moitié entamé. C'est en regardant les objets du quotidien, tel un couteau à beurre, que l'on se rend compte que quelqu'un est parti et qu'il ne reviendra plus ; un stupide couteau à beurre qui taille à jamais des tranches de solitude dans votre vie." Je vous souhaite à tous de très belles lectures. Bises à Jean Michel et Nathalie. Christelle

  • Christelle Garnier le 27/12/2012 à 10h47

    Si ma traduction est bonne, je trouve l'allégorie très vraie. Bises. Christelle

  • Jean-michel Palacios le 26/12/2012 à 23h51

    Mes meilleurs à tous.
    Je vous propose une phrase/citation de Stephen King proposée sur G+ par Regina Guimard. Elle est rédigée en anglais mais me semble assez accessible.
    "Monsters are real, ghosts are real too. They live inside us, and sometimes, they win."

  • Christelle Garnier le 07/12/2012 à 11h37

    Bonjour tout le monde, une jolie phrase tirée de la "Ligne Verte" de Stephen King : « L'homme qui a une bonne compagne est la plus heureuse des créatures de Dieu. Le solitaire doit être bien misérable, sa seule chance est d'ignorer ce qu'il perd. »
    Excellente journée toute blanche. Bises à Jean Michel et à Nathalie. Christelle

  • Jean-michel Palacios le 04/12/2012 à 14h01

    Offrir un sourire comme un présent. Voilà une idée à soumettre dans les transports en commun. Si vous souriez, la personne en face de vous pense que vous vous payez de sa tête, ou alors elle vous demande si voulez sa photo. Rares sont celles qui se transforment en sourire. Pourtant, on assiste à de vrais petits miracles quand l'hilarité gagne toute une compagnie et chacun repart avec un morceau de bonheur. Mais si c'est possible !!!
    Merci infiniment Christelle pour ces beaux passages. J'avais beaucoup aimé ce livre de M. Lévy. Bises et amitiés et Toi et Nathalie.
    Il reste encore un peu de place. L'espace n'est pas contingenté. Vous pouvez écrire et verser au passage vos bons moments, passages et autres évocations qui vous ont laissé tout étonné, ébahi, à vous s'esbaudir, qui sait à rire ou sourire.
    A bientôt de vous lire
    Jean-Michel

  • Christelle Garnier le 04/12/2012 à 12h05

    Bonjour à tous, je viens de terminer "Sept jours pour une éternité..." de Marc Levy, plusieurs passages ont retenus mon attention, je vous en livre deux : "...- Mais alors Jules que feriez vous pour faire le bien, accomplir le très bien? - Je ferais exactement ce que tu fais! je donnerais à ceux que je cotoie l'espoir de tous les possibles. Tu as inventé une chose meerveilleure tout à l'heur, sans même t'en rendre compte. - Qu'est ce que j'ai fait? - En passant devant mon archetu m'as souri. Un peu plus tard, ce détective qui vient souvent déjeuner par ici est passé en voiture, il m'a regardé avec son éternel air bougon. Nos regards se sont croisés. Je lui est confié ton sourire, et quand il est reparti je l'ai vu, il le portait sur ses lèvres..." "... Reine souleva coucement le menton de Zofia de la pointe du doigt. - Réveille moi ton sourire; il suffit d'une minuscule graine d'espoir pour planter tout un champ de bonheur...et d'un peu plus de patiente pour lui laisser le temps de pousser. ..."
    Quelle belle idée que des sourires qui guérissent, consolent...
    Cordialement. Bises à Jean Michel et Nathalie. Christelle

  • Jean-michel Palacios le 23/11/2012 à 23h21

    Bonsoir Christelle,
    Je me souviens d'une interview d’Édouard Baer dans laquelle il disait que ce qu'il aimait chez quelqu'un, c'était "l'indisciple". Cela rejoint l'évocation de St Exupéry.
    Bises JM

  • Christelle Garnier le 22/11/2012 à 09h39

    Bonjour tout le monde, Sur FB je suis tombée sur une très jolie phrase de Saint Exupéry, tiré de "Le Petit Prince" et j'ai eu envie de partager avec vous : "On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux." Je vous souhaite une excelente journée et de très belle lecture. Bises à Jean Michel et Nathalie. Christelle

  • Jean-michel Palacios le 22/11/2012 à 08h45

    Bonjour à tous,
    Je vous propose un passage du prologue de "La Porte" d'Alexandre L. DOUZET (bonne critique !!!) ... A bientôt JM

    "Que cela soit à l'école, au travail ou en vacances, passer une porte change toujours le cours des choses. On passe d'un état à un autre. On affronte une nouvelle dimension. Instantanément.
    Mais pourquoi mettre des portes partout ?
    Sûrement pour préserver la nature propre à chaque lieu, chaque acte, chaque instant. C'est ce que j'appellerais "l'intimité"."

  • Jean-michel Palacios le 16/11/2012 à 08h04

    Bonjour Nathalie, bonjour à tous et une bise à Christelle
    Merci de votre contribution à cette chronique qui lance tout de même un petit défi de trouver des passages qui nous émeuvent, qui nous crient un peu de vérité, qui nous blessent, nous enthousiasme ou nous rappelle des souvenirs.
    Merci de cette petite intrusion dans le monde théâtral. Je vais faire une petite place sur une étagère pour accueillir " le petit ordinaire " de Jean-Pierre Simeon.
    A très bientôt Nathalie.
    Grosse bise. Bien amicalement
    Jean-Michel

  • Nathalie Sibué le 10/11/2012 à 13h37

    Bonjour ami(e)s lecteur(rice)s ! Bonjour a Jean-Michel et Christelle ! J' ai ete completement seduite par " le petit ordinaire " de Jean-Pierre Simeon. J' ai decouvert quelques extraits lors d' une representation par une petite compagnie locale mais pleine de talent... Et j' ai voulu lire le livre. Voici donc la derniere phrase que prononce une jeune SDF a une jeune passante : " c' est trop tard / c' est gache c' est plus possible / si tu as compris c' est gache / tu vas me parler / parce que ca entre soudain pour toi / dans un plan de sauvetage tu me fais le coup / de l' association / je ne veux pas etre sauvee / je ne veux pas etre aidee / madame / je voulais que vous me parliez ".... Voila, simplement parler, se pencher avec bienveillance mais sans pitie vers une personne en difficulte... Un petit livre qui nous questionne, ne le manquez pas !!! Belles lectures, belles decouvertes... Nathalie

  • Christelle Garnier le 08/11/2012 à 09h03

    Quelques morceaux choisis du livre "Le Voleur d'Ombres" de Marc Levy que j'ai terminé en début de semaine et qui m'a beaucoup ému : « Je devais avoir croisé la pire des ombres, celle de l’absence, et sa compagnie était détestable. », « Hélas, certaines personnes sont plus attachées au respect des règlements qu’à l’intelligence de s’y dérober parfois. C’est fou comme les réglementations rassurent ceux qui manquent d’imagination. », « J’aimais les rides qui se sont formées autour de sa bouche et de ses yeux. Je sais qu’elle les déteste ; moi, elles me rassurent. C’est notre vie à tous les deux que je lis sur son visage. », et une petite dernière enlevé de la bouche de la voisine âgée et pétillante de notre personnage principal (pas pratique qu'il n'est pas de nom quand même) : « Interdit de boire, interdit de fumer, interdit de manger trop gras ou trop sucré, à force de vouloir nous faire vivre plus longtemps, c’est le goût de vivre qu’ils vont nous enlever, tous ces savants qui pensent à notre place. »
    Beaucoup de belles phrases ou de phrases amusantes pour ce petit livre de même pas 300 pages. Merci M. Levy.
    Je vous souhaite de belles lectures. Cordialement. Christelle
    PS : Bises à Nathalie et Jean Michel.







  • Jean-michel Palacios le 07/11/2012 à 18h11

    Bonjour à tous (clin d'oeil à Christelle et Nathalie)
    Dans le prologue de "ô Maria" de Anouar Benmalek, je vous cite les 3 premières lignes. Je crois que cela donne une idée de ce qui suivra. A bientôt JM
    "Ma mère était cruelle et je l'aimais comme on aime un ange. Elle, de son côté, m'aimait comme on aime un bâtard : amèrement, violemment, avec haine parfois..."

  • Christelle Garnier le 07/11/2012 à 14h01

    Nathalie, Jean Michel, et tout les autres amis lecteurs, bonjour,
    Aujourd'hui une petite phrase tiré du roman "Je l'aimais" de Anna Gavalda :
    "Le droit à l'erreur, toute petite expression, tout petit bout de phrase, mais qui te le donnera ? Qui, à part toi ?."
    Je vous souhaite à tous de beaux moments de lecture. Christelle

  • Nathalie Sibué le 05/11/2012 à 09h20

    Bonjour, bonjour amis lecteurs ! Aujourd' hui, c' est une phrase de Bernard Werber que je souhaiterais partager, tiree de " Le Papillon des etoiles " . Elle est parfaite, claire, sans ambiguite... Un vrai coup de coeur : " Desole, je ne prendrai pas de " cons " dans ma navette spatiale juste sous pretexte qu' ils sont majoritairement representes dans l' humanite et que cela vous rendrait populaires face a vos troupeaux de moutons belants ". A mediter, savourer... Belles lectures !!! Nathalie

  • Jean-michel Palacios le 04/11/2012 à 11h47

    Johny Halliday a chanté une très belle chanson sur sa fille Laura mais c'est une autre histoire ;-). Avant tout c'est du bonheur et de l'amour dont il est question et cela vous ressemble. Trés jolie citation tirée du monde d'Arthur. Luc Besson avec sa cité du cinéma nous prépare de belles histoires. J'ai tous les livres ainsi que celui tiré d'un des films. A très bientôt. JM

  • Jean-michel Palacios le 04/11/2012 à 11h36

    Merci infiniment Chritelle non seulement pour cette belle dédicace à mon attention mais aussi de celles qui vous ont touchées. Je me demande toujours si c'est bien de se dévoiler. On peut penser que c'est un manque de pudeur, de l'exibition et en même temps et pourtant la possibilité d'un trait d'union dans un monde parfois trop égoïste.
    Alors mille merci. Cette chronique sonne juste et nous ressemble. A bientôt. JMi

  • Christelle Garnier le 02/11/2012 à 17h08

    Petite dédicace pour Jean Michel dont c'est l'anniversaire aujourd'hui : voilà ce que certains écrivais pensent des anniversaires et du temps qui passe sur nos jours =
    •"Ne pourrons- nous jamais sur l’océan des âges, jeter l’ancre un seul jour?" (Alphonse de Lamartine)
    •"Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années" (Corneille)
    •"Tout âge porte ses fruits, il faut savoir les cueillir" (Raymond Radiguet)
    •" …sans anniversaire, comment savoir que nous existons et que le temps nous est compté" (Marie Depleschin)
    "Le cœur n’a point de rides" (Madame de Sévigné)
    Et 2 petites dernières bien amusante :
    •"Il est prouvé que fêter les anniversaires est bon pour la santé. Les statistiques montrent que les personnes qui en fêtent le plus deviennent les plus vieilles" (Den Hartog, professeur américain)
    •"Je me demande si fêter ses anniversaires, ça ne fait pas vieillir" (Philippe Geluck, chroniqueur et auteur de BD belge)
    Très très bon anniversaire Jean Michel. Bises. Christelle

  • Nathalie Sibué le 02/11/2012 à 11h14

    Oups ! petite erreur de saisie... J' ai dû appuyer sur une mauvaise touche... Voici donc la suite de la seconde citation...
    - " L' amour, ce n' est pas protéger ce que l' on ne veut pas perdre ! L' amour, c' est donner tout à l' autre, même sa vie, sans hésiter, sans même y penser " ( je vous suggère de lire le livre, car ce passage est véritablement amusant...et vous dévouvrirez dans quelle situation un peu macchiavélique, Sélénia fait ce discours à Arthur...).
    - " Elle aussi se sent dévastée,trouée de part en part, moche et inutile, et malgré la bonne humeur qui la caractérise, on sent pointer la dépression, toujours tapie dans l' ombre, prête à profiter de la moindre faiblesse ou du mauvais sort, comme un petit diable qui guette les mauvais nuages ". ( Il s' agit de la grand-mère d' Arthur, une femme absolument formidable... la grand-mère à laquelle j' aimerais ressembler... quand ce sera le moment pour moi !!!! Mais évidemment, pas dans ce passage de crise !!!! ).
    Dépêchez-vous de découvrir ce petit bijou littéraire !!! Belles lectures !

  • Nathalie Sibué le 02/11/2012 à 11h04

    Bonjour à tous ! Le livre de Luc Besson, " Arthur et la cité interdite " , est une petite merveille. Voici trois petites citations dans lesquelles je me suis parfois retrouvée, selon mes humeurs du moment, des circonstances de la vie
    - " Sélénia est une petite fleur qui se balade en armure, de peur de rencontrer un rayon de soleil qui la ferait s' épanouir, avant de disparaître et de laisser la nuit la flétrir ".
    - " L' amour, ce n' est p

  • Nathalie Sibué le 26/10/2012 à 09h05

    Bonjour, bonjour !!!!! Une petite citation-sourire en cette journee d' automne : " Tu realises maintenant ce que tu as fait ? Tu as invente une sorte de vaccin contre l' instant de mal-etre. Si tout le monde faisait cela, rien qu' une seulevfois par jour, donner juste un sourire, imagines- tu l' incroyable contagion de bonheur qui filerait sur terre ? Alors tu remporterais ton pari ". Marc Levy, " Sept jours pour une eternite ". Voila ! Christelle, Jean-Michel, et nos autres amis lecteurs, je vous souhaite bien sincerement de recevoir durant tout cet automne plein de sourires... Et bien sur, de decouvrir de tres belles phrases dans vos lectures.... Nathalie

  • Jean-michel Palacios le 25/10/2012 à 07h55

    Bonjour Nathalie, très heureux de ce retour et de votre investissement.
    S'agissant de votre citation, je forme les mêmes voeux pour ce site pour un lieu de partage commun où chacun de nous ait du plaisir à échanger en complicité, amicalement sans à priori mais en sincérité. La lecture ne laisse jamais insensible. C'est même tout le contrôle "la lecture réveille les sens" A bientôt JM

  • Nathalie Sibué le 24/10/2012 à 10h06

    Bonjour ami(e)s lecteur(rice)s ! Une petite citation tiree du tres beau livre " La fete des ecoles " de Georges Coulonges : " Les livres forment les hommes, disait Elie. Bruler un livre, c' est bruler tous les enfants qu' il aurait formes ". Je vous laisse mediter... Belles lectures ! Nathalie

  • Nathalie Sibué le 23/10/2012 à 09h12

    Coucou amis lecteurs, Christelle, Jean-Michel ! Je suis retournee dans mon petit cahier dans lequel je releve mes citations. En voici donc une, tiree dans la seconde partie de " Le second souffle ", "Le diable gardien " de Philippe Pozzo di Borgo : " Additionnons les lendemains pour nous composer un passe et nous aurons une memoire commune, un horizon nouveau ". Un bel espoir non ? Je vous souhaite de tres belle lectures, de jolies decouvertes de phrases... Nathalie

  • Christelle Garnier le 22/10/2012 à 10h45

    Nathalie, Jean Michel, bonjour. Nathalie je suis heureuse de te retrouver enfin sur ce site. Le passage que tu nous livre est très beau. J'avoue n'avoir jamais lu Lamartine. De mon coté je partage avec vous quelques phrases de mon livre préféré, "Le rouge et le noir" de Stendhal, je l'ai tellement manipulé que sa pauvre couverture ne ressemble plus à rien : « J'ai assez vécu pour voir que différence engendre haine. », « Qui s’excuse s’accuse. », « Un roman est un miroir qui se promène sur une grande route. » et enfin (eh oui il faut bien s'arréter) « Le pire des malheurs en prison, c’est de ne pouvoir fermer sa porte.». Bises. Christelle



  • Nathalie Sibué le 22/10/2012 à 10h07

    Bonjour Christelle et Jean-Michel... Et les autres amis lecteurs !
    J' ai donc fait un petit plein de " granola ", j' ai aussi un petit plateau avec cafe, the, chocolat chaud....
    Voici un petit passage tire de " Raphael " de Alphonse de Lamartine, qui aimait a regarder mon si beau lac du Bourget, en ma tres belle Savoie...
    " Il y a des etres qui rayonnent, qui eblouissent, qui entrainent tout dans leur sphere d' attraction sans y penser, sans le vouloir, sans le savoir meme. On dirait que certaines natures ont un systeme comme les astres, et qu' elles font graviter autour d' elles les regards, les ames et les pensees de leurs satellites. La beaute physique ou morale est leur puissance, la fascination est leur chaine, l' amour leur emanation ".
    Ainsi, j' espere que vous apprecierez... Un petit " granola " avec votre cafe ?
    A tres bientot !
    Nathalie

  • Christelle Garnier le 16/10/2012 à 13h04

    Jean Michel, en effet les dialogues d'Audiard sont savoureux. J'aime beaucoup aussi ceux de Woody, pour l'éxemple dans "Meurtre mystérieux à Manhattan" : "Tu ne veux pas garder un peu de folie pour la ménopause?" ou "Moi si j'écoute trop de Wagner cela me donne envie d'envahir la Pologne"... gentiment limite, j'aime beaucoup.
    Et concernant les tontons flingueurs je te livre ma préférée : "- Non mais t'as déjà vu ça? En pleine paix. Y chante et puis crac, un bourre-pif! Mais il est complètement fou ce mec! Mais moi, les dingue j'les soigne. J'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère ! J'vais lui montrer qui c'est Raoûl. Aux quatre coins de Paris qu'on va le retrouver, éparpillé par petits bouts, façon puzzle. Moi quand on m'en fait trop, j'correctionne plus, j'dynamite, j'disperse, j'ventile..."
    B. Blier

  • Jean-michel Palacios le 16/10/2012 à 11h32

    Bonjour à tous,

    Comme Christelle et moi-même, je suis sûr que vous savourez certains passages de vos lectures et que parfois vous annotez au crayon ou au stabilo ou vous notez dans un carnet. Merci de nous les faire partager. C'est à mon sens une autre façon de s'intéresser à vos lectures et de mettre en valeur vos auteurs favoris. A bientôt de vous retrouver dans cette rubrique. JM

  • Jean-michel Palacios le 16/10/2012 à 11h28

    Merci Christelle pour ce passage de Shining de Stéphen King qui l'espace d'un instant me fait penser à un dialogue d'Audiard. Aussi je ne résiste pas à emprunter l'un d'eux pris parmi tant d'autres : extraits des "tontons flingueurs"
    "- Je raccompagne ce petit jeune homme.
    - Ne vous donnez pas cette peine, je connais le chemin.
    - Oui, ben il faudrait voir à l'oublier.
    - Soit, les manières y gagneront ce que l'amitié y perdra.
    - Ben, c'est ça, on s'aimera moins !
    Et pour aller plus loin http://www.michelaudiard.com/accueil.htm
    Amicalement et bises
    JM
    L.Ventura/C.Rich

  • Christelle Garnier le 15/10/2012 à 18h05

    Un petit dernier et je laisse la place aux autres : Extraits choisis dans "Les raisins de la colère" de John Steinbeck = -"Le soleil se leva derrière eux, et alors... Brusquement, ils découvrirent à leurs pieds l'immense vallée. Al freina violemment et s'arrêta en plein milieu de la route. - Nom de Dieu ! Regardez ! s'écria-t-il. Les vignobles, les vergers, la grande vallée plate, verte et resplendissante, les longues files d'arbres fruitiers et les fermes. Et Pa dit : - Dieu tout-puissant ! ... J'aurais jamais cru que ça pouvait exister, un pays aussi beau." (4ème de couv. de l'édition de poche Folio)
    -"Femmes et enfants savaient au fond d'eux-mêmes que nulle infortune n'est trop lourde à supporter du moment que les hommes tiennent le coup."...

  • Christelle Garnier le 15/10/2012 à 18h05

    Dans un autre genre : Extraits choisis dans "Shinning" de Stephen King = "- Tout va bien, dit-il. La chaudière marche et je n'ai pas assassiné ma femme, du moins pas encore. Je garde ça en réserve pour les mortelles soirées d'hiver, aprés les fêtes." ... "-Tu perds la tête, tu déménages, tu travailles du chapeau, tu as les méninges en accordéon, tu as une araignée au plafond, tu as le timbre fêlé, tu ondules de la toiture, tu es bon pour le cabanon. Ou, tout simplement : tu deviens fou." Voilà Jean Michel de quoi étoffer ta chronique. En fait c'est un exercice amusant et pas si compliquer, même si on a lu le livre il y a des années, quand on avait l'habitude adolescente et jeune adulte d'annoter ou juste de surligner des passages. Et donc je disais amusant de voir avec des années de recules les passages qui avaient attiré mon attention. Merci à toi pour tes idées de partage. Bises. Christelle

  • Jean-michel Palacios le 14/10/2012 à 10h31

    Marc Lévy est extrêmement touchant dans ses livres. Il a de nombreux passages d'une intense émotion qui nous renverse tellement ce qui est dit sonne juste et vrai et nous ramène souvent à nous même et nos égoïsmes de privilégiés. Il y a beaucoup de souffrance sur cette planète et notre silence est assourdissant. Jean-Michel

  • Jean-michel Palacios le 14/10/2012 à 10h26

    le dimanche 14 octobre 2012 à 09h10 (je recopie ton extrait ici dans le fil de la discussion pour ne pas le perdre ;-))
    GARNIERChristelle1760 a commenté l'action de jmpalacios
    Extrait de "Où es tu?" Marc Levy (un pamis tant d'autre, car je pourrais aussi bien recopier tout le livre) : "...De grosses larmes coulaient le long des joues de Susan. La colère et la douleur luiserraient le ventre. Rolando Alvarez sortit de la amison et se dirigea vers eux. Il s'assit près d'elle. Elle cacha sa tête entre ses deux genoux et laissa exploser sa colère : - Dans quelle église faudrait il aller prier pour que cesse la souffrance des enfants et, q'ils meurent, alors sui sont les innocents sur cette planète de fous? Alvarez se releva d'un bond et toisa Susan. D'une voix féroce et impitoyable il lui dit que Dieu ne pouvait pas être partout, qu'il ne pouvait pas sauver tout le monde. Il semblait à Susan que ce Dieu-là avait oubié de ce préoccuper du Honduras depuis fort longtemps. - Levez-vous et cessez de vosu apitoyer sur vous même; enchaîna t-il. Il y a des centaines de corps d'enfants enterrés dans ces vallées. Ce n'était qu'une orpheline qui avait perdu une jambe. Elle est mieux avec ses parents qu'ici. Il vous faudrait plus d'humilité pour comprendre cela. Cette peine ne vosu appartient pas et nos terres sont trop gorgées d'eau pour que vous y ajoutiez vos lormes. Si vous n'arrivez pas à vous contenir, rentrez chez vous...."

  • Jean-michel Palacios le 14/10/2012 à 06h21

    Morceaux choisis : extrait du "Le Code Jefferson" à la page 79 de Steve Berry. "...Il traversa la 14° Rue et fila vers le sud, le long de Broadway, en direction de Strand - quatre étages de livres en surplus ou d'occasion, de livres rares ou jamais réédités. Il avait choisi cet endroit par égard pour son adversaire, qui adorait les livres. Personnellement, il les détestait. Il n'avait jamais lu de roman de sa vie. Pourquoi perdre son temps avec des mensonges. De temps à autre, il lui arrivait bien de consulter un document, mais il préférait se renseigner sur Internet ou simplement interroger quelqu'un. Il n'avait jamais compris la fascination qu'éprouvaient les gens pour tous ces mots sur papier. Et pourquoi ils les amassaient, les conservant précieusement comme un métal inestimable. Cela n'avait aucun sens."
    Edifiant non !!!!
    Et drôle ...
    A bientôt de vous lire. JM